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mardi 24 avril 2012

500.000€…800.000€…1Million d’euros, Combien Pflimlin a-t-il accepté de verser pour rien?


500.000€…800.000€…1Million d’euros, Combien Pflimlin a-t-il accepté de verser pour rien?

« Le Canard enchaîné » du 26 mars 2012 révélait que France Télévisions avait versé  un demi-million d’euros de l’argent public à un producteur en dédommagement d’une émission qui ne verra jamais le jour !!!! (*)

Et pas n’importe quel producteur, non ! Il s’agit de Jacques Kirsner (Jem Productions) qui vient de produire : "Les Nouveaux Chiens de garde", documentaire "pamphlet contre la connivence entre les médias et les puissances d'argent…"

"Dénoncer la connivence entre les puissances d'argent et les médias " et recevoir en plus des centaines de milliers d’euros en dédommagement d’un projet qui n’aura jamais lieu, il faut quand même oser !!!

Rappel de l’article du « Canard enchaîné »: « France 3 ne s’en est pas vantée, mais elle a payée très cher l’annulation du projet de série « Cuba Rumba » commandée à Jacques Kirsner (Jem Productions) dont les huit épisodes devaient être tournés à Cuba cette année.
Moyennement emballé (et par souci d’économies…) [chacun pourra apprécier ici, toute l’ironie du Canard !], le nouveau directeur des programmes Thierry Langlois, avait mis fin à l’aventure cet automne. Laquelle s’est soldée par un coquet dédommagement pour Kirsner : 500.00 euros avant même de sortir une caméra.
Au service financier de France 3, c’est la salsa ! »



 
 
Il semble que la somme demandée en dédommagement était initialement de 1million d’euros…qu’au plus haut niveau, le feu vert aurait été donné pour 800.000€ et que pour l’heure 500.000€ aient déjà été versés comme l’indique « Le Canard enchaîné » du 26 mars 2012.
  
Selon Thierry Langlois, ce genre de dédommagement ne serait pas « exceptionnel » !!! Il ne serait pas rare de signer pour France Télévisions des « protocoles négociés » avec certains producteurs visant à « régler par avance » tout éventuel contentieux ou différend !

Autrement dit, vous allez voir France Télévisions avec un « projet » sans encore avoir écrit quoi que ce soit…vous signez un « protocole négocié » au cas où et un an après, sans avoir vraiment « avancé », vous empochez un demi-million d’euros au bas mot pour annulation !!!! 

Seulement voila, ce genre de dédommagement lié à la signature de « protocoles négociés »  que Thierry Langlois ne juge pas « exceptionnel », le serait bien dans son montant…A en croire l’intéressé et son entourage, en règle générale, ce ne sont pas plus de 20.000€ qui sont l’usage !!!

Nous verrons ce qu’en pense la Justice ; dans le cadre de l’enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) menée par le Parquet de Paris suite à la plainte pour « favoritisme et prise illégale d'intérêts » déposée par la CGC. (LLA nº1506) au regard de l’article du « Canard enchaîné », nous ne manquerons pas de transmettre les éléments nécessaires afin de poser des questions sur l’attribution de ce demi million d’euros.

Enfin, comme il convient de toujours garder le meilleur pour la fin, ce « producteur atypique, rebelle râleur » (dixit Libé) qui "dénonce la connivence entre les puissances d'argent et les médias", donnait le 22 février 2012, une interview-plaidoyer pour Pflimlin (voir en fin de post) à « Ecran total » intitulée: "Le PDG de France Télévisions doit rester en place pour dix ans". (voir l’article intégral)

Alors qu’il y a peu, Jacques Kirsner dans un article de Libération signé Philippe Kieffer : «Le président de France Télévision a les pouvoirs... d'un potentat» déplorait « la dérive du service public », le voila à présent qu’il encense Pflimlin qu’il qualifiait ès qualité de « tyran »  et qu’il demande son maintien à la tête de la télé publique pour 10 ans ! Il faut le faire.

Voila ce que déclare à « Ecran Total », Jacques Kirsner qui a produit l'adaptation de deux textes de Nicolas Sarkozy (un livre sur Georges Mandel, un scénario sur le maréchal Leclerc), mais qui déclare pourtant que « Sarkozy n'est pas son copain ».

A la question du journaliste d’ «Ecran Total » : « Comment jugez-vous la politique de Rémy Pflimlin ? » voila, entre autres, ce que répond Jacques Kirsner :

« D’abord, il faut le féliciter d’avoir détricoté un système centralisé qui mettait en danger la liberté de création. C’est un acquis. Par ailleurs, il reste bien des problèmes çà résoudre. Je vais prendre deux exemples extrêmes. D’un côté, il y a France 5, une chaîne d’exception, de modernité en phase avec le siècle. Vous entrez à France 5 et vous sentez vivre la chaîne. Le personnel en est fier et aime ce qu’il fait. C’est la meilleure chaîne de l’audiovisuel français. Et, à l’autre extrémité, il y a France 4 : une catastrophe, une vulgarité qui, parfois frôle le racisme, avec des blagues de troisième mi-temps. Je caricature à peine. Ce devrait être une chaine de la jeunesse républicaine des banlieues alors que c’est une poubelle. L’excellence d’un côté, le pire de l’autre. Ce sont les contradictions et les défis du groupe...
Sans passer toutes les chaînes au crible, je remarque seulement une tendance lourde: l’apparition de plus en plus fréquente aux postes de responsabilités, notamment des programmes qui étaient détenus auparavant par des saltimbanques, de gens issus des écoles de gestion et de commerce. Les comptables et les commerciaux ont des qualités mais les programmes en exigent d’autres… »



Qu'est-ce qui a bien pu faire changer d'avis Jacques Kisner pour passer "d'un président de France Télévision ayant les pouvoirs d'un potentat responsable de la dérive du service public " à  "son maintien en place à la tête de France Télévisions pour dix ans" ?

