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mardi 14 juillet 2026

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Le blog CGC Medias avait déjà eu l’occasion de citer l’une des analyses de JBG particulièrement pointue qui tourne aujourd’hui de manière virale sur le réseaux sociaux. L’un de ces derniers articles qui décortique le rapport du Sénat sur les « zones grises de l’information » (publié autour du 8-9 juillet 2026) mérite également d’être aini relayé. Ce rapport, issu d’une mission d’information de la commission de la culture (rapporteurs : Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert), formule 56 recommandations destinées soi-disant à « mieux réguler l’information dans l’espace numérique et protéger le débat public. Cette bonne blague !

Supposées problématiques principales qu’ils disent avoir identifiées (tout à mettre au conditionnel évidemment)

La frontière s’estompe entre information, opinion, divertissement, publicité et communication à cause des plateformes (Facebook, YouTube, TikTok…), des influenceurs et de l’intelligence artificielle.

Les citoyens s’informent de plus en plus via les réseaux sociaux plutôt que les médias traditionnels.

Le modèle économique de la presse est en crise (publicité captée par les GAFAM).

Risque majeur d’ingérences intérieures (manipulations venant de l’intérieur du pays, pas seulement étrangères) avant l’élection présidentielle de 2027.

Les algorithmes favorisent les contenus choquants, polarisants ou mensongers pour maximiser le temps passé en ligne.

Leurs principales recommandations 

- Création d’un observatoire indépendant de la désinformation (avant 2027), équivalent intérieur à Viginum (qui se concentre sur les ingérences étrangères). Un de plus payé par les Français alors que le Pays est en situation de quasi faillite !!

- Renforcement des pouvoirs de l’Arcom (notamment vis-à-vis des très gros créateurs de contenus / influenceurs). L’agence qui coûte 50 millions d’euros à l’État chaque année, c’est-à-dire à l’ensemble des citoyens pourrait alors voir son budget augmenter de 10 ou 20 millions supplémentaires.

- Meilleure responsabilisation des plateformes (algorithmes, modération, transparence).

- Soutien économique à l’information de qualité : fonds alimenté par les amendes (CNIL, Arcom), protection des droits voisins, aide aux créateurs de contenus respectant des critères éditoriaux. Autrement, dit les sanctions que sera amenée à prendre l’Arcom mais uniquement contre le privé !!!

- Encadrement de l’IA : soumettre les gros outils d’IA aux obligations du DSA (Digital Services Act), lutte contre les « hallucinations » et les sites d’info entièrement générés par IA. 

Les sénateurs prévoient de déposer une proposition de loi à la rentrée pour traduire une partie de ces mesures dans le droit français.

Hallucinant…Le PS pourrait même voter pour eux ! 

Le rapport est sciemment alarmiste sur les vulnérabilités démocratiques mais propose des solutions (régulation européenne + mesures nationales, soutien à la presse et aux créateurs responsables) qui n’auront probablement Qu’un seul effet, celui d’une censure encore plus appuyée.

En résumé, il s’agit d’un plaidoyer pour organiser une forme de tutelle/encadrement de l’information libre face aux bouleversements numériques chantés sur tous les toits, tout en faisant mine de protéger le pluralisme et la qualité journalistique. C’est cette insistance sur la nécessité qu’il y aurait d’agir rapidement que relaie JBG avec justesse dans son papier.

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