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vendredi 11 janvier 2013

Papet le drh/dga de France, 62 ans le 21 janvier 2013, devrait faire valoir ses droits à la retraite après sa défiance aux Tutelles.



Le 17 décembre dernier, la ministre de la Culture et de la Communication diffusait un communiqué de Presse faisant suite au rendez-vous qu’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication avait eu avec Pflimlin pédégé de France Télévisions. (* en bas de post)

Voilà ce qu’écrivait, entre autres, la Ministre: « La ministre de la Culture et de la Communication a rencontré le président de France  Télévisions au sujet de l’avenant au Contrat d’objectifs et de moyens (COM)….Il a été convenu que les décisions que France Télévisions est amenée à prendre ne doivent pas préempter le résultat de la réflexion stratégique en cours. »

Papet le drh/dga, l’homme au pseudo sourire constamment figé entre les deux oreilles, en donnant une interview à Satellifax et en répondant aux questions posées, hier jeudi 10 janvier, a donc décidé de défier la Tutelle avec ses propos hallucinants.

Malgré donc ce communiqué de Presse de la ministre de la Culture et de la Communication où il « a été convenu que les décisions que France Télévisions est amenée à prendre ne doivent pas préempter le résultat de la réflexion stratégique en cours. », Papet n’en a cure et s’oppose ainsi à la Tutelle sous couvert de Pfimlin en faisant ses annonces avant même le résultat de la réflexion stratégique.

Le ministère, la Ministre mais plus largement le Gouvernement et le Chef de l’Etat apprécieront le fait que Papet donc Pflimlin et consort, s’exonèrent en permanence des engagements pris et défient  ainsi régulièrement la Tutelle !

Le blog CGC dans un article intitulé « “Il y a un moment où il faut que ça s'arrête” déclare Papet “l’homo rictus” drh/dga de France Télé qui cogne sur la Tutelle. » rappelait les propos hallucinants de Papet : Les négociations entamées en 2010 [depuis sa nomination par Pflimlin] pour la définition d'un accord d'entreprise propre à France Télévisions ont échoué... la direction a dressé mardi [8/01] le constat d'échec et annoncé aux syndicats la mise en œuvre pour tous les points ne faisant pas l'objet d'un accord, de “mesures unilatérales” qu’elle a définies...La direction devrait, sous réserve du “bon déroulement des discussions” pouvoir présenter “au début du deuxième semestre” au CCE, le projet de plan de départs volontaires qui devrait générer “entre 650 et 850 départs” et ainsi lancer “le processus d'information-consultation” en se “gardant une fenêtre” afin d'avoir le temps de négocier sur son contenu et ses modalités [du plan donc]..attendant notamment la fin des discussions sur l'avenant au contrat d'objectifs et de moyens [COM] car il est important de l'avoir à peu près bouclé pour définir la trajectoire”.


Après une telle initiative, Papet dont le bilan avec son indéfectible acolyte Murielle Charles est pitoyable, ne devrait pas rester.

Le drh/dga qui va, le 21 janvier prochain, fêter ses 62 ans devrait faire valoir ses droits à la retraite à taux plein. Rappelons d’ailleurs que, né dans le premier trimestre 1951, il n’était pas impacté par les nouvelles dispositions et aurait pu depuis deux ans déjà avoir fait le nécessaire…ce qui lui aurait évité de faire 2 ans de rab !

(* communiqué de la Ministre)


Communiqué de presse

Rendez-vous entre Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication et Rémy Pflimlin président de France Télévisions.

La ministre de la Culture et de la Communication a rencontré le président de France  Télévisions au sujet de l’avenant au Contrat d’objectifs et de moyens (COM).

Cet échange s’inscrit dans le cadre des travaux engagés depuis septembre entre l’entreprise et l’ensemble des ministères concernés (ministère de la Culture et de la Communication, ministère de l’Économie et des Finances, ministère délégué au Budget, et ministère des Outre-mer), et qui se poursuivent de manière constructive.

La discussion a porté sur la stratégie d’ensemble de France Télévisions. A la fois sur les missions des différentes chaînes, et sur les grandes orientations en matière de programmes.
Ont notamment été abordées, la question de l’évolution de France 3 et sa mission de proximité, mais aussi celle du positionnement de France 4 et de France Ô dans le paysage audiovisuel.

