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mercredi 26 janvier 2011

Rémy Pflimlin tente de manipuler les salariés de France Télé, en accusant les organisations syndicales de surdité. Indigne d’un PDG.

Rémy Pflimlin tente de manipuler les salariés de France Télé, en accusant les organisations syndicales de surdité...Indigne d’un PDG.

Dans un message de propagande interne surréaliste adressé à l’ensemble des personnels, le PDG de France Télévisions appelle soi-disant les syndicats à «entendre les messages qui remontent des collaborateurs de l’entreprise»; tentant ainsi en pleine période électorale de les faire passer pour de d’archaïques empêcheurs de tourner en rond.

Il s’agit là d’un procédé d’une bassesse et d’une vilénie sans égal.

Et lui, le PDG qui accuse faussement et déloyalement les syndicats de ne pas «entendre les messages qui remontraient des collaborateurs de l’entreprise» (des salades tout ça), «les mises en demeure de l’Inspecteur du travail adressées le 21 décembre 21010 à son DG chargé des RH patrice Papet » les entend-t-il ? (* cette lettre est rendue public en fin de post)

Ce 26 janvier 2011, une partie des membres du CHSCT a été [bourde ou mauvaise manip ?] destinataire d’une mise en demeure de l’Inspecteur du travail adressée donc à Patrice Papet voila plus d’un mois. L’inspecteur du travail conclut sa lettre restée cachée jusqu’à là par : « Merci de m'informer des suites données à ces observations dans un délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier ».

Mais de cela Rémy Pflimlin ne parle pas aux salariésceux dont les syndicats n’entendraient pas les « appels pressant» ! Tout ceci est indigne de quelque responsable que ce soit d’une entreprise publique.

Il convient de mettre en parallèle les écrits inadmissibles diffusés par celui que le chef de l’Etat désignait en remplacement de Carolis il y a seulement 6 mois et les termes sans ambiguïtés de l’Inspecteur du travail qui fixait un délai d’un mois à l’entreprise pour s’exécuter.

1°) Rémy Pflimlin écrit : « Je tiens à attirer l’attention des organisations syndicales sur les conséquences graves d’un nouveau refus de consultation de la part du bureau du CCE sur l’organisation [de France Télévisions] qui est le premier défi de l’entreprise. ».

Rémy Pflimlin d’accuser ensuite les syndicats en faisant parler les salariés : « Faute de faire évoluer rapidement celle-ci, ils [les salariés] parlent de « chronique d’une catastrophe annoncée » et évoquent l’impuissance à faire bouger les choses suffisamment rapidement pour les rassurer [les salariés] et répondre aux enjeux majeurs de France Télévisions ».

Pitoyable technique…les salariés auraient évoqué "la chronique d’une catastrophe annoncée" si un "nouveau refus de consultation de la part du bureau du CCE" devait intervenir.

1° bis ) Qu’écrit l’inspecteur du travail au sujet de « l’organisation » [de France Télévisions] comme le dit Rémy :

« Suite à la réunion du « CHSCT élargi » qui s'est tenue le 7 Décembre 2010 et à la restitution du rapport d'expertise du cabinet CEDAET, il apparaît que la mise en place de la nouvelle organisation de travail consécutive à la réorganisation de la société FTV produit de la souffrance pour beaucoup de salariés de l'entreprise. L'expertise évoque une perte de sens au travail, un appauvrissement des tâches, un sentiment de déclassement, une exclusion des équipes -n'appartenant pas au mangement- des processus de prise de décision.

Les constats de l'expertise ont été confirmés par l'actualité récente du système « ISI-systèmes, réseaux et services », (service support en charge du déploiement des outils informatiques de l'entité FTV fusionnée) ou 2 tentatives de suicides sont intervenues dont au moins une apparaît en partie liée au travail. [l’un des 4 secteurs Rémy Pflimlin veut unilatéralement inscrire à consultation du CCE du 4/02/11, ndlr !]

J'ai également constaté depuis plusieurs mois, au travers de dossiers individuels qui me sont parvenus, que de nombreux salariés se trouvent en situation de perte chronique d'activité (diminution et/ou disparition de tâches), occupent des postes à contours mal définis et peinent à rencontrer un interlocuteur au niveau DRH à même de régler leurs problèmes. »

A l’évidence, l’Inspecteur du travail n’a pas du «entendre les mêmes messages qui remontraient des collaborateurs de l’entreprise» ! Quel empêcheur de tourner de rond….

L’Inspecteur du travail poursuit : « Face à cette situation, et conformément au texte de l'article L.4124-2 7° du code du travail c'est donc bien l'organisation du travail qui doit être revue afin de protéger la santé du personnel. »

Voila probablement pourquoi le courrier de l’Inspecteur du travail, du 21 décembre, non seulement est resté lettre morte mais surtout lettre à ne pas diffuser.

L’Inspecteur du travail enjoignait France Télévisions dans un délai d’un mois maximum de « revoir l'organisation du travail afin de protéger la santé du personnel en fonction de l’article L.4124-2 7° du code du travail ».

Qu’il est « méchant » cet inspecteur du travail d’exiger que France Télévisions revoie son organisation qui viole déjà un des articles du Code du travail….aussi « méchant » que ces « méchants » syndicats qui ont nommé un cabinet d’expertise et surtout ont voté, vu la situation un droit d’alerté sur fond d’entrave !

2°) Rémy Pflimlin écrit également : « J’ai rappelé que la direction avait proposé de procéder par étapes, comme le demandaient certaines organisations syndicales, qu’elle avait accepté de reporter la consultation du CCE pour laisser le temps aux CHSCT (comités hygiène sécurité et conditions de travail) de poursuivre leur analyse, qu’elle a multiplié les réunions de concertation depuis le mois d’octobre 2010, au-delà de ce qui se pratique dans la plupart des entreprises. »

Et d’indiquer « Les salariés des secteurs concernés [lesquels, ceux qui chaque jours craquent, descendent au cabinet médical ou sont en arrêt maladie ?] expriment leur impatience, pour ne pas dire leur désarroi, devant cette incertitude qui se prolonge. D’autant que c’est précisément maintenant que France Télévisions doit être en ordre de marche pour préparer les grilles de rentrée de la saison prochaine, pour faire face au risque du tassement de l’audience et relever - sans délai - le défi du numérique. »

Voila à présent que les salariés « sceptiques, voire inquiets, sur la capacité à les mettre en œuvre dans l’organisation actuelle » parlent à Rémy Pflimlin de leur « désarroi devant cette incertitude [organisationnelle donc] qui se prolonge ».

Autrement dit, selon Rémy, les salariés souffriraient du fait que l’organisation que Patrice Papet qualifiait de « pagaille », il y a quinze jours, dans une interview donnée à « Paris 2 semaines » ne va pas plus vite ?!

2° bis ) Qu’écrit l’inspecteur du travail au sujet de « la souffrance des salariés » [de France Télévisions] mise en avant par le rapport d'expertise du cabinet indépendant CEDAET et de la soi-disant mise en place d’une direction des risques psychosociaux qui y sont liés :

« Tout d'abord les conclusions du rapport sont très alarmantes concernant les phénomènes de souffrance au travail et nécessitent de revoir en profondeur le processus de réorganisation. C'est donc de façon urgente qu'aillait dû être organisée cette réunion et non pas 3 mois après. »

« Vous voudrez bien m'indiquer quelles sont les mesures que vous envisagez pour remédier aux dysfonctionnements organisationnels soulevés par le rapport.

Par ailleurs, je souhaite connaître où en est exactement l'application de l'accord concernant la prévention des risques psychosociaux rendu particulièrement d'actualité de part les faits rappelés plus haut.

Vous voudrez bien m'indiquer notamment:

-si des indicateurs de santé au travail ont été définis et si oui lesquels?

-si la cellule pluridisciplinaire destinée à prévenir les situations individuelles à risque a été mise en place et si oui quel est le résultat de ces premiers travaux.

-si les correspondants risques psychosociaux sont en fonction et si oui, depuis quand et avec quelles remontées?

-si la ligne téléphonique d’écoute psychologique ainsi que la cellule d’écoute et d’accompagnements sont opérationnelles

De nombreux salariés sont en souffrance, il convient d’être particulièrement vigilant sur le « dépistage » de ces situations, le risque est en effet que :

1/ De tels problèmes demeurent connus du seul service et n’ait pas été porté vers le RH de proximité

2/ Les DRH de proximité soit débordés par les demandes. »

Dans ces conditions, les dispositifs d’écoute et la cellule pluridisciplinaire apparaissent essentiels pour réduire les dommages déjà existant occasionnés par la réorganisation.

Enfin dans les aménagements que vous vous apprêtez à porter aux dysfonctionnements existant, j'attire particulièrement votre attention sur la méthode employée. »

Ah, non décidément, ce méchant Inspecteur du travail, il n’est pas franchement cool !

Il ne comprend pas « l’importance de relever - sans délai - le défi du numérique » ? Il ne comprend pas non plus que selon Rémy « certains évoquent l’impuissance à faire bouger les choses suffisamment rapidement pour rassurer les salariés et répondre aux enjeux majeurs de France Télévisions. » ?

Oser écrire au DG chargé des RH à France Télé que « Les problèmes que rencontrent les salariés [qu’il a vus, lui] demeurent connus de leur seul service et ne sont pas été porté vers le RH de proximité et que les DRH de proximité soit débordés par les demandes. »…quand même, il exagère. Il est vraiment très injuste comme le sont ces « méchants » syndicats !

3°) Rémy Pflimlin toujours aussi vindicatif contre ces syndicats qui lui mèneraient la vie dure : « Qu’après avoir demandé à connaître les orientations stratégiques de l’entreprise et une fois en possession de celles-ci, ils n’en ont jamais vraiment débattu » [Débattu de quoi ? les syndicats n’ont reçu qu’un document de 4 pages langue de bois et d’une platitude sans nom qui ne représente ni de près ni de loin, une quelconque stratégie de quoi que ce soit]

Et d’ajouter sans complexe : « Personne n’a le droit de mettre en péril France Télévisions et ses salariés par inertie, par la multiplication de préalables propres à repousser les évolutions indispensables et urgentes. »….et pour couronner le tout « J’en appelle à la responsabilité de chacun en rappelant que es CHSCT seront consultés le 3 février sur les évolutions d’organisation proposées et qu’un CCE extraordinaire a été convoqué le 4 février également en vue de consultation sur les évolutions d’organisation proposées. L’étape suivante du processus d’information/consultation sera consacrée aux évolutions d’organisation des directions supports, fortement sollicitées dans cette période de changement, comme les ressources humaines et l’informatique. »

3° bis ) Qu’écrit l’inspecteur du travail au sujet du rôle des CHSCT et de leur soi-disant consultation ?

« La fixation de ce calendrier pose plusieurs problèmes:

En organisant une réunion d'une commission du CE sur la réorganisation, en marge de la réunion du CHSCT sur les conclusions du rapport CEDAET, vous faites fi des propositions qui pourraient être formulées par cette instance, en dépit même du rôle moteur dévolu par la Loi au comité en matière de prévention des risques professionnels dans l'entreprise (art L4612-3 du code du travail).

En effet, à quoi sert-il de réunir le CHSCT dans le cadre d'une réunion, où la réorganisation est remise en cause en « profondeur » si dans le même temps et avant même de recevoir les propositions de l'institution, vous poursuivez des discussions en commission restreinte sur le sujet ?

-Enfin, la durée initialement consacrée à la discussion du rapport, qui s'étendait avant la demande de prolongation de la séance-exprimée par les élus- sur une demi-journée minorait l'ampleur prévisible des discussions au regard de l'importance du sujet.

Les conclusions du rapport CEDAET sont connues depuis le mois de Septembre or l'information du CHSCT sur ce travail d'expertise est intervenue seulement le 7 Décembre, le même jour qu'une réunion d'une commission du CE portant sur la réorganisation.

Parce qu'elle est conditionne en grande partie les questions de santé au travail, l'organisation du travail nécessite à la fois le respect des salariés et de leurs institutions. Vous voudrez bien dorénavant permettre à vos différents CHSCT d'exercer pleinement leur rôle de prévention des risques professionnels en les plaçant suffisamment en amont de toutes les décisions et discussions touchant aux modifications de l'organisation du travail. »

« Tout d'abord les conclusions du rapport sont très alarmantes concernant les phénomènes de souffrance au travail et nécessitent de revoir en profondeur le processus de réorganisation. C'est donc de façon urgente qu'aillait dû être organisée cette réunion et non pas 3 mois après. »

Ah, non franchement, ce méchant Inspecteur du travail qui va dans le sens des demandes répétées de certains syndicats, il manque vraiment de discernement !

Et dire qu’à la dernière réunion du CHSCT, Maryse l’ex Secrétaire (SNJ) du CHSCT de France 2 réclamait de prendre, le plus logiquement qui soit, rendez-vous avec l’expert comme le suggère aujourd’hui l’Inspecteur du Travail alors que les membres de la cgt bataillaient pour rendre un avis de suite sans même attendre ni le début, ni la fin des travaux dudit expert.

Finalement, il n’y a que la direction et la cgt qui ensemble entendent avec la même oreille, « les nombreux retours des salariés dans le cadre de la phase participative sur la note stratégique de France Télévisions qui révèlent que, si les collaborateurs adhèrent globalement aux orientations qui leur sont proposées, ils s’avèrent sceptiques, voire inquiets, sur la capacité à les mettre en œuvre dans l’organisation actuelle. ».

Personne ne devrait plus croire encore les racontars permanents de ceux qui voudraient faire croire qu’ils seraient nombreux les salariés qui parleraient de leur désir ardent de voir l’organisation actuelle [donc « la pagaille actuelle dont on serait en train de sortir », dixit Patrice Papet] !!!!

