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jeudi 19 juin 2014

La pelle du 18 juin, Pflimlin la prend en pleine poire avec les salariés de France Télé qui attendent maintenant qu’il prenne très vite son râteau.

La pelle du 18 juin, Pflimlin la prend en pleine poire avec les salariés de France Télé qui attendent maintenant qu’il prenne très vite son râteau.


Avant de lire ces quelques lignes, laissons à Pierre Larousse et tous ses descendants, la parole pour définir la cadre:
Prendre une pelle : échouer
Prendre un râteau : se voir refuser quelque chose.
 
Ce mercredi 18 juin, l’invité politique de Télématin était Jean-Pierre Raffarin qui venait, entre autres, rassurer les téléspectateurs concernant l’affaire Bygmallion : « laissons la Justice faire son travail ». 

Pflimlin, une fois n’est pas coutume, était là pour accueillir l’un des 3 « codirigeants par intérim » de l’UMP après la démission de Copé.
La porte de la loge VIP utilisée à France Télé pour y recevoir  invités de Télématin, s’est très vite refermée dès que les deux hommes l’ont franchie. Puis Raffarin a répondu aux questions du journaliste et est reparti.


Les salariés de la porte d’à-côté – parce qu’il y a une porte à côté, celle de la régie où travaillent des personnels (des anonymes aux yeux du pédégé) qui font l’antenne dès 6h30 du matin, du lundi au vendredi – ont donc pu apercevoir subrepticement Pflimlin recevoir Raffarin et repartir.

Eh oui, à gauche l’autre porte, ouverte celle-ci, Pflimlin n’ose même plus en passer le seuil ! Et dire qu’il y encore quelques jours dans « Le Monde », Pflimlin osait expliquer qu’il était aux côtés de salariés pour les défendre contre « les attaques » que subissait France Télévisions !!!!
Pflimlin a lamentablement échoué dans sa "gestion" de l’entreprise et plus récemment dans l’exercice « Je suis avec vous, tous ensemble résistons contre ceux qui attaquent France Télévisions »…D’abord parce que France Télé ce n’est pas  Pflimlin et ensuite parce que les révélations qui sortent dans la Presse jour après jour sur les millions qu’a dépensé le groupe public, les salariés n’y sont pour rien.


Le "TOUS ENSEMBLE " c'est raté...ça ne prend plus !
Pflimlin ne peut continuer à dire partout que l’affaire Bygmalion ne concerne que son prédécesseur et qu’il faut éviter les amalgames, ce n’est tout simplement plus crédible.

Les salariés n’attendent qu’une chose, que Pflimlin prenne son râteau, qu’il quitte France Télé aujourd’hui, que la page se tourne et que son remplaçant nettoie dès son arrivée les écuries d’Augias.


L’été est du reste la période idéale pour prendre sa pelle et son râteau et aller faire, ailleurs, des pâtés.

mercredi 18 juin 2014

La facture payée par les contribuables à Bygmalion dans le volet France Télévisions ne cesse de grimper.... France Culture a fait le compte, aujourd'hui plus de 2,66M € TTC !.

Ce matin, le journal de France Culture diffusée entre 8h et 8h15 débutait son édition ainsi: "Le montant de la fraude est encore revu à la hausse dans l'affaire Bygmalion, tout comme le nombre de clients de cette société, selon des révélations du Canard Enchaîné et de Médiapart. Nous ferons le point avec Emmanuel Leclère."  (cliquer pour écouter)

Voici le début du sujet : "La machine apparaît toujours plus monstrueuse; une machine de guerre électorale dont on découvre peu à peu l'ampleur. L'on reparle ce matin de l'affaire Bygmalion du nom de cette société qui aurait permis grâce à des fausses factures de limiter le coût de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en transférant des dépenses sur le compte de l'UMP. Ce matin on peut découvrir dans Le Canard enchaîné la liste des clients de Bygmalion.

Emmanuel Leclere, bonjour, vous avez pu la consulter, le moins que l'on puisse dire c'est que Bygmalion à engrangé de très nombreux contrats. 

Oui, "Le Canard" enchaîné révèle  ce matin, le poids réel de cette PME spécialiste d'événementiel en politique, de conseils en images de tous horizons mais surtout patronale. On savait que plusieurs responsables UMP de l'ex majorité y avaient laissé plusieurs dizaines de milliers d'euros de leur cagnotte personnelle pour bénéficier des précieux services de Bastien Millot l'ancien PDG. 

Là ce sont les très riches clients de Bygmalion qui apparaissent au grand jour....pour des prestations bien plus chères que les prix du marché mais facturés par des filiales qui n'ont jamais publié leur chiffre d'affaires. La maison-mère Bygmalion, elle, n'a jamais affiché les performances dignes de sociétés d'ingénierie à la tête de brevets scientifiques, devenues poules aux eux d'or. 60 millions d'euros au total de chiffre d'affaires. C'est cette galaxie d'influence à très haut niveau qui est donc mise à jour ce matin par nos confrères. Le Canard enchaîné qui se demande où sont passés les millions de bénéfice des filiales de Bygmalion; s'il n'y a pas derrière une nouvelle affaire Urba Carrefour du développement ou Générale des eaux... ?!