Aurélie Filippetti et Rémy Pflimlin ont par ailleurs évoqué la politique de création audiovisuelle et cinématographique à l’ère du numérique, ainsi que la question de la place dans le service public des programmes pour les enfants.

La discussion a également porté sur le calendrier et la méthode de négociation de cet avenant au COM. Les travaux vont se poursuivre jusqu’à la fin janvier 2013, date à laquelle les grandes lignes stratégiques seront convenues entre l’État et l’entreprise.

Et il a été convenu que les décisions que France Télévisions est amenée à prendre ne doivent pas préempter le résultat de la réflexion stratégique en cours.

Enfin, la ministre a témoigné une nouvelle fois au président de France Télévisions de sa confiance et lui a redit son attachement à l’indépendance de la télévision publique, qui sera renforcée dans le projet de loi en préparation sur la réforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Paris, le 17 décembre 2012

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jeudi 10 janvier 2013

“Il y a un moment où il faut que ça s'arrête” déclare Papet “l’homo rictus” drh/dga de France Télé qui cogne sur la Tutelle.


Le blog CGC Média est tout a fait d’accord avec cette phrase dite à Satellifax par Papet... “Il y a effectivement un moment où il faut que ça s'arrête”...les bobards, les agissements outranciers de ce monsieur, son mépris des salariés et de leur représentation, son numéro de duettiste avec Muriellle Charles qualifiée dans un tract CFDT de “préposée au dialogue social” et donc en conclusion, son contrat de travail “intransposable” qui doit lui aussi aurait déjà dû s’arrêter!

Le 8 janvier dernier le blog CGC Média publiait un article intitulé Papet le drh/dga de France Télé s’apprête à blouser les salariés avec sa théorie du vide sous couvert des Tutelles ! ”...ça tombait très bien puisqu’aujour’hui et dans le cadre de ce papier, Papet communique sur le sujet à Satellifax. ( * voir l’intégralité de l’article ci-dessous)

Ses déclarations sont hallucinantes. Il convient de préciser d’emblée que la quasi totalité de ce qu’il raconte n’est pas vrai.

Du reste fort de cet article de Satellifax que le SNPCA-CGC adresse ce jour à son avocat afin de saisir la juridiction compétente (en l'occurrence le TGI), devrait se solder par un arrêt pur et simple des méthodes invraisemblables du drh/dga face à ses constantes provocation et ce climat d’agression permanent qu’il maintient contre les salariés...en se prévalant d’ailleurs d’un mandat des Tutelles.

Autrement dit, il aurait bien comme Pflimlin mandat des Tutelles donc de l’État   pour agir comme il agit alors que la Ministre a affirmé publiquement le contraire très récemment!

Lisez les propos de Papet, c’est hallucinant: Les négociations entamées en 2010 [depuis sa nomination par Pflimlin] pour la définition d'un accord d'entreprise propre à France Télévisions ont échoué... la direction a dressé mardi [8/01] le constat d'échec et annoncé aux syndicats la mise en œuvre pour tous les points ne faisant pas l'objet d'un accord, de “mesures unilatérales” qu’elle a définies...La direction devrait, sous réserve du “bon déroulement des discussions” pouvoir présenter “au début du deuxième semestre” au CCE, le projet de plan de départs volontaires qui devrait générer “entre 650 et 850 départs” et ainsi lancer “le processus d'information-consultation” en se “gardant une fenêtre” afin d'avoir le temps de négocier sur son contenu et ses modalités [du plan donc]..attendant notamment la fin des discussions sur l'avenant au contrat d'objectifs et de moyens [COM] car il est important de l'avoir à peu près bouclé pour définir la trajectoire”.

Voila donc les Tutelles habillées pour l’hiver qui n’est pas encore terminé et responsables dans leur volonté de modifier le COM par voie d’avenant, de tous ces maux dont serait chargé Papet, entre autres mettre en œuvre ses “mesures unilatérales” associées à un plan de départs volontaires “au début du deuxième semestre 2013 qui conduirait de 650 à 850 départs”. Pour l’anecdote que les Tutelles devraient apprécier et se référant à la pyramide des âges, ils ne sont qu’environ 400 susceptibles de partir (c’est même dans le COM) mais ça n’émeut pas outre mesure Papet ou Pflimlin qui n’arrivent plus à compter tellement ils ont recruté.

