Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 18 juin 2014

Pflimlin ne peut que démissionner ou être démissionné après les dernières révélations du Canard toujours plus stupéfiantes sur ENCORE de nouveaux contrats signés avec Bygmalion.

Pflimlin ne peut rester un jour de plus à France Télé après les dernières révélations du Canard toujours plus stupéfiantes.
Ce mercredi 18 juin, le palmipède pose la question "Où s'arrêtera le compteur de France Télés ?"... qui porte à présent à 2 millions le cumul des sommes versées à Bygmalion [
 

Pflimlin ne pourra plus lancer aux élus qui découvraient, en séance du CCE la semaine dernière, le énième et supposé 3ème contrat que "Le journaliste du Monde qui n'avait pas posé les bonnes questions".


L'hebdomadaire satyrique nous apprend à présent que la régie publicitaire du groupe FTP avec Saada nommé par Pflimlin à sa tête en remplacement de Philippe Santini, aurait donc contracté avec Bygmalion...pour des sommes payées hallucinantes dont le montant cumulé d'août 2010 à la fin 2013, représente "468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin! Près de 1 million pour de « l'accompagnement stratégique », encore, ou de la surveillance d’ « e-réputation ». "

Pflimlin doit démissionner ou être démissionné...tant l'ampleur des contrats signés et les sommes versées dépasse l'entendement et ce dans le contexte de l'autre volet de l'affaire Bygmalion, politique celui-ci, qui faisait écrire hier à Médiapart  un article qui laisse pantois, intitulé "Mediapart publie la comptabilité complète de Bygmalion"


Le titre de presse en ligne y écrit entre autres "Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption ont mis la main, lundi 26 mai, sur une clef USB contenant une double facturation établie par Event & Cie (la filiale événementielle de Bygmalion) pour les 44 meetings électoraux de Nicolas Sarkozy. 

Dans un premier classeur, sobrement  intitulé « Factures 2012 », sont rangées les factures officielles, avec les tarifs déclarés à la commission des comptes de campagne. 

Dans un second, baptisé « Balances 2012 », se niche une comptabilité secrète...


Médiapart évoque "une fraude industrielle majeure..."

"Le Canard enchaîné" qui publie donc ce mercredi, une énorme enquête "Tous ces mécènes qui ont nourri le féroce appétit de Bygmalion", enfonce le clou.




Dans un large encart au titre plus que parlant "Le deuxième million de France Télévisions", le palmipède qui avait, la semaine dernière, révélé le contrat que Pflimln avait signé pour 180.000€ avec BM Consulting ("Le contrat planqué de Pflimlin") fait de nouvelles révélations: 

"France Télévisions Publicité (FTP), la régie publicitaire du groupe a payé à Bygmalion:
- la bagatelle de 490.360€ en 2009-2010, sous  Patrick de Carolis, 
- puis encore 468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin!

Un scandale de plus...Rappelons que la régie pub est censée encaisser et non décaisser.
Voici un extrait du texte: 

Où s'arrêtera le compteur de France Télés ? Au 1,2 million dépensé en cinq ans chez Bygmalion et avoué par la présidence du groupe public, « Le Canard » a ajouté la semaine passée, un joli contrat de 180.000 € avec une autre société du groupe BM Consulting, que le pédégé Rémy Pflimlin avait caché la presse et à ses salariés. Suite du feuilleton: Il y en a encore planqué sous le tapis ! 


Multimédia France Production (MFP) une filiale [à 100%, ndlr] de la télé publique, a ainsi versé à la société de Bastien Millot 50.528 € pour de « l'accompagnement stratégique » en 2009-2010.


De l'accompagnement amical, aussi : avant de quitter France Télés, à la fin 2008, Millot avait installé un pote à lui, Pierre-Antoine Boucly, à la direction générale de cette filiale…


Mais ce n'est rien comparé à France Télévisions Publicité (FTP), la régie publicitaire du groupe (le même Boucly y cumulait un poste de directeur délégué). Cette autre filiale a payé à Bygmalion la bagatelle de 490.360€ en 2009-2010, sous  Patrick de Carolis, puis encore 468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin! Près de 1 million pour de « l'accompagnement stratégique », encore, ou de la surveillance d’ « e-réputation ». 

Inutile de continuer de payer en 2014, réputation de France Télévisions est faite."

Le mot de la fin, le blog CGC Média, le laisse bien volontiers à Bruno Masure et son récent twitt :



 

lundi 16 juin 2014

Oh sole Millot, en Picardie...et l'amnésie gagne du terrain !

Le 12 juin dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé pour espérer une amélioration !"

Voila que "Le Monde" d'aujourd'hui ajoute à cette liste d'amnésie galopante, le nom de Xavier Bertrand qui ne souvient visiblement plus trop bien de WEO Picardie, la chaîne locale de la région de Bastien Millot qui avait pour actionnaire via son groupe Bygmalion tout comme "La Voix du Nord".
 
C'est justement pour sa "participation" à plusieurs réunions avec Bygmalion, en tant que consultant,  que "Carolis a confirmé chez le juge Renaud Van Ruymbeke les sommes qu’il a perçues de Bygamalion…."

"Le Point" en donnait le détail. Carolis aurait touché, via sa société Patrick de Carolis Consulting et Participations, près de 120.000 euros de Bygmalion (47.800 euros en 2011 et 71.700 euros en 2012).
  
Depuis Carolis a communiqué sur son retrait de l'antenne et ses affirmations ont été battues en brèche par   Jean-Michel Lobry, le président-directeur général de NEP TV, le pôle télé de "La Voix du Nord" qui a indiqué à la presse " Le rôle de Carolis se serait limité à jouer les entremetteurs entre son groupe et la société de Bastien Millot :"C’est lui qui nous a mis en contact avec Bastien Millot, fin 2011. Il nous a dit qu’il voulait nous présenter un Picard qui avait comme nous un projet de télévision locale évoquée par Carolis: Weo Picardie.."

Jean-Michel Lobry d’ajouter : "La grille, c’est moi qui l’ait créée".

"Faute d’avoir bouclé son plan de financement, la chaîne qui devait commencer à émettre en avril 2013 vient de perdre son autorisation. "Nous devions avoir 30 % du capital, tout comme Bygmalion TV. Les 40 % restants devaient être apportés par le conseil régional de Picardie (PS)". Mais l’image de Bygmalion les a finalement dissuadés d’investir. Le CSA va relancer un nouvel appel d’offres. Bygmalion et Bastien Millot s’étaient retirés du projet en septembre dernier."

Que nous apprend donc "Le Monde"  ?
 
"La plupart des ténors du parti [l'UMP, ndlr] mettent toute la distance possible entre eux et la Bygmalion, la sulfureuse agence de communication de Bastien Millot  proche de Jean-François Copé, soupçonnée d'avoir réalisé des prestations fictives pour le compte du mouvement"
 
Ce fut par exemple le cas, lundi 16 juin, de Xavier Bertrand au micro de BFMTV et de RMC.
Ce qu'il a dit
- « Vous n'avez jamais travaillé avec Bygmalion » ?
- « Vous savez, c'était l'époque... j'étais un peu en conflit, et en guerre avec Jean-François Copé, et je ne risquais pas d'avoir à travailler avec eux. »
 
Et M. Bertrand de préciser qu'il est en revanche "être un peu à l'origine de la carrière de Jérôme Lavrilleux – le bras droit de Jean-François Copé, ancien dirigeant de Bygmalion et ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy qui a confessé avoir établi de fausses factures –, un natif de la ville de Saint-Quentin que M. Bertrand dirige : « C'est moi qui l'ai fait rentrer en politique à Saint-Quentin, nous nous sommes fâchés, c'est de notoriété publique.... » mais aussi d'indiquer qu'il n'a « jamais travaillé » avec Bygmalion. 

"Le Monde" enfonce le clou et pose la question "Pourquoi c'est de l'amnésie ? "

Et de tenter un élément de réponse "Il suffit de se rendre sur le site de la mairie de Saint-Quentin, que M. Bertrand dirige depuis 2010, après en avoir été conseiller municipal puis adjoint depuis 1989, pour trouver  Bygmalion dans un discours du maire, le 27 mai 2013.
 
Xavier Bertrand inaugurait ce jour-là MaTélé, une chaîne locale saint-quentinoise. Une chaîne développée en collaboration avec la mairie, raconte M. Bertrand, qui ajoute :

« J'ai voulu en confier les rennes à Jean-Luc Nelle, car c'est un grand professionnel des télévisions locales. Il en a déjà créé plusieurs, notamment au Havre, à Caen, Rennes et à Lorient. Je tiens, à cet égard, à remercier “La Voix du Nord » – en l'absence de son directeur général, Jacques Hardouin, en déplacement en Italieainsi que Bygmalion, Demain ! et E-facto, les actionnaires de MaTélé qui nous ont suivis avec enthousiasme dans ce projet. »

"Le Monde" de conclure "Effectivement, MaTélé était, jusqu'à très récemment, possédée à 11 % par le société de Bastien Millot. Quant à l'opportunité pour M. Bertrand de lancer un tel projet à un an d'une municipale, elle a été dénoncée par l'opposition municipale, qui n'hésitait pas à parler de « la télé du maire ».
On peut aussi rappeler que Bastien Millot,  patron de Bygmalion à l'époque et proche de M. Copé, est originaire de la ville, où il a installé une partie de l'activité de Bygmalion, notamment sa filiale TV. 

Depuis, le patron de MaTélé, Jean-Luc Nelle, a d'ailleurs pris ses distances avec cet actionnaire très récemment, se défendant de tout rapport avec les affaires en cours. Selon Le Point, pourtant, la ville s'était engagée à « injecter 690.000 euros par an pendant cinq ans dans cette TV (...) Et la communauté d'agglomération, présidée par Xavier Bertrand, 100.000 euros supplémentaires ».
 
Alors certes, Xavier Bertrand, responsable politique national, n'a pas eu recours aux conseils de Bygmalion. Mais le maire de Saint-Quentin ne peut pas en dire autant."


Le trio Patino/Saada/Pflimlin absent des universités d'été du SNPTV...la pub ne les intéresse pas!!!!!

Hallucinant et consternant.
 
Que dire de plus. Ce lundi 16 juin, les régies membres du SNPTV organisaient la 9e édition de leur université d'été à l'Eurosites George V (Paris 8e). L'Université d'été est le rendez-vous annuel que propose les régies membres du Syndicat National de la Publicité TéléVisée pour appréhender les grands enjeux du marché TV avec ceux qui font la télévision et la publicité télévisée d'aujourd'hui et de demain.


Devant un parterre d'annonceurs français qui représentent environ quelques 3 milliards de marché pub potentiel, ils étaient tous là. Enfin presque !!!

Entre autres, Nonce Paolini (Président, Directeur Général du Groupe TF1), Nicolas de Tavernost (Président du Directoire du Groupe M6), Bertrand Meheut (Président du Groupe Canal +), Alain Weill (Président de NextRadio TV) et Thierry Cammas (Président-Gérant de Viacom International Media Networks - France) étaient là.
 
Absence remarquée de France Télévisions. Inutile de  préciser qu'aucun des protagonistes du trio Patino/Saada/Pflimlin qui toute l'année rabattent les oreilles des média, ne serait-ce qu'avec la soi-disant progression des recettes pub dans le numérique, n'était présent.
 
En fait, les recettes pub qu'est-ce qu'ils pourraient bien en avoir à faire puisqu'au bout du compte le contribuable est là pour payer !!!!!  
 
 

samedi 14 juin 2014

Les salariés de France Télé n'ont plus confiance en Pflimlin...les cireurs de pompe sont hors jeu!

