Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 22 avril 2026

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC

Le voisin de chambre de Delphine Ernotte au Majestic, annonce qu'elle "a toujours été invitée par le Festival de Cannes, sans rien coûterà France Télévisions"...FAUX affirme la CGC 

France Télévisions annonçait hier devant quelques journalistes triés sur le volet, un dispositif allégé pour le Festival de Cannes, avec moins d’émissions délocalisées, des équipes réduites et un encadrement strict des dépenses, notamment sur les hôtels désormais plafonnés entre 180 et 500 euros la nuit. Ces déclarations visaient en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés. 

L'ex primo-dircab ernottien cité dans le plainte déposée par la CGC Audiovisuel comme Christophe Tardieu et Manuel Alduy et donc l'ex-Orange,  a déclaré assumer ce virage plus sobre, tout en se défendant des critiques passées sur ses frais. Il précise ainsi que seules une à deux personnes peuvent encore bénéficier d’invitations du festival, en soulignant que «Delphine Ernotte […] a toujours été invitée par le Festival de Cannes. Donc cela ne coûte rien à France Télévisions ». De quoi dégager des économies sur les nuits d'hôtel dont le prix sera par ailleurs plafonné (de 180 à 500 euros), à l'exception des "dirigeants invités par le festival" a-t-il tenu à préciser.

Une déclaration hallucinante que ne manquera pas d'apprécier maître Pierre-Olivier Lambert qui porte la plainte déposée par la CGC et vient, selon nos informations, de récupérer l'épais dossier d'instruction que le Parquet avait également transmis à la juge après avoir lancé, lui-même, une enquête préalable.

La CGC Audiovisuel confirme, si besoin était, qu'il s'agit bien d'argent public et sûrement pas de bartering.

 

Derrière ce discours de soi-disant rigueur budgétaire visant en apparence à absorber la baisse des financements publics tout en maintenant une large exposition du festival, avec une ambition d’environ 30 millions de Français touchés, c'est aussi un ton acerbe entretenu face à Canal+. 

Les dirigeants de France Télévisions accusent la chaîne privée d’avoir menti sur une supposée surenchère pour les droits du festival et revendiquent, au contraire, une démocratisation de l’événement, désormais accessible à un public bien plus large. Les piques se sont multiplié aussi contre l’influence de Vincent Bolloré, dans un contexte de rivalité accrue autour du financement et de la diffusion du cinéma français.

En résumé : supposées économies affichées d’un côté, offensive médiatique de l’autre.  Cannes restant autant un terrain de prestige qu’un champ de bataille entre groupes audiovisuels !

La Correspondance de la presse est apparemment le seul titre de presse a en parler dans son article "Cannes : France Télévisions vise une couverture équivalente aux années précédentes"

Extrait:

France Télévisions a présenté son dispositif éditorial pour le Festival de Cannes, marqué cette année par un resserrement des moyens, dans un contexte de baisse des dotations publiques.

"On y va avec un dispositif plus resserré", reconnaît M. Manuel ALDUY, directeur du cinéma et du développement international de France Télévisions. Il n'en sera pas moins "'passionné", a-t-il assuré. Le cœur du dispositif reposera sur "C à vous", dont la deuxième partie sera délocalisée à Cannes à partir du mercredi de la première semaine. L'émission sera assurée par une équipe unique emmenée parMme Anne-Elisabeth LEMOINE, accompagnée de M. Bertrand CHAMMERROY et M. Pierre LESCURE, tandis que M. Patrick COHEN restera à Paris. La production s'étendra jusqu'à la veille de la clôture du festival.

Autre évolution, "C ce soir" sera transformée en "Cannes, ce soirdurant la deuxième semaine. Diffusée du lundi au vendredi, l'émission prendra la forme d'un magazine consacré à l'actualité du festival. "La Grande Librairie" sera également tournée sur place. Un numéro de "20h30 le samedi" ou "20h30 le dimanche", présenté par M. Laurent DELAHOUSSE, est également envisagé.

Toutes ces émissions partageront un même plateau au Pantiero, avec une équipe technique mutualisée. "Les seules personnes qui descendent sont les animateurs et animatrices", précise le directeur du cinéma. En revanche, certaines émissions ne feront pas le déplacement, à l'image de "Télématin", qui restera à Paris, ou des programmes spéciaux déployés les années précédentes. 

Malgré un dispositif allégé, France Télévisions affiche des ambitions d'audience stables. Le groupe vise une couverture d'environ 30 millions de personnes sur la durée du festival, soit un niveau proche des performances observées lors des dernières éditions. Pour l'édition à venir, le groupe anticipe néanmoins un léger recul potentiel, lié à l'absence de certaines émissions spéciales.

L'ex-Vert a ensuite vanté, selon lui, les résultats enregistrés en 2025 : "34 millions de personnes ont été en contact avec un contenu lié au Festival de Cannes, tandis que les vidéos ont cumulé 132 millions de vues" avant d'ajouter  "Les cérémonies d'ouverture et de clôture ont, de leur côté, rassemblé en moyenne 2,2 millions de téléspectateurs, des niveaux supérieurs à ceux observés lors de la diffusion sur Canal+, où les audiences oscillaient entre 400 000 et 900 000 spectateurs." [Ben voyons, ndlr]

Enfin, le dispositif "TV Festival", consacré à la captation des conférences de presse et des montées des marches en partenariat avec Brut, reposera en partie sur une production délocalisée, avec des équipes techniques basées à Paris, a-t-il encore indiqué...

Interrogé sur la concurrence supposée avec Canal+, l'ex-conseiller de Cécile Dufflot  a contesté toute surenchère de la part de France Télévisions pour l'obtention des droits du festival. 

Pour rappel, le président du directoire de Canal+ Maxime SAADA, auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel publicavait expliqué "avoir subi une concurrence et une surenchère de la part de France Télévisions" concernant les droits du festival (cf. CP du 03/04/2026).

"On n'a pas surenchéri mais en plus ça coûte moins cher que ce que ça pouvait coûter à Canal seul parce qu'on partage les droits avec Brut", a-t-il affirmé. Le rapporteur de cette même commission d'enquête, M. Charles ALLONCLE (UDR, Hérault), avait d'ailleurs dévoilé le coût du contrat confié par France Télévisions à Together Media pour la couverture du festival de Cannes en 2022, évalué à 2,6 millions d'euros (cf. CP du 20/02/2026).

Alors que Canal+ avait laissé entendre qu'il n'était plus intéressé par le festival au vu de la concurrence du groupe public, l'ex-primo dircab ernottien a dit penser "exactement l'inverse" au vu de "l'offensive que mène son actionnaire contre nous" et qui a l'habitude de "détruire les actifs" pour les "racheter à la baisse"...

Même son de cloche pour l'AFP : 






Aucun commentaire: