Lettre ouverte au ministre du travail (*) que la chasse aux sorcières et la traque des salariés à France Télévisions, justifie pleinement.
De tous côtés, le blog CGC Média reçoit des témoignages concernant le climat de terreur qui prend des proportions phénoménales à France Télévisions. Comme le rappelait hier, le blog CGC Médias dans son post « France Télévisions : Big Brother vous observe et s’occupe de vous un par un ! », la direction ne se contente plus de licencier. Elle traque, elle profile, elle constitue des dossiers.
La nouvelle spécialité maison : transformer des CDD en petits indicateurs. Après deux ou trois semaines de contrat, on les sollicite pour rédiger des rapports écrits contre les statutaires...mâles blancs de plus de 50 ans de préférence. Noms, prénoms, « agissements », tout y passe. Objectif : constituer un dossier. Un vrai travail de fichage ethnique et générationnel souvent orchestré dans les territoires par la rédaction en chef et au Siège par un pool de fossoyeurs zélés et d'exécuteurs décomplexés....
Le but : Purger de façon ciblée et le plus rapidement possible (vu la situation catastrophique dans laquelle, celle qui été parachutée une première fois à l'été 2015, a plongé le groupe public).
On ne vire plus pour faute réelle, on fabrique des fautes imaginaires sur mesure ! Moins visible qu’un PSE, plus discret qu’un plan de départs collectif. On isole, on sanctionne un par un, on accumule les cartons jaunes en espérant que la victime craque ou parte d’elle-même.
Mais attention, ces licenciements individuels pour fautes imaginaires ou prétextes bidons peuvent être requalifiés tout d'abord par les Prud'hommes et donc par la Direction du Travail, en licenciements collectifs. Là ce n’est plus la même affaire : Obligations légales renforcées, information-consultation du CSE, critères objectifs, plan de sauvegarde de l’emploi… Tout ce que la direction cherche à contourner en faisant du sale boulot au compte-gouttes devient soudainement très encadré, très coûteux et très risqué judiciairement.
France Télévisions, au bord du gouffre est prête à tout pour continuer l'enfumage sur cette pathétique gestion des ressources humaines, au regard de la situation financière critique et non soutenable dénoncée la Cour des comptes dont elle rend responsable l'État : déficits cumulés, trésorerie négative, capitaux propres laminés et risque réel de dissolution.
Pourtant, lorsque Delphine Ernotte a été parachutée en 2015, la masse salariale s’élevait à 894 millions d’euros. Elle approche aujourd’hui le milliard (IGF) malgré le départ de 2 300 personnes via les plans successifs.
On est passé de 11 000 à environ 8 700 salariés) pour lesquels l'actionnaire est toujours intervenu (par exemple, s'agissant du plan de départs volontaires/collectif par exemple (2019-2022, financé en partie par l’État à hauteur de 78 M€) "intervenus notamment dans les réseaux France 3 et outre-mer avec des effets limités sur le renouvellement des compétences et sans baisse structurelle de la masse salariale partiellement compensée par des recrutements", écrit la Cour)
Personne n'est dupe de ce "management par la terreur administrative et la délation". Certains ont beau fermer les yeux et seriner ici et là la nécessité d'une télévision publique de qualité - Personne en le nie ! - on en est malheureusement après une décennie de gabegies en tous genres, à des années lumière.
Il est plus que temps de dire STOP :
Stop à ces chefs qui transforment des salariés en suspects sur des critères d'âge, de sexe voire d'encartage syndical, pendant que la maison coule.
Stop à cette hypocrisie qui hurle « diversité » le jour et organise des chasses aux sorcières le soir.
Stop à ce Big Brother qui vous espionne dans vos mails tout en vous demandant de balancer vos collègues....
Quant au personnel, nous disons :
Aux précaires instrumentalisés, vous devez refuser d’être les petits bras armés de cette police interne. Leur précarité ne justifie pas de devenir délateur.
Aux statutaires visés : notez tout, conservez les preuves, saisissez les instances. Ces pratiques puent l’illégalité à plein nez.
Cette caste dirigeante pathétique et minable qui n'a plus que la peur et la purge comme défouloir parce qu'elle a conduit l’entreprise au bord de la faillite sans assumer ses multiples échecs mais que certains andouilles osent encore qualifier de "progressiste", elle doit être débarquée.
Enfin au ministre du travail, la CGC pour l'Audiovisuel et les média, écrit cette lettre ouverte (*)
(*)
Le contribuable et plus largement les Français via la TVA, ne paient pas France Télévisions pour financer un régime de petits commissaires politiques, de fichage ethnique et de gestion calamiteuse.
Assez de la lessiveuse.
Assez de la terreur rose-verte-woke.
Rendez le service public aux vrais professionnels, pas aux propagandistes, à ce petit monde de l'entre-soi et aux flics d’entreprise.



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