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mercredi 1 avril 2026

La France fragilisée à l’International après la tribune du ministre russe des Affaires étrangères sur la télé publique.

La France fragilisée à l’International après la tribune du  ministre russe des Affaires étrangères sur la télé publique.

C’est une nouvelle publication du quai d'Orsay qui reprend les images de Léa Salamé et de son invité au 20h qui en dit long sur la colère du gouvernement après le énième et intolérable dérapage ernottien de la semaine dernière sur France 2 mais également sur franceinfo: qui ne qui ne souffre aujourd’hui qu’une solution à cette crise: les démissions de Delphine Ernotte et de la chaîne décisionnaire responsable d’une telle faute lourde, à commencer par son ex-primo dircab. 

L’onde de choc que cette affaire a provoqué en France mais aussi en Europe est incommensurable, au-delà même des critiques sévères venues de diplomates, d’experts en géopolitique russe et même de l’ambassadeur du Pays premier concerné, l’Ukraine.

Dans n’importe quelle télévision européenne, la tête de son dirigeant et des coresponsables aurait déjà roulé. 

Quant à « l’enquête interne » que compterait resservir Ernotte pour noyer le poisson et tenter de sauver sa tête sur « les conditions d’acceptation de l’interview, les consignes données à la journaliste et les choix de diffusion » ou encore le limogeage de son ex-primo dircab parachuté à l’info, ils sont inutiles.

Pas besoin « d’une étude sur des règles éditoriales pour les interviews de propagandistes d’États en guerre (conditions, contrepoints obligatoires, etc.) ou encore de la possibilité du renforcement de la formation des équipes sur la guerre informationnelle russe voire plus largement d’un débat public plus large sur le rôle du service public audiovisuel dans les crises géopolitiques », l’intervention du ministre des affaires étrangères français depuis le G7 est déjà suffisamment grave. 

Rappelle des faits:

Le 26 mars 2026, France 2 (dans le 20 heures présenté par Léa Salamé) a diffusé environ 10 minutes d’une interview pré-enregistrée à distance avec le ministre russe des Affaires étrangères, depuis Moscou. Une version longue d’une heure a été mise en ligne sur franceinfo.fr, conformément à une exigence russe selon la direction de l’info de France Télévisions. 

Hallucinant….

L’entretien portait notamment sur l’Ukraine, le Moyen-Orient (soutien à l’Iran) et les relations avec l’Occident. Les propos qualifiés par beaucoup de propagande classique du Kremlin (contestation de faits établis sur Boutcha, qualification du régime ukrainien de « nazi », etc.) ont indigné plus d’une chancellerie européenne.

A tel point que le lendemain, le Quai d’Orsay (via le ministre Jean-Noël Barrot) a réagi fermement lors d’une conférence de presse au G7 : Lavrov « a pu dérouler tranquillement sa propagande » sur une chaîne française, et « répéter des mensonges à une heure de grande écoute n’en fait pas des vérités ». 

Il a notamment rappelé que « la Russie ne défend pas le droit international en lançant une guerre d’agression contre l’Ukraine. ». De son côté donc, l’ambassadeur d’Ukraine en France a dénoncé une « tribune offerte à un criminel de guerre ». Des spécialistes (Ifri, Fondation pour la recherche stratégique) ont parlé de séquence « catastrophique », « honteuse », « inutile et dangereuse », reprochant un manque de préparation, de contradiction ferme et de maîtrise face aux éléments de langage russes. Certains évoquent même le fait que le ministre russe a retiré régulièrement son oreillette pour éviter d’éventuelles relances. 

France Télévisions a comme de coutume cherché à minimiser le scandale, en racontant que ce n’était pas une « tribune » mais une interview journalistique ! Le directeur de l’info Philippe Corbé transfuge de BFM TV a tenu à insister sur le professionnalisme, ajoutant - là, c’est le pompon - que diffuser l’intégralité répondait à une « pratique de transparence ».

Lunaire mais surtout une provocation à l’adresse des 3,4 millions de téléspectateurs dont la très large majorité et au-delà, on fait part de leur indignation, partagée par l’opinion et la classe politique, devant la libre paroles donnée à un haut responsable d’un pays en guerre contre un État européen, sans contrepoint suffisant qui ne peut être entendu que comme comme une faiblesse du service public dans sa soi-disant lutte informationnelle. Dans un contexte de guerre hybride où la Russie excelle dans la désinformation, beaucoup estiment que les médias publics ont un devoir particulier de vigilance et de maîtrise éditoriale…ce qui a l’évidence n’est pas le cas.

Des têtes doivent effectivement tomber, à commencer par celle de l’ex-Orange et des coresponsables. Dans le cas contraire, la défiance envers le service public déjà bien enracinée, ne fera que grandir.




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