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samedi 13 juillet 2013

Combien de temps les contribuables vont-ils encore devoir payer la gestion calamiteuse de Pflimlin ?



Hier, c’était le jour du Conseil d’Administration à France Télévisions. Malgré une nouvelle dégradation des comptes, Pflimlin a continué d’affirmer qu’il était content des avancées de l’État dans « L’avant-projet d’avenant au COM présenté au Conseil d’administration »… Des propos visiblement différents de ceux qu’il a tenus la veille face aux élus du CCE…

Attention, il ne s’agit pas de l’avenant au COM lui-même, ni de l’avenant  COM mais de « L’avant-projet ».
 Autrement dit ce n’est pas le film, ni même la bande annonce…non, tout juste le « story-board ».
Quel pitoyable spectacle. Rappelons que la signature de « l’avenant au COM » avait été initialement prévue pour décembre 2012 !

Quelques jours avant l’arrivée d’août, Pflimlin continue « ravi » de déballer son auto satisfécit en n’oubliant pas de toujours cartonner au passage l’État actionnaire « en dépit d’un contexte économique plus contraint, difficile et incertain, [ça c’est pour l’Etat] le maintien d’objectifs ambitieux [ça c’est pour lui] permettra de doter France Télévisions et ses salariés d’une feuille de route stratégique  [ça c’est encore pour lui] partagée avec son actionnaire… »

Comme d’habitude même s’il se réjouit que les 2 euros de redevance supplémentaires sur les 6 euros d’augmentation totale soient maintenus au titre de la prochaine année fiscale [ouf, les voilà  rassurés les contribuables…ils vont pouvoir continuer à payer la descente vers les bas-fonds que Pflimlin réserve au Groupe]

Et comme à chaque fois qu’il se réjouit et « se veut serein » en se félicitant encore et toujours d’une « étape décisive » - un peu comme les coureurs du Tour de France sur lequel il est déjà allé se balader à plusieurs reprises - il y met  derrière un « mais » ! 

Pflimlin  a tacle à nouveau l’Etat « Pour autant «l'aléa» d'une cinquantaine de millions d'euros, soulevé par l'état-major du groupe durant les négociations, n'est pas levé ». Pflimlin refait ensuite, le coup de « la feuille de route » et de « l’effort d’économies sans précédent que l’entreprise a commencé à mettre en œuvre  qui permettront d’accompagner sa stratégie… ». Quelle langue de bois !

Personne ne peut imaginer une seule seconde que cela prenne encore !!!! Et pour se sentir moins seul, Pflimilin « a souligné les assurances qu’il a reçues du Gouvernement » et mouillé les administrateurs  qui avec validation par le CA «  Le conseil d'administration qui s'est tenu hier a validé le texte à l'exception de trois voix contre [«c’est un risque qui reste lié à la vie normale d'une entreprise» selon lui !] lui ont donné quitus !

Sur combien de votants d’ailleurs ?...et Patrick Bloche est-il resté pour le vote ?  

Sur la « La dette »  qui continue de grossir, grossir, grossir à France Télévisions, Pflimlin a été moins disert. « L’entreprise enregistre cependant, à ce stade de l’année, une dégradation sensible de ses ressources prévisionnelles par rapport au budget 2013, liée pour une part au gel, pour 31 M€, de la subvention de compensation de l’arrêt de la publicité, et pour le reste à une dégradation de ses perspectives de recettes publicitaires de l’ordre de 8 M€ sur le premier semestre. »

A part ça, tout va bien...tout juste « l'état-major de France Télévisions a-t-il demandé à l'État une clause de revoyure dès début 2014 pour éventuellement corriger la trajectoire si la donne publicitaire venait encore à se dégrader. » Encore quelques mois de gagnés !

Si France Télévisions réalise 320M€ cette année ce sera un miracle !

Le mot de la fin, il convient de la laisser à Christophe Beaux Pdg de « La Monnaie de Paris » et administrateur de France Télé, face à « l'intenable équation financière qui ne tiendra pas sans le recours à l'endettement assez conséquent puisqu'évalué à 250 millions d'euros contre une centaine de millions aujourd'hui »: 
 «En somme, cela revient à ce que l'État finance France Télévisions par la dette».

Combien de temps les contribuables vont-ils  encore devoir payer la gestion calamiteuse de Pflimlin ? Qui va siffler l’arrêt de cette casse organisée de l’entreprise et de sa chute inexorable, l’Élysée ou bien le CSA !?

jeudi 11 juillet 2013

Le secret de la tentative de suicide d’un des directeurs de France Télévisions levé par le Nouvel Observateur…Le malaise atteint un paroxysme.

Le secret de la tentative de suicide d’un des directeurs de France Télévisions levé par le Nouvel Observateur…Le malaise atteint un paroxysme.

C’est dans le numéro 2940 du « Nouvel Observateur » de ce 11 juillet 2013 que le « secret » est éventé ! Qu’écrit le magazine dans son article «Le secret qui tétanise France télévisions » : « À France télévisions, médecin du travail et psychologues sont débordés : réorganisation liée à l'entreprise unique, bouleversement des organigrammes et maintenant plan d'économies, le balai des salariés en souffrance est sous antidépresseur est incessant. La direction a une hantise : se retrouver dans une situation comparable à celle qu’a connue Orange. C'est sans doute pourquoi elle garde comme un secret d'État une nouvelle qui date d'environ un mois : l’un des hauts cadres du groupe, membre du comité exécutif recruté par Pflimlin puis marginalisé lors de la grande réorganisation de janvier, a tenté de mettre fin à ses jours. Ce dirigeant, qui avait fait l'objet d'une alerte de la part de la médecine du travail, a passé quatre jours dans le coma à l'hôpital avant de se trouver hors de danger. »

« L’un des hauts cadres du groupe, membre du comité exécutif recruté par Pflimlin puis marginalisé lors de la grande réorganisation de janvier »  indique le magazine qui aurait pu également préciser qu’il était à la direction de RFO, il y a peu encore…avant d’en être évincé par Pflimlin !

Et tous les autres, ces CDD à qui France Télé rompt le contrat d’un seul coup, ces admisnitratif(ve)s bringuebalés entre ordre et contre-ordres ou que l’on dépossède très souvent sournoisement de leur « travail », ces cadres mis sous pression et poussés à bout pour « plus de résultat »…et la liste serait longue ; qui s’en soucie ????? Ils sont des centaines à vivre ce calvaire au quotidien.


Le blog CGC Média, heureux d’apprendre que les jours de l’intéressé ne sont plus en danger, dénonce ce climat de souffrance sur fond de casse sociale orchestrée par Pflimlin et sa garde rapprochée.


Ce n’est pas la première tentative de suicide à France Télé et encore moins le premier suicide. Dans un article du 29 septembre 2010 « Deux suicides et au moins 2 tentatives à France Télévisions, face au traumatisme vécu par les salariés, le SNPCA-CGC va appeler au droit de retrait » le blog CGC Média, avait déjà tiré la sonnette d’alarme !


Qu’a fait Pflimlin depuis ???? 


Qui se souvient encore de l’article du Figaro signé Paule Gonzales en date du 12 novembre  2010 « Malaise social chez France Télévisions »  (* en fin de post) qui débute ainsi « Une commission d'enquête s'est réunie mercredi. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l'entreprise. 

La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n'est pas loin de déclarer l'état d'urgence. Plus que tout, l'état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d'un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers mois, l'entreprise a connu un cas de suicide d'un médecin du travail chez France 3 Alsace1, la mort d'un salarié de RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.

La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s'est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d'enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l'entreprise…. »


Il faut peut-être le demander à Papet le DGA/DRH de France Télé dont le Figaro annonçait « Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet « Entreprise & Personnel » aux conclusions sans appel. » !!!!