Jacques Kirsner déclare à Ecran Total: "Le PDG de France Télévisions doit rester en place pour dix ans".


Interview publiée le 22 février 2012 par « Ecran total » où Jacques Kirsner déclare: "Le PDG de France Télévisions doit rester en place pour dix ans".

Ecran total : "Les Nouveaux Chiens de garde ", documentaire que vous avez est un pamphlet cantre la connivence entre les médias et les puissances d'argent, et contre la pensée unique. Sorti sur moins de 50 copies, ses entrées sont restées stables pendant trois semaines. Il va sans doute réaliser 150.000 entrées, voire plus. C'est ce qu'on appelle un succès.
 
Jacques Kirsner : Le travail du distributeur est formidable. D'autant que les grands circuits, Gaumont-Pathé, UGC et MK2, l’ont refusé. UGC a refusé de le projeter aux Halles et MK2 à Beaubourg…

E.T. : Selon vous, sont-ils passés du côté du potentiel du film ou est-ce un acte volontaire ?

J.K : Je n’ai pas les éléments pour parler de censure mais je constate. Et Canal + n’a pas préfinancé.

E.T. : Ils préfinancent à peine la moitié des films produits…
J.K : Maintenant que le film est sorti et qu’il marche, ils ne l’achètent pas non plus. Ils ne me font même pas une proposition. Cela pose la question du monopole de Canal + sur la télévision payante, un monopole dangereux, insupportable. C’est un problème grave, et ce sera aux socialistes, s’ils gagnent de le traiter. Je croyais que l’on avait fait un pas en avant définitif vers la liberté d’expression. Je constate que ce n’est pas le cas. Il y a trois ans, Canal + m’avait dit ne pouvoir préfinancer un projet qui mettait en cause un de ses actionnaires le groupe Lagardère. Mais, ils m’avaient dit : produisez-le et on l’achètera. Il est sur les écrans, c’est un succès, et on en est au même point.

E.T. : Il y a Orange Cinéma Séries…

J.K : Même refus de leur part et une politique éditoriale qui semble étrangement en symbiose avec celle de Canal +.

E.T. : Vous êtes aussi un producteur de fictions et de documentaires. Vous travaillez surtout avec le service public. Nombre de producteurs critiquent France Télévisions. Quel est votre point de vue ?

J.K : Il faut faire très attention à la mode qui consiste à tirer sur les dirigeants de France Télévisions. Pas un mot sur les chaînes commerciales ou Canal +. Selon moi le prochain président de la République doit prendre l’engagement de la stabilité du service publique. Je comprends que l’on change la loi sur l’audiovisuel, mais cela n’implique pas que l’on change le PDG de France Télévisions. Seule la stabilité permet de concevoir et de mettre en œuvre une politique. Cette stabilité suppose deux mandats, soit dix ans pour le PDG. Être partisan de cette stabilité n’implique aucun conservatisme. Au contraire, c’est la condition d’un vrai changement. Je dis ça alors que j’ai des échanges souvent animé avec Rémy Pflimlin. Mais c’est la vie, il faut distinguer l’essentiel de l’accessoire.

E.T. : Comment jugez-vous sa politique ?

J.K : D’abord, il faut le féliciter d’avoir détricoté un système centralisé qui mettait en danger la liberté de création. C’est un acquis. Par ailleurs, il reste bien des problèmes çà résoudre. Je vais prendre deux exemples extrêmes. D’un côté, il y a France 5, une chaîne d’exception, de modernité en phase avec le siècle. Vous entrez à France 5 et vous sentez vivre la chaîne. Le personnel en est fier et aime ce qu’il fait. C’est la meilleure chaîne de l’audiovisuel français. Et, à l’autre extrémité, il y a France 4 : une catastrophe, une vulgarité qui, parfois frôle le racisme, avec des blagues de troisième mi-temps. Je caricature à peine. Ce devrait être une chaine de la jeunesse républicaine des banlieues alors que c’est une poubelle. L’excellence d’un côté, le pire de l’autre. Ce sont les contradictions et les défis du groupe.

E.T. : Et France 2 et France 3 ?

