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mardi 4 juin 2013

Aux salariés de France Télévisions en grève depuis 13 jours, Pflimlin/Papet adressent une fin de non recevoir et renvoient la cgt à sa signature de l’accord.



Dans un communiqué dont elle a coutume et qu'elle vient de diffuser à l’ensemble des salariés (*), la direction de France Télé  pointe du doigt les collaborateurs de la Fabrication Siège et du support maintenance opérationnel qui sont toujours en grève depuis 13 jours aujourd’hui (soit le 23 mai dernier) et perdent 1/30ème de leur salaire par jour de grève.

La direction renvoie d’abord dans son document, les salariés concernés à la signature de l’accord collectif par les syndicats: « La direction rappelle que le relevé de conclusions signé le 15 février 2012 précisait que des négociations seraient ouvertes pour définir les dispositions particulières applicables à la direction des opérations (y compris la filière production qui représente plus de la moitié des effectifs de la direction). Celles-ci ont donc été discutées pendant près de six mois avec les partenaires sociaux, puis intégrées à l’accord collectif signé par les quatre organisations syndicales représentatives le 28 mai 2013. »

Ça c’est fait !!!!

Autrement dit, Si les syndicats cgt en tête, n’avaient pas voulu signer cet accord qui coûte déjà assez cher (dixit la direction) : « Le coût des dispositions spécifiques pour les personnels de la direction des opérations figurant dans l’accord collectif est aujourd’hui déjà très important puisqu’il est de l’ordre de 2 à 3 millions d’euros », ils n’avaient qu’à pas le faire, ironise-t-elle !

Quant aux motifs de la grève, la direction les balaie d’un trait de plume en moquant, ce faisant, les salariés comme les syndicats :

« Les arguments avancés dans le cadre du préavis de grève sont de deux ordres :

1°) « les collaborateurs de la direction des opérations sont les seuls à bénéficier de dispositions spécifiques »

« NON » écrit la direction : « l’accord collectif prévoit également des dispositions particulières pour les collaborateurs du secteur des moyens de l’information afin de tenir compte de la spécificité de leur activité ; »

2°) « les dispositions proposées seraient moins favorables que les dispositions actuelles des collaborateurs de l’ex-pôle France 3 »

Encore « NON » écrit à nouveau la direction : « tout au long des négociations, la direction a apporté des éléments montrant que les dispositions proposées sont au moins équivalentes, voire plus favorables, que les dispositions actuelles (que ce soit en récupération ou en indemnité financière). »

La direction imagine peut-être qu’en livrant ainsi en pâture certains collaborateurs de l’entreprise, elle va monter le restant de l’entreprise contre eux !

En se prenant comme elle le fait à une partie des collaborateurs de l’entreprise, la direction imagine peut-être que les pseudos affirmations de Pflimlin qui déclare au quotidien « Le Monde » : « J'ai la confiance de mon actionnaire et des personnels» [le contraire de la réalité] suffiront à désolidariser les autres personnels !!!!

Non, non, cent fois non, mille fois non. Pflimlin n’a pas la confiance des personnels…il ne l’a jamais eue. Faudrait-il encore qu’il ait celle de l’actionnaire ! 


Dans son cynique papier, la direction met les syndicats devant leurs responsabilités, en écrivant « La direction regrette que les six réunions de négociation et les propositions importantes faites aux organisations syndicales n’aient à ce jour pas permis de mettre un terme à la grève, empêchant la fabrication normale des éditions nationales de France 3».

En guise de conclusion, la direction finit par un « aveu » - à l’opposé des déclarations de Papet à « Stratégies » de janvier 2013 sur les obligations de l’entreprise vis-à-vis des CDD dans l’entreprise depuis fort longtemps – pas de créations de poste dans le contexte économique avec la réduction drastique de tous ces contrats de «permittents ».