Ce que ne disait pas le Figaro alors, c’est que ce rapport dont visiblement personne n’a vu la couleur (à part peut-être le quotidien), Papet le commandait en contractant avec la société « Entreprises & Personnel » dans laquelle il siégeait au Conseil d’Administration ».

 

 Tout cela sans que personne n’y voit le moindre conflit d’intérêt ?!?! 


La Justice et notamment le juge Arnaud Van Ruymbeke instruisant la plainte déposée par la CGC sur le recours à ces boites ou ces cabinets conseils par France Télévisions, est entre autres volets, chargé de ce dossier.  


(*)

mercredi 10 juillet 2013

Pas sûr que la révélation des diners de Pflimlin avec quelques parlementaires (UMP surout) ait beaucoup amusé François Hollande!

Le 4 juillet dernier, le blog CGC Média reprenait l'info donnée dans l’article de Renaud Revel publié ce même jour dans l’express.fr au sujet du « dernier diner politique de Pflimlin ». 

Chacun a pu découvrir que les convives de Pflimlin lui apportant leur soutien, étaient des députés UMP. 

Le Canard enchaîné de ce 10 juillet 2013, ajoute que "Pflimlin est allé également à la rencontre de  députés et sénateurs de gauche"...l'histoire ne dit pas si David Assouline en était! 

En revanche, ce que nous apprend "Le Canard" c'est que "ça flingue du côté PS" et de citer justement les propos de David Assouline concernant "le poids" de son collègue député Patrick Bloche à l’initiative de l'amendement (déjà signé par une vingtaine de parlementaires) destiné à ce que la loi instaurant le retour des présidents de l’Audiovisuel public nommés par le CSA s'applique dès sa promulgation. 

Le moins que l'on puisse dire à la lecture de l'article, c'est que le premier ne porte visiblement pas le second dans son cœur !  

Et pendant ce temps là, au moment où dinaient Pflimlin et ses invités choisis, le Chef de l’État découvrait  l'instruction menée par le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506)!  

Imaginez un peu dans quel état a dû être François Hollande que "Le Canard" décrit comme "agacé sur la question du maintien ou non de Pflimlin" et "s'énervant (même) devant un visiteur" à ce sujet, après avoir appris la composition d'une des dernières petites bouffes de Pflimlin après celle de mai 2012 avec Jean-Luc Hees. 

Pas sûr que ces révélations aient amusé beaucoup le Président de la République ! ...la digestion risque d'être difficile pour certains.


mardi 9 juillet 2013

Le CCE de France Télé (sauf la cgt qui s'abstient) alerte les membres du Conseil d'Administration sur les comptes 2012.



Le Comité Central d'Entreprise de France télévisions a voté, ce jour, une résolution particulièrement claire à l'adresse des administrateurs qui se réuniront le 11 juillet prochain "afin d'alerter le Conseil d’administration de France Télévisions sur la carence déplorable [d'expertise comptable]" (voir la résolution en fin de post)

S'agissant du droit d'alerte et de la mission d'expertise des comptes 2012 dont le cabinet "Raisonnances" est, entre autres chargée, les élus ont dénoncé " les difficultés rencontrées dans le cadre de cette mission légale pour obtenir les informations fondamentales et nécessaires à l'établissement d'un rapport détaillé permettant aux élus de formuler un avis motivé sur les comptes 2012 de l’entreprise".

La résolution a donc été adoptée à la majorité des élus: 15 sur 29...les 14 élus cgt pour aller dans le sens de Pflimlin comme de coutume, ont choisi de s'abstenir...

et le point reporté.

Le Comité Central d’Entreprise avec ce texte à destination des administrateurs, a donc tenu à mettre chacun devant ses responsabilités.