Invraisemblable! Non content de passer pour l’exécutant des basses besognes, Papet va aussi se prendre pour le législateur. Là encore, il faut lire ses déclarations pour être sûr de ne pas rêver:
“La direction de France télévisions va ouvrir des négociations sur l'emploi en janvier qui doivent permettre de “redéfinir une politique durable qui abordera les questions de la trajectoire de l'emploi, sa gestion prévisionnelle, où devraient notamment être définis les lieux où l'emploi non permanent est légitime comme dans la filière Production et ceux où il ne l'est pas ou moins”.

Les lieux où l'emploi non permanent est légitime comme dans la filière Production et ceux où il ne l'est pas ou moins” ...c’est soit de l’inconscience, soit de l’improvisation voire de l’amateurisme à moins que ce ne soit encore une énième provoc !!!!! La CGC Média est totalement en phase avec la tract que la CFDT Média diffusait d’ailleurs hier, intitulé ACCORDS COLLECTIFS: improvisation, déloyauté et inconscience” ( à découvrir en bas de post)

Papet va sûrement revisiter les articles du Code du travail, les conditions de recours aux CDD alors que l’emploi en CDI reste la règle et définir Les lieux où l'emploi non permanent est légitime”...France Télévisions ne cesse d’être condamné systématiquement aux Prud’hommes pour recours abusif aux cdd (encore tout récemment) mais Papet veut légitimer son recours dans certains secteurs comme celui de la filière Prod...comme cette activité normale d’une société de programme de télévision, n’y était pas pérenne!  

Ils devraient apprécier les déclarations de guerre de Papet à la filière prod!

Toujours selon le cynique Papet: “Le plan de départs volontaires [qu’il est chargé de mettre en œuvre par l’actionnaire] pourrait par même pour ces CDD “ouvrir des opportunités puisque le groupe y insère un “volet d'intégration de non permanents” mais toujours “en fonction des besoins [légitimes évidemment]!!!!

Comment l’actionnaire, le Gouvernement, les Tutelles, peuvent-ils tolérer de tels débordements, de telles outrances, de tels propos, tenus en leur nom ?

Pour être comme d’habitude, le plus précis possible, ce fameux projet de plan de départs volontaires qui devrait générer “entre 650 et 850 départs” que Papet déclare pouvoir sous réserve du “bon déroulement des discussions” présenter “au début du deuxième semestre” au CCE, et ainsi lancer “le processus d'information-consultation”, constitue un viol manifeste de la loi.

En effet, le blog CGC le redit comme il l’a écrit il y a deux jours: “Tout employeur qui prévoit de mettre en œuvre une « transposition » du contrat de travail ayant un impact direct sur la rémunération et la classification des salariés, a fortiori « unilatérale », doit mettre en place en place ce processus de licenciement pour motif économique inévitable.

Pflimlin/Papet/Charles connaissent parfaitement ces dispositions légale tout comme les tribunaux du reste mais imaginent passer outre...Ni Pflimlin, ni Charles, ni Papet,  n'ont commencé le processus dont ce dernier parle pour le second trimestre…  leur "transposition" est donc nulle et non avenue.

Le  SNPCA-CGC qui a fait savoir qu’il saisira la Justice par voie de référé pour le faire constater...estime effectivement qu’ “Il y a un moment où il faut que ça s'arrête”. C’est maintenant.





 


Voici le texte ci-dessus en image: 

ACCORDS COLLECTIFS
Improvisation, déloyauté, inconscience 

Comme on pouvait le pressentir, l’année 2012 a marqué la fin de validité de la majorité des accords collectifs à France Télévisions. En effet, la Direction a refusé de donner suite à la demande de toutes les organisations syndicales de proroger la validité des textes jusqu’en juin 2013 et de rouvrir l’ensemble des dossiers, y compris le dossier salarial des PTA qu’elle entendait traiter de manière unilatérale. La Direction avait seulement proposé de proroger les débats jusqu’au 31 janvier 2013 en restreignant les négociations au temps de travail et aux dispositions générales.

