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dimanche 27 juin 2010

Alexandre Bompard viendrait de négocier son départ d'Europe 1!

Nicolas Canteloup pourrait être fort désappointé. Lui qui indiquait "lier sa présence sur Europe 1 à la rentrée de septembre à celle d'Alexandre Bompard" en déclarant :"Si l'équipe Alexandre Bompard / Marc-Olivier Fogiel reste, je signe pour une nouvelle saison, sans hésitation" pourrait donc bien perdre ce challenge.

Selon plusieurs sources, Alexandre Bompard viendrait de négocier son départ d'Europe 1 !

Si cela est, l'article signé Laurent Mauduit de Médiapart, du 12 Juin 2010, intitulé "Grandes manœuvres autour de France Télévisions" [voir les quelques lignes en bas de post (*)] en serait-il la traduction?

(*) "Pour des raisons de procédure, Nicolas Sarkozy devra désigner avant fin juin le nouveau président de France Télévisions. Le patron d'Europe 1, Alexandre Bompard, qui est l'un de ses proches, est toujours son favori. Si elle se confirme, cette nomination serait choquante. Pour une cascade de raisons: professionnelles, éthiques et surtout démocratiques. Parti pris."

vendredi 25 juin 2010

France Télévisions: Préalable aux Négociations accords collectifs (lu en séance)

Négociations accords collectifs

Préalable des organisations syndicales CFDT, CGC, SNJ auquel s'associe la CFTC.

Les organisations syndicales CFDT, CGC, SNJ entendent de manière préalable poser les principes de l’ouverture d’une négociation loyale sur la refonte des statuts.

En premier lieu, elles rappellent que l’arrêt du 3 juin 2010 a profondément modifié l’état des dispositions conventionnelles applicables dans l’entreprise France Télévisions.

L’article 86 de la loi du 5 mars 2009, tel qu’il a été justement invoqué par elles et validé par la Cour, a rendu applicable à l’ensemble des salariés de France Télévisions dès la fusion, l’ensemble des accords collectifs à l’ensemble des salariés quelque soit leur société d’origine (F2, F3, F4, F5, RFO, FTV, FTVI).

Ainsi, à ce jour l’ensemble des salariés bénéficie de la prorogation des accords collectifs de branche et d’entreprise.

De surcroît, les règles relatives à l’égalité de traitement définies récemment par la Cour de Cassation interdisent toute différenciation statutaire dès lors que les salariés occupent des fonctions de même nature.

Cette règle est renforcée par un arrêt de la Cour d’Appel de Paris (BAYARD PRESSE) qui stipule que les usages de la société d’accueil, outre les usages de sociétés absorbées deviennent applicables sur l’ensemble du périmètre.

Compte-tenu de ces éléments, il est évident que la représentation syndicale ne peut poursuivre les négociations sans avoir un « état des lieux contradictoire » sur l’ensemble des dispositifs salariaux, conventionnels, statutaires et usages applicables sur l’ensemble du périmètre.

C’est sur la base de cet état de lieux que peut s’engager une négociation dans le respect du mandat donné par les salariés, car il est hors de question pour une organisation syndicale représentative d’accepter de négocier sans connaître avec précision ce qui est remis en cause.

A ce titre, les syndicats sont outrés que le 1er article de la dernière version de l’accord de substitution mis sur la table par la Direction, propose une renonciation à l’ensemble des usages, alors même que l’entreprise est incapable de dire ce qu’ils recouvrent.

C’est pourquoi, dans un esprit d’apaisement, la CFDT, la CGC et le SNJ proposent qu’un expert soit désigné conjointement avec la direction pour travailler sur cet état des lieux, afin que chacun sache dans la transparence et contradictoirement ce sur quoi il s’engagera sur l’avenir.

La CFTC a imméditement fait savoir qu'elle s'associait à ce préalable.

mercredi 23 juin 2010

Lisez l'intégralité de l'article de Médiapart (en 3 volets): "Grandes manœuvres autour de France Télévisions"

Grandes manœuvres autour de France Télévisions

12 Juin 2010 Par
Laurent Mauduit

Pour des raisons de procédure, Nicolas Sarkozy devra désigner avant fin juin le nouveau président de France Télévisions. Le patron d'Europe 1, Alexandre Bompard, qui est l'un de ses proches, est toujours son favori. Si elle se confirme, cette nomination serait choquante. Pour une cascade de raisons: professionnelles, éthiques et surtout démocratiques. Parti pris.

Grandes manœuvres autour de France Télévisions : Alain Minc en disgrâce (2ème partie)

Mediapart. 12 Juin 2010 Par

Sur le coup, Nicolas Sarkozy avait donc pris peur des retombées dans l'opinion d'une affaire aussi malencontreusement menée. Il avait donc différé l'annonce prévue. Et dans la foulée, il avait aussi différé d'autres décisions, comme l'éviction, pourtant décidée, d'Anne Lauvergeon de la présidence d'Areva (voir nos articles Areva: la mise à la porte d'Anne Lauvergeon est imminente et L'Elysée veut placer Yazid Sabeg à la présidence d'Areva). Ces cafouillages en cascade ont eu aussi un autre effet collatéral: comme nous l'avons raconté (voir notre article L'astre Alain Minc pâlit à l'Elysée), Alain Minc est alors tombé (provisoirement?) en disgrâce à l'Elysée. Trop visible, trop souvent maladroit, n'apportant plus guère que des ennuis au chef de l'Etat, l'encombrant conseiller a été placé, au moins pour un temps, sur la touche et n'a plus ses entrées à l'Elysée.

Mais visiblement, le nom du futur patron de France Télévisions n'a pas pour autant changé. Car deux mois plus tard, c'est toujours Alexandre Bompard qui est le favori présidentiel pour occuper le poste hautement stratégique de patron du géant français de l'audiovisuel public.

Conformément à la nouvelle procédure qui découle de la loi de mars 2009, cette candidature doit donc être validée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel et les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Mais comme le droit de veto de ces deux commissions ne jouent que s'il recueille les trois cinquièmes des suffrages exprimés, l'affaire est en vérité bouclée: Alexandre Bompard, qui a été conseiller au cabinet de François Fillon, alors ministre du travail, avant de passer à Canal+, et de devenir ensuite patron d'Europe 1 (groupe Lagardère), est maintenant plus que jamais en bonne position pour devenir le patron de France Télévisions. Et si tel est le cas, ce serait choquant, pour toute une série de raisons.

Grandes manœuvres autour de France Télévisions : Les dérives tolérées par Alexandre Bompard (3ème partie)

Mediapart. 12 Juin 2010

La première raison est d'ordre professionnel.
Agé de 37 ans, Alexandre Bompard n'a évidemment pas l'expérience pour présider aux destinées d'un groupe public aussi considérable que France Télévisions – ce qui n'est pas le cas de Rémy Pfimlin, qui a dirigé France 3, sous la présidence de Marc Tessier. Inspecteur des finances, Alexandre Bompard ne s'est longuement intéressé qu'aux seules questions qui occupent ordinairement ses congénères. On lira d'ailleurs avec intérêt le rapport (il peut être téléchargé ici) qu'il a cosigné en septembre 2000 sur «l'Entreprise et l'Hexagone»: on y trouve tous les tropismes auxquels succombent souvent certains des hauts fonctionnaires qui sortent de Bercy – et pas seulement ceux de droite: détestation de l'impôt, des 35 heures, etc. Tout juste Alexandre Bompard peut-il faire valoir qu'il a été de 2004 à 2008 l'un des proches collaborateurs de Bertrand Méheut, le patron de Canal+.