Dans une nouvelle enquête du journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi mise en ligne ce samedi 14 juin, intitulée "Bygmalion : des salariés de France Télévisions "dégoûtés" , le lecteur découvrira les effets collatéraux de l'affaire au sein du groupe de télé publique.
En cliquant sur le lien, le blog CGC vous propose de découvrir sur le site de France Culture les sonores de représentants  la partie civile,  le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte instruite par le juge Van Ruymbeke et de la CFDT qui s'est constituée dans la foulée.
A l'inverse, le lecteur mais aussi l'auditeur comme le contribuable et au premier chef chaque salarié de France Télévisions, pourront constater que ceux qui brossent Pflimlin dans le sens du poil dans leurs publications de complaisance de la même façon qu'il brossaient Carolis, s'ils "ne sont pas procureurs" comme ils disent en appelant "la justice à faire son travail"  s'érigent pourtant de façon hallucinante en avocat de la défense  d'un Pflimlin totalement discrédité "Il nous semble quasiment inimaginable de la part de Rémy Pflimlin, que l'on côtoie tous les jours, d'être un homme d'argent. C'est quelqu'un qui est relativement proche des salariés, qui est à l'écoute. Franchement, on l'imagine mal magouilleur. Et son équipe : pareil. Ce ne sont pas des magouilleurs. "
Pour un peu, ils écriraient presque au juge Van Ruymbeke pour lui faire comprendre qu'il se trompe et que toutes ces premières mises en examen sont autant "d'attaques inutiles pour l'entreprise" .Surréaliste.
A tous les cireurs de pompes flanqués de leur littérature partisane et complaisante, il suffit de citer de Talleyrand "Tout ce qui est excessif est insignifiant."

jeudi 12 juin 2014

Les "écrans" tv libérés de Carolis....selon Libération.

Le blog CGC Média, si vous l'aviez raté, vous propose de découvrir l'article d'Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos publié dans la rubrique "ECRANS"   sous l'intitulé " Bygmalion : Carolis déraciné":

AFFAIRE

Mis en examen pour «favoritisme» et soupçonné d’avoir touché de l’argent en retour, l’ex-président de France Télévisions a été suspendu de l’antenne par son successeur, Rémy Pflimlin.

«Passion patrimoine.» Forcément, l’intitulé de la collection des Racines et des ailes que Patrick de Carolis présentait encore mercredi sur France 3 peut prêter à sourire quand on sait le bain de soupçons dans lequel l’affaire Bygmalion a plongé l’ancien président de France Télévisions. Oui, l’affaire Bygmalion, du moins l’autre affaire mais qui, tant dans son volet UMP que France Télévisions, aboutit au même dégommage VIP : après celui de Jean-François Copé, c’est au tour de Patrick de Carolis.
 
Sur le même sujet
Un président de France Télévisions vient d’éjecter un ancien président de France Télévisions, c’est pas banal. Si, jeudi soir, Carolis dit avoir fait lui-même le choix de ne plus présenter Des racines et des ailes ainsi que le Grand Tour sur France 3, si, dans le Monde, Rémy Pflimlin affirme poliment que Carolis «a pris cette décision, qui me semble être la bonne», c’est bel et bien, selon nos informations, lui qui a décidé de suspendre son prédécesseur.
 
«L’affaire Bygmalion a une résonance particulière qu’il faut prendre en compte», euphémise Pflimlin qui s’ampute de Carolis en espérant stopper la gangrène.
 
La mise en examen de Carolis pour «favoritisme» par le juge Van Ruymbeke, déjà, ça coinçait, au huitième étage de France Télévisions. Le soupçon d’une rétrocommission de 119.500 euros versés par Bygmalion à Carolis, ça ne passe plus du tout.
 