Il suffit pour le constater de lire les propos de la direction, uniquement sur ce secteur Fabrication Siège et du support maintenance opérationnel (alors imaginez ailleurs !) : « Si les dispositions du week-end et du soir du socle commun avaient dû être appliquées aux collaborateurs de la direction des opérations, elles auraient nécessité la création d’au moins 30 Equivalent Temps Plein (ETP) pour moitié à la fabrication   siège et pour moitié à la filière production. Compte tenu du contexte économique actuel de l’entreprise, une réduction de l’activité de production aurait alors dû être engagée, les créations de postes n’étant pas envisageables. »

(*)





Quel bel exemple d’abnégation syndicale que donne ce salarié de France Télévisions en accident du travail depuis novembre 2012.



La semaine dernière, ce salarié de France 3, en accident du travail depuis novembre 2012 (une rechute), n’écoutant que son courage comme il met un point d’honneur à le faire à chaque fois que son syndicat le mandate dans le cadre de réunions diverses en interne comme externe, s’est une fois encore rendu à un rendez-vous syndical avec l’Inspecteur du travail, en l’occurrence au siège de  France Télévisions concernant les élections professionnelles organisées dans l’entreprise.

Il aurait pu tomber sur son employeur au détour des couloirs de France Télévisons au risque d’une convocation à entretien préalable en vue d’une lourde sanction pouvant aller jusqu’à son licenciement....mais cela ne l’a pas arrêté! Sans parler d’un contrôle inopiné que la Sécurité Sociale aurait pu faire pendant son absence !!!!

Quelle bravoure…cela mérite respect et  considération.

Au lieu d’utiliser les deux ou trois heures de sorties quotidiennes que la Sécu autorise en pareil cas servant à favoriser au maximum le repos dont la personne accidentée et blessée a tout naturellement besoin, pour aller faire des courses, aller chez le médecin ou se rendre à la pharmacie, se privant donc de soins et de nourriture, il s’est rendu dans son entreprise bravant tous ces principes !

Quelle n’a d’ailleurs pas été la surprise de l’Inspecteur du travail de voir arriver pour la même organisation syndicale, deux interlocuteurs… si ce technicien figurant au planning Fabrication Siège en accident du travail, avait su qu’il n’était pas tout seul, il aurait sûrement pu s’éviter le déplacement et la fatigue !


A ce téméraire syndicaliste de France Télévisions que rien n’arrête, le blog CGC Média ne peut que souhaiter un prompt rétablissement et une rapide consolidation dans le cadre de cet arrêt maladie qui dure depuis 7/8 mois maintenant.

lundi 3 juin 2013

La CGC saisit le Tribunal pour faire annuler les élections dans l’établissement de France Télévisions à la Réunion.



La Réunion est bien un département français, n’en déplaise à la direction de France Télévisions.

Le « SNPCA-CFE-CGC » Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel-CFE-CGC, saisit le Tribunal pour le lui rappeler.


Dans sa requête visant à faire annuler les élections professionnelles que la direction a décidé de tenir à la Réunion - le seul établissement de France Télé à les tenir alors même que l’ensemble des directions départementales du travail (DIRRECTE ou leur équivalent locale) de France sont saisies – le syndicat à l’appui de sa demande, met en avant quatre points justifiant relatifs à la régularité de l’élection :

1/ Que le protocole préélectoral ne lui ait été adressé, au plus tôt par mail, que le 22 mai 2013 après la date de dépôt légal des listes de candidats.

2/ Que dans tous les départements français les DIRRECTE ou leur équivalent locale ont été saisies par la direction de France Télévisions, notamment au motif que « l’absence d’accord constaté entre la Direction et les organisations syndicales, lors de la négociation du protocole préélectorale, sur la répartition du personnel entre les collèges et la répartition des sièges dans les collèges pour les élections…et que la composition des collèges n’étant fixé par un accord applicable dans l’établissement France Télévisons.. », il serait très étonnant que ce qui n’est pas possible pour l’ensemble des départements français, le devienne à  la Réunion sauf à considérer qu’elle ne serait pas département français…ce qui bien évidemment n’est pas le cas.