Alors pourquoi Nicolas Sarkozy pourrait-il faire le choix d'Alexandre Bompard, plutôt par exemple que de reconduire Patrick de Carolis, qui est candidat à sa propre succession et qui n'a pas à rougir de son bilan? La réponse coule de source: parce que le choix sera pris sur des critères politiques et non sur des critères professionnels. Parce que Alexandre Bompard est une figure connue de la galaxie sarkozyste et que Patrick de Carolis a été nommé par Jacques Chirac. Ainsi va malheureusement le service public de la télévision: ceux qui sont pressentis pour en dessiner l'avenir ne sont pas ceux qui sont connus pour en défendre les valeurs et les principes.

En douterait-on d'ailleurs, il suffit de faire une plongée dans certains des travers qui affectent Europe 1 – et qui mortifient des journalistes de la station – sous la présidence d'Alexandre Bompard. Car dans une présentation un peu hâtive des choses, certains médias retiennent un bilan très flatteur de son action, aux commandes de la station privée faisant valoir que son audience a remonté. Mais ils omettent au passage de pointer certains comportements, qui y sont tolérés – l'aspect éthique ou déontologique des choses, si l'on peut dire.

Or, ce bilan-là, il faut aussi l'évoquer. Et il n'est guère flatteur. Témoin, cet entretien hallucinant de Stéphane Courbit réalisé mardi 2 mars par l'animateur Marc-Olivier Fogiel au micro de la station. Un entretien qui est un monument de connivence (on peut le retrouver ici dans sa version intégrale ou bien ci-contre). Certes, l'animateur n'en montre rien. Il garde les distances qui conviennent vis-à-vis de son invité, et le vouvoie. Tout juste note-t-il que Stéphane Courbit a été dans le passé le patron d'Endemol France, avant d'ajouter: «Nous avons travaillé d'ailleurs ensemble à cette occasion.» Mais rien de plus.

Les auditeurs d'Europe 1 n'auront donc pas compris que celui qui soumettait (sans la moindre pugnacité) son invité à la question est ami avec lui depuis plus de vingt ans. Mieux que cela! Stéphane Courbit a permis à son très proche ami Marc-Olivier Fogiel de réaliser une formidable plus-value (proche de 40 millions d'euros à notre connaissance, chiffre que minimise l'intéressé), notamment lors du rachat d'une partie de ses parts dans sa société Paf Productions.

Retraites: Résolution du comité directeur CFE-CGC du 23 juin 2010


Retraites: Résolution du comité directeur CFE-CGC du 23 juin 2010

La CFE-CGC est consciente que le dossier retraites doit se traiter en trouvant des réponses liées aux contraintes démographiques et en mettant en oeuvre de nouvelles ressources financières.

Le projet du gouvernement ne pérennise pas le système de retraite par répartition, notamment vis-à-vis des jeunes générations.

Le volet recettes est très largement insuffisant.

La CFE-CGC exige davantage de financements affectés aux retraites, notamment :

En mettant fin aux exonérations de charges patronales qui n'atteignent pas l'objectif fixé ;
En élargissant l'assiette par la mise en place d'une cotisation sociale sur la consommation affectée ;
En triplant la taxation des retraites chapeau et des stocks options;

La CFE-CGC réaffirme que l'emploi reste le coeur du problème :

La CFE-CGC exige l'ouverture immédiate d'une négociation sur les conditions d'emploi et la qualité de vie au travail.

La CFE-CGC demande une vraie prise en compte des seniors dans l'emploi permettant une réelle évolution de carrière et l'accès à la formation jusqu'à la retraite.

La CFE-CGC revendique :


l'instauration d'un bouclier retraite pour arrêter l'érosion des pensions et garantir ainsi un niveau de vie en retraite décent ;


la mise en place d'une véritable égalité salariale entre les femmes et les hommes, assortie de sanctions financières pour les entreprises qui ne respectent pas cette obligation légale ;


l'intégration de l'ensemble des éléments de rémunération des agents des Fonctions publiques pour le calcul de la retraite ;


la prise en compte des années d'études supérieures ;

la reconnaissance des risques psychosociaux comme facteur de pénibilité ;


l'absence de conditions de ressources pour les pensions de réversion et le cumul possible avec un emploi ;


une meilleure prise en compte des polypensionnés ;

le maintien du dispositif des carrières longues.

Si ces conditions ne sont pas réunies, la CFE-CGC ne peut envisager le report de l'âge légal.

La CFE-CGC est fermement opposée à tout allongement de durée de cotisation au-delà des 41,5 annuités prévues par la loi Fillon de 2003.

Le SNPCA-CGC saisit le Tribunal de Première Instance de Wallis afin de faire invalider l’ensemble des candidatures présentées sous le sigle "CSA CGT"

Le SNPCA-CGC saisit le Tribunal de Première Instance de Wallis afin de faire invalider l’ensemble des candidatures présentées sous le sigle « CSA CGT ».

Alors que la direction de France Télévisions tente de faire signer en toute illégalité, le jour même du 1er tour de scrutin à Wallis et Futuna, un avenant ainsi intitulé « AVENANT AU PROTOCOLE D'ACCORD EN VUE DE L'ELECTION AU COMITE CONSULTATIF D’ETABLISSEMENT ET DES OEUVRES SOCIALES ET DE L’ELECTION DES DELEGUES DU PERSONNEL », le SNPCA-CGC saisit le Tribunal de Première Instance de Wallis afin de faire invalider l’ensemble des candidatures présentées sous le sigle « CSA CGT ». (voir le document en bas de post)

La direction a vainement essayé de convoquer les organisations syndicales, le 23 juin 2010 afin selon ses propres termes d’« examiner la situation liée à la mauvaise présentation des bulletins de vote pour les élections du 24 juin 2010 ».

Quelle fumisterie
.

La CFDT, FO et la CGC syndicats confédérés ont bien reçu des « bons à tirer » pour valider leurs listes de candidats.

Une structure présentant des candidats sous le vocable « CSA CGT » dans un courrier signé Tamasano TUKUMULI indique qu’il « présentera le jour du vote une liste imprimée par ses propres soins, ce qui selon lui est parfaitement légal». (voir également le document en bas de post)

La direction imagine dans son avenant au protocole préélectoral, totalement illégal donc, de consacrer le fait que « le vote est maintenu à la station le 24 juin 2010 mais que le dépouillement aura lieu à une autre date pour permettre au personnel absent de la station ou travaillant à Futuna de voter par correspondance ultérieurement. ».

Il va sans dire que cette disposition est totalement contraire à la loi et contrevient également au protocole préélectoral qui a force de loi.

Et de prévoir un dépouillement au 16 juillet auquel le SNPCA-CGC s’oppose formellement et contestera également devant le T.I. Pourquoi pas à Noël ?

De toutes les manières la requête en le contentieux électoral que le SNPCA-CGC dépose devant le Tribunal de première Instance est beaucoup plus large et ne s’arrête pas à de simples noms de candidats.

Tribunal de Première Instance de Wallis qui ne manquera pas de constater que dans la liste des délégués syndicaux susceptibles de signer ce soi-disant avenant, figure Malia Maie D.S. pour le SNJ et candidate sous le vocable « CSA CGT ».

Le SNPCA-CGC ne laissera pas bafouer la loi une fois de plus. Les principes républicains s’appliquent partout et sont les mêmes en Métropole comme dans les DOM et les TOM.

Le SNPCA-CGC appelle les électeurs a bien se déplacer pour voter et à ne surtout pas faire comme si les élections allaient être annulées….ce que demande absolument pas le syndicat au T.I. de prononcer.


mardi 22 juin 2010

44 fois candidat…il ne fait jamais l’affaire !

C’est sans aucun doute le record…détenu par ce journaliste « bi-qualifié » à la Rédaction régionale de France 3 Ouest à Rennes.