Filière Copé. De Bygmalion versant UMP à Bygmalion versant France Télévisions, il y a un même homme, Bastien Millot. Ce fidèle de Jean-François Copé, arrivé au cabinet de Carolis en 2005, décide de voler de ses propres ailes en 2008 et de se mettre en disponibilité de France Télévisions pour créer sa propre société, nommée en toute simplicité Bygmalion. De ses propres ailes, c’est vite dit : c’est la télé publique qui l’aide à prendre son envol. Bygmalion décroche plusieurs prestations, d’abord facturées puis contractualisées, pour des missions de conseil, treize en tout : rédaction de discours, d’éléments de langage, lobbying, surveillance de l’e-reputation du groupe, courrier des téléspectateurs, etc. 120.000 euros en 2008, 430.000 en 2009… Au total 1,2 million d’euros en six ans. Et sans appel d’offres, les prestations de Bygmalion étant saucissonnées entre plusieurs services de la présidence de France Télévisions.
 
Qui a laissé faire ? Qui a donné l’ordre ? Là, lors d’une confrontation organisée le 27 mai par le juge Van Ruymbeke, en charge de l’instruction, de la plainte déposée par le SNPCA-CGC, un syndicat de France Télévisions, les versions divergent.
 
Outre Millot et Carolis, est présent Camille Pascal, ancien secrétaire général de France Télévisions qui deviendra plus tard plume de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.
 
Au juge, Camille Pascal dit avoir obéi aux ordres de Carolis transmis par le DG Damien Cuier - lui aussi issu de la filière Copé.. A Cuier lui annonçant la nouvelle procédure avec Millot, Pascal aurait dit : «Donc, il part mais en fait il ne part pas ?» Cuier aurait répondu : «C’est exactement ça.»
 
La version Carolis est tout autre : il aurait demandé à Pascal une solution pour remplacer Millot sans embaucher personne, et Pascal aurait eu l’idée de cette sous-traitance.
 
Mais le Point plombe Carolis en dévoilant qu’entre 2011 et 2012, il a touché de Bygmalion 119.500 euros aux forts relents de rétrocommission pour services rendus. Explication de Carolis qui attaque le Point : il s’agit là de missions de conseil - l’une pour le musée Bonnard du Cannet, la bonne ville de Michèle Tabarot, copéiste devant l’éternel. L’autre en vue de la création d’une chaîne locale picarde pour laquelle Bygmalion s’est associé à la Voix du Nord. Carolis aurait confectionné toute la grille des programmes. Sauf que, dans l’Obs, Jean-Michel Lobry, président de la filiale télé de la Voix du Nord, réduit son rôle à celui d’un entremetteur et assène : «La grille, c’est moi qui l’ai créée.»
 
«Prestations». Au juge Van Ruymbeke d’établir la vérité mais la mise à l’écart de Carolis révèle aussi l’embarras de l’actuel président de France Télévisions. A son arrivée en 2010, Rémy Pflimlin apprend que Millot, certes en disponibilité, fait toujours partie des effectifs de la télé publique. Mauvais genre. Millot est démissionné, sans indemnités.
 
Pourtant, Pflimlin garde deux contrats Bygmalion : la e-reputation et le courrier des téléspectateurs. Pourquoi cette demi-mesure ? Certains à France Télévisions y voient un signe d’un arbitrage centriste typique de Pflimlin. Dans le Monde, celui-ci affirme que «ces prestations correspondaient à des activités nécessaires». Il en veut pour preuve qu’elles se poursuivent toujours. Mais cette fois sans Bygmalion, avec laquelle la télé publique n’a plus aucune relation d’affaires. Le courrier des téléspectateurs est désormais entre les mains de LaSer Contact, qui gère aussi les appels, et la e-reputation est le fait de Linkfluence. Et ce au terme d’appel d’offres. Car c’est là l’un des soucis de Pflimlin : les deux contrats avec Bygmalion n’ont pas fait l’objet d’appel d’offres. Devant le juge Van Ruymbeke, Martin Ajdari, ancien secrétaire général de Pflimlin, a plaidé la «très grande désorganisation» qui régnait alors à France Télévisions après le chaos de l’entreprise unique décidée par Nicolas Sarkozy.
 