J.K : Je ne vais pas passer toutes les chaînes au crible. Je remarque seulement une tendance lourde : l’apparition de plus en plus fréquente aux postes de responsabilités, notamment des programmes qui étaient détenus auparavant par des saltimbanques, de gens issus des écoles de gestion et de commerce. Les comptables et les commerciaux ont des qualités. Mais les programmes en exigent d’autres. Cela me conduit à m’interroger. France Télévisions n’a-t-il pas un champ d’action trop vaste. Qui trop embrasse, mal étreint. Qui peut diriger cinq chaîne démultipliées par le numérique ? Le prochain gouvernement devrait impérativement engager une réflexion sur le service public, une réflexion qui débouche sure des propositions concrètes dont on tient compte. Et plutôt que les éternels états généraux, toujours revendiqués et jamais convoqués, le prochain gouvernement pourrait songer à organiser des journées de la création, de l’orientation du service public. Arte pourrait d’ailleurs s’y associer.

E.T. : Vous allez produire pour le cinéma un film sur Louis-Ferdinand Céline. C’est un personnage véritablement odieux.

J.K : C’est un monstrueux génie. Le scénario est d’Emmanuel Bourdieux et Marcia Romano. Nous travaillons sur le casting. Ce film raconte la période où Céline s’est réfugié au Danemark. Un universitaire juif américain vient alors à sa rencontre. Le metteur en scène Christophe Blanc termine, également pour le cinéma, l’adaptation de l’Arme à gauche. Enfin, nous allons débuter pour France 3, le tournage de Clémenceau interprété par Michel Duchaussoy. Il sera réalisé par Olivier Guignard sur un scénario que j’ai écrit avec Serge Berstein.

lundi 23 avril 2012

Pflimlin, INTOUCHABLE !…il admoneste et prévient, il continuera même si Hollande est Président.

Pflimlin,  INTOUCHABLE !…il admoneste et prévient, il continuera même si Hollande est Président.

"Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, je continuerai avec le soutien et la confiance de l’Etat, à moderniser France Télévisions"....a déclaré Pflimlin dans une interview au quotidien « Le Monde », veille du premier tour de l’élection présidentielle.
Rémy Pflimlin nommé à la tête de France Télévisions par Nicolas Sarkozy affirme dans l'entretien dont il se vante en interne, qu’il ne changera rien si François Hollande devient Président de la RépubliqueA bon entendeur, salut !

Voila donc François Hollande prévenu…Il ne devrait pas être surpris de ce type de déclaration ! Chacun se souvient qu’il avait déjà déclaré ne rien devoir à Nicolas Sarkozy, le 26 janvier 2012 au Figaro, en réponse à la question du journaliste sur les conditions de nomination des présidents de l’audiovisuel public: « Je tire ma légitimité de mon parcours personnel. Mes compétences ont pu être vérifiées par tous puisque j’ai été auditionné par le CSA, l’Assemblée nationale et le Sénat. Toutes ces auditions, qui ont à chaque fois duré 2 heures, ont été filmées en direct. Je ne connais pas beaucoup de chefs d’entreprise dont la nomination est précédée d’une telle transparence.»

Ce qui vaut pour Nicolas Sarkozy vaut pour François Hollande…Pflimlin est au dessus de la mêlée


«-  l’audience de France 2 qui se redresse…
-  la réforme de France Télévisions [désorganisation sans égal serait plus juste] qui bénéficie d’une aide de l’État et qui “avance bien” pour tendre vers une entreprise commune prévue pour fin 2013 avec la finalisation des rapprochements entre services et supports du groupe…
-  la rationalisation des moyens qui permettra de dégager des ressources
-  France 4, la petite chaîne de la TNT gratuite pour les jeunes (un public compris entre 20 et 30 ans) dont Nos concurrents sont gênés par le succès
-  La télévision connectée [l’avenir de la télévision selon lui] avec sa plateforme info sur la toile et sa télévision de rattrapage qui sont une priorité… etc… »

Chacun aura pu constater que Pflimlin évite soigneusement de parler du budget…et pour cause ! Du fait également qu’il aimerait sortir les comptes de l’année 2011 « pas loin de l’équilibre » sans savoir d’ailleurs si les commissaires aux comptes les certifieront sans réserve (comme ils ont menacé de le faire) mais où il est possible que la perte d’exploitation du groupe en 2011 soit finalement plus de 2 fois supérieure à celle prévue dans le budget !

 -16M€ sur les recettes publicitaires à proprement parler et -3M€ sur les parrainages (quasiment -20 M€) sur les 425 millions de recettes publicitaires qu’il a fait voter au budget par les administrateurs, le 5 janvier 2012 et dont Martine Martinel, la députée rapporteure au budget écrit dans l’avis n°3806 de l’Assemblée Nationale :
« En tout état de cause, la prévision de recettes publicitaires apparaît manifestement insincère, constatant au passage que la régie publicitaire de France Télévisions n’a pas été consultée sur les prévisions de recettes publicitaires, contrairement à l’usage, comme le lui a indiqué M. Philippe Santini, directeur général de ladite régie. »

Il faut quand même oser !!! 

Non content de se déclarer indéboulonnable, Pflimlin admoneste maintenant: "Je souhaite être fixé dès 2013 concernant la suppression de la publicité à partir de 2016 car la décision qui sera prise aura des répercussions importantes en matière de financement du groupe".