A l’origine réalisateur homologué et titulaire, au cours des années 80, Roger se retrouve contraint d’accepter un nouveau positionnement contractuel qui l’amène à devenir JRI Journaliste Reporteur d’Images puis rédacteur.

A la fois « bi-qualifié » (selon les termes de l’accord en vigueur à France 3), autonome et spécialisé dans des domaines de reportages aussi exigeants que – entre autres – celui de la Culture, Roger a postulé, il y a plus de 10 ans, à une mutation vers la Rédaction Nationale à Paris, motivé en 1er lieu par un souci de rapprochement familial, mais aussi aujourd’hui par une légitime ambition professionnelle.

Que ce soit aux postes de rédacteurs ou de JRI qui ont été mis en consultation depuis la fin des années 90, chacune de ses candidatures a été rejetée pour leur préférer la titularisation d’un journaliste pigiste ou CDD, voire la mutation d’un confrère (d’une consoeur), plus jeune.

La dernière paritaire du 2 juin 2010 n’a pas failli à la coutume qui semble bien être devenue la règle : la direction a d’abord annoncé opter pour la mutation d’un autre confrère, avant de se raviser et suivre un autre avis en décidant de l’intégration d’un JRI en CDD.

Et la direction vient nous parler d’égalité des chances et d’évolution de carrière pour les seniors !!! Quelle mascarade.

Le SNPCA-CFE-CGC juge ce 40ème rejet de candidature comme une véritable discrimination à l’encontre de Roger que le syndicat soutient sans réserves ; discrimination qui revêt en réalité plusieurs formes toutes aussi illégales les unes que les autres.

lundi 21 juin 2010

CAROLIS – CHAUVELOT : "FAIRE-PART"

CAROLIS – CHAUVELOT : "FAIRE-PART"

Patrick de Carolis (FTV) et Marc Chauvelot (CGT) ont le plaisir de vous annoncer la renaissance du Comité de Groupe.

Le 14 juin 2010 au matin, le Comité Central d’Entreprise (CCE) de France Télévisions a enfin basculé. Une nouvelle victoire pour les salariés après celle obtenue par les 3 syndicats : SNPCA-CGC, CFDT et SNJ devant la Cour d’Appel de Paris qui a confirmé les délais de survivance des Conventions Collectives, octobre 2012 pour les PTA.

La direction a pourtant tout mis en œuvre pour que le CCE extraordinaire demandé par 11 élus titulaires sur 20, il y a près de deux mois, ne puisse avoir lieu. Elle ne pouvait pas se résoudre à voir se réinstaller une majorité plurielle au CCE (SNPCA- CGC, CFDT, SNJ et SUD) en lieu et place de ses indéfectibles soutiens de la CGT.

Alors, lorsque le vote a eu lieu et que la CGT a perdu le CCE qu’elle « gérait » en totale hégémonie depuis l’été 2009, la direction a forcément été « émue aux larmes ».

Comment ? La CGT qui opère depuis des mois et des mois, une cogestion de l’entreprise avec la direction, allait ne plus être aux commandes !?
Cette CGT là qui en rendant un avis au CCE du 15 décembre 2009 permettait la « réorganisation » de Carolis et sa mise en œuvre au 4 janvier 2010 avec l’accord de méthodologie signé par le duo CGT/FO, elle n’allait plus être en capacité de voler constamment au secours de la direction. Zut !

Quelle guigne pour la direction qui comptait tant faire encore un bout de chemin avec la CGT.

Il ne serait pas dit que la direction en resterait là. Il lui fallait trouver le moyen de contourner l’ensemble des syndicats ayant formé un nouveau bureau au CCE sans la CGT (FO ne pouvant rien pour la CGT dans l’instance puisque n’y ayant aucun élu).

Et c’est là que la direction a imaginé redonner naissance, le 6 juillet 2010, au Comité de groupe.
Ce fameux Comité de groupe dont le Secrétaire n’était autre que Marc Chauvelot issu de la CGT.

Seulement voila :
- "Le Comité de groupe n’a légalement aucun pouvoir, surtout pas celui d’être consulté, selon la loi et selon les dispositions du Code du travail.
- Le Comité de groupe dont le périmètre depuis la disparition juridique des chaînes a été complètement modifié, ne peut en aucun cas se prévaloir aujourd’hui de la composition établie le 23 janvier 2004 par décision de Justice et qui s’imposait à tous (voir le jugement en fin de post), ne serait-ce donc que du simple fait de la disparition des chaînes.

Le Comité de groupe dont France Télévisions disait en septembre 2009 devant le Tribunal d’Instance du 15ème arrondissement qu’« il n’avait plus aucune raison d’exister depuis la loi du 5 mars 2009 ».

France Télévisions qui se référait alors à l’article 87 de la dite loi qui dispose « Dans un délai de deux mois à compter de la fusion-absorption prévue à l'article 86, la société France Télévisions et les organisations syndicales représentatives à son niveau négocient un accord de méthode.
Cet accord détermine l'organisation sociale de la nouvelle structure juridique dans l'attente de la mise en place d'une nouvelle organisation opérationnelle, d'une nouvelle répartition en établissements distincts et de l'élection de nouvelles institutions représentatives du personnel. Il détermine : les modalités de constitution et de mise en place d'un comité central d'entreprise et de transformation des comités centraux et comités d'entreprises ou d'établissements existants ; les conditions de prorogation ou réduction de la durée des mandats des représentants du personnel ; le calendrier des élections des nouvelles institutions représentatives du personnel organisées dans un délai de six mois à compter de la réalisation des transferts. »

Le texte poursuit : « A défaut d'accord dans le délai de deux mois mentionné au premier alinéa, un comité central d'entreprise est constitué au niveau de France Télévisions dans le mois qui suit le constat de l'échec des négociations de l'accord de méthode. [ce qui a été le cas]
L'autorité administrative fixe la répartition des sièges, par comité d'établissement et par collège, au comité central d'entreprise de France Télévisions. » [ce qui a également été le cas puisque le 25 mai 2009, la DDTEFP de Paris, fixait la composition de ce CCE à 40 élus, 20 titulaires et 20 suppléants répartis sur 27 établissements]

La conclusion en était simple : « Dans l'attente de la conclusion de l'accord de méthode, le comité de groupe France Télévisions exerce les attributions d'un comité central d'entreprise. Il est seul compétent au sein de la nouvelle structure, le cas échéant, jusqu'à la constitution du comité central d'entreprise prévue en cas d'échec des négociations »…

Est-il utile de préciser que le CCE ayant été mis en place fin mai 2009, depuis cette date le Comité de groupe est de facto obsolète comme l’a d’ailleurs plaidé France Télévisions devant le TI de Paris 15ème.
Décider de remettre en selle Marc Chauvelot et la CGT par ce tour de passe-passe n’a bien évidemment aucune chance d’aboutir et ne trompe personne. Une leçon s'impose à tout ceci, Carolis est prêt à tout pour essayer de sauver la face...il n'a bien entendu aucune chance d'y arriver avec l'extrême vigilance du SNPCA-CGC qui traque sans répit toutes ces basses manoeuvres.

Dès jeudi, rendez-vous est pris avec l’avocat qui a fait triompher les 3 syndicats appelants : SNPCA-CGC, CFDT et SNJ devant la Cour d’Appel de Paris, pour lui confier le mandat express de déposer plainte à nouveau au Pénal pour entrave. [encore une !]




vendredi 18 juin 2010

Dire que Carolis parle encore d'exemplarité....ça patauge grave à France Télévisions

La direction a remis en séance du CCE le 14 juin 2010 un document appelé : "projet accord d'interessement France Télévisions SA".