Au fait, ces salariés qui parlent soi-disant et sont inquiets de ne pas voir le fonctionogramme de Carolis [ car c’est la seule organisation qu’il y ait pour l’heure] où ils avaient virtuellement leur positionnement se mettre en place, sont-ils ceux qui ont bénéficié en fin d’année d’une « réévaluation salariale » souvent très significative liée à leur positionnement carolisien et restée top secret comme la lettre de l’Inspecteur du travail ?

La direction n’espère quand même pas qu’en fournissant un chiffre global très en baisse, mélangeant pour France 2 les enveloppes mesures paritaires 2010 qui n’ont pas eu lieu avec de celles 2011à venir, elle va passer l’enveloppe du montant de ces « primes salariales » secrètes versées sur le dos des salariés dont les mesures d’avancement et de promotions individuels seront ainsi réduits en peau de chagrin ?!

Le SNPCA-CGC va exiger que soit révélé à tous le montant de ces primes salariales discrètement versées.

Non, Rémy Pflimlin ne peut décemment pas espérer traîner dans la boue les Institutions représentatives du personnel en les accusant faussement de «rester sourds aux messages qui remontent des collaborateurs de l’entreprise» sans réaction et en amont faire le silence absolu sur les mises en demeure de l’Inspection du travail, les rappels à la loi et le délai pour s’y conformer.

Enfin, Rémy Pflimlin ne peut imaginer menacer impunément les Institutions représentatives du personnel en écrivant : « En tout état de cause, la direction prendra ses responsabilités dans l’intérêt de tous et de chacun. Il en va de l’avenir de France Télévisions » au prétexte bidon de « constater l’enlisement du processus du fait de demandes d’informations successives, sans débat sur le fond, ni sur les évolutions proposées. »

La démagogie, le mensonge, la manipulation et la menaces n’ont jamais rien apporté où que ce soit et à qui que ce soit.




jeudi 20 janvier 2011

Tous les signaux sont au rouge, la direction de France Télé refuse de répondre au JDD qui publie une analyse on ne peut plus juste

Dans une analyse on ne peut plus juste de la situation à France Télévisions :"3 suicides et 2 tentatives, une immense détresse humaine, un rapport d'expertise qui rend un rapport accablant de 230 pages, la démotivation totale des salariés, un foutoir sans nom avec la mise en place à marche forcée de cette usine à gaz où personne ne sait plus qui fait quoi, micmac incompréhensible, tous les signaux au rouge..." le Journal Du Dimanche a récemment publié un article édifiant intitulé "Ambiance délétère à France TV"(* voir l'article ci dessous)

Le JDD écrit "Reste que la direction a refusé de répondre à nos questions ..."

Eh! oui le JDD n'a pas plus de chance que les syndicats à France Télévisions....les questions restent constamment sans réponse. Le dialogue social qui n'existait pas avec l'équipe Carolis n'est pas comme beaucoup pouvaient l'espérer réapparu....il est toujours au abonnés absents.

Et quoi, la direction qui trouve le moindre écrit syndical "déplacé dans le contexte" va-t-elle attaquer en diffamation le JDD pour les propos qu'il tient ?

Il y a même des responsables de la nouvelle équipe qui considèrent "les négociations comme les discussions du Café du commerce et ironisent en coulisses: Croyez moi , la buvette on va la fermer"

C'est d'ailleurs face à la surdité de la direction, à l'absence de stratégie propre qu'il faille remettre sur la table sans cesse la cauchemardesque réorganisation Carolis, à la suspicion grandissante d'une entreprise dont la viabilité et l'existence tant financière que fonctionnelle sont de plus en plus sujettes à caution, au plan social sur lequel les syndicats se sont vu demandé leur position sur le sujet, qu'un DROIT D'ALERTE a été voté à la mi décembre en CCE par les élus SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD.

Près d'un mois plus tard, le cabinet SEXTANT mandaté officiellement par le CCE n'a toujours pas reçu le moindre document pour pouvoir démarrer sa mission d'analyse alors que la direction communique à la Presse lui expliquant que ce sont les méchants syndicats qui bloquent la réorganisation. Tu parles, Charles!

Quant aux CHS-CT particulièrement inquiets eux aussi qui n'ont toujours pas rendu d'avis tant que l'expert dont il ont voté la désignation n'aura pas remis ses travaux, la direction fait aussi comme si elle pouvait s'en affranchir et passer outre malgré tous ses discours sur le respect des procédures et celui des IRP....là encore, tu parles, Charles!

La direction, elle fait comme si ce droit d'alerte n'existait pas et dans l'entrave quotidienne, elle revient chaque jour à la charge avec des demandes de CCE extraordinaires (20 ou 25 points à l'ordre du jour!) permettant de mettre enfin en œuvre la réforme Carolis....parce qu'elle n'en a pas d'autre.