Que disent d'ailleurs les textes sur la coresponsabilités des administrateurs,

"LA RESPONSABILITÉ PÉNALE DES ADMINISTRATEURS"
 

Tout d’abord, il convient de rappeler que les membres du Conseil d’Administration d’une SA, autrement appelés « administrateurs », à commencer par le premier d’entre eux leur président (généralement, le pédégé), sont coresponsables et pourront être en cas de « manquements » condamnés in solidum.

Sur la présentation des comptes…

1.      La présentation ou publication de comptes annuels ne donnant pas une image fidèle

L 123-14 : les comptes annuels doivent être sincères, réguliers et donner une image fidèle du patrimoine et de la situation financière et du résultat de l’entreprise.
But :
-         prise de décisions éclairées par les dirigeants sociaux ;
-         donne aux actionnaires les moyens d’évaluer l’action de ceux ci ;
-         informe les tiers de la solvabilité de la société ;
-         les investisseurs peuvent mesurer la capacité de la société à générer des profits.

Les conditions d’incrimination
1.                 publication ou présentation de comptes annuels
® comptes annuels : L 123-12 : bilan, compte de résultat, annexe ;
® publication : tout procédé de communication collective pour faire connaître les comptes aux tiers ;
® présentation : soumission des comptes à l’AG des associés pour leur approbation.

2.                 ne donnant pas une image fidèle
® comptes insincères : défaut de constitution de provisions, surévaluation des stocks,…
® comptes irréguliers : non-respect de la règle de la spécialisation des exercices, violation de la règle de l’interdiction des compensations entre comptes.

3.                 sciemment, en vue de dissimuler la véritable situation de la société
Infraction doublement intentionnelle :
                    le procureur prouvera la mauvaise foi des dirigeants (s’ils avaient conscience des irrégularités ou insincérités commises) ;
                    le procureur démontrera que les prévenus ont cherché à dissimuler la véritable situation de la société.

A.                Les sanctions
Emprisonnement de 5ans et/ou amende de 37500 euros.
Prescription : 3ans à partir du jour de la publication ou de la présentation des comptes annuels et non à compter du moment où une victime diligente aurait eu la possibilité de découvrir l’infraction.

Ceci étant dit, voici la résolution à l’adresse des administrateurs qu’on votée les élus du CCE ce 9 juillet 2013 après avoir été pleinement informés de la situation par la responsable du cabinet « Raisonnances » chargée du droit d’alerte qui a été particulièrement claire.

 
Résolution

Le Comité Central d'Entreprise de France télévisions a mandaté le cabinet Raisonnances pour expertiser les comptes de l'année 2012 de France télévisions ainsi que le projet de budget 2013. L’expert a alerté l'ensemble des membres du CCE sur les difficultés rencontrées dans le cadre de sa mission légale pour obtenir les informations fondamentales et nécessaires à l'établissement d'un rapport détaillé permettant aux élus de formuler un avis motivé sur les comptes 2012 de l’entreprise.
En dépit de multiples relances, le cabinet Raisonnances ne dispose toujours pas à ce jour des éléments essentiels à l’accomplissement de sa mission. Par conséquent, les élus du CCE sont dans l’obligation de reporter ce point.
Le Comité central d’entreprise tient à alerter le Conseil d’administration de France Télévisions sur cette carence déplorable.

lundi 8 juillet 2013

« L’arrêté des comptes 2012 » pour France Télé vire à l’ubuesque attrape-nigaud.

Le 25 mai 2012, le blog CGC Média publiait un article au titre assez clair « Pourquoi Pflimlin n’a-t-il pas adressé les comptes [2011] aux administrateurs de France Télévisions dans les délais légaux? ». 

L’adage voulant que « l’Histoire soit un éternel recommencement », l’année 2013 concernant les comptes 2012, ne semble pas vouloir faire exception !  L’année dernière Pflimlin avait convoqué le Conseil d’Administration puis le CCE quelques jours après (alors que le CCE doit impérativement être convoqué avant le CA) pour faire passer à la va-vite ses comptes 2011 sur fond de report du Tribunal de commerce. 

