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mardi 22 octobre 2013

Pflimlin qui "entend des voix" confirme que 100% des gagnants du Loto (qu'il a perdu pour 2014) ont tenté leur chance !

Cela fait 6 jours depuis les révélations du Canard enchaîné du 16 octobre dernier "100 bâtons pour ne pas gagner un rond" et Pflimlin n'a encore pas démissionné.

Pflimlin préfère écrire. Il a d'abord écrit aux managers de l'entreprise dans sa lettre interne "Repères  n°102 du vendredi 18 octobre 2013" en leur demandant  "de partager avec leurs équipes" sa soi-disant "mise au point" où il écrit noir sur blanc "les informations publiées par le Canard étaient déjà connues et pour la plupart publiques"...validant ainsi les infos du journal.
Il y écrit ensuite "une large part d’entre elles ont fait l’objet d’articles du même journal dès 2011 [FAUX, ndlr] et de  manière générale, ces informations reposent sur une estimation des « coûts de transition » vers l’entreprise unique, tels qu’ils figurent dans les comptes de résultats de France Télévisions, communiqués et exposés régulièrement aux instances de l’entreprise (Conseil d’Administration, Comité Central d’Entreprise) tant au stade du budget initial que de l’arrêté des comptes ou du plan d’affaires pluriannuel" ...

Les faits qui sont généralement têtus n'auront pas de mal à prouver que ceci est totalement faux.

Au regard de cette "com" interne que les salariés ont tous perçu comme un aveu, Pflimlin a donc cru devoir écrire encore et  tenter de se justifier derechef par rapport aux révélations du Canard "Je n'aurais pas réalisé la fusion selon les modalités qui ont été choisies à l'époque et j'ai privilégié une méthode fondée sur une appréciation raisonnable des capacités de transformation de France télévisions"...C'est supposé expliquer les 100 millions d'euros. Ben voyons!
 
Dans une nouvelle propagande dont il  abreuve régulièrement par voie de mails,  l'ensemble des salariés du groupe, Pflimlin se victimise une fois de plus et ne reconnait aucun des échecs flagrants qu'il ne cesse d'accumuler depuis sa nomination directe par Nicolas Sarkozy à l'été 2010.

Pflimlin qui "entend des voix" [comme il l'écrit lui-même au dernier paragraphe de son texte] confirme que 100% des gagnants du Loto (dont il a perdu le marché pour 2014) ont tenté leur chance !

Lisez plutôt: " On retient surtout les difficultés - indéniables - de France 2 et de son avant-soirée malgré ses succès aux heures de plus forte audience"...

Il faut le lire pour le croire "des succès d'audience aux heures de plus forte écoute" !!!!! Cela ne viendrait à l'idée de personne d'écrire "des succès d'audience aux heures de plus faible écoute"...tout simplement parce c'est le nombre de téléspectateurs à l'écoute qui donnent justement sa "force" à l'audience. Plus il y en a, plus l'audience est forte.

Avec Pflimlin, chacun comprend mieux la formule pub du Loto dont Pflimlin a perdu le marché au profit de TF1 pour 2014 "100% des gagnants du Loto (dont il a perdu le marché pour 2014) ont tenté leur chance !"

Non seulement, rien dans son texte n'est crédible mais la plupart de ces formules qu'il ressert à chaque coup dur sont éculées et irritent au plus haut point les salariés qu'il tente vainement d'instrumentaliser amis qui ne sont plus dupes.

Lisez plutôt: "Je souhaite m’adresser directement à vous aujourd'hui, conscient des interrogations qui sont les vôtres au moment où notre entreprise est confrontée à plusieurs échéances ou des événements importants qui engagent son projet éditorial comme son équilibre économique et social"...

Et rebelote le coup de la conscience collective face aux "échéances" importantes...ça ne prend bien évidemment plus surtout lorsqu'il ajoute à la ligne suivante "nous enregistrons aussi des avancées déterminantes pour notre avenir"

Ensuite il entonne l'habituel refrain de victime qu'il joue depuis 3 ans maintenant mais qui ne trompe plus personne, le vilain État et la méchante concurrence  "Nous connaissons certes certains revers d’audiences abondamment commentés...dans un environnement économique adverse qui se complexifie et nos ressources baissent..."