Ni Ajdari, entendu sous le statut de «témoin assisté», ni Pflimlin n’ont été pour l’heure trop inquiétés par Van Ruymbeke. Alors qu’apparaissent d’autres contrats - France 3 a payé Carolis pour redresser l’audience des Racines et des ailes avant qu’il ne revienne présenter l’émission en personne -, Rémy Pflimlin, en écartant Patrick de Carolis, cherche à éloigner les pales du puissant ventilo à emmerdes."
 
 

Le SNPCA-CGC et la CFDT Médias demandent un audit des comptes de France Télévisions




Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé...

Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé pour espérer une amélioration !
 
Le blog CGC Média a bien pensé faire appel à l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) face à cette épidémie d'amnésies qui semble frapper de plein fouet nombre de protagonistes du volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion instruit par  Renaud Van Ruymbeke.
 
S'agit-il d'un virus ? En tout cas, il paraît urgent d'isoler la souche et d'en trouver son point d'origine !

"Marianne" dans son article intitulé "l'Amnésie chez les Copé" boys",  l'a-t-il localisé ?
 

 
Guy Alvès actuel patron de Bygmalion mise en examen, cofondateur avec Bastien Millot de ladite société "multitâches" lui aussi mis en examen, qui interrogés par le juge d'instruction ont eu du mal à se rappeler, ont-ils donc été les premiers touchés ?  
Que dire de Carolis également mis en examen, qui s'est souvenu , uniquement dans le bureau de Renaud Van Ruymbeke lors d'une confrontation avec Camille Pascal autre mis en examen,  des près de 120.000 euros de Bygmalion (47800 euros en 2011 et 71700 euros en 2012) perçus  via sa société Patrick de Carolis Consulting et Participations dont l’hebdomadaire "Le Point" avait révélé l'existence ?
 
Voila que l'épidémie gagne du terrain. Hier,  "Le Canard enchaîné" révélait l’existence d’un  autre contrat, de 180.000 euros, signé sous présidence Pflimlin avec BM Consulting qui détient 50% de Bygmalion alors que, vendredi dans "Le Monde", ce dernier assurait que seules deux prestations assurées par Bygmalion avaient été poursuivies (voir aussi Libération de samedi dernier ).
L'article intitulé "Le contrat planqué de Pflimlin" vient contredire les affirmations dont ce dernier se rappelait au Monde "Très vite, France Télévisions s'est mis en mode «économie», en réduisant certaines des nombreuses prestations...Parmi les prestations celles de  Bygmalion dont deux seulement - "identifiées" - ont été renouvelées, les autres étaient, soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies...." !!!!!

 
 
 
Que dire, de surcroît, de Camille Pascal qui, lui, se souvient avoir pris ses consignes de "plus haut" lorsqu'il a signé les premiers contrats avec Bygmalion dès 2008 alors que ses ex collègues Carolis et Damien Cuier placé sous statut de témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke n'ont pas les mêmes souvenirs?

Que dire, enfin de Martin Ajdari tout  nouveau directeur de cabinet de la ministre de la Culture, déjà entendu deux fois comme témoin assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke, et qui le 1er octobre 2010 avait signé SANS MISE EN CONCURRENCE  deux nouveaux contrats avec Bygmalion sans se rappeler de ce troisième qu'il avait signé le même jour ?  


 
Le corps médical est unanime. Il ne faut pas laisser tous ces malheureux dans l'environnement dans lequel il baignent au risque d'aggraver l'amnésie. La mémoire de ceux qui l'ont quitté devrait probablement s'améliorer....pour ceux qui n'ont pas encore sauté le pas, il faut sans attendre couper tout lien avec le milieu pour  espérer un mieux!
 

mercredi 11 juin 2014

A lire, l'enquête du journaliste de France Culture suite à l'article du Canard enchaîné

Dans une enquête mise en ligne sur le site de France Culture intitulée  Bygmalion / France Télévisions : les mauvais comptes de Rémy Pflimlin , le journaliste Abdelhak El Idrissi revient sur les faits.