La direction a fait pression sur les élus pour qu'il valident ce texte qu'elle présentait pour la première fois, ce jour là et qu'ils découvraient, indiquant "ne pas avoir eu de retour de la Tutelle avant."

Il serait curieux que la Tutelle ait laissé passer, non seulement les nombreuses coquilles du texte mais plus insensé des références à des articles du Code du travail qui n'existent plus depuis 2 ans et un mois.

L'article L.441-3 n'existe plus depuis le 1er mai 2008...cela fait juste 2 ans passés. Dans le Code du travail il est divisé en 4 nouveaux articles: L.3313-2, L.3314-9, L.3312-7 et L3312-1.

Découvrez la page 3 du texte....Dire que Carolis parle encore d'exemplarité....ça patauge grave à France Télévisions!

jeudi 17 juin 2010

Carolis voudrait sauver la face à tout prix et faire croire à une reprise des négociations…en vain !

Carolis voudrait sauver la face à tout prix et faire croire à une reprise des négociations…en vain !

Depuis le 3 juin date à laquelle la cour d’Appel de Paris donné raison aux 3 syndicats appelants, le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ sur le fait que France Télévisions ait bien été adhérente de l’association des employeurs de l’audiovisuel public et de facto, était tenue de respecter les délais de survivance des conventions collectives, entre autres octobre 2012 pour celle des personnels techniques, administratifs et de production, la direction a été contrainte de signer la reconduction de tous accords en vigueur dans le groupe.

Après quasiment 13 mois de « réunionite aigüe » et la présentation du premier document par la direction à la mi janvier 2010 seulement, au début juin, moins de 20 pages sur environ 400 que comptent les conventions et avenants, avaient été abordées.

Malgré cela le tandem CGT/FO qui a signé quasiment tous les accords présentés par la direction depuis plusieurs années, prévoyait de signer un texte dit de « substitution », rebaptisé «transition » par la CGT.

Depuis donc cette claque aux trois acolytes défaits, ces derniers voudraient maintenant faire croire qu’à partir du 16 juin, les négociations reprennent à France Télévisions sur le nouveau texte conventionnel. C’est totalement faux.

La direction ne négocie rien du tout….totalement discréditée, elle n’est plus en mesure de le faire.

Tout juste se contente-t-elle de donner des dates pour d’illusoires signatures d’accords (intéressement, notamment) dont elle prétend qu’ils devraient être conclus avant le 30 juin 2010.
Encore un baratin de plus. Pour mémoire, cette même direction aux abois, a prétendu pendant des mois qu’après le 7 juin, il ne resterait plus rien que le Code du travail, la Convention nationale étendue des journalistes et l’accord France TV SA. Chacun a pu juger du bobard.

Il n’y a donc aucune reprise de négociation contrairement à ce que Jean-François Téaldi pour la CGT et la direction voudraient faire croire.

La direction se contente du reste de reprendre ses habituelles intimidations et son éternel chantage avec un accord sur les Instances Représentatives du Personnel (IRP) dont la date butoir pour y adhérer a déjà été repoussée.

« Si vous ne signez pas cet accord, il n’y aura rien après…nous ne négocierons rien d’autres ». Un argument que seule la CGT fidèle alliée de la direction, semble entendre.

Une fois encore, la CGT se dit prête à signer. Cela n’étonnera personne.

Pourquoi aller signer avec cette direction qui a clairement choisi de privilégier un camp contre une large majorité de syndicats; direction hautaine, méprisante et qui sait bien que dans les jours qui viennent ne sera plus là ?

Signer sur la répartition des IRP que propose la direction, c’est indirectement valider la réorganisation illégale puisque le CCE ne l’ayant jamais validé, ne serait-ce que dans son organigramme, elle ne peut officiellement se mettre en place et encore moins « se poursuivre ».

Pourquoi aller signer avec quoi que ce soit avec ceux qui ont tenté de spolier les salariés et alors même que dans quelques jours, le Président de la République va donner le nom du remplaçant de Carolis ?

Carolis, un bilan calamiteux sur fond de faux satisfecit

Le 15 juin 2010, le CSA publiait sur son site le communiqué suivant: "A la suite de la publication d’une dépêche de l’Agence France Presse relative à la situation de France Télévisions, le Conseil supérieur de l’audiovisuel précise qu’il n’a jamais examiné le document mentionné dans cette dépêche et qu’il ne s’est donc aucunement prononcé sur ce sujet. Ce document ne saurait engager le Conseil."

Le document dont parle le CSA est le soi-disant satisfecit dont la presse a parlé il y a quelques jours et qui n'a donc aucune existence puisque démenti par l'instance.

Le 8 février 2008, nous publiions un post intitulé: "Carolis - Un bilan tout en trompe l’œil…Après lui qui d’autre ? Lui, lui et encore lui" dont voici le lien http://medias-cgc.blogspot.com/2010/02/carolis-un-bilan-tout-en-trompe.html

Comment d'ailleurs le CSA aurait-il pu sortir quelques jours avant la nomination du futur président de France Télévisions par le Chef de l'Etat, un tel document?

Sachant comme le sait bien le CSA qu'en février 2010, le Sénat a lancé une mission de contrôle des comptes de France Télévisions afin de vérifier "l'adéquation du financement de France Télévision à ses moyens".
Que de plus, le Sénat dans un communiqué a réclamé "une transparence accrue sur les obligations du groupe, ses dépenses et les choix qu'il opère tant en matière éditoriale que sur les questions de média global, de ressources humaines ou de gestion financière".

Les membres du CSA, à la lecture de la dépêche AFP concernant donc un texte imaginaire du style "opération d'embellissement pour fin de mandat calamiteuse" avec une bonne dose de "forcer la main à au Président de la République", ont dû avoir les bras qui tombaient.

Cerise sur le gâteau, en octobre 2009, la Cour des comptes a présenté un rapport de 200 pages sur les très nombreuses lacunes, faiblesses et manquements de France Télévisions.

Parmi les phrases assez édifiantes de la Cour des comptes, se trouve celle-ci : "La clarification des objectifs de qualité et des critères de performances de la télévision publique est indispensable, si l’on veut donner au concept de service public télévisuel un contenu spécifique assorti de résultats démontrables, qui sont seuls susceptibles de justifier les coûts de la réforme".

Pour couronner le tout, Carolis lors du C.C.E du 14 juin 2010 qui s'est retrouvé tout seul devant les élus expliquant "j'ai longuement discuté avec le Président de la République, notamment s'agissant de mon bilan..." à la question de Marc Chauvelot sur sa redésignation "Président, êtes-vous confiant ? " a répondu " je ne vois pas pourquoi, je ne le serais pas" l

mardi 15 juin 2010

Le CSA dément avoir donné un quelconque satisfecit à Carolis... Encore une manip?

Lisez l'article paru sur l'express.fr: "Une ode à Carolis signée de l'AFP sème le trouble" paru le 15 juin 2010 par Renaud Revel

La publication par l’AFP d’une dépêche indiquant, document à l’appui, que le CSA dans un bel ensemble aurait accordé un satisfecit au PDG de France Télévisions, suscite depuis ce matin pas mal d’agitation. Cette ode à Patrick de Carolis tombe en effet étrangement à pic, alors que chacun s’attend à voir Nicolas Sarkozy désigner le prochain patron des chaînes publiques! A qui profite la manip’ ? Inutile de dire qu’au CSA la surprise est totale. Car ce qui n’était qu’un document de travail émanant des services du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, où chacun va de son rapport, est devenu, l’espace d’une dépêche de l’Agence France Presse, un avis solennel du CA.