Tout le reste n'est que contre-vérités et blablabla sans aucune portée contrairement à ce qu'il pense:
"La confiance avec les Français qui se consolide...l'identité fondatrice qui est le lien de cette confiance qui unit France Télé aux Français....Une confiance de jeunes publics déjà très ancrés grâce à France 3, France 5......l'image retrouvée dans l'esprit de beaucoup...  les défis plus nombreux à relever, la diversification des activités...les nouvelles approches visant à  intégrer le numérique au cœur des démarches de France Télé ....Les programmes de chaînes du groupe qui offrent chaque jour une alternative de service public qualitativement reconnue par les Français, quand ils ne les rassemblent pas en grand nombre [le cliché de la "qualité" reconnue par tous au lieu de la "quantité"(l'audience donc), ndlr! ] ....La consolidation des audiences [qui s'écroulent pourtant tous azimuts, ndlr] la création de nouveaux programmes, a promotion de ceux qui ont été incubés avec succès la saison passée....
 
et le pompon pour la fin "A chaque rentrée, la prise de  risques que les chaînes privées ne peuvent prendre pour s'emparer des thèmes qui concernent nos concitoyens pour être utile, susciter le débat, apporter enfin notre part de divertissement une communauté nationale qui l'attend aussi de sa télévision publique." pour essayer de faire croire que JITVB entre autres bides, aurait été un risque pris de façon calculé. Tu parles...alors pourquoi avoir débarque Vilamitjana dans ce cas pour le remplacer par Thuillier ?????? 
 
Il y a également l'éternel couplet sur "je suis le seul capable de vous défendre":
"Je continuerai à plaider inlassablement pour que notre modèle économique soit consolidé, d'abord par une modernisation de l'assiette de la redevance comme par le retour d'écrans puissants sur nos antennes...[qui vient d'arrêter leur diffusion à 19h57 pour les basculer à 19h47 en faisant déjà perdre plusieurs millions au groupe, sinon Pflimlin?  ndlr]

ou encore "J'ai obtenu de l'État la possibilité de stabiliser les effectifs entre 2011 2012 en raison des bouleversements trop grands qu'avait connu notre entreprise et des missions nouvelles qui lui étaient assignées."  [alors qu'il a fait exploser la masse salariale à presque 1milliard d'euro,  en recrutant comme Martine Martinel l'avait écrit dans son rapport 2012 plus d'un millier de nouveaux collaborateurs souvent à haut niveau depuis son arrivée, ndlr]

Quant au "dialogue franc et transparent qu'il aurait engagé dans les négociations avec les organisations syndicales"  chacun peut aujourd'hui en apprécier toute la  portée avec le préavis de grève déposé par l'ensemble des syndicats pour le 7 novembre prochain !!!

Cela fait 6 jours depuis les révélations du Canard enchaîné du 16 octobre dernier "100 bâtons pour ne pas gagner un rond", deux propagandes internes de Pflimlin qui n'auront servi à rien et , lui, n'a encore pas démissionné.

 


 


"Je souhaite m’adresser directement à vous aujourd'hui, conscient des interrogations qui sont les vôtres au moment où notre entreprise est confrontée à plusieurs échéances ou des événements importants qui engagent son projet éditorial comme son équilibre économique et social. Alors que nous connaissons certains revers d’audiences abondamment commentés et un environnement économique adverse, nous enregistrons aussi des avancées déterminantes pour notre avenir.
 
Au plan économique, tout d'abord, nous avons été entendus, dans le cadre de la loi audiovisuelle qui sera bientôt adoptée : la publicité en journée sera maintenue et non supprimé fin 2015 comme cela était jusqu'ici prévu; l'équilibre nos relations avec les producteurs indépendants a connu une première évolution positive avec la possibilité pour France Télévisions d'intervenir en coproduction, ce qui nous donnera une meilleure maîtrise du fruit de nos investissements dans la création.
Je continuerai à plaider inlassablement pour que notre modèle économique soit consolidé, d'abord par une modernisation de l'assiette de la redevance comme par le retour d'écrans puissants sur nos antennes.
Cette absence explique en effet largement, au-delà de la conjoncture économique, le recul accéléré de nos recettes publicitaires depuis 2012. Le cas échéant, je demanderai à l'État une révision de nos objectifs comme le prévoit le projet d'avenant au COM. Nous devons pour notre part, poursuivre les efforts sans précédent de maîtrise des charges que nous avons engagé car ils conditionnent notre équilibre économique et notre indépendance.

Au plan éditorial, nous devons continuer à renforcer notre singularité de service public. C'est identité, je suis convaincu que nous la construisons de mieux en mieux, au-delà des vicissitudes affectant tel case ou tel programme. Si elle ne peut prétendre au même résultat d'audience, dans un univers où la concurrence se démultiplient et où les ressources sont contraintes, cette identité n'en est pas moins fondatrice du lien de confiance qui nous unit aux Français.
 