Avant même la  journée d'investiture du Président de la République (habituellement le dixième jour suivant le second tour de l'élection présidentielle en France) qui se tiendra en mai, dans la salle des fêtes du palais de l'Élysée, résidence officielle de la présidence, Pflimlin impose un cadre au Chef de l’Etat: "Il faudra prévoir des financements de substitution intégrant le début d’année 2012 difficile dû entre autres, à la chute de 15 millions d’euros des recettes publicitaires"

Et d’ajouter toujours à l’adresse du prochain Chef de l’État, sans attendre la très attendue réforme de l’audiovisuel qui devrait, entre autres, mettre un terme à la nomination des présidents de France Télévisions et Radio France par le président de la République, Pflimlin sans même avoir réuni le  Conseil d’Administration, a décidé : "Après la rentrée, nous allons transformer France 3 (passée derrière M6 sous les 10% d’audience en hebdo selon Médiamétrie pour mars/avril 2012) et proposer un projet qui permettra d’installer plus fortement encore la chaîne dans la proximité".

Et si les 11.000 femmes et hommes qui souffrent chaque jour un peu plus de tant de baratin se disaient que "Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, ils ne peuvent plus voir leur entreprise France Télévisions continuer sa descente aux enfers en prenant des décennies de retard" !!!
Et si à France Télévisions le changement c'était maintenant..!

Pflimlin et Ajdari, venus les mains dans les poches, prennent les sénateurs pour des courges (cf : l’"écosystème" Pflimlin)


Pflimlin et Ajdari, venus les mains dans les poches, prennent les sénateurs pour des courges (cf : l’"écosystème" Pflimlin) 

Nous n’en avions pas fini de décortiquer l’audition de Pflimlin dans le cadre du contrôle de l'application de la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, mercredi 4 avril, devant la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois.


Confondant donc ÉCOSYSTÈME avec SYSTÈME ÉCONOMIQUE, Plimlin pour demander du temps et de l’argent, est venu pour son audition sans le moindre document chiffré…Ce n’est pas par hasard ! (mais de cela nous reparlerons dans quelques jours)

A la question de Madame Marie-Christine Blandin, sénatrice présidente de la commission de la culture qui pose à Pflimlin la question suivante ( à 53’30’’): « Sur le coût de la publicité et le souci de ses compensations, par deux fois, je vous ai interrogé par le passé, sur le coût qu’imputerait à vos recettes la suppression de la publicité autour des émissions pour enfants. Cela pourrait arriver dans l'année et si ça arrivait et que vous vous souhaitez toujours que ce soit compensé, il serait vraiment nécessaire que vous nous précisiez combien cela vous coûterait », ce dernier n’a pas répondu.

Ou plutôt si, il a une fois encore – la 3ème donc – opposé une fin de non recevoir à la présidente de la commission sur l’air de « circulez, il n’y a rien à voir » avec une formule lapidaire, cherchant du regard son financier Martin Ajdari :  « Je ne suis pas en mesure là, ni mes collaborateurs non plus de vous donner un chiffre exact mais on fera une étude et on vous le  transmettra bien évidemment »
 
Ce n’est évidemment pas la première fois que Pflimlin flanqué de son directeur général adjoint chargé des finances Martin Ajdari, fait le coup.

Dans le cadre de ses auditions, cette fois-ci à l’Assemblée Nationale courant octobre 2011 par Madame Martine Martinel, député rapporteur de la commission des affaires culturelles de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2012 (Avis qu’elle a rendu sous la référence n° 3806) :

A Martine Martinel qui demandait également les chiffres à Pflimlin et à Ajdari le financier, la réponse a été la même « On vous le  transmettra bien évidemment »… Ce qui n’a jamais été fait  « bien évidemment » !!!!
Martine Martinel n’a eu droit, en tout et pour tout, qu’à un tableau de synthèse,  loin, bien loin du moindre document chiffré officiel sur l’air de « est-ce que vous comprenez bien les chiffres ? »

Voila ce que Martine Martinel écrivait, dans son rapport, au sujet des « chiffres et des documents chiffrés que France Télévisions ne lui a pas transmis tout en ayant assuré le faire ! ».
Par parenthèses, ce que le blog CGC Média a écrit et réécrit à maintes reprises.
cUn nouveau COM bâti sur une trajectoire financière insincère et hypocrite
Le nouveau président de France Télévisions, qui a pris ses fonctions à la fin août 2010, a demandé à bénéficier de la possibilité de négocier un nouveau COM pour la durée de son mandat, soit jusqu’en 2015, en exprimant le souhait d’une visibilité suffisante sur l’évolution du financement du groupe.
Il convient d’abord de souligner que les documents fournis à l’appui du COM sont difficilement exploitables voire inexploitables en raison de l’absence de chiffrage précis et détaillé du plan d’affaires (ce dernier, qui explicite 5 années de financement d’un groupe financé à hauteur de plus de 2,5 milliards par des deniers publics, tient en un maigre tableau) mais aussi de l’imprécision des différents indicateurs.

Plan d’affaires 2011-2015 (en M €)

Les divers coûts de fonctionnement et d’investissement ne sont pas précisés.

