samedi 17 octobre 2009
Rachid Arhab accuse à juste titre Emmanuel Berretta de "l'avoir sali et de ne l'avoir appelé qu'au bout de 4 jours". Bien dit.
En ce qui concerne la CGC, ce fut lors du dépôt du préavis de grève déposé par le syndicat qui annonçait un débrayage d'une heure lors de la soirée électorale des municipales du dimanche 16 mars 2008 mais qui fut "rejeté" par la direction parce que déposé un jour trop tard. La CGC avait bien déposé le préavis dans les 5 jours requis par la loi comptant de bonne foi (comme cela avait toujours été l'usage jusqu'alors) le jour du dépôt dans ces 5 jours du préavis. La direction avait alors sorti à la dernière minute une jurisprudence dont n'avait pas connaissance le syndicat, mettant hors les 5 jours de préavis, le jour du dépôt.
Emmanuel Beretta avait alors glosé sur Le Point.fr, tentant de salir le délégué de France 2, en affirmant que celui-ci "connaissait cette jurisprudence et l'avait fait sciemment"....Le délégué syndcial de France 2 qui n'a jamais été appelé avant que ne sorte le papier par Emmanuel Beretta pour vérifier, lui laissait immédiatement un message sur sa boîte vocale pour démentir formellement et lui demander d'apporter un correctif à son "papier". Le délégué de France 2 indiquait que ce qui était écrit par Emmanuel Beretta était totalement faux que "quand on n’avait pas recoupé ce genre d'"informations" on ne pouvait écrire n'importe quoi."
Beretta le rappela pour lui dire qu'il avait bien eu le message et donc qu'il allait modifier son papier. Que croyez-vous qu'il arriva, Emmanuel Beretta le corrigea effectivement en soulignant qu'"il avait eu le délégué de France 2 qui lui avait confirmé qu'il l'avait bien fait exprès".
A la CGC on connaît depuis longtemps les pratiques de Beretta ...et comme le disait Beaumarchais «Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose»
C'est pourquoi la CGC Médias comprend ce que Rachid Arhab et Françoise Laborde peuvent ressentir depuis le début de cette abjecte campagne. Rachid Arhab Invité à commenter ces "propos" surEurope 1 et qui les a démentis, a bien raison d'accuser Le Point qui affirmait il y a quelques jours que "lui et Françoise Laborde, deux membres du CSA, n’avaient pas démissionné de leur ancienne fonction à France Télévisions".
Rachid Arhab, nommé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en janvier 2007, est comme cela est courant dans ce type de nommination "mis en disponibilité" de France 2 (France télé depuis le 9 mars 2009) sans avoir à en démissionner.
Rachid Arhab, ne peut s'empêcher tout comme la CGC Médias de penser qu' il y a, derrière cette polémique, "une vraie volonté de malveillance vis-à-vis du CSA".
"Son contrat de travail est suspendu tout comme celui de Françoise Laborde. Il est "mis en disponibilité d’office", [c’est le mot qui est écrit précise-t-il]. Il ne touche aucun salaire de la chaîne et ne cumule donc rien.
Insinuer comme le fait Beratta depuis presqu'une semaine avec sa polémique parfaitement artificielle que le fait qu'ils n'aient pas démissionné tous les deux serait de nature "à ne pas garantir leur indépendance" est stupide. D'ailleurs de quel "dépendance" pourraient-ils se prévaloir ? Celle qu'ils devraient à Patrick de Carolis parce qu'ils sont en disponibilité ?
Tout le monde voit ici même que le laisser supposer, n'a aucun sens. Rachid Arhab qui indique que "Les barrières pour protéger et garantir l’indépendance semblent assez précises dans les textes" et qui précise également "ne plus avoir de carte de presse depuis son entrée au CSA" nous semble bien avoit toujours fait montre d'une certaine indépendance depuis les 30 ans qu'il exerce...ce qui lui a valu comme il rappelle "comme un certain nombre de ses collègues qui pouvaient déplaire, le placard"
Rachid Arhab a donc bien raison de viser explicitement l’hebdomadaire Le Point qui, sur son site internet, a initié la polémique sous la "plume" de Emmanuel Berretta.
Rachid Arhab a également raison d'expliquer qu'Emmanuel Berretta "n’a jamais pris le soin de l’appeler avant publication" et de conclure: "Au bout de quatre jours, après m’avoir sali dans un écho et ensuite, à longueur de journée, dans lepoint.fr, il m’a appelé, et j’ai fait savoirque quand on n’a pas recoupé les informations au début, c’est pas la peine de continuer"....et la CGC qui a eu droit à ce même traitement comme rappélé ci-dessus apporte un soutien sans faille à ces 2 membres du CSA mais plus largement à toute l'Instance et ses 9 sages.
mardi 13 octobre 2009
Le SNPCA-CGC va contester en Justice le soi-disant plan de départs volontaires à la retraite que France Télé veut mettre en place ....
Alors que le 23 juin 2009, l'accord dit «de méthodologie» rédigé par la direction et soumis au vote du Comité Central d’Entreprise transitoire, faisait l’objet d’un vote négatif et majoritaire des élus CGC, CFDT, SNJ et SUD, la direction l’a néanmoins fait signer au tandem CGT/FO bafouant les engagements qu’elle avait elle-même pris devant l’instance, à savoir « vouloir une large majorité pour que ce texte puisse entrer en application».
Fort de cette indécente signature qui légitime aujourd’hui l’intervention du cabinet Sécafi-Alpha du groupe Sécafi "Très proche de la CGT et présent dans plus de la moitié des dossiers traités par les CE comme l’estimait un expert du secteur dans l’article du JDD du 2 août 2009 ", le Comité Central d’Entreprise transitoire où la CGT s’estime majoritaire [ce qui n’est de toute façon plus le cas aujourd’hui] devrait se prononcer.
Le SNPCA-CGC qui au sein de l’intersyndicale CGC, CFDT, SNJ et SUD conteste la composition devant les tribunaux de ce CCE, n’a pas l’intention de gober sans rien dire les préconisations du cabinet Sécafi-Alpha que ne devrait pas manquer pas de relayer la CGT qui l’a choisi !

Dans un document d’une soixantaine de pages concocté par le cabinet Sécafi-Alpha et qui circule déjà officieusement depuis une quinzaine de jours, il est clairement indiqué en page 4: « Avant consultation finale prévue le 23 novembre dans le cadre du CCE transitoire et suivant l’accord de méthodologie conclu entre les partenaires sociaux, notre cabinet a été mandaté pour aider les partenaires sociaux à effectuer les premières analyses [du plan de départs] en terme d’impact prévisible sur les effectifs… »
Quelle clownerie ! « Les partenaires sociaux qui ont mandaté le cabinet supposé les aider à effectuer les premières analyses et qui ont conclu l’accord de méthodologie » mais à part la direction et le tandem CGT/FO il n’y en a pas.
Venir indiquer de surcroit dans ce document que la « consultation finale est prévue le 23 novembre » implique forcément que les organisations syndicales dignes de ce nom n’auraient que 3 ou 4 semaines pour soit le valider soit le contester !?
Le SNPCA-CGC a pris connaissance de ce document et sans attendre ce pseudo délai de « réflexion » indique d’ores et déjà qu’il saisira la Justice pour faire invalider ce plan social déguisé.
A la lecture d’une telle « analyse » d’un cabinet normalement retenu par des représentants du personnel pour mettre en avant leurs droits face à une direction qui n’a qu’une idée en tête se débarrasser d’un maximum de salariés les plus âgés pour un coût minimum - ce que le cabinet Sécafi-Alpha qualifie « d’aspect quantitatif » dans son chapitre « méthodes utilisées et choix de présentation », on se demande si on ne rêve pas. Tout ça sur l’air, « ils ne pourront pas refuser »…Volontaires ? Qui a dit volontaires ?