Une confiance qui se consolide en particulier dans notre information - mission centrale du service public - dont le dynamisme se déploie sur toutes nos offres dans notre capacité de rassembler tous les Français lors des plus grandes manifestations sportives que nous sommes de plus en plus les seuls à proposer en clair ou encore dans les offres de fiction française de nos chaînes. Une confiance qui repose évidemment aussi sur le lien que tissent nos antennes régionales entre les Français leur territoire dans l'hexagone mais aussi dans les Outremers où leurs conditions d'exercice ont été bouleversé en 2010.

Une confiance que nous avons réussie en peu de temps à transposer dans toutes ses dimensions (information, sport, création, proximité) sur les réseaux numériques. Une confiance de jeunes publics enfin déjà très ancrée grâce à France 3, France 5 qui trouvera bientôt à s'élargir dans le cas de la réorientation de France 4 que j'ai confiée à Tiphaine de Raguenel.

Bien sûr, France 2 est au centre des attentions du moment. Malgré ses succès, notamment aux heures de plus forte audience, on retient surtout les difficultés - indéniables - de son avant-soirée. Les changements effectués devaient enrayer l'érosion d'audience dans cette tranche et n'y sont pas, à ce jour, parvenu. Notre ambition reste intacte ainsi que la difficulté de la tâche. Je l'ai désormais confiée à Thierry Thuillier qui réaffirmera le rang de France 2 comme première chaîne généraliste publique indispensable à notre paysage audiovisuel, non seulement avec l'angle de l'information qui en est un pilier mais bien au-delà à travers tous les genres de programmes. 
La focalisation de l'attention sur France 2 ne doit pas occulter les autres résultats enregistrés par France télévision cette rentrée. France 3 notamment à inversé la tendance et confirme la consolidation de ses audiences, crée de nouveaux programmes, promeut ceux qui ont été incubés avec succès la saison passée et retrouve l'image qu'elle mérite dans l'esprit de beaucoup. Et les programmes de nos autres chaînes à commencer par ceux de France 5, offrent chaque jour une alternative de service public qualitativement reconnue par les Français, quand ils ne les rassemblent pas en grand nombre.

Il nous appartient à présent de rester concentrés pour relever les défis plus nombreux de nos activités : tenter à chaque rentrée de nouvelles approches, intégrer le numérique au cœur de nos démarches, prendre les risques que les chaînes privées ne peuvent prendre, nous emparer des thèmes qui concernent nos concitoyens pour être utile, susciter le débat, apporter enfin notre part de divertissement une communauté nationale qui l'attend aussi de sa télévision publique.

Dans le domaine social, nous vivons également une période délicate qui suscite des inquiétudes pour chacune et chacun d'entre vous. Nous avons engagé la présentation du projet de plan de départs volontaires, d'une ampleur nettement limitée par rapport aux premières projections. Ce plan ne contraindra aucun collaborateur permanent à quitter l'entreprise mais ouvre à une partie d'entre eux la possibilité, s'ils le souhaitent, d'utiliser ses dispositions pour mener à bien projet personnel ou partir en retraite. Les organisations syndicales ont demandé le retrait de ce plan, ce que je n'ai pu accepter tant le retour à l'équilibre économique conditionne la pérennité de l'entreprise et de ses missions. Nous avions proposé dès le mois de juin dernier d'ouvrir une négociation globale sur les emplois incluant la question du plan de départ. Nous restons totalement ouverts à une telle négociation et aux aménagements qui pourraient en résulter.
Quelques mots aussi de l'accord collectif conclu en mai qui va simplifier nos fonctionnements, clarifier les rôles respectifs de la direction et des représentants des personnels et structurer l'avenir professionnel des salariés de France Télévisions. Je connais les difficultés de mise en œuvre de cet accord, en particulier pour ce qui concerne la "transposition" dans le nouveau système de classification. Celle-ci prendra nécessairement du temps et des ajustements devront être apportés au-delà de la première phase de mise en place. Les équipes de ressources humaines, particulièrement sollicitées en cette période y sont attentives.
Je n'aurais pas réalisé la fusion selon les modalités qui ont été choisies à l'époque et j'ai privilégié une méthode fondée sur une appréciation raisonnable des capacités de transformation de France télévisions. J'ai obtenu de l'État la possibilité de stabiliser les effectifs entre 2011 2012 en raison des bouleversements trop grands qu'avait connu notre entreprise et des missions nouvelles qui lui étaient assignées. Enfin j'ai engagé un dialogue franc et transparent dans les négociations avec les organisations syndicales. J'entends continuer dans cette voie que je crois être la seule possible à notre époque et dans la société d'aujourd'hui.