Depuis le 21 décembre 2012, date de la dernière réunion et jusqu’à l’échéance des textes au 31 décembre, la Direction n’a pas jugé utile de prendre la moindre initiative pour relancer le dialogue social dont elle ne cesse de nous rebattre les oreilles en se limitant à une communication tronquée et vide de sens.

Un calendrier prévisionnel avait été établi avant la trêve des confiseurs comportant des réunions sur le temps de travail (annexes et socle commun), ainsi que sur les dispositions générales. Sans apporter la moindre justification de sa décision, la Direction s’est permise de supprimer tout ce qui concerne les dispositions générales qui comportent des dossiers très importants pour les personnels (contrat de travail, embauche, discipline, paritarisme, droit syndical, etc…). Elle a, néanmoins, maintenu les réunions relatives au temps de travail tout en informant les syndicats qu’elle souhaitait, au préalable, effectuer « un point sur le nouveau contexte juridique relatif aux dispositions collectives applicables ».

Une réunion était donc prévue sur le dossier des activités de fabrication (hors information) pour laquelle des représentants avaient été désignés. Il a fallu, au dernier moment, que les représentants nationaux se mobilisent pour venir entendre l’exposé de Murielle CHARLES, préposée au Dialogue Social.

Visiblement assez embarrassée, elle a donc bien confirmé que, pour la Direction, faute de prorogation des accords, l’ensemble des textes étaient tombés. Pour autant, n’étant pas étouffée par le sens des contradictions ou celui du culot, Madame CHARLES a demandé aux syndicats de poursuivre les négociations sur certaines annexes relatives au temps de travail car la Direction a besoin d’accords pour mettre en place certains dispositifs. En gros, alors que la Direction raye d’un trait de plume les garanties de progression salariale et ne souhaite pas revenir sur les dispositions générales, elle demande aux syndicats de lui faciliter la tâche pour mettre en place le forfait-jours, la modulation, dispositifs qui enthousiasment comme chacun le sait la majorité des salariés, et sont là pour faciliter leurs conditions de vie et de travail !

Ne reculant devant rien, la Direction en termes de menaces à peine voilées, laisse entendre que faute d’un accord sur ces points, elle serait amenée à reconsidérer l’activité en fonction des dispositifs qu’elle pourrait bricoler !
Face à ce discours, la CFDT a rappelé que, pour ce qui la concerne, qu’il est hors de question d’enterrer purement et simplement les négociations sur le volet salarial des PTA et, bien entendu, les dispositions générales, même si la Direction entend faire payer unilatéralement sa gestion catastrophique de la masse salariale aux personnels. La CFDT a donc de nouveau demandé que les négociations se poursuivent au moins jusqu’en juin sur tous ces dossiers.

Par ailleurs, la CFDT a rappelé à la Direction qu’elle s’était engagée, avant l’interruption des débats fin décembre, à transmettre aux organisations syndicales l’ensemble des textes qui seraient applicables, qu’il s’agisse d’accords en cours de validité ou de textes qu’elle entend appliquer de manière unilatérale, ou encore de ce qui pourrait être appliqué de l’accord d’entreprise France Télévisions S.A., société absorbante.

Il semble bien que, dans ce domaine, la Direction soit passablement embarrassée puisqu’elle n’a pas été capable de procéder à cette synthèse qui devrait être également accompagnée, à l’attention des salariés, d’un exposé de leurs droits en matière d’avantages acquis et des conséquences accompagnant le refus de valider une modification unilatérale de leur contrat de travail, tant au plan individuel que collectif.

A quelques nuances près, toutes les organisations syndicales, sans s’embarrasser de savoir s’il s’agissait de la poursuite ou de la réouverture de négociations (ce qui juridiquement est le cas puisque les anciens textes sont désormais caducs), ont exigé de la Direction de maintenir ouverts tous les dossiers, avec le temps nécessaire à des débats sérieux et préparés, d’autant qu’il n’existe plus, aujourd’hui, de délais de validité.

A cette demande unanime, Madame CHARLES a simplement proposé aux syndicats que, sous couvert d’une prorogation des dispositions relatives au temps de travail jusqu’au 31 janvier, la Direction était prête à leur présenter un accord global incluant tout ce que la Direction entendait mettre en place de manière unilatérale !