On trouve par exemple à la moitié du document un chapitre des plus parlants: « préconisations et plan d’action » …que les séniors ne s’inquiètent pas, ils n’ont qu’à tourner la page et là ils découvrent la suite :
- « Dès l’identification des salariés ayant annoncé leur départ…liste des personnes par service et par métier afin, au-delà du " libellé d’emploi", d’établir ou d’actualiser les fonctions tenues aujourd’hui [aujourd’hui souligné] par ces salariés »…. 1ère préconisation donc: on fait des listes !
- « Analyser par service les compétences disponibles après une GPEC opérationnelle de proximité en cartographiant l’organisation et les compétences…[en se penchant éventuellement sur] la compatibilité de l’organisation nouvelle avec les conditions de travail »… 2ème préconisation donc: on fait la carte !
- « Lister les postes à pourvoir avec définitions des principaux éléments de contenu de postes »… 3ème préconisation donc: on refait des listes !
- Cerise sur le gâteau, « Process à appliquer ensuite pour les postes libérés par les salariés ayant à assurer une mobilité interne [et là on ne dit pas si le fait d’assurer la mobilité interne est subi ou choisi !] nouvelle préconisation donc: on assure !
Voilà déjà une bonne idée de ce que « volontariat » signifie dans l’esprit de certains…et ce que « préconisations et plan d’action » implique….
Abordons ensuite le chapitre « aspect social » au 4/5ème du document, lui aussi flanqué après 2 petits points avec les précisions suivantes « commentaires et préconisations sur le projet de Plan de départ Volontaire à la retraite [Volontaire au singulier et avec une majuscule] ».
- Les paragraphes parlent d’eux-mêmes « Principe de non remplacement des postes avec introduction de la notion d’anticipation (type GPEC opérationnelle – ceci n’existe pas à France télévisions)…. »
Ou encore « Acte de candidature du salarié au départ volontaire à la retraite… » [avec une telle présentation, les candidatures devraient se compter sur les doigts d’une main]
Ou bien « Modalités d’accompagnement…le traitement devra être équitable.. » tu parles d’une équité ! Les séniors dehors, ceux qui restent se redéploient !!!!
Parce que c’est bien de cela dont il est question tout au long de « cette première analyse qui donne les grandes lignes d’actions anticipatrices et les points de vigilance selon les préconisations de Sécafi-Alpha » [c’est écrit vers la cinquantième page]: comment faire partir les plus âgés et ne surtout pas les remplacer….
Avec en bas de « synthèse » la préconisation qui tue : « Les réalités pouvant être variables, il conviendra de "descendre" au plus proche de l’organisation du travail, vers les métiers proprement dits où les managers et les RH locaux devront faire le travail avec les représentants du personnel. »
Que la direction ne compte surtout pas sur les représentants du personnel CGC pour faire le travail comme l’écrit Sécafi-Alpha.
Que Sécafi-Alpha n’imagine pas non plus comme il l’écrit dans son préambule que « Les éléments de ce rapport serviront de base au travail des commissions ad hoc mises en, place par l’accord de méthodologie [toute quasiment composées de membre du tandem CGT/FO signataire dudit accord] ».
Le SNPCA-CGC n’a pas l’intention de se laisser dicter une telle ligne de conduite, un tel calendrier avec de telles préconisations….qui vont dans un sens à l’évidence : celui de la direction et sûrement pas celui des salariés.
CE PLAN DE DÉPARTS EST UN PLAN SOCIAL DÉGUISÉ ET NOUS ALLONS LE DÉNONCER AVEC FORCE….ET QUE CEUX QUI IMAGINERAIENT QUE L’ON S’OPPOSERAIT AINSI A L’HYPOTHÉTIQUE DÉFISCALISATION DES INDEMNITÉS DE RATRAITE SE RASSURENT, DANS LE CAS D’UN PLAN DE LICENCIEMENTS COLLECTIFS (P.S.E.) LES INDEMNITÉS SONT QUASIMENT TRIPLES ET DE TOUTE FAÇON NON IMPOSABLES EN DESSOUS DE 24 MOIS.
lundi 12 octobre 2009
jeudi 8 octobre 2009
Pour le "climat studieux et respectueux" Carolis repassera....suite
Pour monter à quel point Carolis lors de son audition devant les sénateurs a tenté d'endormir l'auditoire avec sa " réforme qui se déroule dans un climat studieux et respectueux", voila par quoi la réunion du dernier CCE transitoire (les 7 et 8 octobre) s'est soldée:
- 3 Motions et 1 résolution toutes unanimes contre la direction.
- Une instance dont une large majorité de syndicats conteste en Justice la régularité et compte bien faire annuler l'ensemble des délibérations, totalement bloquée avec une direction agarde, contrainte de retirer point après point, les "dossiers" de l'ordre du jour et essuyant systématiquement des moitions du style de celle déjà adoptée sur France 2 « Désormais la présence du point « information préalable à la consultation sur le projet de nouvelle organisation de FTV » à l’ordre du jour ne pourra être validée qu’à la conditions expresse de communication de nouveaux documents écrits ou réactualisés »...
Avec en prime une montée en puissance sur le fait que "les élus qui considèrent que les [soi-disant] informations qui leur sont données sont totalement insuffisantes" (les textes des motions dans notre prochain post)
- Les élus de l'intersyndciale SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ qui "émettent toute réserve sur le déroulement du processus lié à la 'réorganisation' "....
Une volée de bois vert qui pousse même Damien Cuier à quitter la "pseudo" séance particulièrement énervé devant les deux René, Maisonneuve et Siacci (respectivement DGA/DRH et DRS) blêmes!
Pour une " réforme qui se déroule dans un climat studieux et respectueux", Carolis repassera....et dire que ce sont les représentants du peuple français qu'il a tenté de leurrer, à l'instar des partenaires sociaux et des salariés!
Carolis a baladé les sénateurs avec son audition
Il suffira pour le sénateurs de lire le tract qui ne mâche pas ses mots, que l'intersyndicale SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ a publié et diffusé [que nous allons leur adresser] en marge de la réunion d'un nouveau CCE transitoire dont une large majorité de syndicats va contester en Justice la régularité et faire annuler l'ensemble de ses délibérations, pour constater que tout cela n'est que du vent.
Il suffira pour les sénateurs de lire la déclaration unanime faite par les syndciats en fin de semaine dernière à la direction de France Télévisions qui prouve le contraire: « Désormais la présence du point « information préalable à la consultation sur le projet de nouvelle organisation de FTV » à l’ordre du jour ne pourra être validée qu’à la conditions expresse de communication de nouveaux documents écrits ou réactualisés ».
Alors les annonces du style "on a fait mieux que ce qu'on espérait....on a engrangé plus de pub ce qui fait que le déficit sera moins important...ou encore on est presque à l'équilibre...." les parlementaires devraient être habitués à présent! Il convient là aussi de les rapprocher de la précédente fable sur le soi-disant "climat studieux et respectueux de la réforme"
P.S: Quant au message adressé indirectement au Chef de l'Etat: "Il n'y a jamais eu autant de grandes émissions politiques qu'aujourd'hui" espérons qu'il sera entendu et apprécié par l'intéressé!
mercredi 7 octobre 2009
France Télévisions à la mode France Télécom
C'est bon pour la téléphonie doit penser Carolis...pour la télé! Nul n'est besoin d'avoir l'aval des syndicats et encore moins des salariés!? exception faite de l'alliance CGT/FO dont le soutien à Carolis se voit clairement comme le nez au milieu de la figure.
C'est pourquoi en marge de la réunion d'un nouveau CCE transitoire dont une large majorité de syndicats va contester en Justice la régularité et faire annuler l'ensemble de ses délibérations, une intersyndciale SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ a publié et diffusé un tract qui ne mâche pas ses mots. (à lire ci-après)

L'intersyndciale SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ y dénonce l'attitude de la direction ainsi que celle du secrétaire Général de la CGT Marc CHAUVELOT qui prétend donner à tous des leçons de démocratie !!!!!