Depuis des années, j'entends des voix réclamer une réforme de France Télévisions, d'autres exprimer leur scepticisme face à sa capacité de transformation. Alors que l'environnement nous évoluons se complexifie et que nos ressources baissent, nous avons en réalité engagé tous ensemble une adaptation profonde de notre groupe pour construire un avenir durable pour ses collaborateurs."



 

 

lundi 21 octobre 2013

Sandrine Roustan « la directrice des programmes de France 4 mise à l’écart»....Cinq jours depuis l’article du Canard et Pflimlin n’a pas encore démissionné !

Sandrine Roustan « la directrice des programmes de France 4 mise à l’écart»....Cinq jours depuis l’article du Canard et Pflimlin n’a pas encore démissionné !

Comme le blog CGC Média l’avait annoncé dans son article du 15 juillet dernier intitulé « Sandrine Roustan dégagée en conférence des programmes par Patino : « C’est la vie », l’ex directrice des programmes de France 4 a appris une quinzaine de minutes avant que Pflimlin n’envoie son communiqué aux salariés qu’elle « finissait aujourd’hui »

Le document adressé par mail au personnel fait état comme le blog CGC Média le révélait dès vendredi 18 octobre sur le site « Thierry Thuillier pour prendre le poste de Vilamitjana ?! ...et 2 jours après l'article du Canard, Pflimlin n'a toujours pas démissionné ! », du remplacement de Vilamaitajana par Thuillier à la direction des programmes de France 2. 

Tiphaine de Raguenel est nommée directrice de l'antenne et des programmes de France 4 et Boris Razon, directeur éditorial. de Pflimlin indique également ce 21 octobre 2013, afin de laisser croire qu’il s’agirait d’une plus large réforme pensée bien en amont, que « Tiphaine de Raguenel est nommée directrice de l'antenne et des programmes de France 4 et Boris Razon, directeur éditorial. »

Un non scoop bien évidement qui ne cache absolument pas la débandade » qui règne à France Télé et la série de catastrophes industrielles que le groupe enchaîne. 

Information que donnait, là encore, le blog CGC Média dès le 15 juillet 2013. Voici ce que nous écrivions : « Exit Sandrine Roustan ! Boris Razon qui garde « Les nouvelles écritures » sera en « binôme » avec Tiphaine de Raguenel, anciennement aux « études » du pôle jeunesse de Lagardère Active que justement E. Guilbart avait faite venir.
Deux responsables aux programmes pour France 4 qui compte une vingtaine de salariés, voila ce qui s’appelle « faire des économies » à France Télévisions qui se réfugie derrière le souhait de la Tutelle de voir le groupe transformer la chaîne en chaîne Jeunesse !!! » 

Sandrine Roustan, qui dirigeait les programmes de  France 4 depuis juin 2012 paie vraisemblablement ses désaccords avec Patino qui pour aller dans le sens de la ministre veut transformer la chaîne en « chaîne jeunesse »  après la vente pour des clopinettes – une vingtaine de millions d’euros seulement (rappelons qu’il y a deux ans elles en valaient  3 fois plus) - des 34 % détenus par France Télévisons dans Gully conjointement avec Lagardère.

Elle s’était d’ailleurs et à juste titre interrogée récemment sur Europe 1 sur la soi-disant stratégie de Patino concernant France 4. 

Elle n’est pas la seule lorsque les élus de France Télévisions retourneront au CCE pour une séance extraordinaire, ils ne manqueront pas de les porter haut et fort ces interrogations que voici : 
Depuis le 29 juin dernier, les salariés n’ont eu aucune communication officielle sur l’avenir de France 4. Il semble que les réflexions (ligne éditoriale, organisation, déménagement…) ou décisions se font en dehors du périmètre de la chaîne.

Il semble également que les collaborateurs ne soient pas associés à ce nouveau projet (« projet pour France 4 où chacun trouverait sa place » comme le déclarait pourtant Patino en présence justement de Boris Razon et Tiphaine de Raguenel, au cours d’une seule réunion, le 29 juin dernier).

De cette « mise à l’écart » des salariés, de cette non-transparence, il résulte à l’évidence un profond découragement mais aussi une réelle démotivation et une grande inquiétude qui font craindre des risques psychosociologiques pour certains collaborateurs.

Les salariés de France 4 sont donc  inquiets sur l’avenir de leur chaîne, la proposition éditoriale qui s’annonce, le calendrier de mise en place de la nouvelle formule prévue au premier trimestre 2014 ainsi que les conséquences sur l’organisation du travail et des équipes.