Face à cette provocation dérisoire, la CFDT a clairement averti à la Direction qu’elle engageait l’entreprise dans une période de conflits, tant sur le terrain qu’au niveau juridique (en raison de l’improvisation manifestée dans ce domaine).

La Direction a toutefois confirmé qu’elle était dans l’incapacité de mettre en place immédiatement son dispositif salarial, qui ne serait qu’applicable qu’à partir de Mars (si tant est que le rapport de force et l’action judiciaire lui permettent de le faire !). Quant au temps de travail, qu’il s’agisse du relevé de conclusions ou de tout autre dispositif, il ne serait applicable qu’à partir du moins de juin.

Ainsi donc, après avoir été incapable de se justifier sur sa gestion catastrophique (activités, structures, moyens, emplois et masse salariale), la Direction persiste à affronter les personnels dans une voie sans issue où elle s’est elle-même enfermée. Il s’agit du seul exemple dans l’histoire de l’audiovisuel ou même par rapport à ce qu’il se passe dans les autres entreprises de l’audiovisuel public à l’heure actuelle.

La CFDT ne s’est jamais cantonnée dans une attitude de refus systématique. Rejetant un débat simpliste entre accord global ou accords séparés, elle a ratifié plusieurs textes (accord Journalistes, compétences complémentaires Journalistes, relevé de conclusions du temps de travail). Pour autant, elle n’est en rien disposée à laisser la Direction faire son marché en lui permettant de faire les poches aux personnels pour n’insister que sur les dossiers ou un accord est absolument indispensable. Le chantage à la peur ne nous ont jamais impressionnés et ce ne sont pas les nouvelles allusions manifestées sur l’activité qui nous feront changer d’avis, d’autant que la Direction n’a pas été capable de démontrer son efficacité ou sa pugnacité face aux menaces émanant de la production privée ou des ennemis du service public.

Après consultation de ses conseils juridiques, la CFDT informera en détail les personnels sur les conséquences de la situation actuelle afin qu’ils ne se laissent pas gruger, tant sur leurs droits que sur leurs garanties d’évolution professionnelle, de conditions de travail ou de qualité de vie. 

La Direction a tout de même réussi le tour de force de recréer une unité syndicale après avoir longtemps poursuivi la stratégie de division des personnels, entre catégories ou entre organisations. Il va de soi que la mise en place d’un rapport de force efficace en sera grandement facilitée sur tous les fronts où il va falloir se battre pour parvenir à un accord collectif protecteur et durable et digne d’une société de l’audiovisuel public.


mercredi 9 janvier 2013

Olivier Schrameck nommé à la tête du CSA en remplacement de Michel Boyon dernier soutien affiché de Pflimlin.


Comme le blog de la CGC Média l’écrivait dans un article du 28 décembre dernier intitulé : «  Michel Boyon futur ex-président du CSA a fait son temps » 

Celui qui nommé par Jacques Chirac avait un temps pensé se succéder à lui-même (en attendant la nouvelle loi) cède donc la place. Michel Boyon avait dernièrement et publiquement  pris fait et cause, pour Pflimlin "En France, on est dans un État de droit... Pflimlin, c'est un bon président, il ira jusqu'au bout de son mandat, c'est la loi qui le dit et les choses sont claires, la loi doit être respectée…" donnant ainsi au passage des leçons de démocratie au Gouvernement.

Cette « envolée lyrique » qui n’a pas beaucoup plu en haut lieu que certains ont qualifié de faute et d’autres ont vu comme une véritable entorse à une obligation de réserve républicaine, ne l’a pas vraiment aidé…c’est peu dire.

Le nouveau président du CSA Olivier Schrameck ancien directeur du cabinet de Lionel Jospin à Matignon de 1997 à 2002 va donc remplacer dès le 25 janvier Michel Boyon à la tête du CSA; il a été nommé ce mercredi 9 janvier, en Conseil des ministres.

mardi 8 janvier 2013

Papet le drh/dga de France Télé s’apprête à blouser les salariés avec sa théorie du vide sous couvert des Tutelles !