Démocratie, voila le vocable favori de celui qui ne parle que de France 3 en tout lieu, plus particulièrement dans les AG, et qui en fait si peu cas.
Il faut rappeler sans cesse que c'est le tandem CGT/ FO qui a signé « l’accord de méthode » hors délai, qui consacre les méthodes de la direction qu’ont refusé de signer tous les autres syndicats.
C'est encore le tandem CGT/ FO qui a ensuite signé « l’accord de méthodologie » avec entre autres son calendrier prévoyant « le début de la mise en place de la nouvelle organisation » au plus tard au 4 janvier 2010 alors qu’il avait fait l’objet d’un vote défavorable en CCE transitoire. Voila un bel exemple de démocratie que pourra méditer Marc CHAUVELOT!
"Accord de méthodologie" que Carolis qui a pointé le bout de son nez -une fois n'est pas coutume - à la séance contestable et contestée de cette parodie de CCE, a mis en avant et a vanté comme étant l'outil validé par le tandem CGT/ FO qui permettra d'imposer "dans les délais" sa réforme!
Quand au petit jeu auquel s'est livré Carolis à la dite séance, il ne trompe personne...
Lorsqu'il semble invectiver d'un ton cynique et hautain un élu CGT qui conteste la méthode, le calendrier et les "contours" de cette réorganisation que personne finalement ne comprend, en lui lançant: "si vous contestez cette réorganisation c'est que vous l'avez donc lue ...et que vous l'avez donc comprise!", il ne peut s'agir à l'évidence que d'une "passe d'armes" scénarisée ! [Sous le regard de "conseillers" de Sécafi-Alpha présents tout au long de la séance dont on peut se demander légalemnt ce qu'il faisaient là?!]
Car qui vote justement en CCE tous les textes que présente la direction depuis des mois? La CGT....(FO se contentant de déclarations en séance puisque n'ayant aucun élu)
Il est plus qu'urgent de stopper la mascarade et la mauvaise série B que jouent bien mal la direction et le tandem CGT/ FO..... Redisons à Carolis et à ce duo syndical en appui: "VOUS NE CHANGEREZ PAS UNE ENTREPRISE CONTRE LES PERSONNES QUI Y TRAVAILLENT"
La CGC va déposer 2 nouvelles plaintes contre France Télévisions aux côtés de la CFDT, de SUD et du SNJ
La direction n'a rien à faire du refus de la CGC de proroger les mandats de RFO Martinique. Alors que les textes sont clairs: 4 mois après la saisine de la Direction Départementale du travail, la prorogation des mandats (quand bien même elle aurait été valable) tombe de facto et les mandats avec, la direction de France Télévisions 7 mois après estime que ces mandats sont toujours valable et maintien la tenue d'un CCE que la Justice ne pourra considérer qu'illégal.
A cet effet, le SNPCA-CGC a lu une déclaration liminaire à cette séance qui sera réputée ne jamais avoir eu lieu.
Voici le texte:
"DÉCLARATION LIMINAIRE DES ÉLUS CGC A LA SÉANCE DU 7 OCTOBRE 2009 (PRÉVUE SUR 2 JOURS) DU COMITÉ CENTRALE D’ENTREPRISE TRANSITOIRE DE FRANCE TÉLÉVISIONS.
Le 30 septembre 2009 les 3 Délégués Syndicaux Centraux pour la CGC ainsi que leur Secrétaire Général et Président Fédéral ont remis plusieurs courriers en main propre contre décharge à la direction de France Télévisions, indiquant clairement que l’organisation syndicale refusait toute prorogation des mandats des élus de l’établissement RFO Martinique au-delà du 1er octobre 2009.
Ce courrier a, soit été remis en main propre, soit adressé par courriels aux syndicats concernés ainsi qu'à l'ensemble des membres du CCE transitoire.
Le mandat des élus de l’établissement RFO Martinique prenant fin légalement le 19 juin 2009, il avait été admis que ces derniers pourraient faire l’objet d’une prorogation, étant entendu que cette prorogation ne peut cependant pas être décidée dans n'importe quelle condition. La jurisprudence, indique clairement qu’elle doit résulter d'un accord ou d'une disposition expresse de la Convention Collective (Cass. soc., 13 juin 1990, no 89-60.974, Veysseyre c/ Chevalier et a).
Force est de constater que cela n’a pas été le cas. Pire encore la prorogation des mandats d’élus au Comité d’Entreprise de l’établissement RFO Martinique a été établi sur 2 hypothèses et basé sur un désaccord fondamental entre organisations syndicales, une quasi moitié se prononçant sur l’hypothèse 1 une autre moitié sur l’hypothèse 2.
Alors que les dispositions légales disposent clairement que pour être valable toute prorogation doit comporter une « disposition claire et non équivoque stipulant la prolongation », le moins que l’on puisse dire c’est que dès le départ la disposition fixant une éventuelle prorogation est bâtie sur une réelle ambiguïté et des dispositions particulièrement équivoques. La jurisprudence de la Cour de Cassation en la matière est constante : « Un accord reportant la date des élections n'entraîne pas de ce seul fait la prorogation des mandats des représentants du personnel »
C’est bien le cas aujourd’hui…et les 2 conditions cumulatives permettant à un accord de proroger les mandats, à savoir:
· unanime, c'est-à-dire être conclu entre l'employeur et toutes les organisations syndicales représentatives de l'entreprise ou l'établissement (Cass. soc., 13 juin 1989, no 88-60.556, Sté Bourgey-Montreuil c/ Chik et a. Cass. soc., 27 mai 1999, no 98-60.327, Melani c/ Sté SBI France et a.)
· exprès, c'est-à-dire comporter une disposition claire et non équivoque stipulant la prolongation. Un accord reportant la date des élections n'entraîne pas de ce seul fait la prorogation des mandats des représentants du personnel ( Cass. soc., 6 juin 1974, no 73-40.441, Abrial et a. c/ SOMA et a. CE, 29 juin 1990, no 85254, SA Creusot-Loire Entreprise)
n’ayant pas été préalablement réunies et de toute façon plus réunies depuis le 1er octobre 2009, il n’est, dès lors, plus possible de proroger ces mandats en l'absence d'accord unanime non équivoque et exprès entre l'employeur et les organisations syndicales.
Doit donc être prohibée la prorogation par tacite reconduction du mandat d'un représentant du personnel qui prend fin automatiquement à l'issue de la durée pour laquelle il a été élu, et ne saurait se prolonger par tacite reconduction en l'absence de réélection ( Cass. soc., 19 janv. 1961, no 3.247, Vinci c/ Cie générale de Transports économiques).
Les élus CGC considèrent donc, à juste titre, que le défaut de renouvellement des institutions représentatives du personnel en temps et en heure est bien susceptible de constituer un délit d'entrave.
Pire que le maintien forcé de salariés ne bénéficiant plus de la prorogation unanime de leur mandat, au mandat qu’ils ont de facto perdu, est également susceptible de constituer un délit d'entrave.
En vertu des dispositions du en la matière, quiconque aura porté ou tenté de porter atteinte, soit à la libre désignation des représentants du personnel (DP et élus au CE), soit à l'exercice régulier de leurs fonctions, notamment par la méconnaissance des dispositions de ce même Code et des textes réglementaires pris pour leur application, sera puni d'un emprisonnement d'un an et d'une amende ou de l'une de ces deux peines seulement. En cas de récidive, l'emprisonnement peut être porté à deux ans et l'amende doublée.
· Les élus CGC considèrent comme illégale toute séance de l’Instance qui se tiendrait en violation complète de la loi et des textes légaux et constitutionnels. Les élus CGC saisiront immédiatement la Justice pour faire respecter le droit.
· Les élus CGC ont mandaté leur avocat pour ce faire et porteront plainte au pénal en entrave contre quiconque (côté employeur ou côté salarié) aura porté ou tenté de porter atteinte au fonctionnement d’une instance représentative des personnel.
