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mardi 30 juin 2026

France Télévisions, championne de l’injustice et du gaspillage public, a encore perdu.

France Télévisions, championne de l’injustice et du gaspillage public, a encore perdu.

Une fois de plus, France Télévisions vient de se prendre une claque judiciaire retentissante. Le 17 juin 2026, la Commission arbitrale des journalistes a confirmé ce que le conseil de prud’hommes avait déjà établi : le licenciement pour faute grave de Ronan Ponnet était injustifié. 

France Télévisions a agi avec brutalité, arrogance et légèreté, estime la juridiction… comme c’est d’ailleurs le cas dans de très nombreuses autres décisions, notamment celle qui condamne le groupe public pour avoir poussé Gérard Guillaume au suicide. 

Trente-six ans de loyauté et une exécution sommaire

Trente-six ans ans de carrière au service du service public, balayés d’un revers de main par une direction qui se croit tout permis.

Ronan Ponnet, journaliste professionnel en Guadeloupe, a été viré en novembre 2023 pour des courriels échangés avec une responsable de la communication de la préfecture. Des échanges professionnels, transformés en prétexte par une hiérarchie aux abois. Faute grave, ont-ils osé. Traduction : rupture immédiate, sans indemnités, sans respect du statut des journalistes.

Sauf que la justice n’est pas dupe.

D’abord le conseil de prud’hommes : licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Ensuite la Commission arbitrale des journalistes, le 17 juin 2026 : pas de faute grave caractérisée.. Ronan Ponnet conserve donc son indemnité spécifique de licenciement. La Commission a d’ailleurs pris soin de souligner l’évidence : ancienneté exceptionnelle (36 ans), âge du salarié, conséquences dramatiques sur sa retraite et son avenir, sanction totalement disproportionnée.

En clair : France Télévisions a agi avec brutalité, arrogance et légèreté.

Une entreprise publique qui piétine ses propres journalistes

Ce n’est pas un simple conflit social. C’est le symptôme d’une maison malade. France Télévisions, financée par l’argent du contribuable, se permet de jeter ses journalistes les plus expérimentés comme des kleenex, puis perd ses procès les uns après les autres. Combien d’argent public et de dizaines de millions ont déjà été gaspillé en frais d’avocats, en indemnités futures et en procédures inutiles ?

On se souvient encore du licenciement des trois journalistes sportifs en 2020 pour soi-disant harcèlement et propos sexistes. Là encore, la justice a majoritairement débouté France Télévisions et tranché en faveur des journalistes, condamnant l’entreprise à verser des dizaines de milliers d’euros de dommages et intérêts pour licenciements abusifs. Même scénario : accusations graves, sanctions radicales, puis déroute judiciaire.

Pendant que la direction joue les redresseurs de torts médiatiques, elle piétine en interne les règles les plus élémentaires du droit du travail et du statut des journalistes. On licencie à la va-vite, on humilie, on isole, et quand la justice rend son verdict, on fait mine de s’étonner. Pathétique.

La Commission a certes rejeté les qualifications de harcèlement moral et discrimination que mettait en avant le journaliste mais le message reste clair : la sanction était excessive, mal fondée et mal vécue. Ronan Ponnet n’était pas un danger pour l’entreprise. Il était simplement devenu gênant.

Assez de l’impunité !

Combien de dossiers similaires dorment encore dans les tiroirs de la direction des ressources humaines de France Télévisions ? Combien d’autres vont être convoqués pour des fautes bidons après les rapports de l’IGF, et de la Cour des comptes dénonçant une situation économique et financière catastrophique pour le groupe, après 10 ans de présence ernotienne ? Combien de carrières brisées sur l’autel d’un management par la peur et l’arbitraire ?

Ronan Ponnet incarne aujourd’hui ce que beaucoup de journalistes du service public subissent dans l’ombre : une pression constante, une fragilisation progressive, et au moindre accroc, le couperet. Sauf que la justice, cette fois, encore, comme de très nombreux , a parlé et condamné à nouveau France Télés

France Télévisions doit rendre des comptes. Pas seulement devant les tribunaux, mais devant les citoyens qui l’ont toujours financé afin que cette entreprise publique soit exemplaire, pas tyrannique.

Ronan Ponnet a gagné. France Télévisions a perdu, une fois de plus.

Et pendant ce temps, la direction continue de donner des leçons de déontologie à la France entière. Le ridicule ne tue pas, apparemment. L’injustice, elle, continue de coûter cher. Très cher...​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​et le chef de l’État, sortant n’y trouve pas grand-chose à redire puisque c’est l’argent de tous les Français via, depuis quelques années, la fraction globale  de la TVA dont il s’acquittent chaque année. 

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