Papet le drh/dga de France Télé s’apprête à blouser les salariés avec sa théorie du vide sous couvert des Tutelles !

Le moins que l’on puisse dire c’est que 2013 à France Télé commence comme 2012 s’est terminé, sur du grand n’importe quoi !

Et comme avant les fêtes, c’est Papet le drh/dga  de FTV « l’homo rictus » des tables de « négo » qui s’y colle. L’intéressé s’apprête à adresser aux salariés de FTV une nouvelle communication tout aussi propagandiste que les précédentes, sur les soi-disant conséquences de l’arrêt des négociations et de la non signature d’un texte, à savoir le « vide juridique » qu’il met à toutes les sauces !!!

Le blog CGC Média propose en avant-première et en exclusivité, un aperçu de ce sera probablement son prochain message.

Tout d’abord, les salariés devraient y lire que « en l’absence d’un accord collectif englobant entre autres le système salarial, les classifications et la « transposition »  des emplois dans la nomenclature des métiers PTA...l’ensemble du personnel est dans une situation de vide juridique » comme Papet se plait à le dire à qui veut bien encore l’écouter (c'est-à-dire plus grand monde !)

Bien évidemment ceci est totalement  FAUX.  Le blog CGC Média avait du reste dès le 8 octobre 2012 publié un article au titre assez parlant « La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste. » prouve, sans difficulté, le contraire.

Il faut donc redire et redire encore à Papet qui visiblement ne le comprend pas, que au cas où aucun accord (de substitution) n’a pu être négocié, les salariés bénéficient alors du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis.

C’est le cas à France Télévisions depuis le 9 octobre 2012…Que sont les avantages individuels acquis :

Tout avantage dont le salarié a déjà bénéficié au jour de la dénonciation qu’il soit issu de la Convention Collective ou des accords d’entreprise et dont le droit était ouvert au jour de la dénonciation.

Ensuite tout avantage acquis qui représente, autrement dit, un avantage dont le salarié bénéficie à titre personnel, c’est-à-dire que, même si cet avantage peut concerner l’ensemble des salariés, le salarié en a bénéficié individuellement.

En résumé, lorsqu’à l’issue du délai de survie, les salariés conservent donc les avantages individuels acquis, ces dispositions, initialement issues de l’application d’une convention collective ou de différents accords d’entreprise, changent de nature et sont considérées comme incorporées au contrat de travail.

Il n’y a donc pas de vide juridique, n’en déplaise à Papet qui renvoie à présent sur les Tutelles. Toujours selon Papet, il aurait leur feu vert pour mettre en place unilatéralement tout ce qu’il souhaite…alors que la Ministre a affirmé publiquement le contraire très récemment.

Sa soi-disant « transposition unilatérale » qu’il a indiqué vouloir activer rétroactivement depuis le 1er janvier 2013, est donc illégale.

Au premier chef, parce qu’à partir du moment où les salariés bénéficient du maintien des avantages individuels qu’ils ont acquis, l’employeur ne pourra plus les modifier sans obtenir l’accord du salarié.

Qu’en conséquence, tous ces avantages dont a bénéficié le salarié depuis sa date d’embauche sont listés et deviennent partie intégrante de son contrat de travail que l’employeur ne peut plus modifier unilatéralement. 

Mais surtout parce que la loi dont les dispositions sont reprises pages 32 et 33 de l'accord France Télévisions SA qui s'applique à tous précise que:

Au cas où un salarié refuserait la modification de son contrat de travail - sa transpositions comme dit Papet, l'entreprise doit impérativement et préalablement prévoir un processus de licenciement pour motif économique (il ne peut pas s'agir d'un licenciement pour faute évidemment) détaillé à l'artilcle 75 dudit accord:

 
Article 75 - Le licenciement

1 - Le licenciement pour motif économique

Ces départs ont lieu compte tenu notamment des critères suivants :

1 - Situation de famille et en particulier les charges de famille des parents isolés ;
2 - Ancienneté dans l’entreprise ;
3 - Situation des salariés qui présentent des caractéristiques sociales rendant leur réinsertion professionnelle particulièrement difficile, notamment des personnes handicapées et des
salariés âgés ;
4 - Qualités professionnelles appréciées par catégorie ;

sauf accord dérogatoire particulier et conformément à un plan de départ dont les éléments et les conditions de mise en oeuvre devront être examinés conformément à la Loi. (information/consultation du CCE donc)

Les salariés licenciés par suite de compression d’effectifs ont
droit :

- au préavis fixé par l’article 78 du présent chapitre, soit  une durée du préavis fixée à deux mois et portée à trois mois pour les cadres.