· Concomitamment, les élus CGC saisiront le Tribunal de Grande Instance par voie de référé pour faire invalider tous les débats, votes ou délibérations intervenus et/ou adoptés par les institutions représentatives restées en place dans de telles conditions.
mardi 6 octobre 2009
Que la CGT retire son FO-NEZ…personne n’est plus dupe.
AG mercredi 23 septembre, organisée par la CGT…un flop pour le syndicat qui n’a réussi à mobiliser que quelques dizaines de personnes. Le but « officiel » de cette AG : soi-disant informer les salariés sur la nouvelle organisation France Télévisions.
Une véritable farce pour la CGC Médias alors qu’au CE de France 2 qui se tenait le même jour (la direction ayant du reste prévu d’interrompre la dite séance pour que se tienne l’AG, de 13h à 15h) une motion adoptée à l’unanimité, CGT comprise – sauf FO qui comme d’habitude qui va dans le sens du vent ! – ainsi rédigée par les élus: « Désormais la présence du point « information préalable à la consultation sur le projet de nouvelle organisation de FTV » à l’ordre du jour ne pourra être validée qu’à la conditions expresse de communication de nouveaux documents écrits ou réactualisés ».
Depuis le mois de mai, les élus n’ont eu qu’un seul document (un projet de réorganisation daté du 10 avril 2009 avec un tableau de correspondance daté du 12 juin 2009) comme les membres du « Comité directeur » d’ailleurs.
Alors quand le matin même, les élus du CE de France 2 à l’exception de ceux de FO votaient une motion dénonçant l’absence d’informations sur cette réforme – les quelques dizaines de présents à l’AG se retrouvaient un fois encore face à Téaldi, Chauvelot et consort pour entendre les mêmes salades:
- Jean-François Téaldi comme dans ses meetings politiques, s’en prend à Nicolas Sarkozy et « sa volonté de "casser le service public audiovisuel".»
- Marc Chauvelot parle de France 3, de France 3 et encore de France 3…à vrai dire il n’a parlé que de France 3
- Quand tel autre délégué CGT [dont il convient de souligner la justesse de l’analyse puisqu’elle est celle au SNPCA-CGC depuis l’automne 2007] à savoir que : « depuis le début , le but de Carolis était de casser les conventions collectives »
La CGT appelle à l’AG avec comme motif « informations sur la réforme » alors que le matin elle vote un texte dénonçant « l’absence d’informations sur cette réforme »…Quelle mascarade. Ce n’est pas la première fois que la CGT entonne « la ballade des gens heureux » et essaie de faire croire qu’elle serait contre la direction….qui pourrait encore les croire ?
- Qui a défendu la réforme Carolis dès le 10 mars 2008 dans un texte de 2 pages intitulé « un nouvel espace de négociation » et voudrait faire croire le contraire aujourd’hui ? La CGT.
- Qui a signé « l’accord de méthode » avec FO, hors délai, qui consacre les méthodes de la direction qu’ont refusé de signer tous les autres syndicats ? La CGT.
- Qui a ensuite signé toujours avec FO « l’accord de méthodologie » avec entre autres son calendrier prévoyant « le début de la mise en place de la nouvelle organisation » au plus tard au 4 janvier 2010 alors qu’il avait fait l’objet d’un vote défavorable en CCE transitoire? La CGT.
- Qui vote justement en CCE tous les textes que présente la direction ? La CGT.
- Qui ne s’oppose pas au plan des soi-disant 900 départs à minima, sans aucune justification économique des plus âgés et fait mine de s’agiter en demandant cette année 900 remplacements alors qu’en 2007, ils n’avaient rien dit, ni rien demandé? La CGT.
Pour venir ensuite prétendre que « tout cela est fait dans l’intérêt des salariés » en qualifiant les autres syndicats « d’empêcheurs de tourner en rond », il ne faut vraiment pas manquer de culot.Le summum, c’est jeudi 1er octobre lors d’une réunion avec la direction: « Les organisations syndicales unanimes refusent de se plier à la méthode incohérente imposée par la délégation employeurs » …Parler d’incohérence pour la méthode affichée par la direction alors qu’on a soi-même validé la méthode en signant un accord avec la direction…il faux quand même oser.
lundi 5 octobre 2009
Carolis fait appel pour France Télévisions au Cabinet Balthazar qui vient de terminer sa mission chez France Télécom
Voici le tract diffusé à France 2 à ce sujet:
"Comme les rois mages à France Télé …
Suivait des yeux…. «Un audit commandé par France Télévisions auprès d’une boîte extérieure » (une de plus) effectué actuellement dans nos murs par la société balthazar et dont l’objet est la « nouvelle organisation ».
Alors qu’il ne s’agit toujours que d’un « projet », cette « nouvelle organisation » est déjà connue et parfois mise en place prématurément dans certains services. Les personnels sont en droit de se demander si cette procédure est encore pertinente ! Pourquoi la direction aurait-t-elle besoin maintenant du cabinet balthazar pour discuter avec les personnels alors que le moins que l’on puisse dire c’est que toute l’année elle n’en a cure ?
Mais qui est donc balthazar ?
1) La société balthazar bien avant d’œuvrer pour France Télévisions a travaillé activement au sein de France Télécom (on voit le résultat depuis 18 mois…).
2) Le nouveau bâtiment de France Télécom (« anti déprime » au travail pour ne pas dire autre chose) situé Place des droits de l’homme, a été baptisé du nom de l’auditeur : balthazar cela ne s’invente pas…
3) Enfin, par curiosité en se rendant sur le site web de balthazar, on découvre dans la rubrique « en termes de résultat » que le premier engagement de ce cabinet est « la réduction des délais entre la présentation de la restructuration et sa mise en œuvre effective. »
Voila donc la finalité que France Télévisions réserve aux salariés des « services techniques » et de « la production Siège : réduire au maximum les délais entre la présentation de la restructuration [la soi-disant nouvelle organisation] et sa mise en œuvre effective [avec en prime la fin des accords d’entreprises et des conventions collectives].
Si c’est ça la mission de balthazar, cela promet ! Le cabinet a du reste été échaudé ; qu’il s’agisse des équipements, du son, des cadreurs, de la construction décors, du service lumière…entendus dans le cadre de soi-disant « ateliers fabrication », chacun a pu ou pourra lui dire ce qu’il pensait déjà du désintérêt des décideurs en interne…avant de l’envoyer rejoindre Gaspar et Melchior !
Pour plus d’info voici quelques liens:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/didierporte/
Rubrique de Didier Porte du 2/10/09
http://www.balthazar.org/pdf/C-Acceleration_restructuration.pdf
Site de la société Balthazar
dimanche 4 octobre 2009
France Télévisions voudrait faire prendre des vessies pour des lanternes avec ses soi-disant sondages: retour sur 2006 avec le 1er d'entre eux!
Revenons un court instant, avant d'aborder le premier de la série celui de 2006 dont le SNPCA-CGC a eu connaissance, sur ce sondage 2009 commandé par France Télévisions à TNS Sofres concernant, entre autres, Patrick de Carolis et la perception qu’en auraient les téléspectateurs, sur ce qu'il représente mais plus également sur son propre devenir...sondage sois-disant pas destiné à être publié ! Tu parles Charles.
Sondage payé par l'entreprise et qui qui fait s'interroger nombre de titres de presse sur le fait que "le PDG d’une entreprise publique puisse commander (avec les deniers publics) à un institut de sondage une étude sur sa propre image" ?! Et certains journalistes de poser clairement la question "Est-il en effet judicieux que le PDG d’une entreprise publique commande à un institut de sondage une étude sur sa propre image, même s’il s’agissait de deux questions glissées dans une enquête plus large, sur la perception qu’ont les Français des programmes de télés des chaînes publiques?" Et d'ajouter "Peut-on accepter que la redevance aille contribuer de la sorte à une opération d’autopromotion?"
Comme les chiffres il y a façon et façon de les présenter, voici comment France télévisions suite à ce premier sondage (pas communiqué donc) voit les choses...