3/ Que les élections sont reportées partout sur le territoire français, du fait de la saisine de l’ensemble des DIRRECTE ou leur équivalent et plus particulièrement sur l’absence d’accord global dit de « transposition » avant le 28 mai, signé entre elle et les organisations syndicales (Pièce n°6) qui ferait de  Réunion 1ère le seul établissement  de France Télévisons hors d’un accord applicable à tout France Télévisons.

4/ Que le signataire du protocole préélectoral pour la CFTC non seulement n’avait pas compétence à signer ce texte au nom dudit syndicat puisque figurant sur les listes de candidats aux élections DP comme suppléant sur les listes FO.

Que la direction décide de maintenir coûte que coûte ces élections n’empêchera pas le Tribunal même s’il elles ont lieu de prononcer logiquement leur annulation.

France Télévisions, son communiqué mensonger sur l’« accord historique » et son incroyable «coquille »… La CGC avait vu juste.



France Télévisions, son communiqué mensonger sur l’« accord historique » et son incroyable «coquille »…La CGC avait vu juste.

La direction va corriger « sa coquille ». 

Voila ce qu’on pu entendre aujourd’hui certains représentants syndicaux concernant le « petit problème » de rédaction qu’avait soulevée la CGC Média, le 29 mai dernier dans un article intitulé « Pflimlin pense pouvoir commencer son plan de licenciement  avec son soi-disant accord qui diviserait par 6 ou 7 les indemnités de licenciement hors journalistes. » 

La CGC avait donc vu juste.

Rappel :

Le mardi 28 mai 2013 dans un de ses « Flash info » de propagande, en l’occurrence le n° 16, la direction de France Télévisions communique ainsi «  La direction et l’ensemble des organisations syndicales représentatives CFDT, CGT, FO et SNJ viennent de signer, ce mardi 28 mai, l’accord collectif d’entreprise France Télévisions qui devient le nouveau texte social de référence pour les personnels techniques et administratifs ainsi que pour les journalistes » et d’ajouter « un accord historique pour les collaborateurs de France Télévisions »

« Viennent de signer » disait donc le communiqué…« Venir de » forme verbale semi-auxiliaire utilisée pour marquer un passé récent suivi de l’infinitif. Action passée donc.

C’était fait !!!!!!!

Pourtant  aujourd’hui 3 juin 2013, la direction de FTV a modifié le texte en donnant raison au blog CGC Média qui avait relevé sitôt  « l’action passée » que la les dispositions de l’Article 8.4.4.1 du « nouveau texte social de référence », intitulé « Indemnités de licenciement des personnels techniques et administratifs » posaient problème.

En effet l’accord France Télévisons SA tout comme la Convention Collective de l’audiovisuel indiquaient clairement que « Les indemnités de licenciement, en dehors du cas de licenciement pour faute grave ou lourde, étaient calculée par année continue d'activité », ce que ne disait absolument pas le nouveau texte de la direction où il était question de l’attribution de mois ou de fractions de mois de salaire par « tranches de présence » :
- un mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre un et douze ans de présence,
- trois-quart de mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre douze et vingt ans de présence,
- un demi-mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre vingt et trente ans de présence, 
- un quart de mois de salaire de référence pour la tranche au-delà de trente ans de présence.

France Télévisions a donc décidé de remettre pour la calcul de l’indemnité de licenciement la formule « par année d’ancienneté » qui ne figurait plus.


« Une coquille » selon Papet  le nouveau Monsieur Diversité à France Télé.


Une coquille qui aurait pu coûter très cher aux salariés et le rajout de cette formule oubliée change effectivement beaucoup.

Mais au fait, comment la direction a-t-elle pu remodifier un texte de 317 pages en 10 exemplaires qu’elle « Venait de signer » avec 4 syndicats ??????

Tout simplement parce que le texte contrairement au communiqué mensonger de la direction n’était pas encore signé

Et que la direction ne s’avise pas aujourd’hui de faire signer le texte modifié en l’antidatant au 28 mai ! 

Un acte manqué en quelque sorte qui « s'apparente à une erreur, un raté dans une action »  comme aurait pu le constater certains psychanalystes ! 