Le mode d’évaluation des recettes propres n’est pas explicité, ce qui met la représentation nationale dans l’incapacité de porter un jugement sur la soutenabilité de la trajectoire financière et sur le niveau de recettes publiques dont le groupe a besoin pour accomplir sa mission. [ce qui devrait plaire à sa collègue parlementaire, Madame Marie-Christine Blandin, présidente de la commission de la culture au Sénat qui elle aussi ose poser à Pflimlin la question sure la chiffrages de recettes et qui se retrouve le bec dans l’eau itou] 

Martine Martinel poursuit : « La rapporteure pour avis a été surprise de constater que la régie publicitaire de France Télévisions n’a pas été consultée sur les prévisions de recettes publicitaires, contrairement à l’usage, comme le lui a indiqué M. Philippe Santini, directeur général de ladite régie. La prévision de recettes publicitaires est présentée comme « volontariste » par le Gouvernement.
Rappelons en effet que le groupe est confronté à une chute importante de ses audiences qui ne sera pas sans répercussion sur le tarif des écrans publicitaires, à une conjoncture économique défavorable et à la perspective de l’arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT.

Martine Martinel ajoute : « En tout état de cause, la prévision de recettes publicitaires apparaît manifestement insincère. La perspective de suppression de la publicité en journée devrait en effet entraîner une diminution mécanique des investissements des annonceurs au moins dans les deux années précédant la disparition de la publicité, comme ce fut le cas l’année précédant la suppression de la publicité en soirée. On peut dès lors s’étonner de constater que le COM prévoit une augmentation linéaire des recettes publicitaires ! 

Martine Martinel conclut sur ce chapitre:  « Comble d’hypocrisie, selon la Direction du budget et M. Philippe Santini, la trajectoire financière a tout simplement été établie comme si la publicité en journée était maintenue, solution à laquelle le Gouvernement s’est opposé lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2011 ! ….Il faut se plonger dans une lecture attentive du COM pour s’apercevoir qu’une « clause de rendez-vous » est prévue en 2013 afin de réévaluer les perspectives de recettes publicitaires, en fonction des décisions qui seront prises concernant la publicité en journée. Bref, une chose est sûre, si l’objectif d’un COM est bien d’apporter de la visibilité au groupe, on ne voit pas bien à quoi sert le COM 2011-2015. »

Rappelons à ces messieurs qui ne livrent pas les chiffres aux parlementaires qui les leur demandent pensez donc, les élus de France Télé ils peuvent toujours courir- que la moi impose des règles, notamment sur le contrôle de l'image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé, à savoir que:

La mission principale des commissaires consiste à vérifier la pertinence des comptes de l'exercice tels qu'ils ont été arrêtés par les dirigeants et tels qu'ils sont soumis à l'approbation de l'Assemblée des actionnaires.

En droit français, l'article 245 al.1er de la LSC du 24 juillet 1966 portant sur les sociétés commerciales souligne que les commissaires aux comptes doivent certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.

 Il doit en fait, s'efforcer de contrôler la bonne foi et l'objectivité de la présentation des comptes sociaux.

L'article L.823-9 du code de commerce dispose que "Les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l'entité à la fin de cet exercice."
·        Régularité : conformité des comptes avec les règles d’évaluation et de présentation,
·        Sincérité : loyauté et bonne foi dans l’établissement des comptes.
Le même article impose la certification des comptes consolidés. La certification a pour objet de garantir aux actionnaires et aux tiers qu'un professionnel qualifié, après s'être conformé aux diligences fixées par la profession, a acquis la conviction que les comptes sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle des résultats, de la situation financière et du patrimoine de l'entité.

Il y a trois niveaux de résultats :
·                  Certification sans réserve : les comptes annuels sont établis selon les règles en vigueur et les principes comptables sont appliqués. L'objectif de l'image fidèle est atteint.
·                  Certification avec réserves : les réserves expriment une limitation à la portée de la certification. Elles s’expliquent par le fait que les concepts de régularité, de sincérité et d’image fidèle ont un caractère relatif.
·                  Refus de certifier.

Pflimlin et Ajdari avec leur ÉCOSYSTÈME étaient déjà dans les choux, voila qu’à présent ils prennent les parlementaires pour des courges…Mince ça tombe mal, la saison du pot-au-feu tire à sa fin….et il n’y a peut-être pas que la saison qui tire à sa fin !

vendredi 20 avril 2012

Arnaud Ngatcha, fonds de commerce « diversité » sur fond de lobbying et fonds publics gaspillés.


Arnaud Ngatcha, fonds de commerce « diversité » sur fond de lobbying et fonds publics gaspillés.

Le 16 avril 2012, au moment où l’Association France Télévisions Diversités publie une tribune coup de gueule, Arnaud NGatcha nommé par Pflimlin directeur de l’Unité de Programmes Magazines Culturels, vient de refaire entièrement le bureau qu’il occupe.

Le mobilier n’était visiblement pas assez bien et donc, genre caprice de rock star, il a eu recours au catalogue « mobilier de direction » pour un mobilier plus adapté à son « statut » [environ 30.000€ selon nos informations] avec pas UN mais DEUX écrans télé (le seul dans ce cas à FTV…)
Autrement dit : 30.000€, le prix de 2 courts-métrages ou le tiers voire la moitié d’un doc de la collection « Empreintes » dont il a été dessaisi ou pour être plus parlant encore l’un peu plus que 2 SMIC annuels (12 fois le Smic mensuel net de 1 096,94 euros, soit13.163.28€ net à l’année).