Les salariés sont inquiets sur l’organisation du travail :

1°) La non prise en compte de l’organisation actuelle de France 4, de ses équipes et de son fonctionnement.

2°) Quelle sera finalement  la gouvernance de la nouvelle chaine ?

Bruno Patino a annoncé que Tiphaine de Raguenel directrice des activités jeunesses du groupe pourrait prendre le poste de directrice de l’antenne et que Boris Razon directeur du transmédia du groupe pourrait en devenir le directeur des programmes : Deux personnes déjà en poste pour diriger une chaîne alors que toutes les chaines du groupe sont organisées autour d’un seul et unique directeur des programmes et de l’antenne !

Qui dirige quoi, qui prend les décisions avec une grille de programmes qui sera si différente en journée et en soirée ?

Des problématiques de l’organisation du travail et de la responsabilité de certains postes en doublon se posent.

Quel sera le lieu physique de cette chaine ?
Un projet de déménagement circule pour mettre les équipes programmes, artistiques, communication, programmation de la chaine à Eos dans le même bâtiment que le service de la  jeunesse et du transmédia, peut on avoir des informations sur ce point ?
Il convient de rappeler Nous que France 4 travaille avec tous les services au sein du siège de France Télé donc a besoin de rester connectée à ses « grandes sœurs » France 2, France 3 pour la gestion de ses stocks, des droits et de ces grilles de programmes.

Par ailleurs, la régie de diffusion de France 4 se trouve physiquement située dans les bâtiments de  France Télévisions et fonctionne avec des cassettes en attendant l’arrivée du CDE prévue en septembre 2014. 

- La date officielle de mise en œuvre du projet annoncée pour janvier 2014 jusqu’à nouvel ordre nous inquiète également. Nous avons alerté la Direction sur de nombreux points de difficultés en termes "d’opérationnalité" ainsi que les nouvelles grilles de programmes qui ne nous semblent pas prêtes.

Les salariés de France 4 également sont inquiets sur la proposition éditoriale :

Le 15 mai 2013, « le comité de réflexion nouveau projet France 4 » piloté par Boris Razon, directeur des nouvelles écritures et du transmédia de France Télévisons, mis en place par Bruno Patino, a rendu son rapport. 

Le projet « Nouvelle formule France 4 »  repose sur une grille en 2 parties « jeunesse en journée et nouvelles écritures en soirée » avec l’idée d’y diffuser également des flashs d’information.

Le projet pose tout un tas de questions sans répondre à aucune….Imaginez dans quel état  d’esprit peuvent bien être les salariés ?!

1- Une ligne éditoriale peu lisible car double.

2 -« L’information » en option !  Quid des moyens financiers ?

3 - Des performances qui pourraient être en dessous du point d’audience (dans un contexte de forte concurrence de la TNT… !)

4 -« Miser sur la qualité en faisant l’impasse sur un minimum d’audience (cf Projet éditorial France 4 signé Tiphaine de Raguenel : « La question de l’audience n’y est pas primordiale. Celle de la qualité et de l’ambition des programmes l’est ») quelle langue de bois !!!!  

5 -«Un dispositif de programmation déconnecté des pratiques du marché de l’audiovisuel".

6. Une grande partie des stocks qui ne seront par réutilisables en soirée avec une grande interrogation : que faire du coût de ce stock évalué à 5 millions d’euros?

7. Des prévisions pessimistes de la régie publicitaire avec la perte estimée de près de 10 millions de recettes publicitaires !

Tous ces apprentis sorciers, c’est assez consternant ! 
Cela dit, Boris Razon du binôme, ne déclarait-il pas « France 4 s'est engagée à augmenter son aspect "laboratoire" avec des programmes aux formats originaux. »

La nomination de Thuillier aux programmes ne sauvera pas Pflimlin !

Comme le blog CGC Média le révélait vendredi 18 octobre dans un article intitulé "Thierry Thuillier pour prendre le poste de Vilamitjana ?! ...et 2 jours après l'article du Canard, Pflimlin n'a toujours pas démissionné ! ",  cela devrait être effectif ce lundi 1 octobre.

Thierry Thuillier patron de la Rédaction, se retrouverait donc aux programmes pour remplacer Vilamitjana qui n' a fait  comme Patino d'ailleurs qu'enchaîner les échecs [comme Pflimlin également qui a nommé les deux ne l'oublions pas!] 