Cette année c’est donc à peu près la même chose voire pire. Le 30 juin est dépassé et Pflimlin convoque un CCE les 9 et 10 juillet pour un CA le lendemain, en s’asseyant à nouveau sur le cadre légal. 

Il imaginait peut-être que les élus du CCE rendraient un avis fut-il « partiel » !!!!

Seulement voila depuis janvier 2013, les élus du CCE ont voté un droit d’alerte (procédure qui ouvre droit à une expertise extérieure en raison de la situation extrêmement préoccupante de l’entreprise) et les deux cabinets choisis pour ce faire, par ordre alphabétique, les cabinets « Raisonnances » et « Sextant », n’ont toujours pas reçu malgré moult relances les documents nécessaires à leur expertise

Néanmoins, Pflimlin considère que les comptes ont été adoptés par les administrateurs le 24 avril dernier (date du dernier CA) !!!!

La question est de savoir si l’avis des administrateurs de l’entreprise France Télévisions qui ont eu à se prononcer sur les comptes consolidés (avec des documents remis peu de temps avant la séance) dans les conditions que chacun connait et que relatait le blog CGC Média dans son post du  « Les administrateurs de l’État au C.A. de France Télé s’émeuvent en séance et Ajdari s’emporte » :  «  qui est contre ?...personne ! Qui s’abstient ?....personne ! Les comptes sont adoptés à l’unanimité », n’auraient pas dû se prononcer sur les comptes de France Télévisions SA – l’entreprise dont ils sont administrateurs – et non les comptes consolidés !

Comptes consolidés qui faisaient sortir de leurs gonds deux administrateurs : 

-  Patrick Bloche qui, justement, s’interrogeait publiquement sur le fait que la présentation de ces derniers quasiment « à l’équilibre » ne pouvait refléter la situation réelle (sinon pourquoi Pflimlin serait-il allé demander une rallonge de 75M€ à l’Élysée !?!) 

-  Christophe Beaux qui au CA précédent, notamment sur le COM «s’était abstenu en précisant que si les choses ne changeaient pas dans la méthode, il  ne s’abstiendra pas la prochaine fois, voterait contre et militerait auprès d'autres administrateurs pour qu'il y ait un vote contre assez large mettant ainsi l'État en minorité… » 

S’asseyant également sur l’article L 225-100 qui prévoit expressément le dépôt des comptes avant le 30 juin de l’année en cours… Pflimlin choisit une nouvelle fois de violer les textes, piétinant allègrement les 45 jours de délai impératif entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire avec un CA sans CCE préalable (le point n’est aps et n’a pas été à quelque « ordre du jour » que ce soit) en convoquant dans la foulée l’Assemblée Générale  Ordinaire pour le 24 juillet prochain à 18heures. 

S’appuyant enfin sur ce soi-disant « arrêté des comptes » adopté par le CA derrière lequel il se retranche « Conformément à la décision du Conseil d’Administration de France Télévisions réuni la 24 avril 2013 », Pflimlin moins de 15 jours après ce CA du 11 juillet, convoque l’AG. 

Et tout ça, dans la quasi indifférence générale…en tout cas, Pflimlin le pense-t-il !

vendredi 5 juillet 2013

Rebelote, Pflimlin remet ça avec les comptes et se met de nouveau hors la loi !



Rebelote, Pflimlin remet ça avec les comptes et se met de nouveau hors la loi !


Souvenez-vous, l’année dernière Pflimlin avait déjà fait le coup. Il convoquait le Conseil d’Administration puis le CCE quelques jours après (alors que le CCE doit impérativement être convoqué avant le CA) pour faire passer à la va-vite ses comptes 2011.


En dépit de l’article L 225-100 (*voir détail en bas de post) qui prévoit expressément le dépôt des comptes avant le 30 juin de l’année en cours… Pflimlin choisissait donc de violer les textes, piétinant allègrement les 45 jours de délai impératif entre le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale Ordinaire avec un CA sans CCE préalable au 30 mai 2012.