Un lapsus calami qui est à l’écrit c e que le lapsus linguae est à l’oral et qui pourrait bien valoir à Papet le surnom de Caliméro du PAF (vous savez le poussin noir qui porte cette énorme coquille sur la tête !  


mercredi 29 mai 2013

Pflimlin pense pouvoir commencer son plan de licenciement avec son soi-disant accord qui diviserait par 6 ou 7 les indemnités de licenciement hors journalistes.

Pflimlin pense pouvoir commencer son plan de licenciement  avec son soi-disant accord qui diviserait par 6 ou 7 les indemnités de licenciement hors journalistes. 

A peine la cgt et fo avaient-ils signés le fameux « accord historique » de la direction (dixit), hier après-midi dont plus de ¾ des dispositions, il faut bien le dire, concerne les P.T.A. personnels de production, les administratifs, les techniciens et aussi de l’encadrement – les journalistes bénéficiant d’une Convention Nationale étendue qui les concerne tous et représente 80/85 du « corps de leur couverture » que le tandem Pflimlin /Papet communiquait dans les deux minutes montre en main. 

Ils enregistraient même une vidéo pour essayer de redorer leur blason à l’adresse des salariés mais aussi de la Presse. Le Monde.fr du 28.05.2013 mettait en ligne à 19h56 un article titré « A France Télévisions, une bataille de quatre ans s'achève, d'autres commencent ». 

Le quotidien ne croit pas si bien dire mais la première des batailles ce sont les signataires qui vont devoir la mener pour expliquer aux salariés  (dont certains sont en grève depuis 7 jours) pourquoi ils ont signés un tel texte dont « les nouveaux statuts », disait encore hier la cgt à l’AFP  « étaient désavantageux». 

L’alliance cgt/fo qui expliquait également à certains journalistes que "cet accord comportait des risques selon les syndicats, notamment concernant la "fusion" des rédactions" pourtant ils l’ont signé !!!!!....mais attention ils y ont mis des réserves (qui ne servent à rien évidemment) 

"On y laisse quand même quelques plumes mais le texte est mieux disant pour la majorité des personnels", allait même jusqu’à déclarer Véronique Marchand, secrétaire générale du snj-cgt au Monde…tout en ajoutant  "il y a compromis, pas consensus".

Ce sont les salariés qui vont y laisser des plumes comme elle dit et pas seulement quelques-unes ! 

La cgt, Véronique Marchand va sûrement expliquer aux salariés hors journalistes dont les indemnités de licenciement sont clairement fixées dans leur Convention étendue, comment elle interprète juridiquement l’article 8.4.4.1 page 56 de ce « nouveau texte social de référence pour les journalistes ainsi que pour les personnels techniques et administratifs » (toujours dixit la direction) qui en français dans le texte divise par 6 ou 7 les indemnités de licenciement ?!

Article 8.4.4.1 du « nouveau texte social de référence », intitulé « Indemnités de licenciement des personnels techniques et administratifs » 

« En dehors du cas de licenciement pour faute grave ou lourde, tout personnel technique et administratif licencié percevra une indemnité égale à :  

- un mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre un et douze ans de présence,
- trois-quart de mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre douze et vingt ans de présence,
- un demi-mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre vingt et trente ans de présence, 
- un quart de mois de salaire de référence pour la tranche au-delà de trente ans de présence.

Le montant de l’indemnité de licenciement versée au personnel technique et administratif ne peut excéder 24 mois de salaires…. » 

Le salaire annuel de référence comprend les éléments suivants : Salaire de base (non indexé), prime d’ancienneté, les compléments de salaire à caractère permanent (non indexées dont le supplément familial et la part variable sur objectifs de l’année n-1), hors primes exceptionnelles et élément variables liés à l’activité le cas échéant.