Ce qui est intéressant ce sont, non pas les chiffres bruts, mais l'évolution de la perception qu'ont les sondés de la diversité à l'écran...et là n'en déplaise à FTV qui pavane, les résulats sont catastrophiques et France 3 présentée comme la chaîne n°1 est finalement la seule chaîne qui a vu sa perception reculer en matière de diversité.
Voici le classement (avec le comparaison entre 2006 et 2009)
N°1: Canal + avec + 14% de progression passe de 34% en 2006 à 48% en 2009
N°2: M6 avec + 6% de progression passe de 45% en 2006 à 51% en 2009
N°3: France 5 avec + 3% de progression passe de 59% en 2006 à 62% en 2009
N°4: TF1 et France 2 ex-aequo avec + 2% de progression passe de 43% en 2006 à 45% en 2009 pour TF1 et de passe de 59% en 2006 à 61% en 2009 pour France 2
N°6 donc: Arte avec + 1% de progression passe de 58% en 2006 à 59% en 2009
N°7: France 3 avec - 1% de baisse passe de 68% en 2006 à 67% en 2009
En réalité et pour résumer, Canal + et M6 sont les chaînes qui sont perçues comme s'étant le plus impliqué en faveur de la diversité et qui enregistrent la plus forte progression en matière de perception des téléspectateurs.
Les chaînes de France télévisions même si France 5 tire un peu plus son épingle du jeu, sont lanternes rouges avec France 3 présentée à tort comme la chaîne n°1 alors qu'elle est la seule à avoir vu sa perception reculer en matière de diversité.
Alors les sondages surtout ceux qui ne sont pas destinés à être publiés, il faudrait être le dernier des imbéciles pour prendre leurs soi-disant "résultats" pour argent comptant.
vendredi 2 octobre 2009
SNPCA-CGC et Renaud Revel en phase
Nous avons eu l'impression à la lecture de ce papier que le journaliste posait bien les mêmes questions que le SNPCA-CGC et plus encore s'interrogeait en toute logique sur le fait que "le PDG d’une entreprise publique puisse commander (avec les deniers publics) à un institut de sondage une étude sur sa propre image" ?!
A titre de comparaison voila ce que nous écrivions hier: "Comment le dirigeant d’un groupe public peut-il commander avec l’argent public un sondage qui plus est, pas destiné à être publié, sur sa personne, la perception qu’en auraient les téléspectateurs mais plus grave sur son propre devenir ?"
Voila donc l'article en question:
"94% des français ont en une bonne opinion du PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, selon un sondage TNS-Sofres commandé par la maison et rendu public hier.
Autre chiffre: 85% de nos concitoyens souhaitent, du coup, la reconduction de son mandat, selon cette même enquête effectuée pour le groupe public. Voilà une bonne nouvelle pour le très chahuté patron de France Télés que Sarkozy ballote à sa guise, mais qui, cerise sur le gâteau en ces temps de tempête, est revenu partiellement en grâce auprès de certains hiérarques à l’Elysée. Notamment du côté de Claude Guéant, le secrétaire général, avec qui Carolis à renoué des liens de confiance.
Reste que cette enquête me pose un léger problème. Est-il en effet judicieux que le PDG d’une entreprise publique commande à un institut de sondage une étude sur sa propre image, même s’il s’agissait de deux questions glissées dans une enquête plus large, sur la perception qu’ont les Français des programmes de télés des chaînes publiques?
Peut-on accepter que la redevance aille contribuer de la sorte à une opération d’autopromotion? Pas sûr. Vous allez me dire que le dit sondage n’a pas du coûter des fortunes et que ma réaction relève de la mesquinerie. Peut-être.
Mais tout est affaire de détail et de symbole. On n’attend pas du PDG d’une entreprise publique chatouillé par l’Etat qu’il aille chercher le soutien de l’opinion. Que ne dirait-on si le patron de France Télécom, Didier Lombard, aujourd’hui en pleine tourmente, sortait soudainement de sa hotte une étude vantant ses mérites, ce dont je doute?
Je pense que la meilleure pub dont un patron de chaîne puisse rêver, ce sont tout simplement ses audiences, son bilan. Et que le succès du documentaire historique diffusé sur France 2, Apocalypse, a bien plus contribué à redresser l’image de Carolis à l’Elysée, et ailleurs, que cette enquête ripolinée.
J’ajouterai un dernier mot. La toute première (et bonne) décision, ou presque, prise par Patrick de Carolis à son arrivée, il y a bientôt cinq ans, fut la résiliation, au nom d’une certaine éthique, d’un contrat signé par son prédécesseur, Marc Tessier, avec Image 7, la société de communication que dirige Anne Méaux. [également ce que nous écrivions sur notre blog, voir le post] Un contrat qui portait tout bonnement sur l’image et la communication personnelle de l’ex PDG de France Télés. A l’époque, l’initiative fut saluée comme il se doit : chacun considéra que Carolis avait fait preuve là de discernement. Suis-je excessif à son égard ? A côté de la plaque ?
Encore un mot sur le sujet, en forme de conclusion comme nous l'écrivions sur notre blog hier: "Pour le SNPCA-CFE-CGC ce genre de sondage est inadmissible et nous avons saisi notre avocat pour voir quelles suites il convient d’y donner"; c'est le quotidien "Libération" qui pose, lui aussi, la question et fournit un élément d'appréciation communiqué par France Télévisions: "le prix du sondage si laudateur ne représente que 0,10 % du budget des études de la télé publique".
Quand bien même l'étude n'aurait coûté que quelques euros, ce seraient quelques euros de trop de l'argent public...Et pour l'"anecdote", le service des études de France Télévisions compte 24 collaborateurs, tous aussi compétents les uns que les autres qui
auraient très bien pu réaliser une étude sur la satisfaction des téléspectateurs quant aux programmes. Il est partciculièrement choquant de voir que les soi-disant "chantiers" sur fond de synergies (dont celui des études) n'aient pas suffit à utiliser le talents de chacun des 24, entre autres en matière de programmes, et qu'il faille aller payer à côté une étude extérieure sur l'image d'un PDG !
Service des études pour lequel P.de Carolis parlait de "gabegie" au CE du 12 décembre 2007 et qu'il évoquait en ces termes [figurant mot pour mot au PV adopté par l'Instance] « Quand je dis à la direction des études : "vous êtes une direction, mais est-ce que vous vous échangez les études les uns avec les autres? est-ce que vous ne commandez pas les mêmes études parfois ? " Elles ne sont pas échangées et puis les mêmes études sont parfois commandées. On est dans notre silo. On est dans notre donjon. Ce n’est pas comme ça que l’on peut faire un groupe et ce n’est pas comme ça que l’on peut répondre à la concurrence. Stratégiquement, c’est une gabegie»…
Rappelons que c'est la troisième fois que France Télévisions depuis 2007 fait réaliser le même sondage...et pour quel coût global?!
Finalement dépenser les deniers publics de la sorte, qu'est-ce que c'est donc? Et par la même occasion que représentent en milliers d'euros les 0,10% du budget des études ?
jeudi 1 octobre 2009
TNS Sofres aurait dû demander aux quelques sondés combien ils étaient prêts à débourser pour dire si oui ou non Carolis devait être reconduit.
Car c’est bien de cela dont il s’agit.
C’est bien ça…donc depuis 3 ans, France Télévisions commande et paie l’étude…France Télévisions qui est propriété de l’Etat à 100% par conséquent de tous les contribuable français paie donc avec leurs deniers le sondage.
Et lorsqu’on connaît le prix des sondages ! Et France Télévisions ose encore prétendre, il convient de citer : « ce sondage porte plus largement sur "la satisfaction" des téléspectateurs sur les programmes, il n’est pas destiné à être publié »
Avoir le culot de venir expliquer que « le sondage porte sur "la satisfaction" des téléspectateurs sur les programmes » et y glisser des questions pour "tester l'image de l’actuel dirigeant et la comparer à ses prédécesseurs" c’est une véritable farce. Ajouter qu’ « il n’est pas destiné à être publié » alors que la presse et les médias ne parlent que de ça depuis hier, ça aussi c’est lamentable.