Extrêmement curieux du reste alors que Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions dans son interview à "Télé 2 semaines" indique « d’ici la fin du mois de mars, la direction va produire un organigramme par secteurs où seulement 300 personnes sur 11.500 seront concernées" !!!!

A part un PLAN SOCIAL à France Télévisions, un PLAN il y en a un autre ?

Voici l'article du JDD:

"Ambiance délétère à France TV"

Des rédactions en grève, des tentatives de suicide, des salariés déprimés et inquiets pour leur avenir… Il ne fait pas bon travailler à France Télévisions en ce moment. A peine arrivé, Rémy Pflimlin, P-DG du groupe, doit faire face à une situation de crise, générée par la réorganisation du groupe engagée par Patrick de Carolis avant lui. LeJDD.fr a tenté d'en savoir plus.

Rémy Pflimlin

Rémy Pflimlin doit faire face à la vive inquiétude de ses salariés. (Maxppp)

"Aujourd'hui, il y a une grande détresse humaine à France Télévisions, et tous les rapports le prouvent." Un membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHS-CT) du groupe, qui s'est longuement confié au JDD.fr -"surtout ne dites pas mon nom svp…", a répété la source une bonne dizaine de fois…-, est en colère. Très en colère. En moins de quatre mois, deux salariés se sont suicidés*, et deux autres ont tenté de mettre fin à leurs jours. En régions, les grèves se multiplient. Et la situation est loin de s'apaiser. En cause, selon le personnel et les syndicats, la réorganisation du groupe engagée suite à la loi du 7 mars 2009.

Constituée jusque-là d'une quarantaine de sociétés, France Télévisions est désormais une entreprise unique, avec des services unifiés. Première conséquence: "Les gens doivent apprendre à travailler ensemble, alors qu'avant ils étaient en concurrence. Donc tout le monde se regarde en chien de faïence", explique notre source, qui rappelle "le complexe de supériorité de France 2, et d'infériorité de France 3." Difficile dans ces conditions de travailler efficacement, d'autant qu'il y a "beaucoup de doublons, avec des gens qui n'ont pas de missions définies, donc qui ne font rien. Il y a même des coquilles vides dans la hiérarchie! D'où le sentiment de déprime et d'abandon…"

La direction reconnaît "l'existence d'un malaise"

Une sensation accentuée par le fait que "les salariés ont été très peu concertés sur cette grande réforme" et que, pendant des mois "on a vécu au gré des rumeurs, lues ici ou là", confie un autre salarié du groupe au JDD.fr. "On a évidemment dénoncé ce climat à la direction, s'emporte un cadre du syndicat CGC, joint au téléphone. Elle n'a pas réagi. Nous demandons purement et simplement l'abandon de cette réforme 'carolisienne'". Ils devront pourtant faire avec. Reste que la direction - qui a refusé de répondre à nos questions- est sortie de son silence, bien consciente que le mutisme observé par le passé n'était plus tenable.

Suite à la révélation par un blog de la rédaction du Monde des deux tentatives de suicide, le groupe a en effet annoncé la création d'une direction de la prévention des risques du travail. "Une nouvelle fumisterie", raille un journaliste de France 2, toujours sous couvert d'anonymat. Rémy Pflimlin et ses équipes se sont également adressés aux salariés dans un communiqué. Ils y reconnaissent "l'existence d'un malaise" et d'une "inquiétude". "C'est bien la preuve qu'ils ont conscience que tous les signaux sont au rouge", conclut le membre du CHS-CT.

Rémy Pflimlin déçoit les salariés

Comme pour tout déménagement dans une entreprise d'au moins 50 salariés, le CHSCT a été sollicité. "Nous n'avions pas les capacités de faire cet audit, donc on a mandaté un cabinet d'expertise indépendant, qui a rendu un rapport de 230 pages. Ce document est sur la table de la direction. Il est accablant, à tous les niveaux!", assure notre source. "Et il y en a eu cinq avec les mêmes conclusions", enchérit la CGC, qui accuse Patrick de Carolis d'avoir "créé une usine à gaz, que personne ne comprend, avec une seule idée en tête: 'Comme personne ne comprend rien à part moi, il faut me reconduire à la présidence de France Télévisions'." Raté.