Cette année c’est quasiment pareil voire pire. Le 30 juin est dépassé et Pflimlin convoque un CCE les 9 et 10 juillet pour un CA le lendemain, en s’asseyant à nouveau sur le cadre légal.



Il veut forcer les administrateurs  du CA et dans une moindre mesure le élus du CCE, à rendre un avis fut-il « partiel » ! Pourtant, cette fois-ci les choses sont un peu différentes. Alors que depuis janvier 2013, les élus du CCE ont voté un droit d’alerte (procédure qui ouvre droit à une expertise extérieure en raison de la situation extrêmement préoccupante de l’entreprise), les deux cabinets choisis pour ce faire, dans l’ordre alphabétique,  les cabinets « Raisonnances » et « Sextant », n’on toujours pas reçu malgré moult relances les documents nécessaires à leur expertiseseuls quelques documents de synthèse établis par la direction leur seraient parvenus.



Rappelons que les documents doivent être transmis par les directions des entreprises à l’expert mandaté par les Instances Représentatives du Personnel afin qu’il dispose des mêmes sources d’informations, sont selon le Code du Travail et du Commerce, des mêmes documents dont disposent les Commissaires aux Comptes.



Visiblement la direction s’en fout et joue la montre, en ne remettant aucun de ces documents aux experts, les pressant d’ailleurs avec insistance d’utiliser le peu de documents de synthèse [la version de la direction] remis pour présenter un avis partiel !



Il y a fort à penser que les experts indépendants, ne travaillant pas chez Pathé Marconi à « La voix de son maître »  ils refusent  de lire comme des perroquets, les « analyses » de la seule direction.



C’est donc le même scénario de l’année dernière qu’imagine reproduire la direction, où le précédent expert dans un courrier aux élus avait indiqué la troisième semaine de juin  « …l’absence d’éléments  qui manquent encore pour produire un document d’analyse complet, notamment les rapports des commissaires aux comptes et les balances ainsi que des entretiens avec la direction générale et des réponses à plusieurs des questions posées, ne permettraient d’envoyer qu’un un rapport provisoire pour au moins disposer de premiers éléments d’analyse. »



Les administrateurs vont-ils se laisser abuser comme en 2012 et adopter des comptes qu’ils n’ont, à ce jour, pas reçus dans les délais légaux comme les élus du CCE du reste !? 



Quiconque s’y risquerait pourrait bien évidemment être déclaré juridiquement coresponsable et subir les mêmes sanctions ou peines devant la Juridiction compétente.



A cet effet, il faut se souvenir des propos tenus au C.A. de l’an passé, à la même époque, par Christophe Beaux, PDG de La Monnaie de Paris et administrateur de France Télévisions qui déclarait : "Les comptes sont mauvais…si France Télévisions continue comme ça, dans six mois, les caisses seront vides .


Christophe Beaux qui redisait alors son inquiétude : «Les comptes sont à peine à l'équilibre, mais surtout, ce qui est plus inquiétant, c'est que les résultats d'exploitation sont en déficit d'un million d'euros. » mettait alors également en lumière «des tendances mal orientées, avec une hausse progressive des charges et une certaine érosion des recettes. Les courbes se sont croisées en 2011, il ne faudrait pas que cela continue trop longtemps, d'autant plus que l'entreprise a aussi consommé une partie importante de sa trésorerie, qui est passée de 200 à 72 millions d'euros. L'entreprise a besoin d'investir, c'est tout à fait normal compte-tenu des enjeux qui sont devant nous, mais le fait que cette trésorerie s'amenuise diminue les marges de manœuvre du groupe pour l'avenir». 

Les élus du CCE avaient, eux, dénoncé « La trajectoire financière du contrat d’objectifs et de moyens 2011-2015 qui détermine le cadre de ce budget 2012 a été jugée insincère et fantaisiste.