- à l’indemnité de licenciement prévue à l’article 76, (*)

- à une priorité de réembauchage dans les entreprises du Groupe d’un an à compter de la date de licenciement.

(*) Article 76 - L’indemnité de licenciement

Tout salarié confirmé, lorsqu’il y a droit, en cas de licenciement prononcé par l’entreprise, perçoit une indemnité de licenciement calculée comme suit par référence à son ancienneté
“société” :

- un mois de rémunération par année d’ancienneté “société” pour la tranche comprise entre un et jusqu’à douze ans d’ancienneté “société”,

- trois-quart de mois de rémunération par année d’ancienneté “société” pour la tranche au-delà de douze ans jusqu’à vingt ans d’ancienneté “société”,

- un demi-mois de rémunération par année d’ancienneté “société” pour la tranche au-delà de vingt ans et jusqu’à trente ans d’ancienneté “société”,
 
- un quart de mois par année d’ancienneté “société” pour la tranche au-delà de trente ans d’ancienneté “société”....
 
La triplette Pflimlin/Papet/Charles connait parfaitement ces dispositions mais préfère les ignorer...Ni Papet, ni Pflimlin, n'ont mis en place ce processus de licenciement pour motif économique inévitable, leur "transposition" est donc nulle et non avenue et le SNPCA-CGC ne manquera pas de saisir la Justice par voie de référé pour le faire constater...
 
Cependant, si France Télé devait persévérer hors la loi, à tout salarié âgé de 57/58 ans au moins à qui on proposerait de signer sa "transposition" , le SNPCA-CGC recommande de le refuser pour bénéficier à plein des dispositions de l'accord concernant le licenciement économique....environ 24 mois de salaire plus les mois de préavis pour quelqu'un qui aurait de 35/37 ans de maison.

Mais si c'est ce que veulent les Tutelles comme le sous entend Papet alors tout va bien!

A TV5 Monde, la pillule comme à France Télé ne passe pas


Selon nos informations, le CHSCT et le CE de TV5MONDE étaient consultés fin décembre pour donner un avis sur le projet de convention d'entreprise que la direction souhaite mettre en place dès le 1er janvier 2013, refusant à l'évidence une demande de prorogation d'un mois, pourtant nécessaire.( on se croirait à France Télé)

Les deux instances ont refusé de donner cet avis considérant que le projet présenté par la direction n'était pas finalisé

En effet,  la partie  "classification et la rémunération" qui a été transmise aux organisations syndicales qu'elles ont immédiatement communiqué aux salariés, n'a pas manqué de faire réagir.
 
Pour une grande majorité d'entre eux, c'est l' incompréhension sur les règles qui régissent la création des fiches emplois repères et le positionnement de ces emplois dans les différents groupes, qui a prévalu concernant ce "chantier  loin d'être abouti".

Le CHSCT et le CE de TV5MONDE ont donc manifesté leur volonté d'attendre l'issue des  négociations pour être à même de mesurer les conséquences de ce projet sur les salariés et de se prononcer. ( on se croirait à France Télé)

Inédit à TV5MONDE : durant le CE, après avoir essuyé un refus de la direction de convoquer une réunion extraordinaire pour consultation avant la fin du mois (décembre 2012 donc)  les élus et représentants syndicaux ont décidé d'ajourner la séance.... qui s'est poursuivie sans aucun représentant du personnel autour de la table ! 

Il convient de rappeler que bien que n'étant pas adhérent de la Conventions Collective de l'Audiovisuel public, TV5MONDE qui par simple accord interne l'appliquait dans toutes ses dispositions au moment de sa remise en cause et qui l'avait nobscuritant dénoncé pour parvenir à un nouveau texte, est quasiment dans la même situation que France Télé dont la chaîne est filiale.... c'est à dire nulle part.