Le salaire annuel de référence pris en compte pour le calcul de l’indemnité de licenciement est le salaire annuel de référence décrit ci-dessus divisé par 12 » 

Voici maintenant le texte de la CCCPA que la cgt et fo ont enterrée : 

ARTICLE IX.6 "INDEMNITÉ DE LICENCIEMENT" (page 76 de la CCCPA) 

« Tout salarié confirmé, lorsqu'il a droit, en cas de dénonciation du contrat de travail  prononcée par l'entreprise dans les conditions fixées à l'article 5 du présent chapitre, à une indemnité, celle-ci est calculée par année continue d'activité ou de congé rémunéré égale à:

- un mois de rémunération pour la tranche comprise entre un et douze ans de présence,
- trois-quart de mois de rémunération pour la tranche comprise entre douze et vingt ans de présence,
- un demi-mois de rémunération pour la tranche comprise entre vingt et trente ans de présence,
- un quart de mois pour la tranche au-delà de trente ans de présence.
Pour le calcul des années d'activité, il sera tenu compte:
a) du temps de présence effectif accompli au sein de l'une des entreprises assujetties à la présente Convention ou de toutes celles qui l'ont précédée au sens de l'article 122.12 du code du travail;
b) du temps pendant lequel le salarié a été détaché. 

Les fractions d'année donnent lieu à l'attribution d'une fraction d'indemnité calculée comme ci-dessus pour l'année considérée, et réduite au prorata du nombre de mois. » 

Pas besoin de sortir de Saint Cyr pour constater que la phrase contenue dans le texte conventionnel qui régissait les salariés PTA de France Télévisions et qui indiquait « Tout salarié confirmé, lorsqu'il a droit, en cas de dénonciation du contrat de travail  prononcée par l'entreprise dans les conditions fixées à l'article 5 du présent chapitre, à une indemnité de licenciement, celle-ci est calculée par année continue d'activité ou de congé rémunéré … » a disparu. 

Cette phrase est bien évidemment indispensable et essentielle. Elle consacre le calcul de l’indemnité de licenciement qui est donc calculé par année. 

Voici ce que cela donne en français et en pure application des 2 textes, le nouveau texte signé par la cgt/fo pour l’heure (voire pour leurre) et la CCCPA.

Un salarié qui a 37 ans de maison selon la CCCPA percevait une indemnité de licenciement de :
12 fois un mois de rémunération pour les 12 premières années
+ ¾ pour les 8 suivantes (donc 6)  
+ ½ pour les 8 suivantes (donc 4)
+ ¼ pour celles restant (ici de 28 à 37 années, soit  9 donc 2,25) 

soit une indemnité de 24,25 mois «de rémunération» pour un salarié PTA qui avait passé 37 ans à travailler dans l’entreprise.

Avec le « nouvel accord historique » dont se vante Pflimlin et consort,  ça donne « en français » dans le texte : 

un mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre un et douze ans de présence donc 1 mois de salaire annuel de référence divisé par 12 ». 
+ 3/4 de mois de salaire de référence pour la tranche comprise entre douze et vingt ans de présence, donc + 1 mois de salaire de salaire annuel de référence divisé par 12
+  un 1/2 de salaire de référence pour la tranche comprise entre vingt et trente ans de présence, donc  + 1 mois de salaire de salaire annuel de référence divisé par 12
+ 1/4 un quart de mois de salaire de référence pour la tranche au-delà de trente ans de présence donc encore + 1 mois de salaire de salaire annuel de référence divisé par 12

Soit une indemnité de 4 mois « du 12ème du salaire de référence» pour un salarié PTA qui avait passé 37 ans à travailler dans l’entreprise. 

Eh oui, la formule « l’indemnité de licenciement  est calculée par année continue d'activité ou de congé rémunéré … » ayant sauté, n’importe quel juriste qui parle français fera certainement la même analyse du texte.


Rappel du courrier de la direction invitant les plus âgés (60 ans et plus) à faire valoir vos droits à la retraite et à être volontaire au départ pour :

- 6 mois de salaire brut pour pour une tranche de moins de 10 ans d’ancienneté
- 7 mois de salaire brut pour une tranche allant de plus de 10 ans mais moins de 20 ans d’ancienneté
- 8 mois de salaire brut pour une tranche  de plus de 20 ans mais moins de 30 ans d’ancienneté
- 9 mois de salaire brut pour la tranche des plus de 30 ans d’ancienneté
Ceux qui avaient donc 37 ans d'ancienneté et qui se trouvaient être dans la dernière tranche, ne sont pas partis avec plus de 9 mois de salaire. C'est un fait.