Rien n’est visiblement trop beau pour ce « Monsieur Diversité » et la « tolérance » est bien grande pour celui qui se présentait comme le défenseur de toutes les « tolérances » surtout en cette période d’économies pour tous que prône le pdg de France Télé comme ses équipes!

Il semble également que s’agissant du montant de ses notes de frais, les services financiers fassent des bonds au plafond. (taxis, restos et autres frais de représentation). Anecdote à ce sujet qui n’amuse pas vraiment les « payeurs », il y a peu, les services généraux de France Télévisions appelés en urgence, ont dû envoyer à plusieurs reprises, ventre à terre souvent à quelques pas du Siège de France Télévisions pour qu’il lui apporte « son courrier » resté au bureau afin de pouvoir le lire en attendant ses rendez-vous !

Celui qui, il y a encore quelques semaines, interrogé sur la question de la « diversité effective » à France Télévisions, répondait comme une leçon bien apprise mais à 100.000 lieues de la réalité «le service public est un groupe regardé à la loupe parce qu'il a une situation particulière dans le PAF. Il est subventionné par la redevance de tous les Français, on en attend sans doute beaucoup plus qu'ailleurs. Il doit être exemplaire. Cela peut parfois paraître injuste pour ceux qui agissent déjà. C'est vrai que sur un certain nombre de domaines, le groupe n'est peut-être pas allé assez loin. Néanmoins, France Télévisions investit deux millions d'euros par an en partenariat avec des écoles, ou en formant sur la question sociale et ethnoculturelle…», sait bien évidemment de quoi il parle lorsqu’il évoque l’ «exemplarité de tous au regard de dépenses des deniers des contribuables français sur la subvention liée à la  redevance».

Arnaud Ngatcha qui a fait de la « Diversité » une espèce de fonds de commerce, préfère sûrement que l’argent des contribuables français soit gaspillé dans un dispendieux mais inutile « relookage » de son  bureau plutôt que remettre aux  4 lauréats du « prix FTV de la diversité » (*) les sommes pour lesquels désignés depuis le 28 juin 2011 et qui ne l’avaient toujours pas reçu quasiment un an après !!!! (voir notre post du 21 mars 2012, à ce sujet, intitulé : « Le prix de la diversité à France Télévisions, un prix SANS PROVISIONS. »)

(*) Le Comité de la diversité, créé par le prédécesseur de Pflimlin, devait être un organe indépendant du groupe du service public axé sur la question ethno-culturelle, à la fois sur les politiques de ressources humaines du groupe télé (embauche de techniciens et de journalistes issus de la diversité) que sur le contenu des programmes. ”. Le premier de ces prix était à l’origine de 20.000 euros (cela aurait dû être un tout petit peu plus en 2011 mais…) puis les suivants 15.000 euros et 10.000 euros.

Arnaud Ngatcha vous dira probablement qu’il a transmis le dossier à quelqu’un d’autre ! 

Au fait, quel « bilan » en matière de « Diversité » pourrait-il bien revendiquer ??? Qu’a-t-il finalement fait en la matière ? 

Il se dit aujourd'hui totalement soutenu par la présidence [Il s’est pourtant écoulé une longue période entre le poste de « responsable de collection » qu’il devait quitter et celui de « directeur d’unité » que l’actuel pdg lui confiait ] mais également par de nombreux appuis extérieurs.

Il semble toutefois, aujourd’hui, que les amitiés d’hier dont il se vante haut et fort, entre autres, celle à droite, de Franck Louvrier qui joue un rôle essentiel dans la communication de Nicolas Sarkozy, aient pris leur distance !

Quant à certaines nouvelles amitiés de « circonstance » (plus à gauche), tel ou tel politique, tel ou telle adjoint(e) au maire, tel ou telle réalisteur(trice) comment imaginer qu’elles réagissent autrement, face à un tel tableau ?

Chacun peut donc aisément comprendre, le coup de gueule de l’Association France Télévisions Diversités qui œuvre pour l’égalité et contre la discrimination dans l’audiovisuel public avec la diffusion d’une tribune à charge contre France Télé intitulée: « "LABEL" ILLUSION » (voir en fin de post)  [en référence au label diversité que France Télévisions n’a pas obtenu  et qu’il n’est vous le lirez, pas près d’obtenir]. 

Pourquoi un tel papier ? D’abord pour rétablir la vérité, visiblement et surtout parce que la direction de France Télévisions a sorti et largement diffusé, juste avant, un lénifiant petit livret de propagande intitulé « bien différents, bien ensemble ».
Pflimlin y signe l’édito langue de bois comme de coutume. Il y est question bien évidemment de « la diversité : priorité du plan stratégique de France Télévisions figurant en bonne place dans le COM… ».

Chacun peut donc aisément comprendre, le coup de gueule de l’Association France Télévisions Diversités qui œuvre pour l’égalité et contre la discrimination dans l’audiovisuel public avec la diffusion d’une tribune à charge contre France Télé intitulée: « "LABEL" ILLUSION » (voir en fin de post)  [en référence au label diversité que France Télévisions n’a pas obtenu  et qu’il n’est vous le lirez, pas près d’obtenir].