Présenté comme un homme de consensus, Rémy Pflimlin, qui connaît bien la boutique, était très attendu. Il déçoit. "Il aurait pu se désolidariser tout de suite de ce micmac incompréhensible lancé par Carolis", avance un journaliste de France 3. "Repartir sur des bases saines, c'était compliqué, mais possible. Il a choisi la facilité", glisse un autre. Et histoire de perdre le peu de crédit qu'il lui restait, Rémy Pflimlin - nommé par le chef de l'Etat , rappelons-le- s'est fendu d'une attaque contre Mediapart digne des Estrosi, Bertrand ou autre Morano. "Ce qu'il a dit sur l'affaire Bettencourt et sur Mediapart, c'est surréaliste. Encore une ou deux boulettes de ce genre et les rédactions vont s'enflammer!, menace notre source du CHSCT. De toute façon, depuis l'affaire du off de France 3, nous avons tous l'intime conviction que Sarkozy veut notre tête…"

*Des enquêtes sont actuellement en cours pour déterminer l'éventuelle responsabilité de France Télévisions dans ces décès.

copyright le JDD

Le dialogue social est en berne à France Télévisions

A l’instar du syndicat SUD qui a saisi la DIRECCTE d’Ille et Vilaine pour contester plusieurs points des protocoles préélectoraux DP et CE tout comme cela a été fait également dans le Sud Ouest, le SNPCA-CFE-CGC a saisi Mr RICOCHON le responsable de la DIRECCTE de Paris compétente, faut-il le répéter, pour France Télévisions dans son ensemble.

Cette saisine est concomitante avec la requête déposée devant le Tribunal d’Instance de Paris 15ème visant à obtenir la reprise du processus électoral donc le report des élections le temps que soit mis un terme aux nombreuses irrégularités constatées.

Pour l’heure la direction ne veut rien entendre alors qu’elle a pourtant informé les salariés par note de service de la suspension du processus le temps que la DIRECCTE statue dans les deux pôles précités.

Il ne suffit pas que le président écrive aux délégués syndicaux «rester attentif au bon fonctionnement des IRP, réaffirmer attachement au dialogue social et à sa pratique dans le respect mutuel des positions de chacun… » pour que cela soit vrai. Ce n’est bien évidemment pas ce qui se passe.

Il ne suffit pas de fixer juste après que l’ensemble des syndicats ait quitté la table des négociations, un nouveau rendez-vous afin de reprendre des négociations comme si rien ne s’était passé, en justifiant du courrier du président pour que les syndicats reviennent.

mercredi 19 janvier 2011

Cécile Lefèvre l'ex égérie de l'équipe DRH façon Maisonneuve quitte France Télévisions pour TV5.

Le 16 décembre 2010, sur ce blog, nous nous inquiétions du sort réservé à Cécile Lefèvre de "égérie" de l'ex équipe DRH mise en place par René Maisonneuve ex futur DGA-DRH parti au pôle emploi mais dont la période d'éssai n'a pas été confirmée.

Depuis quelques jours nous le savons, Cécile Lefèvre part comme DRH sur TV5.

Il convient, dès lors, de donner un conseil aux collègues de TV5 quand même un peu filiale de France Télévisions, c'est de lui acheter dès son arrivée:
- un dictionnaire pour qu'elle y découvre ce que la formule "dialogue social" signifie
- mais également un Code du travail annoté pour qu'elle y découvre qu'en France il y a des règles qui sont faites pour être respectées.

Enfin, pour les collègues de TV5 nous recommandons le petit livre de Stéphane Hessel dont on parle beaucoup aujourd'hui "INDIGNEZ VOUS"...ils auront déjà, rien qu'avec le titre, une bonne idée de ce que les syndicalistes de France Télévisions ont ressenti.

Patricia Boutinard-Rouelle quitte France Télévisions..cela n'empêchera pas le SNPCA-CGC de poser des questions au CCE et suite au droit d’alerte

Patricia Boutinard-Rouelle quitte France Télévisions mais cela n'empêchera pas le SNPCA-CGC poser des questions dans la cadre du droit d’alerte et du CCE.

Et dire qu’il y a encore quelques semaines, on donnait Patricia Boutinard-Rouelle aux commandes tout ce qui était programmes et productions à la direction des programmes de France 2 !

C’est du reste Rémy Pflimlin qui défendait lui-même la candidature de la responsable des documentaires du groupe malgré pourtant de nombreuses oppositions.

Qu’est-ce qui a donc cloché? Dans quelle boîte de prod va-t-elle atterrir ?

Le SNPCA-CGC dans le cadre du droit d’alerte voté par le CCE va transmettre au cabinet Sextant qui en est chargé, toutes une série de questions sur les modes de fonctionnement du « secteur » qu’elle avait en charge ; plus particulièrement les très nombreux contrats passés avec la société de productions « Boréales » dont Frédéric Fougea est le patron.

Frédéric Fougea qui aux côtés de Patricia Boutinard-Rouelle co-animait, justement, il y a peu et comme cela est indiqué sur le site des éditions DIXIT qui l’organisait : une session de leur formation (conventionnée AFDAS - formation professionnelle- facturée par participant près de 3.000€ TTC) intitulée « Le documentaire dans tous ses états ».