Le PDG du groupe et son directeur de la communication ont récemment déclaré que seuls deux contrats avaient été maintenus avec Bygmalion après leur arrivée aux manettes en septembre 2010. Mais"Le  Canard enchainé" a retrouvé un autre contrat, signé avec une entreprise de Bastien Millot.

Deux syndicats de France Télévisions en appellent à l'Elysée, au gouvernement et au parlement.

Dans un courrier daté du 12 juin, la CFDT et le SNPCA-CGC demande un audit des comptes de France Télévisions. Les deux syndicats pointent dans leur lettre les "rapports troubles entre France Télévisions, les milieux d'affaires et les entourages politiques". Il est également question, parmi les "opérations financières suspectes", des "contrats de consulting aux contours flous attribués sans appel d'offres ou mises en concurrence à des proches de hauts dirigeants de France Télévisions", des "rapports, étonnants entre certains fournisseurs et des cadres de l'entreprise", le "coût de certaines émissions".

Le courrier a été adressé au Président de la République, au Premier ministre, aux ministres de l'Economie, du Budget, aux présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi qu'à des parlementaires.

Le PDG Rémy Pflimlin a pris connaissance de ce courrier alors qu'il participait à un Comité Central d'Entreprise ce jeudi matin. C'est à l'occasion de ce CCE qu'il s'est engagé à transmettre aux organisations syndicales de l'entreprise toutes les pièces dont il dispose sur l'affaire Bastien Millot / France Télévisions et qui ont été transmises à la Justice.

Les mots sont importants. Rémy Pflimlin l'a bien compris lorsqu'il déclare, dans une interview au journal Le Monde, à propos des contrats signés entre France Télévisions et des entreprises extérieures : "nous avons réduit certaines des nombreuses prestations, pas spécifiquement en rapport avec Bygmalion, comme celles des cabinets de conseil en organisation. Parmi les prestations de Bygmalion, deux sont identifiées pour être poursuivies, les autres étaient soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies."

 Le lecteur peu attentif retiendra de cet extrait qu'à son arrivée à la tête de France Télévisions fin août 2010, Rémy Pflimlin a continué à faire appel à Bygmalion pour deux contrats seulement. Effectivement, certaines prestations onéreuses ont cessé avec Bygmalion en 2011, mais sont restées dans le giron de Bastien Millot. 

France Télévisions a simplement signé ce contrat avec une autre entreprise de M. Millot.

De Bygmalion à BM Consulting

Durant les trois dernières années de son mandat, Patrick de Carolis a eu recours aux services de Bygmalion pour des missions, entre autres, d'"accompagnement stratégique". Cet "accompagnement" a démarré en novembre 2008 et a pris fin en avril 2010 pour un coût de 15.000 euros par mois.

Tous les montants exprimés ici sont Hors Taxes, mais c'est bien le montant TTC qui a été versé par France Télévisions, comme en attestent les nombreuses factures que France Culture a pu consulter.
A partir d'octobre 2010, le nouveau PDG Rémy Pflimlin profite également de ce fameux "accompagnement stratégique", qui n'est plus assuré par Bygmalion mais par BM Consulting ("BM", pour Bastien Millot). 

Selon le Canard enchainé du 11 juin 2014 qui révèle l'existence du contrat de 14 pages, confirmée par des pièces que France Culture a pu consulter, le contrat prévoit la "fourniture d'éléments de langage spécifiques lorsque l'actualité le nécessite", la "remise d'une note de synthèse concernant l'actualité institutionnelle et médiatique", "l'organisation de rendez-vous pour le compte de France Télévisions".

Ce contrat avec BM Consulting a été signé pour France Télévisions le 1er octobre 2010 par Martin Ajdari, qui était à l'époque directeur général délégué aux finances. Montant de la prestation : 180.000€ sur l'année (15.000 euros par mois), soit le même montant que le contrat Bygmalion / Carolis.