Pas vu, pas lu: les membres de ce collège sont d’autant plus surpris que cette note n’a pas fait l’objet de la moindre délibération et encore moins, d’un quelconque texte approuvé en conclave. Au CSA, on s’interroge sur l’origine de ce qui ressemble à une opération destinée à enjoliver la fin de mandat de l’actuel patron des chaînes publiques. Une initiative mal habile et contre-productive qui intervient sur fond de nouveaux tiraillements entre l’Elysée et Patrick de Carolis, Nicolas Sarkozy s’étant agacé vendredi dernier, devant quelques journalistes conviés à un petit déjeuner, de l’empressement du PDG de France Télés à défendre bec et ongle son bilan et à postuler à un second mandat.


Le chef de l’Etat, qui s’est donné encore quelques jours avant de dévoiler le nom de l’heureux élu, n’a pas non plus digéré la prestation de Carolis sur le plateau du Grand Journal, la semaine passée. Une émission qui a vu l’intéressé répondre par un «Non !» tambourinant à la question, «Nicolas Sarkozy ferait-il un bon directeur des programmes?» Franc et culotté. Mais y avait-il une autre réponse que celle-ci?

lundi 14 juin 2010

NOUVELLE MAJORITÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE DE FTV: POUR EN FINIR AVEC LA STRATÉGIE DE L'ÉCHEC

Lisez le tract de l'iintersyndicale SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et SUD intitulé "NOUVELLE MAJORITÉ AU COMITÉ CENTRAL D’ENTREPRISE - POUR EN FINIR AVEC LA STRATÉGIE DE L'ÉCHEC"

Jusqu’au bout, comme le veulent les salariés, nous avons voulu faire l’unité avec la CGT. Mais les derniers événements ont hélas montré l’incapacité de cette dernière à travailler en intersyndicale : rejet systématique de toutes les propositions d’ouverture des autres syndicats, refus de se joindre au préavis du 4 juin et à ceux qui l’ont précédé, désaccord profond sur le contenu et le déroulement de la renégociation des conventions collectives, attitude hégémonique au Comité Central d’Entreprise etc… Un constat qui nous amène aujourd’hui à constituer un nouveau bureau SNJ CFDT CGC SUD pour cette instance représentative du personnel de France Télévisions.

Bien sûr, ceux qui ont toujours refusé l'unité syndicale vont pousser des cris d'orfraie.

Bien sûr, les mêmes continueront de dénigrer ceux qui ont travaillé ensemble, dans l'entreprise et en justice, pour parer les mauvais coups de la direction, sur la réorganisation de l'entreprise et sur les textes conventionnels.

Bien sûr, face à la décision de l'intersyndicale de prendre en main les destinées du Comité Central d'Entreprise de FTV, la CGT joue la victimisation.

Pourtant, cette décision de changer le bureau du CCE est le résultat logique de l'échec complet de la stratégie de la CGT :
· Aux yeux de la direction, et dans ses écrits, dans les médias, et dans les faits, la CGT est le syndicat « partenaire objectif » qui a facilité la mise en place de l'entreprise unique France Télévisions. En votant un avis, même négatif, le 15 décembre 2009, la CGT a permis à la direction de lancer le rouleau compresseur. En exigeant plus d'informations, comme le proposait l'intersyndicale SNJ CFDT CGC SUD, la direction aurait été obligée de
prolonger les délais de concertation, de tenir davantage compte des intérêts des salariés, et au final de revoir au moins en partie son projet.

· Plus grave encore, la CGT s'est disqualifiée en annonçant qu'elle signerait le 7 juin « l'accord de substitution » à la convention collective des PTA et à l'avenant audiovisuel des Journalistes : Or, ce texte proposé par la direction de FTV était une régression sans précédent pour tous les salariés de France Télévisions. Pourtant, cette volonté de signer avait été rappelée par la CGT dans ses tracts... la veille même de la décision de justice qui reportait les délais de négociation au moins jusqu'en 2011 ! Pour mémoire, la même CGT ne faisait que railler le recours en justice intenté par le SNJ, la CFDT et la CGC sur ces délais de négociation.

Aujourd’hui, pour l’intersyndicale SNJ, CFDT, CGC, SUD, les objectifs du CCE sont clairs :

· L’emploi doit redevenir une priorité du CCE : vrai contrôle du plan de départs volontaires à la retraite et de leurs remplacements, transparence sur les mobilités géographiques et professionnelles. Face au manque criant de moyens humains, la direction doit se montrer responsable et embaucher !

· Partout où la désorganisation détériore les conditions de travail et la santé des salariés, la direction doit rendre des comptes (y compris devant la justice). Or, l’ancien bureau du CCE n’a rien fait en ce sens. La liste des points de blocage ne cesse pourtant de s’allonger : motion de défiance à RFO Malakoff (Agence) et à la rédaction nationale de France 3, restructuration calamiteuse des services administratifs et des antennes, déménagements intempestifs de locaux et de services etc…

· La direction doit expliquer son projet économique sur le Global média, les Web TV et les nouveaux supports : quels impacts sur les métiers, quels emplois, quel financement ? Il est incohérent de renégocier les conventions collectives sans connaître les intentions de la direction sur ces points.

· Le projet TNT outre-mer : quel contenu pour les « Télés Pays », quelles conséquences pour les programmes et pour les emplois ?
Pour mener une politique différente au CCE, dans une nouvelle et large union, il était donc nécessaire de mettre fin à la stratégie de l'échec de l'ancien bureau. Nous voulons des réponses aux questions légitimes de tous les salariés et nous mettrons tout en oeuvre pour les obtenir. Là encore devant la justice s’il le faut.








Le CCE de France Télévisions récupère sa majorité plurielle et va enfin pouvoir fonctionner normalement.

Le CCE de France Télévisions récupère sa majorité plurielle et va enfin pouvoir fonctionner normalement.

Cela faisait des mois que cela durait; la CGT verrouillait tout au Comité Central d’Entreprise de France Télévisions de la façon la plus hégémonique qui soit. Le syndicat avait, entre autres modifié le règlement intérieur à son avantage, pris la présidence de toutes les commissions, imposé son cabinet « conseil » Sécafi Alpha et fait barrage à tout vote ou toute procédure contre la direction et cerise sur le gâteau, avait en rendant un avis le 15 décembre 2009 donné le coup d’envoi à la pseudo réorganisation de Carolis.
Tout cela également rendu possible par l’accord de méthodologie signé par le duo CGT/FO.

Aujourd’hui, la CGT ne pouvant compter au CCE sur le soutien de FO qui ne dispose d’aucun élu dans l’instance, vient enfin d’être mise en minorité après la demande, il y a pourtant près de deux mois, d’un CCE extraordinaire par 11 élus titulaires sur 20.

Petit détail en passant, chacun aura compris, que la direction a tout mis en œuvre pour que ce CCE extraordinaire ne puisse avoir lieu ; alors que pour dégager la précédente majorité plurielle du CCE (SNPCA- CGC, CFDT, SNJ et SUD) et installer ses soutiens de la CGT (pour un long moment, le pensait-elle), elle avait tout bouclé en moins de 3 jours.

Ce 14 juin 2010 au matin, le Comité Central d’Entreprise de France Télévisions a enfin basculé. C’est une nouvelle victoire pour les salariés après celle obtenue par les 3 syndicats : SNPCA-CGC, CFDT et SNJ devant la Cour d’Appel de Paris qui a confirmé les délais de survivance des conventions collectives, octobre 2012 pour les PTA.