Qu’il s’agisse donc des comptes ou bien du COM à l’arlésienne que France Télé a mis à l’ordre du jour des 2 instances dans un point sur sa soi-disant « avancée », Pflimlin n’a sûrement pas oublié, non plus, les récentes déclarations de Christophe Beaux au CA de mars 2013 qui  «s’est abstenu lors du COM précédent mais précise que si les choses ne changent pas dans la méthode, il ne s’abstiendra pas pour le prochain COM, votera  contre et militera auprès d'autres administrateurs pour qu'il y ait un vote contre assez large mettant ainsi l'État en minorité…. Ce qui s’est s'est déjà vu » 

Il avait aussi précisé « le faire un peu comme un avertissement solennel : il faut que le Conseil d'administration soit impliqué dans la stratégie et donc dans la définition du COM. Cela ne peut pas être un document qui arrive en conseil comme cela, tout ficelé et discuté dans les couloirs ministériels. »…il en va de même pour le budget.





L'assemblée générale ordinaire est réunie au moins une fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice, sous réserve de prolongation de ce délai par décision de justice. *



Si l'assemblée générale ordinaire n'a pas été réunie dans ce délai, le ministère public ou tout actionnaire peut saisir le président du tribunal compétent statuant en référé afin d'enjoindre, le cas échéant sous astreinte, aux dirigeants de convoquer cette assemblée ou de désigner un mandataire pour y procéder.



Le conseil d'administration ou le directoire présente à l'assemblée son rapport ainsi que les comptes annuels et, le cas échéant, les comptes consolidés accompagnés du rapport de gestion y afférent.



Ce rapport comprend une analyse objective et exhaustive de l'évolution des affaires, des résultats et de la situation financière de la société, notamment de sa situation d'endettement, au regard du volume et de la complexité des affaires. Dans la mesure nécessaire à la compréhension de l'évolution des affaires, des résultats ou de la situation de la société et indépendamment des indicateurs clés de performance de nature financière devant être insérés dans le rapport en vertu d'autres dispositions du présent code, l'analyse comporte le cas échéant des indicateurs clés de performance de nature non financière ayant trait à l'activité spécifique de la société, notamment des informations relatives aux questions d'environnement et de personnel.



Le rapport comporte également une description des principaux risques et incertitudes auxquels la société est confrontée.



L'analyse mentionnée au troisième alinéa contient, le cas échéant, des renvois aux montants indiqués dans les comptes annuels et des explications supplémentaires y afférentes.



Le rapport comporte en outre des indications sur l'utilisation des instruments financiers par l'entreprise, lorsque cela est pertinent pour l'évaluation de son actif, de son passif, de sa situation financière et de ses pertes ou profits.



Ces indications portent sur les objectifs et la politique de la société en matière de gestion des risques financiers, y compris sa politique concernant la couverture de chaque catégorie principale de transactions prévues pour lesquelles il est fait usage de la comptabilité de couverture. Elles portent également sur l'exposition de la société aux risques de prix, de crédit, de liquidité et de trésorerie.



Est joint à ce rapport un tableau récapitulatif des délégations en cours de validité accordées par l'assemblée générale des actionnaires au conseil d'administration ou au directoire dans le domaine des augmentations de capital, par application des articles L. 225-129-1 et L. 225-129-2. Le tableau fait apparaître l'utilisation faite de ces délégations au cours de l'exercice.



Les commissaires aux comptes relatent, dans leur rapport, l'accomplissement de la mission qui leur est dévolue par les articles L. 823-9, L. 823-10 et L. 823-11.



L'assemblée délibère et statue sur toutes les questions relatives aux comptes annuels et, le cas échéant, aux comptes consolidés de l'exercice écoulé.