Arnaud NGatcha pourtant si disert, invité du Buzz Orange/Le Figaro n’hésitait pas – comme à sa bonne habitude – à se mettre en avant pour revendiquer ses actions, à savoir « travailler à France Télé, pas uniquement sur la visibilité mais sur une plus grande présence de la France plurielle sur les écrans…notamment avec la création du  Prix France Télévisions de la diversité  ouvert aux personnes majeures ayant déjà écrit ou réalisé une œuvre de fiction (court métrage, fiction télévisuelle, long métrage…), que celle-ci ait été ou non commercialisée, a pour ambition de récompenser des œuvres de fiction télévisuelles de 90’ sur le thème de la diversité.

L'Association France Télévisions Diversités cite Molière: « L’hypocrisie est un vice à la mode et tous les vices à la mode passent pour vertus… » et ajoute : « cette expression extraite du Don juan de Molière est encore d’actualité en ce qui concerne la diversité à France Télévisions. »…voila donc quelques mots qui devraient raisonner aux oreilles de NGatcha comme à celles de toutes celles et ceux qui osent encore parler de « Diversité » à France Télévisions.

« Quand nous lisons dans le projet FTV « Label diversité 2012 » les 3 ambitions du groupe « …l’affirmation de l’exemplarité, montrer une France plurielle et renforcer le lien social et enfin promouvoir l’égalité des chances… », les bras nous en tombent. » écrit par exemple l’Association.

Et d’enfoncer le clou: « L’association pourtant active pour faire avancer cette cause avec les partenaires sociaux et la direction, est fort déçue par une attitude [ de la direction] qui ressemble plus à la défense de ses avantages, au refus de prendre ses responsabilités que d’assumer clairement les changements nécessaires….Au lieu d’insuffler une véritable dynamique, l’équipe dirigeante de France Télévisions tend un rideau blanc sur lequel les bonnes intentions sont inscrites en gras pour mieux cacher la réalité de l’inaction. »

Et de conclure  «  Molière dans Don Juan décrit admirablement l’art de tromper : « Le personnage d’homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu’on puisse jouer aujourd’hui, et la profession d’hypocrite a de merveilleux avantages. C’est un art de qui l’imposture est toujours respectée ; et quoiqu’on la découvre, on n’ose rien dire contre elle.
Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure et chacun a la liberté de les attaquer hautement, mais l’hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d’une impunité souveraine. ».

Et comme aurait pu le dire Molière, également : Que tous les tartuffes se le tiennent pour dit 

 



Pflimlin et Ajdari, venus les mains dans les poches, prennent les sénateurs pour des courges (cf : l’"écosystème" Pflimlin)


Pflimlin et Ajdari, venus les mains dans les poches, prennent les sénateurs pour des courges (cf : l’"écosystème" Pflimlin) 

Nous n’en avions pas fini de décortiquer l’audition de Pflimlin dans le cadre du contrôle de l'application de la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, mercredi 4 avril, devant la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois.


Confondant donc ÉCOSYSTÈME avec SYSTÈME ÉCONOMIQUE, Plimlin pour demander du temps et de l’argent, est venu pour son audition sans le moindre document chiffré…Ce n’est pas par hasard ! (mais de cela nous reparlerons dans quelques jours)

A la question de Madame Marie-Christine Blandin, sénatrice présidente de la commission de la culture qui pose à Pflimlin la question suivante ( à 53’30’’): « Sur le coût de la publicité et le souci de ses compensations, par deux fois, je vous ai interrogé par le passé, sur le coût qu’imputerait à vos recettes la suppression de la publicité autour des émissions pour enfants. Cela pourrait arriver dans l'année et si ça arrivait et que vous vous souhaitez toujours que ce soit compensé, il serait vraiment nécessaire que vous nous précisiez combien cela vous coûterait », ce dernier n’a pas répondu.

Ou plutôt si, il a une fois encore – la 3ème donc – opposé une fin de non recevoir à la présidente de la commission sur l’air de « circulez, il n’y a rien à voir » avec une formule lapidaire, cherchant du regard son financier Martin Ajdari :  « Je ne suis pas en mesure là, ni mes collaborateurs non plus de vous donner un chiffre exact mais on fera une étude et on vous le  transmettra bien évidemment »
 
Ce n’est évidemment pas la première fois que Pflimlin flanqué de son directeur général adjoint chargé des finances Martin Ajdari, fait le coup.

Dans le cadre de ses auditions, cette fois-ci à l’Assemblée Nationale courant octobre 2011 par Madame Martine Martinel, député rapporteur de la commission des affaires culturelles de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2012 (Avis qu’elle a rendu sous la référence n° 3806) :

A Martine Martinel qui demandait également les chiffres à Pflimlin et à Ajdari le financier, la réponse a été la même « On vous le  transmettra bien évidemment »… Ce qui n’a jamais été fait  « bien évidemment » !!!!
Martine Martinel n’a eu droit, en tout et pour tout, qu’à un tableau de synthèse,  loin, bien loin du moindre document chiffré officiel sur l’air de « est-ce que vous comprenez bien les chiffres ? »

Voila ce que Martine Martinel écrivait, dans son rapport, au sujet des « chiffres et des documents chiffrés que France Télévisions ne lui a pas transmis tout en ayant assuré le faire ! ».
Par parenthèses, ce que le blog CGC Média a écrit et réécrit à maintes reprises.
cUn nouveau COM bâti sur une trajectoire financière insincère et hypocrite
Le nouveau président de France Télévisions, qui a pris ses fonctions à la fin août 2010, a demandé à bénéficier de la possibilité de négocier un nouveau COM pour la durée de son mandat, soit jusqu’en 2015, en exprimant le souhait d’une visibilité suffisante sur l’évolution du financement du groupe.
Il convient d’abord de souligner que les documents fournis à l’appui du COM sont difficilement exploitables voire inexploitables en raison de l’absence de chiffrage précis et détaillé du plan d’affaires (ce dernier, qui explicite 5 années de financement d’un groupe financé à hauteur de plus de 2,5 milliards par des deniers publics, tient en un maigre tableau) mais aussi de l’imprécision des différents indicateurs.