Jeudi 17 octobre ,des niveaux abyssaux avaient été franchis:
Hanouna et Courbet (ex France télé) faisaient à eux deux 4 fois le score de Sophia Aram.
- France 2 : 391.000  téléspectateurs (JITVB)
- D8 : 1.131.000 téléspectateurs
- TMC: 498.000 téléspectateurs

Après que Thierre Langlois  ait décliné l'offre comme la Presse s'en était fait récemment l'écho et comme le blog CGC Média du 16 septembre dernier dans un article intitulé « Pflimlin pourrait remplacer Philippe Vilamitjana à la direction des programmes de France 2 par son homologue de France 3 ! » de remplacer Vilamitjana, Thierry Thullier devrait donc s'y coller !!!!! 
En pleine tourmente à France Télé, c'est donc avec un jeu de chaise musicale interne - personne ne semblant du reste à l’extérieur intéressé (finalement pour très peu de temps) par le poste à "pourvoir"  (chasseur de têtes ou pas chasseur de têtes) - que Pflimlin tente de sauver les apparences (sans y parvenir évidemment)!

Thierry Thuillier garderait vraisemblablement, le cas échéant, sa casquette rédactionnelle.

Quel pitoyable spectacle que paie jour après jour le contribuable auquel se livre Pflimlin et cette équipe totalement discréditée.
Nous sommes le 21 octobre, cinq jours après la parution de l’article du "Canard enchaîné" intitulé  "France Télé: 100 bâtons pour ne pas gagner un rond" et Pflimlin n'a encore pas démissionné! 
 

dimanche 20 octobre 2013

Encore un document interne au vitriol que France Télévisions a gardé secret…

Encore un document interne au vitriol que France Télévisions a gardé secret…

Cela fait quatre jours que le journal satirique a rendu public des bribes d’un document comptables interne à France Télévisions dont Pflimlin qui n’a encore pas démissionné, confirme bien l’existence dans un communiqué en expliquant qu’il s’agirait soi-disant de « données  connues de tous depuis un bon moment sur ces 101,2 M€ de coûts de transition qui ne représenteraient, en somme, rien de nouveau »... Tiens donc !!!!!

La ministre s’est même laissée aller à expliquer, le lendemain (17/10) devant l'Association des journalistes médias (AMD) que si elle n’«avait pas été informée de ces contrats…Cela relève de la responsabilité du précédent gouvernement»,  en esquivant une question sur la responsabilité de Rémy Pflimlin.

Qu’est-ce qu’elle en sait la ministre ?
Elle les a vu les documents secrets dont fait état « Le Canard » ?
A l’évidence, non, puisqu’elle dit ne pas avoir « été informée de ces contrats » alors comment peut-elle affirmer que cela relève de la précédente mandature et tenter de dédouaner Pflimlin ????  

Pour faire toute la lumière sur ces soi-disant « informations connues de tous…donc du contrôle d’État, du Conseil d’Administration ou du CCE de France Télé et plus récemment de cabinets auditeurs intervenant au nom des élus dans le cadre de la procédure d’alerte et des comptes », le SNPCA-CGC a mandaté très officiellement son Conseil pour qu’il saisisse toute juridiction compétente en la matière. 

En attendant et comme, depuis cet article du « Canard enchaîné » du mercredi 16 octobre, les documents sur lesquels France Télévisions souhaitait faire le silence, ne cessent de sortir…le blog CGC Média publie une note interne que France Télévisions a vite enterrée, intitulée « La programmation de France 2 : Il est temps de ranger la chambre ». 

Cette étude dresse un état des lieux sans complaisance de la programmation de France 2 avant de conclure «Les fautes professionnelles commises ne peuvent pas rester sans suite, car une partie de la dérive de France 2 est liée à ces erreurs. Et si France 2 coule, tout le groupe coule. » 

A la veille d’un énième remaniement que Pflimlin prévoit d’annoncer, ce lundi, et qui se ferait avec l’aval d’Aurélie Filippetti qu’il a rencontré en milieu de semaine dernière au Ministère  indépendance quand tu nous tiens ! – le blog CGC Média vous propose de découvrir ledit document en exclusivité.

La justesse et la pertinence de l’analyse exécutée en interne sont telles que chacun comprendra pourquoi  France Télé a choisi de la taire.

Voici donc la note avec quelques abréviations pour la parcourir :

® = Re-diffusion
PS = Partie de soirée
ITP = Inter-Programmes
BA = Bande Annonce

 
LA PROGRAMMATION DE FRANCE 2

ou « IL EST TEMPS DE RANGER LA CHAMBRE »

 
Une Programmation, c’est au service du téléspectateur. Cela se décompose en :
- une grille lisible, adaptée à la ligne éditoriale de la chaîne mais un minimum « agile » pour faire face à la concurrence
- des enchaînements de programmes cohérents
- des inter-programmes maîtrisés (= qui ne nuisent pas trop à la cohérence de l’antenne et aux enchaînements)

France 2 ne coche plus aucune de ces cases aujourd’hui. Cela nuit à l’audience et à l’image de la chaîne.