Et finalement personne ne parle ni des programmes, ni de la satisfaction des téléspectateurs à leur sujet ! Comme l’écrit le journal « Libération » : « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres a, dans son écrasante majorité (94 % !) une bonne opinion du président de France Télévisions ».
C’est donc bien le contribuable qui paie et il aurait fallu demander aux sondés qui « plébiscitent Patrick de Carolis avec 85% des sondés qui souhaiteraient la reconduction de son mandat », s’ils étaient prêts de fait à supporter la facture ?!
Plus globalement, se pose la question sur l’utilisation des deniers publics ! Comment peut-on justifier du règlement de la facture d’une étude de « satisfaction des téléspectateurs » alors qu’ils sont à France Télévisions 24 collaborateurs au service des études. Comment le dirigeant d’un groupe public peut-il commander avec l’argent public un sondage qui plus est pas destiné à être publiée sur sa personne, la perception qu’en auraient les téléspectateurs mais plus grave sur son propre devenir ?
Pour le SNPCA-CFE-CGC ce genre de sondage est inadmissible et nous avons saisi notre avocat pour voir quelles suites il convient d’y donner.
mercredi 30 septembre 2009
Carolis sera-t-il candidat aux prochaines élections régionales de mars 2010 ?
94 % c’est le score que réaliserait Carolis en "bonnes opinions", dans un sondage commandé à la Sofres [il sera fondamental de savoir qui a payé] par lui-même, sur lui-même, sur son avenir, la perception des téléspectateurs et sa relation avec Nicolas Sarkozy.
Un score à rendre envieux les quelques dictateurs au monde qui sont encore « élus » avec des scores proches de 95%.
Mais où se situe-t-il et sous quelle étiquette ? Politiquement classé "à droite" par 40 % des sondés, tandis que 32 % le jugent "au centre" et 19 % "à gauche", où se présenterait-il ?
Décidément cela devient une mode. Juste avant la fin, les PDG de France Télévisions s’offrent des "satisfécits".
Souvenez-vous, juste avant d’être évincé en 2005 en n’ayant même pas avoir franchi le 1er tour de scrutin devant le C.S.A, Marc Tessier ex PDG de France Télévisions Marc Tessier, président sortant de France Télévisions, appuyé par Anne Méaux (voir l’article de Stratégie) avait quasiment annoncé lui-même qu’il avait « été élu manager de l’année par la rédaction du Nouvel Economiste » fin 2004.
Cela ne lui a évidemment rien rapporté, au contraire ! Marc Tessier avec ses quelques 19 % rejoint aujourd’hui Xavier Gouyou-Beauchamps avec ses 10 %, aux oubliettes.
Cette « étude secrète » commandée par Carolis donc [ qui sera, à n’en pas douter largement diffusé à l’attention des personnels] constitue sûrement un nouveau message au chef de l’Etat : « me touche pas, sinon l’opinion ne le pardonneras pas »…
Il est certain que le Président de la République en tremble d’avance ! Que tel ou tel rubricard pose aujourd’hui la question : « le chef de l’Etat d'un qui dispose d’un pouvoir de nomination sur les pdg de l'audiovisuel public,ira-t-il à rebours de l'opinion ? » montre bien à quel point ce sondage a peu de sens.
De plus, il est certain que les propos de Carolis tenus en juillet 2008, à l’adresse de Nicolas Sarkozy où il avait sur RTL indiqué que « les arguments du locataire de l'Élysée étaient "faux, stupides et injustes" » ont dû ravir celui à qui revient constitutionnellement le pouvoir de décider du nom du futur dirigeant de France Télévisions!
Que les sondés pour deux tiers aient oublié cet « épisode » ou que certains pensent indument qu’il s’agissait alors de jouer les chevaliers blancs du PAF afin de défendre les salariés, la mémoire fait souvent défaut.
Qui se rappelle encore que juste avant l’annonce de la suppression de la pub par le Président de la République, Carolis était celui qui prônait énergiquement pour la deuxième coupure de pub sur la télé publique ?
Alors que les sondés voient toujours le présentateur « Des racines et des ailes »: "cultivé", "sérieux" ou encore "expérimenté"…quoi de plus probable !
C’est un phénomène bien connu des scientifique : la persistance rétinienne qui est « la capacité ou défaut de l'œil à conserver une image vue superposée aux images que l'on est en train de voir ».
Que plus de la moitié des sondés le considèrent comme "distant" n’a rien non plus d’étonnant…il est loin, bien loin d’un Pierre Desgraupes, d’un Hervé Bourges ou même d’un Jean Drucker.
Les sondés peuvent bien être 75, 80 ou 85 % à l’imaginer se succédant à lui-même, il ne s’agit là que de « sondés » car si l’on interrogeait les salariés, ils seraient au moins 94, 95% voire 97% à souhaiter ardemment, avant la fin 2009, que son successeur soit désigné.
De toute façon ce ne sont ni les sondages, ni les titres de manager de ci ou manager de ça, qui décident. "Que le profil du remplaçant de Carolis ait été, en confidence dans l'entourage du président de la République, défini comme celui d’un manager" c’est tant mieux et cela marquera au moins une vraie rupture avec ces 10 dernières années.
La CGC a écrit à Carolis pour mettre fin au 1/10/09 à la prorogation des mandats à RFO Martinique
L’organisation syndicale que nous représentons vient par la présente vous signifier la fin de l’accord sur la prorogation des mandats qu’elle avait accordée le 24/04/2009.
En effet les mandats des élus de l’établissement RFO Martinique arrivant à échéance le 19 juin 2009, notre syndicat n’avait accepté leur prorogation que dans l’hypothèse d ’élections très rapides.
Nous sommes le dernier jour de septembre et aucun processus n’a encore été engagé. Ceci n’est pas conforme à l’esprit comme à la lettre des textes en vigueur. Nous considérons donc que la prorogation qui avait été accordée prend fin dès réception de cette lettre.
Bien évidemment conformément aux dispositions légales, nous vous demandons d’organiser sans délai les élections professionnelles dans l’établissement RFO Martinique sachant que l’unanimité pour la prorogation des mandats n’étant plus de mise, ceux-ci prennent donc fin dès le 1er octobre 2009.
voici le courrier:
mardi 29 septembre 2009
France Télévisons fonce droit dans le mur car en collant au calendrier carolisien, elle fait vite et mal
Premier couac:
- 12 Décembre 2007, Carolis propose aux syndicats d’anticiper sur la loi avec sa charte organisationnelle pour mettre en place l’entreprise unique : « le statut unique n’est pas de mon fait…c’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…maintenant on peut faire sans, c’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ». (extrait du PV du CE de France 2 du 12/12/07 p 20)
- Refus clair du SNPCA-CGC de se prononcer sur un texte alors hors la loi; refus justifié car la mission d’un syndicat n’est pas d’anticiper de « futurs » textes alors même pas en discussion mais de faire appliquer ceux qui ont cours.
Conséquence de ce refus, France Télévisions n’ayant que faire de la position CGC, va passer outre et décider d’avancer à marche forcée mais face cachée ne faisant aucun cas, non seulement de l’avis des syndicats mais plus grave ne faisant aucun cas des salariés.
Deuxième couac:
- 9 mars 2008, le SNPCA-CGC prend ses responsabilités et appelle à une grève générale (dans la lignée de celle de janvier) pour demander le maintien des Conventions Collectives et des accords d’entreprises.
- Carolis refuse de discuter et rejette l’idée même de les garantir. Cela prouve à l’évidence pour le SNPCA-CGC comme pour l’ensemble des salariés, alors même qu’il ne s’agit encore pas de la moindre ébauche d’un texte de loi, que Carolis a décidé d’avoir la peau des Conventions Collectives.