Le nouveau bureau est désormais le suivant :

- Secrétaire du CCE: Gilbert Barnabot (CFDT, RFO)
- Secrétaires adjoints: Dominique Dumont (SNJ, France 3) et Salim Larfa (CGC, France 2)
- Trésorier: Salim Larfa (CGC, France 2)
- Trésoriers adjoints: Jean Lemesle Corneille (SUD, France 3), Dominique Ferré (Secrétaire du CE France 5)

Le nouveau bureau a immédiatement fait voter le remplacement du cabinet Sécafi Alpha par le cabinet Sextant. (un élu CGT de France 3 ayant réclamé que l’ordre du jour soit scrupuleusement respecté, ce même élu qui en séance, juste avant, avait demandé à la direction si elle ne souhaitait voter le bureau).

Enfin, s’agissant des commissions, les commissions « économique », « emploi/formation », « logement » et « égalité professionnelle » sont respectivement présidées par le SNJ, SUD, CFDT et CFDT. Les commissions facultatives « nouvelles technologies » et « TNT Outre-Mer » respectivement SNJ et CFDT. Il resterait 4 commissions à pourvoir « Antenne-Global média », « Production/Fabrication et Utilisation des moyens internes », « application du Cahier des charges » et « Intermittents, pigistes, cachetiers, cdd, stagiaires » et une commission qui serait rajoutée « réorganisation ».

Voici la déclaration préalable du nouveau bureau

dimanche 13 juin 2010

Carolis sur le départ a encore le temps de faire du dégât...

Vendredi, alors que le Président de la République recevait quelques journalistes, la nomination imminente du président de France Télévisions a été abordée. Le chef de l'Etat n'a pas apprécié les déclarations de Patrick de Carolis au grand journal de Canal + , s'agissant de la campagne que le sortant mène vainement pour sa reconduction, il a ironisé : « Il voudrait que ce soit héréditaire… Mais ça ne se passe pas comme ça.»

Carolis va donc quitter le groupe France Télévisions dans les jours prochains. En attendant, il a encore le temps de faire du dégât. Il est en train avec sa sa soi-disant "réorganisation", de semer une pagaille sans nom....demandez à n'importe quel salarié s'il soutient le "fonctinnogramme Carolis" et vous verrez...ne lui demandez pas s'il la comprend et/ou la valide, le réponse à près de 95% il y a quelques mois était claire: NON.

Tout était fait, en réalité, pour que lui seul puisse poursuivre la "réforme" face à une situation rendue sciemment confuse. [éternel cliché du "comment se rendre indispensable"!]

Il est clair que la tentative de forcer la main au Chef de l'Etat en le moquant à chaque intervention, n'a aucune chance de marcher. Exit donc Carolis dont on verra par la suite que le bilan n'a rien à voir avec ce qu'il en dit.

Dans le court échange avec les journalistes, Nicolas Sarkozy a également évoqué le cas de Rémy Pflimlin, le patron de Presstalis "Il voit en cet Alsacien, un potentiel futur président d’Arte".

Quant à la date de la désignation du nouvel homme fort de la télévision publique, il se donne encore quelques jours avant de l'annoncer. S'agissant d'Alexandre Bompard dont le nom avait été "lancé" à dessein par certains, particulièrement par E. Beretta du Point.fr en tout premier lieu, il y a un mois et demi environ, si le Chef de l'Etat a simplement indiqué qu'il «avait le profil», il ne s’est pas étendu à son sujet.

Le nom du futur président de France Télévisions pourrait donc bien surprendre et déjouer comme il y a un an, les pronostics de la presse qui n'avait pas donné Jean-luc Hees dans la supposée "short-list" d'alors pour la présidence de Radio France.

Cette soi-disant "short-list" que publiait E. Beretta du Point.fr (encore lui) avec les 3 noms et dont tout le monde parle , pourrait finalement n'avoir jamais été d'actualité!

vendredi 11 juin 2010

Présidence de France Télévisions : La presse aurait-elle la mémoire courte ?

Présidence de France Télévisions : La presse aurait-elle la mémoire courte ?

Ce n’est tout de même pas si vieux que cela ! Le 6 mai 2009, il y a un peu plus d’un an, au cours du traditionnel conseil des ministres, le gouvernement nommait Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, premier groupe radiophonique en France (France Info, France Inter, France Musique, France Culture, etc.) Il succédait à Jean-Paul Cluzel qui n’avait pas été reconduit par Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui et depuis l’article du point.fr où le rédacteur– dans sa boule de cristal surement – ne laissait au chef de l’Etat qu’une « short-list » avec trois possibilités seulement (reprises en cœur par l’ensemble des médias), chacun y va de son pronostic sur l’un de ces 3 noms.

Cela tombe bien d’ailleurs, les paris en ligne sont à présent ouverts, généralisés et légaux.

Et si le chef de l’Etat amoureux de la télévision avait une autre idée en tête !? Les médias ne se souviennent-ils pas que pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, personne dans les semaines qui précédaient, n’avait prédit la nomination par NIicolas Sarkozy de Jean-Luc Hees.

Rappelez-vous, quelques jours avant la décision, Laurent Joffrin était donné en tête de soi-disant la "short-list" de Nicolas Sarkozy pour Radio-France.

Le directeur de la rédaction de Libération figurait, à en croire la presse d’alors, dans « le dernier carré », dans la « short-list », des personnalités pressenties pour remplacer Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France…

devant le PDG de l’INA à l’époque Emmanuel Hoog (maintenant à l’AFP), de l’ancien directeur de France Culture et conseiller de Jean-Paul Cluzel, David Kessler ou encore de l’ancien patron du Monde, Jean-Marie Colombani…etc…(il y en a eu d’autres) ; tout cela était de source sure et l’on n’hésitait pas à ajouter pour tenter d’apporter du « vrai » au propos : « indique-t-on à l’Elysée ».

Tout le monde a vu, quelques jours plus tard, que la soi-disant « short-list » qu’on attribuait à NIicolas Sarkozy n’existait pas et que celui qui n’y figurait pas Jean-Luc Hees, journaliste lui-même issu de la « Maison ronde » était finalement le choix du Chef de l’Etat.

Il se pourrait bien que tous ceux qui lisent dans le marc de café, qui tirent les cartes ou font tourner les tables, aient une surprise une franche surprise et qu’aucun des noms de la dite « short-list » ne soit celui retenu.

Cette désignation sur fond de le pataquès dès avril dernier, ne peut évidemment souffrir aucune critique…c’est bien la logique du Président de la République qui va devoir nommer quelqu’un (redisons-le) qui connaisse le secteur, soit reconnu et apprécié de tous, homme de programmes et d’intuition, avec 2 objectifs premiers : mettre l’entreprise en ordre de marche et négocier loyalement et sérieusement un nouveau statut conventionnel pour tous…tout cela à quelques mois, en 2011, du passage au tout numérique.

« Carolis ferait-il un bon diplomate ?» à cette question, la réponse est « non »...

« Carolis ferait-il un bon diplomate ?» à cette question, la réponse est « non »...

Si l’hypothèse de nommer P. d. Carolis à son départ de France Télévisions en août 2010, ambassadeur de « quelque part » ou de « quelque chose », avait un temps effleuré l’esprit de certains de ses derniers soutiens, il y a fort à penser que sa « sortie » faite au Grand Journal de Canal+ le 8 juin sous les applaudissements, le rende totalement infaisable.

En effet, dans le droit fil de son interview sur RTL en juillet 2008 où il s’en prenait déjà à Nicolas Sarkozy « la télévision, c’est un métier … il est bon qu’on laisse travailler les professionnels », et dont il qualifiait les propos de « faux, stupide, et profondément injuste ». Curieux pour celui qui dès janvier 2008 (annonce par le Président de la république de la suppression de la pub sur la télé publique) écrivait à tous les salariés pour leur indiquer qu’il travaillait main dans la main avec l’actionnaire (donc le chef de l’Etat) depuis 2 ans sur ce projet (2006 début voire fin 2005 donc)

C’est donc le jour même où Carolis annonçait, un peu plus tôt, qu’il souhaitait poursuivre son action à la tête de France Télévisions que leçon fut une nouvelle fois donnée à celui qui, pourtant constitutionnellement, est en charge de désigner le président de France Télévisions comme de Radio France.