France 2 a une image brouillée depuis quelques années, et ce n’est pas uniquement lié aux Programmes.
 
Les exemples sont nombreux, ne serait-ce que durant les dernières semaines.

Là encore, le point de vue est celui du téléspectateur. Il a 25 chaînes [TNT, ndlr] a minima; il a besoin de repères, de promesses claires et c’est le rôle d’une Direction de la Programmation de l’aider à faire le bon choix (France 2 et pas une autre).

Certains imaginent que le travail de Programmation est d’être une « simple » gare de triage, de faire un travail de fourmi (peu gratifiant par ailleurs) de conducteur et de comblement de minutes disponibles. C’est un peu plus complexe que ça.

 

Grille peu lisible sur certaines soirées / sans souplesse

Une 1ère partie de soirée pose problème, celle du mardi : la soirée « événement » comme aime à l’appeler France 2. Par définition, un événement chaque semaine, ce n’est plus un événement.

Conséquence : des audiences hétérogènes, un public qui ne vient que sur des marques (Secrets d’Histoire, un Jour Un Destin…), qui ne sont pas récurrentes. Est-ce vraiment raisonnable de garder une case « pochette-surprise » dans un environnement d’hyper-offre ?

Autre souci : une grille qui ne s’adapte que trop rarement à la concurrence.

Manque de travail sur l’anticipation de la stratégie des concurrents ? La Veille Programmation était autrefois assurée par la Programmation de France 2 et ne faisait même pas de calendrier sportif. C’est le 1er travail qu’on demande à un stagiaire en programmation, car les compétitions sportives chez les concurrents sont les plus simples à positionner dans un calendrier.

Récemment, France 2 a programmé un film à profil masculin face à la reprise de la L1 sur C+. C’est une faute, car nous avons dans le stock des films plutôt féminins, donc on pouvait avoir une contre-programmation cohérente.

Manque d’envie de bouger ?

Un exemple récent : TF1 programme désormais « Mentalist », sa série US ultra-puissante, le mardi. Même « Rendez-vous en Terre Inconnue » ne peut tenir la concurrence. Alors, on peut s’interroger sur l’opportunité de le programmer en face. Au moins se poser la question et justifier le choix final, pas juste « ne rien changer ».
(NB : Rappelons aussi l’immobilisme total de la programmation de « Dans la Peau d’un Chef » alors que M6 avait déjà annoncé son nouvel enchaînement d’après-midi.)


Enchaînements incohérents / Soirées

Il est clair que tous les enchaînements entre 1ère et 2ème PS ne peuvent être des modèles de logique (beaucoup de contraintes de stocks). Mais, trop, c’est trop.

Les concurrents privés affichent presque uniquement des soirées cohérentes : 100% séries US (1 ou 2 titres différents) ou soirées verticales (Maison à Vendre x 2, MasterChef & MasterChef se met à table)…

C’est plus facile du fait de l’omniprésence des séries US, mais cette stratégie est également présente sur les programmes de flux.

Des exemples sur les 4 dernières semaines :

Mercredi 4 Septembre :

1ère PS => Fiction fr. La Smala s’en mêle

2ème PS => ® Band of Brothers Pacific

§  Une incohérence de promesse évidente : la 2ème PS du Dimanche (suite à une case Cinéma) était probablement plus adaptée

Jeudi 5 Septembre :

1ère PS => DPDA [ Des Paroles & Des Actes]

2ème PS => Concert Privé JL Aubert

§  Musique et politique font rarement bon ménage

Mardi 10 Septembre :

1ère PS => Le Jardin Préféré des Français

2ème PS => Doc. « Nucléaire la Grande Explosion »

§  L’enchaînement est un peu paradoxal : un programme « art de vivre » suivi d’un programme sur les dangers de l’industrie

Mardi 17 Septembre :

1ère PS => Secrets d’histoire – Louis XIV

2ème PS => Infrarouge / Escort Girl

§  Il ne me paraît pas possible qu’aucun documentaire en stock ne soit plus adapté à une 1ère PS sur l’Histoire.

·       Par exemple, le documentaire de la semaine d’après, Mardi 23 Septembre, «  Les derniers jours d’Edith Piaf » n’aurait-il pas été plus adapté ?