Elle exerce les pouvoirs qui lui sont attribués notamment par l'article L. 225-18, le quatrième alinéa de l'article L. 225-24, le troisième alinéa de l'article L. 225-40, le troisième alinéa de l'article L. 225-42 et par l'article L. 225-45 ou, le cas échéant, par l'article L. 225-75, le quatrième alinéa de l'article L. 225-78, l'article L. 225-83, le troisième alinéa de l'article L. 225-88 et le troisième alinéa de l'article L. 225-90.



*

Prorogation du délai de réunion de l'AG chargée d'approuver les comptes



Une assemblée générale ordinaire (AGO) des associés doit être convoquée une fois par an, dans le délai de six mois à compter de la clôture de l'exercice social, pour approuver les comptes sociaux. Ensuite, les comptes sociaux peuvent être déposés au Registre du Commerce et des Sociétés, si les dispositions réglementaires l'exigent. Le dépôt de ces comptes doit être fait dans le délai d'un mois après la tenue de l'assemblée générale.



Dans le cas où l'assemblée n'a pu se réunir dans le délai légal, il est possible d'obtenir une prorogation de ce délai de six mois en adressant une requête au président du tribunal de commerce.



Textes : articles L. 225-100, L. 223-31 et R. 225-64 du Code de Commerce




PS: Le soi-disant plan de départs volontaires en retraite que Pflimlin avait annoncé à la Presse pour juillet ne figure pas en tant que tel à l'ordre du jour.

Économies à tous les étages mais pas à tous les niveaux au siège de l’ex RFO National.


Économies à tous les étages mais pas à tous les niveaux au siège de l’ex RFO National.

Ce matin, à l’issue de la conférence de Rédaction au « National » (Malakoff) de l’ex RFO (devenu depuis France Télévisions),  René Siacci directeur des Rédactions de l’AITV et de France Ô  (9 stations « régionales ») a annoncé la suppression de la première édition d’information du matin, celle de 8h30 pour « des raisons d’économies ».

Quid des équipes qui y travaillaient ?
- Elles seront « redéployées » a indiqué René Siacci qui a également sur place expliqué aux journalistes dont beaucoup ont une souvent une longue expérience du terrain, comment ils devaient exercer.

 Où ?
- Vraisemblablement sur un magazine …et de refaire le coup du « magazine » !!!!

Déjà l’année dernière dans un contexte quasi similaire, la proposition avait été faite…un numéro « zéro » avait même été réalisé. Résultat, le « fameux magazine » n’a jamais vu le jour !

Sans que les instances de représentation du personnel, DP, CHSCT, CE et CCE n’aient été informées et encore moins consultées, la direction continue la casse de l’outil et le pilonnage humain, sous couvert d’économies donc !

Niveau économies justement, Dominique Fossé l'un des deux directeurs adjoint des Rédactions auprès de René Siacci (avec Benoit Saudeau) est parti 15 jours en Guyane pour faire partie d’un jury qui assistera à l’évaluation des rédacteurs et J.R.I. (Journalistes Reporteurs d’Images).

Alors que Dominique Fossé ne fait plus de tournages depuis environ 25 ans et qu’il ne connait pas les gens sur place, il va donc aller prendre l'air de la Guyane pour les évaluer !...Pendant ce temps là le monde tourne et s’agite. De son côté,  Benoit Saudeau lui  (l'autre adjoint de René Siacci)  envoie en Afrique du Sud pour Mandela, une journaliste au journal qui est rentrée après 1 sujet et 5 plateaux.

A France Télévisions lorsqu’on décide de coupes ultramarines, on y va pas avec le dos de la cuiller !

Politis prévoie pour France Télévisions " Des ennuis judiciaires au programme".

Une fois n'est pas coutume....l'article de Politis du 4 juillet 2013 (voir ci-dessous) intitulé : " Des ennuis judiciaires au programme" se trouve dans la revue de Presse de France Télévisions quand d'autres articles sortis précédemment comme, entre autres, celui de "l'Express" du 14 juin dernier intitulé "Renaud van Ruymbeke désigné pour enquêter sur France Télévisions".


Découvrez l'article dans son intégralité.