Carolis a, de surcroît, cru devoir enfoncer le clou avec un « Quand j'ai vu le président de la République il y a un mois, nous nous sommes parlés clairement. Il a besoin d'entendre certaines choses. »

Certains commentateurs ont dit que Carolis n’utilisait pas la langue de bois, d’autres ont parlé « d’une sorte de défiance envers le président de la République » et même écrit « Carolis défie Nicolas Sarkozy »…voire aussi de « baroud d’honneur»Et si tout simplement, c’était là – pensait-il – le seul moyen de passer pour un martyr ?

Non décidément Carolis ne ferait pas un bon diplomate, tout comme il ne ferait pas un bon directeur des relations sociales, tout comme il ne ferait pas un bon commercial….et la liste des impossibilités s'est considérablement allongé ces dernières années.

En un mot comme en cent, il ne suffit pas de se répandre partout en disant que son bilan est bon (ne le disent-ils pas tous) pour que cela soit vrai.

En l’espèce, l’audience est passée de quelques 42% sous Tessier à quelques 31% au global pendant son mandat (chiffres Médiamétrie):
France 2 tombée à 16,7% de part d'audience en 2009 contre 17,5% en 2008, France 3 a fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et France 5 est restée quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009.

En l’espèce, la « crise identitaire dont souffrait France 2 et la faiblesse des programmes nationaux et régionaux avec une grave érosion de son audience dont souffrait France 3 » PdC n’y a pas remédié, c’est clair.

En l’espèce, Carolis a fait croire que l’entreprise unique serait opérationnelle avant le 7 juin 2010 : foutaise.
Carolis va laisser derrière lui un foutoir irrationnel et sans nom, synonyme de conflits permanents, de stress et de souffrance au travail pour l’ensemble des collaborateurs (façon ORTF puissance 10) dans lequel son successeur devra le plus rapidement qui soit, mettre de l’ordre.

En l’espèce, Carolis qui avait indiqué qu’un nouveau texte conventionnel serait négocié avant le 7 juin 2010 « aucun accord de prorogation n’était juridiquement possible et qu’après le 7 juin, seuls perduraient l’accord FTV SA, la Convention nationale étendue des journalistes et au mieux le Code du travail » a tenté de balader tout le monde mais a été contraint, après la dernière grève massive et l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris obtenu par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ de signer la prorogation des textes au plus tard en octobre 2012.

Ne parlons pas de la vente de la régie qu’il a fait voter à deux reprises en CA avant d’inverser la vapeur, s’opposant ainsi à l’actionnaire, le 13 avril 2010 !

Enfin, le référendum organisé en interne et dont le résultat est édifiant : « 93,4 % des salariés rejettent la réforme Carolis ne s'estimant pas assez informés, selon un sondage mené par six syndicats (Satellifax 29 janvier 2010) » …Aujourd’hui, la proportion de ceux qui considèrent que Carolis a un bon bilan ne serait à l’évidence que le différentiel, soit 6,4%...

Et la liste des multiples constats que l’on voudrait faire oublier avec « un bilan globalement positif » serait trop longue pour ce blog. Et puis, « bilan globalement positif » ça ne fait plus très crédible aujourd’hui.

La conclusion de cette pathétique mise en scène, c’est que le Chef de l’Etat va devoir nommer quelqu’un qui connaisse le secteur, soit reconnu et apprécié de tous, loin des pataquès passés ou éventuels avec 2 objectifs premiers : mettre l’entreprise en ordre de marche et négocier loyalement et sérieusement un nouveau statut conventionnel pour tous…tout cela à quelques mois du passage au tout numérique.

mercredi 9 juin 2010

Carolis, belote, rebelote et dix de der

Belote: Le 2 juillet 2008, Patrick de Carolis au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL, entre 7h50 et 8h, allume extrêmement violemment le président de la République.

"La télévision c'est un métier de professionnel(s)" adresse-t-il à ceux (comprendre à Nicolas Sarkozy ) "qui affirment que la télévision de service publique et ses programmes ressemblent au privé". Il ajoute devant J-M. Aphatie médusé que c'est "faux" "stupide", "injuste".

Rebelote: Le 13 avril 2010, alors que Carolis remonté comme jamais qui avait fait voter par le conseil d’administration de France Télévisions, la vente de la régie publicitaire deux mois avant puis un mois plus tard, à nouveau en CA, l'ouverture de discussions exclusives avec la holding Lov Financière de Stéphane Courbit et Publicis, a mis en échec les représentants de l’Etat lors d'un troisième conseil d’administration de France Télévisions suspendant le vente de la la régie publicitaire, revenant ainsi sur les deux précédents votes.

Dix de der: Hier, le 8 juin 2010, invité du Grand Journal de Canal+, à la question d'Ariane Massenet « Nicolas Sarkozy ferait-il un bon directeur des programmes ? », Carolis répond : « Non »

Puis il ajoute « Quand j'ai vu le président de la République il y a un mois, nous nous sommes parlés clairement. Il a besoin d'entendre certaines choses. Il a besoin qu'on s'exprime clairement devant lui et qu'on soit d'une grande sincérité. Et je pense qu'il faut toujours être sincère » [ notre blog d'hier]

Et Carolis se dit confiant sur l'écoute du Président de la République qui va nommer constitutionnellement le prochain dirigeant de France Télévisions !

Qu'il se rassure P.d. C, le Président de la République le reçoit surement 5 sur 5 depuis juillet 2008 (point de départ donc de la partie de "bras de fer" que le premier a engagé avec le second).

Lisez l'article paru dans "Entreprise et Carrières"


mardi 8 juin 2010

Carolis au Grand Journal, "J’ai vu le Président à sa demande, en avril plus d'une heure"..Nicolas Sarkozy a besoin qu’on lui parle comme je l’ai fait!

Carolis au Grand Journal de Calal + : « J’ai vu le Président à sa demande, en avril pendant une bonne heure, je ne me souviens plus trop de la date….Nicolas Sarkozy a besoin qu’on lui parle comme je l’ai fait »

Rendez-vous compte, le Président de la République aurait demandé à P.d.C. « une note » après cet entretien qu’il a donc eu en tête-à-tête avec lui à sa demande et à qu’il lui a remis vendredi dernier.

Et ce serait par conséquent à la suite de cette franche conversation où Carolis a donc parlé au Président comme il l’entend parce que c’est comme ça qu’il faut faire, que le Président lui aurait demandé de faire une note sur son bilan…comme si le Président de la République ne savait pas ce qui se passait à France Télévisions !

Il est du reste curieux de constater que la presse et le net parlent de la remise "d’une note d'intention stratégique" alors que Carolis évoque "une note sur son bilan" . [sans commentaire]

Il aurait aussi fait savoir au Président de la République qu’il était légitime qu’il se succédât à lui-même à la tête de France Télévisions. Et d’ajouter, à l'occasion de la présentation des programmes d'été de France Télévisions ce matin, "J'ai dit au président de la République que je souhaitais repartir avec une équipe gagnante, c'est-à-dire avec l'équipe actuelle et que je n’avais aucune raison de changer qui que ce soit".

Il a renchéri en expliquant croire à sa reconduction (puisqu’il ne peut pas être candidat dans la mesure où il s’agit d’une nomination) "J'écoute régulièrement la parole du président de la République et il a toujours dit qu'il basait ses décisions sur la culture du résultat…alors" !