Conséquence de ce refus de garantir les Conventions Collectives, plusieurs tracts à l’initiative de FO (qui serait surpris !) qui valident la réforme comme ceux de la CGT identiques mais qui parlent, en plus, de l’ouverture de « nouveaux espaces de négociations ».
Troisième couac:
- Copé rend son rapport (quasiment le copié-collé de la charte organisationnelle présentée fin 2007 par Carolis et rédigé avec l’aide du cabinet d’avocats Gide- Loyrette et Nouel) avec le maintenant célèbre « moi vivant , il n’y aura pas d’augmentation de la redevance audiovisuelle ».
- La loi audiovisuelle après plus d’une année de fronde (vaine) de quelques parlementaires sera finalement adoptée avec suppression de la pub (dont se félicitait Carolis dans un communiqué du 9 janvier 2008 après avoir activement milité pour la 2ème coupure pub), augmentation de la redevance et passage à l’entreprise unique.
Conséquence de ce vote et de l’augmentation de la redevance, Copé toujours vivant se félicite. Carolis peut donc « légalement » passer à l’entreprise unique qu’il veut depuis 2007.
Dernier couac ( le summum):
- Septembre 2009, le SNPCA-CGC constate que rien n’a changé quant aux méthodes : Réunions secrètes en petits comités, décisions unilatérales dont personne n’est au courant, soi-disant expérimentations (là pour durer !), informations au compte-gouttes « autorisées » ou venant des couloirs…dernier exemple en date, la motion au CE de France 2 du 23 septembre 2009, adoptée à l’unanimité sauf FO (comme d’habitude qui va dans le sens du vent !) ainsi rédigée par les élus: « Désormais la présence du point « information préalable à la consultation sur le projet de nouvelle organisation de FTV » à l’ordre du jour ne pourra être validée qu’à la conditions expresse de communication de nouveaux documents écrits ou réactualisés ».
- Le SNPCA-CGC qui ne cesse depuis 2007 de dénoncer l’attitude de la direction, l’absence de dialogue et de la moindre concertation, se félicite de constater qu’elle n’est plus seule à s’élever contre ce manque d’information organisé (les derniers « éléments fournis » par la direction sur la réforme sont datés d’avril 2009 et représentés à l’identique systématiquement depuis)
Conséquence, l’analyse du SNPCA-CGC est logique, la direction n’a aucune stratégie mais elle avance sans savoir où elle va en calant son rouleau compresseur sur le calendrier carolisien.
Pour le SNPCA-CGC, les 2 dossiers distincts mais concomitants sur lesquels France Télévisions dit avancer, ne sont ni discutés, ni expliqués:
1°) La réorganisation de l’entreprise: France Télévisions annonce être prêt pour le 4 janvier 2010 mais nous n’avons aucune information à fournir au personnel à trois mois de « l’ultimatum calendaire » fixé par P.de Carolis.
Rappelons pour mémoire que ce calendrier a été validé par l’alliance CGT/FO avec la signature (entre autres signatures) de l’accord de méthodologie… Rappelons également que le cabinet Sécalfi-Alpha choisi par la CGT s’apprête à rendre le 16 octobre un document établi sur l’impact de la réorganisation sans information donc.
Comment d’ailleurs, les élus qui votent en cœur une motion dénonçant ce manque d’information pourraient-ils être moins informés que ce cabinet conseil extérieur ? Comment du reste Sécalfi-Alpha pourrait-il « mesurer l’impact de la réorganisation sur les conditions de travail puisque de toute façon, rien n’est dit, rien n’est officiel » ? Et surtout « comment mesurer l’impact de quelque chose qui n’est pas mis en place » ?
Pire encore, comment le peu d’ «infos » qui nous parviennent aux oreilles et qui se résument au fait qu’une « élite » coupée de l’ensemble des professionnels fait des propositions de réorganisation susceptibles de mettre gravement en péril l’entreprise, pourraient-il prévaloir ?
Comment ces « chefs de projets /coordonnateurs » imaginent-ils nous expliquer comment travailler demain alors qu’ils ne savent pas comment beaucoup travaillent aujourd’hui ?
En conclusion, France Télévisions voudrait restructurer une entreprise de 11.000 salariés avec une poignée de « décideurs » dont les compétences sont sûrement reconnues mais qui sont très éloignés de la réalité du terrain.
2°) Le futur « statut » France Télévisions: France Télévisions annonce être prêt pour juin 2010 mais nous n’avons aucune information à fournir au personnel à 7 mois environ de « l’ultimatum calendaire » fixé par P. de Carolis.
Nous n’en sommes aujourd’hui qu’à un état des lieux, relativement exhaustif selon FTV mais purement théorique, avec des tableaux comparatifs entre les différentes entreprises concernées par le statut unique (dixit France Télévisions) à savoir FTV, France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO. Cela ne représente que 6 filiales de France Télévisions !
Quid des 44 autres ? « Statut unique » pour « entreprise unique » ?! De qui se moque-t-on ?
Aujourd’hui, tout reste à négocier et France Télévisions se garde bien de donner la moindre info (comment le pourrait-il d’ailleurs puisque le maître mot c’est la navigation à vue ?)
Il est bien écrit page 16 de la Convention Collective P.T.A. article 2-3 qu’« à défaut d'accord sur un nouveau texte à la date d'expiration de la Convention, celle-ci continue à produire ses effets pendant une période de trois ans au-delà de sa période de validité."
En conclusion : Pourquoi faire vite et donc mal alors qu’il existe les outils pour faire les choses bien en prenant notre temps ?
Visiblement France Télévisions, non seulement ne veut pas négocier mais pire encore souhaite gagner du temps afin de refaire le même coup que pour l’accord FTV SA signé à minima en quelques mois, sous prétexte d’une date butoir et ce vis-à-vis de la loi d’août 2000.
Pour le SNPCA-CGC c’est 3 ans un point c’est tout.
lundi 28 septembre 2009
Oser évoquer des reclassements de salariés victimes à RFI du plan social au sein de FTV qui compte sur un millier de départ, c'est n'importe quoi!
L'intersyndicalela peut à juste titre se réjouir et indiquer que la direction de RFI va devoir recommencer sa copie....au contraire cette dernière estime que l'essentiel de son plan est sauf et qu'il va pouvoir prochainement débuter...
Nous verrons bien qui a raison...en tout cas une chose est sûre, les juges ont estimé que les conditions du reclassement éventuel à
France Télévisions n'étaient pas assez précises.
C'est le moins que l'on puisse dire!! Oser dans un plan social évoquer une possible reclassement au sein de l'entreprise ou bien dans les autres sociétés de l'audiovisuel public INA, Radio France, France Télévisions) selon les postes vacants, il faut quand même oser.
Ne serait-ce qu'à France Télévisions qui prévoit de se débarasser de quelques 900 seniors, c'est du n'importe quoi...sans compter les plans qui se profilent, particulièrement à l'INA.
RFI: la procédure du plan social "serait validée" par la justice (direction)
La direction de Radio France Internationale a estimé ce lundi
28 sept 2009 àl' AFP que l'arrêt de la cour d'appel, qui a suspendu le plan social, aURAITait "validé" la procédure.
La direction fait savoir également qu'elle procèderait "rapidement" aux modifications demandées par la justice.
Ceci est bien évidemment la version de la direction...elle rappellle une autre procédure sur les "chantiers" perdue par France Télévisions qui avait communiqué de la même façon en expliquant que les Tribunal les avait validés.
La cour d'appel de Paris, saisie par le comité d'entreprise, a bien suspendu le plan social prévoyant 206 suppressions d'emplois sur un millier. Elle a notamment estimé que ce plan, à l'origine de la plus longue grève dans l'histoire de l'audiovisuel public français depuis 1968, était "entaché d'irrégularités".
La cour a estimé dans sa décision que ce plan, à l'origine, au sein de RFI, de la plus longue grève dans l'histoire de l'audiovisuel public français depuis 1968, est donc bien "entaché d'irrégularités".