Enchaînements incohérents / Journée

 C’est le problème majeur de la chaîne actuellement, car c’est visible chaque jour.

Une grille de journée doit être cohérente sur 2 aspects :

  • s’adapter au public présent devant l’écran à ce moment-là
    • France 2 le fait bien sur ses matinées.
    • A noter, pas de programmation spécifique le mercredi, comme France 3 mais contrairement à TF1 et à certaines chaînes de la TNT (plutôt dans un souci d’optimisation des quotas)
  • éviter les successions de programmes qui n’ont aucun lien (rupture de ton notamment)
    • France 2 le fait bien… jusqu’à 16h50-17h : c’est dommage, car c’est la tranche stratégique sur laquelle les chaînes ne peuvent se permettre un flop.

La chaîne s’est cherchée sur ses après-midi, mais a longtemps eu une fin d’access solide (talk de Ruquier puis jeux de Nagui). Puis France 2 a trouvé le bon enchaînement « Toute une Histoire » / « Comment ça va bien » pour le début d’après-midi, mais le reste de l’avant 20H ne ressemble plus à grand-chose.

C’est dommage car la promesse de magazine / divertissement sur les après-midi n’est tenue par aucune chaîne (plutôt fictions ou magazines de société), sauf M6 mais avec un ton un peu moqueur que ne prend pas France 2, plutôt bienveillant.

L’arrivée de la scripted, succès d’audience fulgurant, a remis en cause ce ton et constitue un « intrus » manifeste dans l’enchaînement actuel : glauque, moralement assez violent au 1er degré...

Cette incohérence disparaît la semaine prochaine :

  • Toute une histoire
  • Comment ça va bien
  • Dans la peau d’un chef
  • ONDAR
  • Jusqu’ici…
(NB : Soulignons que la théorie de Philippe Landré [directeur délégué à la Programmation qui avec Emmanuelle Guilcher au poste de directrice adjointe travaille avec Vilamitjana, ndlr] sur le fait « qu’un lead-in à 4% n’était pas un souci » a démontré son absurdité)
Mais si on déprogramme JITVB, que mettre à la place ??

·       Une série US ? La meilleure solution pour l’audience mais cela ne me semble pas envisageable pour une chaîne publique

·       Un autre best of d’ONDAR ? Probablement une bonne solution pour l’audience, mais ça n’est pas très viable à long terme et cela n’est pas bon pour l’image de F2

·       Une Fiction Fr ? ® de « Fais pas ci » ?

·       Un nouveau jeu ? (mais rien de valable n’est prêt à l’évidence)

·       Un ancien jeu ? Une solution envisageable, mais pas très harmonisé avec France 3

·       « Farmalicious » ? Cohérent avec l’enchaînement mais le programme ne comporte aucun enjeu. Il est beau à regarder mais totalement contemplatif et au final, pas vraiment intéressant. Une possibilité pour une hebdo le week-end mais en quotidienne, dur à imaginer.

·       CCVB [« Comment Ça va Bien »] en ® ?

·      

Que propose la Programmation de France 2 ? Car, une de ses tâches est de toujours avoir un plan B, en amont d’une nouvelle émission (et pas après son échec, en catastrophe).


Interprogrammes non maîtrisés

France 2 est devenue la seule chaîne à avoir des ITP aussi longs sur des tranches stratégiques. La contrainte publicitaire expliquerait peut-être cela (écrans et programmes courts), mais pas seulement.

L’antenne est gavée d’auto-promotions entre les programmes, ce qui casse la fluidité d’antenne. Par exemple, on déplace « D’Art D’art », qui nuisait à l’enchaînement entre 2 épisodes de « Castle », mais on laisse quand même des BA entre les 2 épisodes. Pourquoi ? Là encore, aucune chaîne ne fait cela, ni TF1, ni M6, ni aucune chaîne de la TNT.

Et le mediaplanning laisse à désirer : par exemple, que vient faire une BA pour « Mots Croisés » dans « Comment ça va bien » ? Quelle est la logique suivie ?



Que faire ?

Il faut faire un audit de la Programmation de France 2 pour relever tous les points problématiques : il y a des spécialistes en interne, comme en externe.

Il faut challenger la Programmation de France 2 et la forcer à faire des propositions d’aménagements à court et moyen terme. Ou la réorganiser.

Les fautes professionnelles commises ne peuvent pas rester sans suite, car une partie de la dérive de France 2 est liée à ces erreurs. Et si France 2 coule, tout le groupe coule."
Alors Pflimlin peut bien les faire ses annonces de lundi 21 octobre validés par la ministre...ça changera quoi ?