C'est d'ailleurs Martin Ajdari qui a fourni au juge la nature et les montants des prestations effectuées par Bygmalion pour le compte de la télévision publique de 2008 à 2013. Dans un beau tableau, on constate que le contrat lié à l'accompagnement stratégique est passé à 0€ à partir de 2011, laissant penser que la prestation n'existe plus. Mais elle a seulement été déplacée.

Aujourd'hui directeur de cabinet d'Aurélie Filippetti au ministère de la Culture, Martin Ajdari n'a pas répondu à nos sollicitations.


La direction de France Télévisions n'a également pas souhaité répondre à nos questions mais fait savoir, concernant le contrat BM Consulting, qu'il "n'a jamais été caché puisqu'il est dans le dossier remis par France Télévisions au juge".
 
40.000 euros de contrats "ponctuels"

Lorsque Rémy Pflimlin répond aux journalistes du Monde : "Parmi les prestations de Bygmalion, deux sont identifiées pour être poursuivies, les autres étaient soit ponctuelles, soit n'avaient pas lieu d'être poursuivies", il ne précise pas quelles sont ces "prestations ponctuelles"

France Culture a pu prendre connaissance du détail des ces prestations assurées par Bygmalion en 2011 et 2012, sous la présidence Pflimlin. Il s'agit de l'accompagnement du comité permanent de la diversité de France Télévisions, et de la mise à jour du site internet, aujourd'hui inaccessible. Montant : 10.000 euros (20 000 euros en deux ans). Un nouveau site, développé en interne a été mis en place à l'adresse : http://www.francetelevisions-diversite.com/

Capture du site internet ftv-diversite.fr © DR

Il y a également 15.000 euros de contrat pour fournir une stratégie et un argumentaire à la direction de RFO pour une demande de fréquence au CSA. Et enfin, 5.000 euros pour "accompagner" France Ô....

Au total Bygmalion a reçu 40.000 euros pour ces prestations "ponctuelles". Une somme non négligeable lorsqu'il s'agit de l'argent des contribuables. Et surtout, en matière de favoritisme, faits visés par l'enquête, le délit peut être constitué "quel que soit leur montant".

Ces informations ont une incidence sur le montant réel des contrats passés entre France Télévisions et les entreprises de Bastien Millot. Il est question pour Bygmalion de 1,2 million d'euros, auxquels il faut ajouter les 180.000 euros de contrat de BM Consulting. Il est donc aujourd'hui question de 1,4 million d'euros de contrats, dont 40% ont été signés sous la présidence de Rémy Pflimlin.

Il semble peu probable que Rémy Pflimlin échappe à une audition chez le juge Renaud Van Ruymbeke, tant les ressemblances avec les pratiques de son prédécesseur semblent identiques.  

Pour rappel Patrick de Carolis a été mis en examen en avril dernier pour favoritisme, ainsi que Camille Pascal, ancien secrétaire général de France Télévisions. La stratégie de Rémy Pflimlin consistant à mettre de la distance avec cette affaire est aujourd'hui affaiblie. [pour ne pas dire anéantie, ndlr]

Lors de la passation de pouvoir entre l'ancien et le nouveau PDG en août 2010, Patrick de Carolis disait à Rémy Pflimlin : "J'ai traversé des tempêtes. Je vous souhaite de rencontrer des eaux plus calmes"....
 

Pflimlin est-il encore crédible à son poste ? La réponse est non.

Suite à l'article du "Canard enchaîné" (ci-après) de ce mercredi 11 juin 2014, la CFDT qui s'est constituée partie civile aux côtés du SNPCA-CGC dans la plainte que le syndicat a déposée dès 2011 et qu'instruit actuellement le juge Renaud Van Ruymbeke, a publié ces quelques lignes.


Le message qui a le mérite d'être court, est clair et va droit au but.