La cgt dont la direction se réjouit qu’avec ses 38 % de représentativité et son statut de premier syndicat, elle ait signé malgré des « réserves » sur « le temps de travail, les conditions de passage au forfait jour, considéré comme une forme d'annualisation favorisant plus de souplesse et risquant de faire travailler les personnels plus longtemps en favorisant plus de souplesse » (dixit la cgt) va sûrement expliquer cela aux salariés PTA du groupe …ou comment la direction pourrait faire passer un salarié qui a 37 ans de maison de 24,25 mois d’indemnités de licenciements à 4 mois seulement  !!!!!!! 

Sûrement ce que Papet qualifie de « grand succès » et que Pflimlin évoque comme « un  horizon désormais dégagé pour les projets futurs de la direction» (le plan de licenciements) »….et à ce prix-là pourquoi s’en priveraient-ils ?

Le retour de bâton de la part des salariés déboussolés peut-être mais en colère sûrement, pourrait bien être cinglant pour certains !

7ème jour de grève à France 3…mais la cgt a signé l’accord "historique" de la direction » !!!



7ème jour de grève à France 3…mais la cgt a signé l’accord "historique" de la direction !!!

Voici le texte du préavis de grève que la cgt a déposé le 16 mais 2013 à 17h20 : « Les personnels techniques affectés à la Fabrication Siège et au service Support Maintenance Opérationnel  ont demandé à être soumis aux dispositions du socle commun Temps de Travail du projet d'accord collectif. »
La demande de la cgt, sauf à ne pas savoir lire, est donc que les salariés concernés soient « soumis aux dispositions du socle commun Temps de Travail du projet d'accord collectif. » ; il n’est pas question d’un avenant, d’une annexe mais bel et bien de l’accord collectif !

La cgt qui AG après AG reconduit la grève à durée indéterminée, avait d’ailleurs dans son préavis, appelé à la grève « Après le refus de la direction d'accéder à cette revendication », à savoir intégrer leur « revendication au projet d'accord collectif »

« La direction nous a claqué la porte vendredi soir dernier en nous disant qu'elle reprendrait les négociations seulement mercredi. Ils nous ont laissé cinq jours sans négocier. Donc, le conflit se durcit. Nous ne voulons pas de disparités au sein du siège. L'accord collectif doit concerner tout le monde. » déclarait, il ya deux jours, un cégétiste.

Toujours selon ce même cégétiste « Les grévistes dénoncent les évolutions de leur statut dans le cadre de l'entreprise commune et estiment que le nouveau statut serait moins avantageux. ». Voila qui est dit !  
Mais alors pourquoi donc la cgt qui appelle à la grève «face au refus de la direction d’accéder à la revendication du syndicat (ci-dessus) et de l’intégrer aux dispositions du projet d’accord estimant que l’évolution vers un nouveau statut dans le cadre de l'entreprise commune serait moins avantageux », a-t-elle signé l’accord de mardi 28 mai ????

"Le nouveau statut des salariés de l'accord collectif sera moins avantageux " (dixit la cgt) mais elle signe cet « accord historique » avec la direction (dixit) véritable usine à gaz au 12 groupes de métiers et d'emplois qyui se répartissent en 5 catégories (ouvriers 1 et 2, techniciens, maitrises 3 et 4, cadres 5 à 8, cadres sup 9 à 11 et cadres dirigeant hors grilles) avec des "niveaux intermédiaires de spécialité" appelé « Spé » de [exemple « 5 Spé », « 6 Spé », etc]qui peut faire que quelqu'un qui rentre au premier échelon de son groupe de classification (dont certains peuvent aller jusqu'à 24 niveaux dit "de placement" ) mettra entre 75 et 105 ans pour franchir l’intégralité des échelons d'un même groupe.