Le SNPCA-CGC va entre autre demander quels rapports existent entre Patricia Boutinard-Rouelle, Directrice des magazines et des documentaires de France 2 et Frédéric Fougea, auteur, producteur, dirigeant de la société BOREALES (c’est comme cela qu’ils sont présentés sur le site) qui distillent cette formation.

Il est clair et les textes le rappellent bien, que le poste qu’occupait l’ex de l’équipe Duhamel nommée en janvier 2010 à France Télévisions : Directrice de l’unité de programmes et documentaires, ne pouvait souffrir aucune suspicion notamment celle de privilégier tel ou tel producteur.

L’exigence d’indépendance mais surtout le devoir d’exemplarité requis par ce genre de responsabilités sont bien évidemment fondamentaux à leur exercice.

Combien de fois tel ou tel journaliste des médias n’a-t-il mis en avant le fait que telle ou tel dirigeant avait des relations avec ici une boîte de production, qu’il y ait des parts ou qu’il y ait un proche, ou bien encore qu’il la privilégie anormalement?

Pour que quelque donneur d’ordre que ce soit, le comportement se doit d'être irréprochable ?

C’est dans cet esprit déontologique et éthique que le SNPCA-CGC va donc exiger de connaître combien de co-productions ont été engagées et signées par Patricia Boutinard-Rouelle ès qualité avec la société de production de son co-animateur de stages : « BOREALES » ?

C’est également dans ce même esprit et surtout dans la cadre du droit d’alerte que le SNPCA-CGC va également demander quels montants de « co-productions » global sur les 5 dernières années (année par année) ont été signés avec la société BOREALES lorsque Patricia Boutinard-Rouelle était aux responsabilités ?

Le SNPCA-CGC va, de plus, demander la liste de ces « émissions » et la facturation totale pour chacune d’elles avec un point de comparaison concernant des produits similaires et leur coût.

vendredi 14 janvier 2011

Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions qualifie à juste titre la situation de « pagaille».

Patrice Papet DG délégué en charge de la DRH à France Télévisions qualifie la situation de « pagaille».

Il était temps qu’un dirigeant de France Télévisions utilise le bon mot «pagaille» devant l’ampleur du souk que subissent au quotidien les salariés.

Seulement voila, si le mot est juste « pagaille» et que sa définition «grand désordre» colle parfaitement à ce qui se passe depuis que la seule cgt a rendu, fin 2009, un avis permettant à Carolis de tenter d’imposer sa réorganisation ubuesque, le diagnostic et le remède auxquels se livre Patrice Papet sont à dix mille lieues de la réalité.

Lorsque Patrice Papet , dans l’entretien qu’il donné à une journaliste de « Télé 2 semaines », affirme: « La pagaille, on est en train d’en sortir »; ceci n’est rien d’autre que de l’auto persuasion.

La pagaille à France Télévisions, elle est bien là et rien n’indique qu'« on est en train d’en sortir », tout au contraire.

Depuis la validation, là encore par la cgt, du "fonctionogramme", il n’y a effectivement plus aucun repères.

Il ne suffit pas comme le dit Patrice Papet de le reconnaître : « Nous n’avons jamais nié qu’il y avait un problème lié aux pertes des repères des salariés » pour laisser croire que le cyclone est passé.

Non, les collaborateurs de France Télévisions sont en plein dans l’œil du cyclone et cela risque de souffler encore plus fort à la sortie. Là encore, il ne suffit pas de déclarer que « seules 300 personnes seront concernées par des changements effectifs avant fin mars » pour que cela soit. Jamais les élus du CCE ou encore les organisations syndicales n’ont été informé de ces « 300 personnes seulement à être concernées » !

D’où sort ce chiffre de 300 ? Quant au 11.000 et quelques autres salariés, il faut donc supposer que leurs postes ne bougeront pas !

D’ailleurs s’agissant des 3 suicides et 2 tentatives à France Télévisions, là encore ne pas nier « les pertes des repères des salariés » pour juste après indiquer qu’il n’existe « pas de malaise social à FTV mais le reste d’un peu d’inquiétude les salariés », c’est évidemment paradoxal et de nature à faire perdre tout crédit au propos.

Cerise sur la gâteau, lorsque qu’en plus, le diagnostic avancé est « l’urgence qu’il y a à redonner des repères avec un projet d’entreprise pour renforcer l'identité des chaînes », la question se pose : Pourquoi alors, la direction a-t-elle voulu valider des pans entiers du dispositif Carolis soutenu par la cgt particulièrement dans des secteurs comme le secteur informatique où le malaise était l’un des plus profonds ?