Plan d’affaires 2011-2015 (en M €)

Les divers coûts de fonctionnement et d’investissement ne sont pas précisés.

Le mode d’évaluation des recettes propres n’est pas explicité, ce qui met la représentation nationale dans l’incapacité de porter un jugement sur la soutenabilité de la trajectoire financière et sur le niveau de recettes publiques dont le groupe a besoin pour accomplir sa mission. [ce qui devrait plaire à sa collègue parlementaire, Madame Marie-Christine Blandin, présidente de la commission de la culture au Sénat qui elle aussi ose poser à Pflimlin la question sure la chiffrages de recettes et qui se retrouve le bec dans l’eau itou] 

Martine Martinel poursuit : « La rapporteure pour avis a été surprise de constater que la régie publicitaire de France Télévisions n’a pas été consultée sur les prévisions de recettes publicitaires, contrairement à l’usage, comme le lui a indiqué M. Philippe Santini, directeur général de ladite régie. La prévision de recettes publicitaires est présentée comme « volontariste » par le Gouvernement.
Rappelons en effet que le groupe est confronté à une chute importante de ses audiences qui ne sera pas sans répercussion sur le tarif des écrans publicitaires, à une conjoncture économique défavorable et à la perspective de l’arrivée de six nouvelles chaînes sur la TNT.

Martine Martinel ajoute : « En tout état de cause, la prévision de recettes publicitaires apparaît manifestement insincère. La perspective de suppression de la publicité en journée devrait en effet entraîner une diminution mécanique des investissements des annonceurs au moins dans les deux années précédant la disparition de la publicité, comme ce fut le cas l’année précédant la suppression de la publicité en soirée. On peut dès lors s’étonner de constater que le COM prévoit une augmentation linéaire des recettes publicitaires ! 

Martine Martinel conclut sur ce chapitre:  « Comble d’hypocrisie, selon la Direction du budget et M. Philippe Santini, la trajectoire financière a tout simplement été établie comme si la publicité en journée était maintenue, solution à laquelle le Gouvernement s’est opposé lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2011 ! ….Il faut se plonger dans une lecture attentive du COM pour s’apercevoir qu’une « clause de rendez-vous » est prévue en 2013 afin de réévaluer les perspectives de recettes publicitaires, en fonction des décisions qui seront prises concernant la publicité en journée. Bref, une chose est sûre, si l’objectif d’un COM est bien d’apporter de la visibilité au groupe, on ne voit pas bien à quoi sert le COM 2011-2015. »

Rappelons à ces messieurs qui ne livrent pas les chiffres aux parlementaires qui les leur demandent pensez donc, les élus de France Télé ils peuvent toujours courir- que la moi impose des règles, notamment sur le contrôle de l'image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé, à savoir que:

La mission principale des commissaires consiste à vérifier la pertinence des comptes de l'exercice tels qu'ils ont été arrêtés par les dirigeants et tels qu'ils sont soumis à l'approbation de l'Assemblée des actionnaires.

En droit français, l'article 245 al.1er de la LSC du 24 juillet 1966 portant sur les sociétés commerciales souligne que les commissaires aux comptes doivent certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.

 Il doit en fait, s'efforcer de contrôler la bonne foi et l'objectivité de la présentation des comptes sociaux.

L'article L.823-9 du code de commerce dispose que "Les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l'entité à la fin de cet exercice."
·        Régularité : conformité des comptes avec les règles d’évaluation et de présentation,
·        Sincérité : loyauté et bonne foi dans l’établissement des comptes.
Le même article impose la certification des comptes consolidés. La certification a pour objet de garantir aux actionnaires et aux tiers qu'un professionnel qualifié, après s'être conformé aux diligences fixées par la profession, a acquis la conviction que les comptes sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle des résultats, de la situation financière et du patrimoine de l'entité.

Il y a trois niveaux de résultats :
·                  Certification sans réserve : les comptes annuels sont établis selon les règles en vigueur et les principes comptables sont appliqués. L'objectif de l'image fidèle est atteint.
·                  Certification avec réserves : les réserves expriment une limitation à la portée de la certification. Elles s’expliquent par le fait que les concepts de régularité, de sincérité et d’image fidèle ont un caractère relatif.
·                  Refus de certifier.

Pflimlin et Ajdari avec leur ÉCOSYSTÈME étaient déjà dans les choux, voila qu’à présent ils prennent les parlementaires pour des courges…Mince ça tombe mal, la saison du pot-au-feu tire à sa fin….et il n’y a peut-être pas que la saison qui tire à sa fin !