Avant un salarié pouvait espérer atteindre les 8/10 premiers niveaux d'une grille métier au moins sur les 42 annuités aujourd'hui requises pour la retraite, à présent il lui faudrait de 75 à 105 ans....Il s'agit bien là d'un accord collectif "historique" !!!!!!



 

mardi 28 mai 2013

La cgt qui continue d’appeler à la grève contre le texte que proposait la direction de France Télé, le signe aujourd’hui.



La cgt qui continue d’appeler à la grève contre le texte que proposait la direction de France Télé, le signe aujourd’hui.

Comme le blog CGC Média l’annonçait dès hier, le cgt, qui appelé les salariés à faire grève contre le texte que propose la direction, vient de le signer !!!!!!          

Les salariés grévistes qui en sont à leur 6ème jour de grève, c’est-à-dire qui viennent de perdre 6/30ème de leur salaire mensuel, apprécieront.

Dès hier, le blog CGC Média posait deux questions:
Comment la CGT va-t-elle expliquer aux salariés qu’elle signe avec la direction un texte qu’elle n’a pas encore signé mais qu’elle discute depuis plus de 3 ans et  contre lequel elle appelle à la grève aujourd’hui ??!!
Comment va-t-elle expliquer aux salariés que la direction qui ne cesse de rajouter des petites clauses style contrat d’assurance à ce texte toujours signé par personne et qui a déjà fait perdre aux salariés concernés 5 jours de salaire, la CGT s’apprête à le signer dès demain ??!!
« Un accord historique » communique  la direction ce 28 mai 2012 …un accord qui comporte 12 groupes de métiers et d'emplois qyui se répartissent en 5 catégories (ouvriers 1 et 2, techniciens, maitrises 3 et 4, cadres 5 à 8, cadres sup 9 à 11 et cadres dirigeant hors grilles) avec des "niveaux intermédiaires de spécialité" appelé « Spé » de [exemple « 5 Spé », « 6 Spé », etc]. Invraisemblable.

Chaque groupe de classification  peut comprendre de 14 à 21 voire 24 niveaux dit "de placement" où il faudrait donc entre 75 et 105 ans à un salarié pour franchir l’intégralité des échelons d'un même groupe (4 années révolues donc 5 en réalité pour passer au niveau supérieur) !

Ce que la direction appelle « s’adapter aux évolutions de son environnement avec ce  nouveau dispositif de classification fondé sur responsabilités et compétences associés au poste occupé » !!!!

Les salariés en colère d’avoir été entraînés dans cette grève pour s’opposer à la mise en place d’un texte jusqu’à aujourd’hui réputé non validé, vont demander des comptes à ceux qui l’ont signé.

La communication de l’alliance cgt/fo qui ont signé aujourd’hui l’accord de la direction, est d’ailleurs la même : « fo a ratifié mais…la négociation continue » et « la cgt a signé l’accord France Télévisions avec des réserves ».

Quelle logique y-a-t-il à signer un texte auquel on s’oppose même en y mettant des réserves alors qu’il est simple de ne pas signer tant que celles-ci ne sont pas prises en compte ??????...à moins que ce ne soit pour sauver la mise à la direction !!!

Quant à la direction  qui indique dans son communiqué de propagande habituel que 4 organisations syndicales dont la CDFT ont signé, tel n'est pas le cas.

Pflimlin instaure une journée des enfants à Roland Garros !




Comme chaque année Roland Garros revient (peut-être pour la dernière année selon les bruits de couloir à France télé) et comme très souvent les clients de la régie pub (les contributeurs d'avant 20h) y sont invités.

Cette année le mercredi (jour des enfants oblige!!) sera destiné aux enfants des responsables du Comité Exécutif....il n'y a peut-être globalement plus assez d'annonceurs!!!!!

Ou comment utiliser un "budget dédié" à rassembler des "clients" afin d'amuser les enfants du Comex !

Jeu, set et match....