Tout cela est d’autant plus insensé que juste avant et comme si le terme « pagaille» ne suffisait pas, la direction par la bouche de son DG délégué enfonce le clou en précisant qu’« Il y a effectivement un vrai flou organisationnel » !

Face à un tel contexte anxiogène et de souffrance des salariés (bien au-delà d’un reste d’inquiétudes [dixi] ) de « perte des repères, de véritable flou organisationnel et de la soi-disant sortie de pagaille » comment la direction peut-elle sérieusement prétendre que « d’ici la fin du mois de mars elle va produire un organigramme par secteurs où seulement 300 personnes sur 11.500 seront concernées avec 2 urgences : « réorganiser l’information et redonner des repères avec un projet d’entreprise renforçant l’identité des chaînes » ?

Cela fait des mois que les élus majoritaires au CCE : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ et SUD ont demandé que leur soit communiqué ce « projet d’entreprise renforçant l’identité des chaîne et l’organigramme qui va avec » ! C’est entre autres en l’absence de ces documents que la direction assure de mois en mois qu’elle va les donner sans jamais le faire, que le CCE a voté un droit d’alerte, en décembre 2010 ( un an presque jour pour jour après le passeport délivré à Carolis par la cgt).

Si pour le SNPCA-CGC, les constats employés par le DG délgué « pagaille et flou organisationnel et de la soi-disant sortie de pagaille » sont tout à fait idoines, la proche sortie de crise que prévoie la direction est loin de convaincre…..et cela sans compter ce PLAN SOCIAL dont elle parle aux syndicats depuis plusieurs jours en leur demandant leur position à ce sujet !!!!!

L'année 2011 devrait donc être mouvementée et le SNPCA-CGC avec ses partenaires se tient prêt à s'opposer à une " cette stratégie que prévoit l'entreprise : externalisation à outrance pour dégonfler la masse salariale sur fond de pagaille généralisée"

jeudi 13 janvier 2011

Un Tribunal d’Instance suspend le processus électoral dans le Sud Ouest; à Paris le SNPCA-CGC dépose une requête pour annulation des protocoles à FTV

Selon nos informations, un Tribunal d’Instance suspend le processus électoral dans le Sud Ouest; ce 13 janvier 2010, le SNPCA-CGC dépose ce jour une requête pour devant le T.I. de Paris 15ème visant à l’annulation des protocoles électoraux et la reprise du processus électoral à France Télévisions.

La direction qui visiblement vante devant les média l’importance du dialogue social, ne veut pas en entendre parler en interne et choisit de mener des « actions » plus entachées d’irrégularités les unes que les autres.

La direction n’a en réalité que faire des discussions avec les organisations syndicales.

Dernier exemple en date, la direction leur écrit s’agissant des élections pour les représentants des salariés au Conseil d’Administration qui sont en cours, pour leur demander de réfléchir à des propositions destinées à corriger les erreurs du scrutin qui s’accumulent!

Malgré les demandes légitimes du SNPCA-CGC, de la CFDT, du SNJ ou encore de SUD concernant les prochaines élections des délégués du personnel et des représentants du personnel au C.E., la direction va au pas de charge et réplique « si cela ne vous convient pas , vous n’avez qu’à saisir les tribunaux ».

La direction ne laisse finalement guère d’alternative au SNPCA-CGC que de saisir la Justice compétente pour être entendue. Cela est navrant…On se croirait revenu au dernier semestre 2010.

Le SNPCA-CGC lui demande entre autres :

- d’annuler les divers protocoles préélectoraux initiés dans l’ensemble des « structures » de France Télévisions (La direction ayant décidé de ne pas les transmettre aux instances administratives du travail).

En l’occurrence, il semble bien que la cgt les ait tous signés partout (quasiment seule d’ailleurs)…

Cela ne surprendra personne car qu’il s’agisse de quelque document que ce soit, la cgt les signe avec cette direction comme elle les signait avec la précédente avec autant d’empressement.

Cela dit sans la transmission de ces documents, ni le SNPCA-CGC, ni la CFDT, ni le SNJ ni SUD, ne peuvent émettre la moindre réserve SUR que ce soit ou bien saisir l’inspection du travail ou la Justice pour les contester, ne serait-ce que sur les conditions impératives d’unanimité !

C’est dans un tel contexte que le SNPCA-CGC est contraint de demander également au T.I. d’ordonner la reprise du processus électoral au niveau de l’entreprise France Télévisions autour de la négociation de deux textes : un protocole préélectoral pour l’élection des délégués du personnel et un autre protocole préélectoral pour l’élection des représentants du personnel au C.E. et de constater aussi que le calendrier unilatéral que la direction impose est de facto caduc.