La procédure du plan social serait "est validée" et "la demande de nullité du comité d'entreprise rejetée", a indiqué à l'AFP Geneviève Goëtzinger, directrice déléguée.
Rien de surprenant donc sur la communication de la direction qui ne souhaite pas perdre la face.
"Continuer en intégrant rapidement les deux modifications que
demande le juge: une catégorie professionnelle unique de journalistes (et non une par rédaction de langue, ndlr) et la suppression de la période d'adaptation pour les reclassements en interne", dit encore Geneviève Goëtzinger. Cette bonne blague!!!
Dans son plan social, la direction avait -souvenons-nous- établi une catégorie professionnelle par rédaction de langue, dans une logique "opérationnelle", ce que les syndicats avaient jugé "discriminatoire". Ce en quoi la Cour les a suivis.
La direction de RFI imagine donc achever "La procédure dans les prochains jours, avec la séance d'information et de consultation du comité d'entreprise"... un peu comme si il n'y avait pas eu de jugement. Gageons que les demandeurs ne l'entendent pas de cette oreille devant l'autisme dont fait preuve la direction.
Un plan pour les seniors: prendre la porte (volontairement !)
Normalement, le décret du 20 mai 2009 fait obligation pour l’employeur d’établir un accord avant le 1er janvier 2010 déclinant globalement 6 objectifs.
France Télévisions en a choisi 4 en laissant notamment de côté «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » et « anticipation et évolution des carrières professionnelles » pour ne garder que:
- entretenir la motivation des seniors,
- développer les compétences et assurer la transmission des savoirs faire,
- prendre en compte les aspects de sécurité et de santé au travail, notamment dans les métiers à « risques »,
- aménager la fin de carrière des seniors tout en les accompagnant de manière positive et non discriminante dans la seconde partie de leur vie professionnelle.
Pas étonnant que France Télévisions écarte d’emblée « anticipation et évolution des carrières professionnelles » puisque dans son plan de départs soi-disant « volontaires », la seule anticipation que prévoit FTV c’est que les seniors prennent la porte…Quant à «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » comment pourrait-on en recruter puisqu’on a décidé de virer ceux qui ont tout juste passé la cinquantaine?
En fait, les modalités d’obligation de négocier tournent autour de 2 axes, les objectifs énoncés ci-dessus mais aussi un objectif chiffré de maintien des salariés de 55 ans et plus. Concernant France Télévisions, selon les chiffres avancés par la direction, il y aurait actuellement 20,69% de seniors (soit dit en passant certaines officines considèrent les seniors à partir de 45 ans, du reste la loi y fait référence comme tel).
Si la loi dit bien que « maintien des salariés de 55 ans et plus est un objectif », France Télévisions dans son accord prévoit de réduire le chiffre de 20,69% à 15% (voire autour de 10% comme le disent déjà en « off » certains cabinets conseil)sur les prochaines quatre années. France Télévisions ne doit pas bien comprendre ce que « maintien » signifie avec ce pourcentage de 15% qui de facto de 1/4 les 20 et quelques %. Pour couronner le tout, France Télévisions dans le chapitre 4 dudit « accord » a le culot d’inscrire pour les seniors: « maintien d’emploi innovante et dynamique »…Prendre la porte avec 3 fois moins d’indemnités que dans le cadre d’un P.S.E. plan dit de sauvegarde de l’emploi, tu parles d’une innovation et d’une dynamique !!!
Quant à l’accord lui-même, la direction ne l’a remis qu’en fin de semaine dernière pour la première fois aux organisations syndicales…elle ose même le faire figurer dans l’un des points du prochain CCE transitoire comme si il était presque déjà signé! Quel cynisme….Quelle hypocrisie.
Et France Télévisions ose encore mettre en préambule « en cohérence avec ses valeurs et missions de service public et dans un contexte de profonde évolution des dispositions législatives relatives à la retraite et de ses conséquences immédiates sur l’allongement de la durée de l’activité professionnelle, il convient d’engager des échanges sur la gestion de l’emploi des salariés seniors. » Quels échanges ? Quelles discussions ? France Télévisions a annoncé voilà 6 mois un plan de départs massifs de 900 seniors.
Cerise sur le gâteau, on découvre que le soi-disant accord groupe exclut France Télévisions Publicité du périmètre. René Maisonneuve trouvant le moyen d’expliquer que « c’est parce que FTP a eu des entretiens GPEC » (Quel rapport et en plus, les autres société du groupe aussi)…Parlons en du périmètre, on découvre aussi dans l’accord 2 nouvelles « filiales »: France Télévisions Opportunités (FTVO) et France Télévisions Conseil….Et dire que le Chef de l’État avait en tête de réduire les filiales en créant l’entreprise unique ! Eh ! bien le SNPCA-CGC prépare un gros dossier prouvant que le nombre des filiales est quasiment inchangé et que certaines d’entre elles, notamment MFP, voudraient même déroger à l’application obligatoire de conventions collectives étendues comme celle de la Production ! (à suivre)
Philippe Vilamitjana serait il candidat à la présidence de France Télévisions ?
Philippe Vilamitjana, le directeur des programmes de France 5 qui s’est vu refoulé par la « sécurité » (qui ne faisait d’ailleurs que son travail) à la conférence de presse de rentrée de France Télévisions, fin août, faute d’avoir montré patte blanche, briguerait-il le fauteuil de Patrick de Carolis ?
Celui qui n’avait pas, alors le sésame: « le fameux badge rouge » et qui n’a pas été reconnu dans un premier temps avant de rejoindre finalement accompagné par le service de presse de France 5 ses collègues au premier rang, se répand beaucoup entre autres à l’extérieur sur ce qu’il pense de la réforme de France Télévisions.
Demandez donc à Philippe Vilamitjana ou à tous ceux devant qui il s’exprime, comment il la considère ?! Ce qu’il en dit ?! Ce qu’il ferait s’il avait le «pouvoir» d’agir ?! Et comment il voit la suite dans le cadre d’une nouvelle donne ?!
Il ne se trouve pas tous les jours des professionnels assez courageux pour employer un ton, une liberté et une vision différents de la « pensée unique » qui est devenue la seule ligne à France Télévisions et ne souffre aucune critique.
samedi 26 septembre 2009
Patrick de Carolis et Patrice Duhamel souhaitent réaffirmer leur "total et entier soutien à Arlette Chabot".
Suite à l'incident qui s'est produit à New York, le duo Carolis/Duhamel a réaffirmé son soutien total à Arlette Chabot. Ils en ont profité pour préciser "qu'il n'y a jamais eu autant d'émissions politiques sur le service public"...souhaitant ainsi renvoyer dans les cordes quiconque prétendrait le contraire.
C'est donc un nouvel avertissement que lancent les deux hommes...."La télévision, c'est un métier qui est fait par des professionnels. (...) Il est bon qu'on laisse travailler les professionnels", avait déjà souligné P. de Carolis à l'été 2008 sur RTL à l'adresse du chef de l'Etat défendant son "indépendance" avant d'ajouter que "jamais" il ne soumettrait les grilles de programmes à un quelconque visa venu de l'extérieur".
C'est donc une piqûre de rappel que viennent d'inoculer sans ambages Patrick de Carolis et Patrice Duhamel. Que chacun se le tienne pour dit!!!
Et dire que Carolis avait fait le voyage à Nex York avec une trentaine de collaborateurs comme nous le révélions sur ce blog dans notre post intitulé: "France Télévisions est dans le rouge mais Carolis et une trentaine de collaborateurs sont à New York"pour essayer encore et encore de plaider la cause!
Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est raté...Peine perdue d'avoir chanté un peu partout que le mandat s'il devait aller jusqu'à son terme après les élections régionaLes, se passerait sans anicroche!!!
Mais aussi qu'avai-il besoin d'aller à New York Carolis avec toute cette smala? Est-ce que vous croyez que Nonce Paolini, le PDG de TF1, il y était lui avec tout un aéropage histoire en pleine crise de plomber un peu plus les comptes? Bien évidemment, non!