Le Président de la République n’aurait donc pas le choix…il devrait renommer celui qui, il y a peu encore, devant le Tribunal Correctionnel de Paris en audience publique affirmait dans ses conclusions: « Il est de notoriété publique que durant l’été 2008, Patrick de Carolis a entamé un bras de fer avec l’Élysée : "Patrick la fronde vs Sarko la menace" (article de Libération du 3 juillet 2008 – pièce n°9)



lundi 7 juin 2010

Carolis n’a plus la main…Il regardait désabusé cet après-midi couler la Seine...

Carolis n’a plus la main…Il regardait désabusé la Seine couler.

Ce 7 juin au soir, Carolis distille à nouveau sa propagande mensongère concernant l’accord signé avec les syndicats concernant la prorogation de tous les accords d’entreprises suite à l’arrêt rendu le 3 juin 2010 de la Cour d’Appel de Paris saisie par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ.

Pathétique signature que Carolis apposait sur ce texte dont le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ont proposé en début d’après-midi la version finale soumise à l'ensemble des syndicats. C’est bien ce texte qui a été signé.

« Je suis content que nous ayons fini par trouver un accord signé par tous les syndicats » a même lancé Carolis devant un parterre de délégués syndicaux qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Il faut quand même oser !!! Se payer ainsi la tête du monde c’est minable.

En signant contraint et forcé les exemplaires de ce texte de prorogation
, (voir le vrai texte en fin de page) Carolis tournait le dos au délégué de la CFDT dont le tract « Au revoir Président » diffusé ce jour lui restait en travers de la gorge, tout en regardant désabusé par la fenêtre couler la Seine.
Et Carolis de tenter vainement de faire croire que cet accord unanime, c’est lui qui l’avait voulu et qu’il s’en félicitait. Non ! Sans rire.

Lui qui, il y a moins d’une semaine écrivait dans ses bulletins internes de Communication au personnel transmis conjointement à la Presse qu’ « aucun accord de prorogation n’était juridiquement possible et qu’après le 7 juin, seuls perduraient l’accord FTV SA, la Convention nationale étendue des journalistes et au mieux le Code du travail ».

Propos repris en cœur par le duo infernal CGT/FO qui chantaient la même chanson pour justifier la signature d’un accord de substitution qui aurait annulé tous les acquis sociaux auxquels pouvait prétendre individuellement chaque collaborateur.

Alors venir dire qu’un texte qui proroge tous les accords d’entreprises, il le souhaitait, c’est franchement prendre les salariés pour des « quiches ».

Ajouter en prime à son fidèle « biographe »: "Nous aurions pu n'appliquer que les dispositions qui permettaient à l'entreprise de fonctionner normalement, mais en laissant de côté les avantages des salariés", c’est bien le comble du cynisme.

D’aller en plus faire croire que ce serait pour offrir « cette sortie de crise à Carolis » et lui « montrer au passage, un signe de soutien », que « dans de telles conditions que les syndicats auraient accepté, raisonnablement [quelle idiotie], de signer à l'unanimité pour le délai du 8 février 2011, alignant ainsi les PTA sur le délai plus court des journalistes », c’est non seulement mensonger mais totalement grotesque.

Le SNPCA-CGC, la CFDT, le SNJ comme la CFTC qui avaient appelé le 4 juin 2010 à une grève générale massivement suivie, n’ont jamais signé aucun texte qui alignerait et réduirait le délai de l’accord sur la survie de l’avenant journaliste. C’est de l’intox pure et du délire pur et simple.

Il suffit de lire le texte applicable en métropole, dans les départements d’outre-mer et à Saint-Pierre et Miquelon qui donnera lieu à un accord d’adaptation dans les territoires d’outre-mer : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna et rien que le texte (pas le petit rajout dû uniquement à la direction sur « l’identification de nombreux points de convergence et le souhait de la direction de préserver la dynamique de négociation »…tout ça c’est du vent et une fallacieuse et médiocre com ) pour en avoir la preuve.
(* voir l'intégralité du texte de la direction qui n'a rien à voir avec celui signé par les syndicats - en bas de post
...une version bidon croyant garder la face et la vraie version qui ne dit pas la même chose)

« Cet accord de prorogation a aussi pour but de tout mettre en œuvre pour conclure de nouvelles dispositions conventionnelles couvrant tous les salariés ».

Il n’y a donc aucune nouvelle date butoir au 8 février 2011 comme voudraient le faire croire certains.

Seul, un rendez-vous "Au plus tard le 10 janvier 2011, pour une rencontre qui aura lieu entre les parties signataires afin de faire un bilan de la négociation et de prendre les mesures qui s’avèreront utiles."

Les élucubrations journalistiques qui voudraient « Qu’en vertu de la décision de la Cour, la situation des journalistes couverte jusqu'au 8 février 2011, tandis que celle des PTA (personnels techniques et administratifs) ne pouvait être réformée avant le 8 octobre 2012, donc dans ces conditions, il serait Impossible d'aboutir à une convention collective commune pour l'ensemble des personnels de France Télévisions désormais rassemblés dans une société unique. » c’est du galimatias de foire sans fondement qu’il faut laisser pour ce qu’il est .

Quant à « l’attente du changement de majorité et l’arrivée de la gauche au pouvoir », qui aurait orienté le choix des signataires, là c’est le pompon. Tout ceci n’est l’œuvre que d’esprits bien torturés à commencer par Téaldi qui trouve le moyen de se poser la question par « medium » interposé.

Enfin, baratiner tout un chacun sur le soi-disant « fait » (une mystification de plus) que « les accords d'entreprise (à France 2, France 3, France 4, France 5...) sont prorogés jusqu'à la date du 8 février 2011, qu’ainsi l'entreprise peut de nouveau fonctionner normalement et que les négociations sur la nouvelle convention collective peuvent reprendre leur cours jusqu'à cette nouvelle date butoir », c’est FAUX, ARCHIFAUX ET LAMENTABLE.

Que le tandem CGT/FO souhaite encore sauver la mise à Carolis complètement discrédité, c’est leur problème mais prétendre que « les syndicats en ne signant aucun texte couraient le risque de perdre des plumes au passage... », c’est malhonnête.





(*) Et voici le texte bidon arrangé et interprèté par la direction qui n'est pas du tout celui qui a été signé par les syndciats :

Les parties signataires, la Direction et les organisations syndicales représentatives, conviennent de proroger jusqu’au 8 février 2011 le délai de survie des accords collectifs d’entreprises et d’établissement en vigueur au sein de France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI mis en cause par la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision.

Cet accord de prorogation a aussi pour but de tout mettre en oeuvre pour conclure de nouvelles dispositions conventionnelles couvrant tous les salariés.


Au plus tard le 10 janvier 2011, une rencontre aura lieu entre les parties signataires afin de faire un bilan de la négociation et de prendre les mesures qui s’avèreront utiles.

Le présent accord s’applique en métropole, dans les départements d’outre-mer et à Saint- Pierre et Miquelon. Il fera l'objet d'accords de transposition simultanément transmis dans les territoires d'outre-mer (Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna) qui sont régis par des textes spécifiques afin d'être soumis à la signature des organisations locales.

Parvenir à un statut social unifié de l’ensemble des personnels de l’entreprise commune reste la priorité absolue de la Direction de France Télévisions qui souhaite poursuivre la négociation à un rythme soutenu, dans le cadre de cette nouvelle échéance du 8 février 2011.

(1) Cette convention sociale, applicable en métropole, dans les départements d’outre-mer et à
Saint-Pierre et Miquelon, donnera lieu à un accord d’adaptation dans les territoires d’outre-mer : Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Wallis et Futuna.


Bidonnage quand tu nous tiens.