Un peu plus tard, le journaliste  Abdelhak El Idrissi publiait sur le site dédié de la Radio, la suite du dossier qu'il suit visiblement sous le titre "Bygmalion/France Télévisions : Pflimlin/Carolis fragilisés" 

Le journaliste y évoque la confrontation qui a eu lieu entre Carolis, Millot et Pascal devant le juge d'instruction ainsi que la version de Damien Cuier mais surtout revient sur les informations que donne le Canard enchaîné ce mercredi. 



 
Extrait:


"Chaque jour, de nouvelles révélations redessinent les contours de la tentaculaire affaire Bygmalion. A côté du volet "politique" de cette affaire, la justice enquête sur les relations contractuelles entre Bastien Millot, fondateur de la société Bygmalion, et France Télévisions entre 2008 et 2013. Une période qui couvre les mandats de deux PDG de France Télévisions : Patrick De Carolis puis Rémy Pflimlin. Le premier a été mis en examen pour favoritisme, et le second se retrouve face à ses contradictions sur le nombre et le montant des contrats passés avec Bygmalion depuis qu'il est arrivé à la tête du groupe.

Lors d'une confrontation devant le juge, l'ancien secrétaire général de la télévision publique, Camille Pascal, a pointé la responsabilité de Patrick De Carolis dans les contrats avec Bygmalion. Parallèlement, le Canard enchainé dévoile l'existence de nouveaux contrats, signés notamment sous la présidence de Rémy Pflimlin, contredisant les déclarations de ce dernier.

2008 : Qui a décidé de travailler avec Bygmalion ?


C'est une question simple, mais très importante pour la suite de l'affaire. Le juge Renaud Van Ruymbeke cherche à savoir quelle personne est à l'initiative des relations commerciales entre Bygmalion (et plus globalement les entreprises de Bastien Millot) et France Télévisions.

Pour y voir plus clair, le juge a donc décidé de confronter les versions de trois personnes mises en examen dans cette affaire : l'ancien PDG Patrick de Carolis, le secrétaire général du groupe à l'époque, Camille Pascal et Bastien Millot. 

L'audition a eu lieu le 27 mai dernier au Pôle financier du Tribunal de Grande Instance de Paris, mais dans le bureau du juge, les trois mis en examen sont restés sur leurs positions de départ....

Bastien Millot explique qu'il n'a rien demandé à personne et que l'idée des contrats est venue de France télévisions.
Carolis l'ex pédégé de France Télévisions en profite pour charger son ex secrétaire général.
Ce dernier, Camille Pascal, en tant que secrétaire général s'il a bien validé les prestations et signé la plupart des contrats avec Bygmalion de 2008 à 2010, affirme qu'il n'a fait que ce qu'on lui a demandé. et rejette en bloc les accusations de Patrick de Carolis en reprenant une phrase célèbre prononcée par l'ancien PDG en 2008 : "c'est faux, c'est injuste, et c'est stupide"! 
C'est faux parce qu'il y a bien eu une volonté initiale de Patrick de Carolis. C'est injuste parce que c'est vouloir me faire porter l'entière responsabilité d'une décision qui n'est pas la mienne alors que je n'ai fait que la mettre en œuvre. C'est stupide parce que personne ne peut croire que j'aurais (…) suggéré à Patrick de Carolis la collaboration d'un de ses anciens collaborateurs qu'il avait recruté avant même qu'il ne me recrute moi-même !...

Ambiance donc!!!!! (lire la suite sur le site de France Culture)

Abdelhak El Idrissi, traite ensuite des révélations du Canard et plus particulièrement du montant faramineux des contrats ( Sauf mention contraire, tous les montants donnés ci-dessous sont exprimés Hors Taxes. Mais tous les contrats ont bien été réglés TTC)

Après le départ de Patrick de Carolis de la présidence de France Télévisions, les contrats avec Bygmalion et les entreprises de Bastien Millot n'ont pas cessé. Officiellement, deux contrats ont été conservés :
- Un contrat d'e-reputation facturé 7.500 euros (Hors Taxes) par mois en 2011, puis 2.500 euros en 2012.
- Un contrat pour répondre au courrier des téléspectateurs pour 6.000 euros par mois.


Lors d'une interview récente au journal Le Monde, Rémy Pflimlin avait confirmé n'avoir conservé que ces deux contrats avec Bygmalion. Il n'a pas jugé utile de compléter en évoquant différentes prestations ponctuelles supplémentaires facturées 40.000 euros sur 2001-2012. Il n'a pas non plus parlé d'un contrat retrouvé par le Canard enchainé : 180.000 euros signés par France Télévisions avec BM Consulting, une autre entreprise de Bastien Millot.

Ce mercredi, le même Canard Enchainé déterre d'autres contrats signés par deux filiales de France Télévisions : Multimédia France Productions (MFP) et France Télévisions Publicité (FTP)

FTP a payé 410.000 euros HT (490.360 € TTC) sous la présidence Carolis, et 392.000 euros HT (468.832€ TTC) sous la présidence Pflimlin. 
A côté, le montant des prestations payées par MFP est bien moindre : 42.247€ HT en 2009-2010.
Ce même mercredi, le Nouvel Observateur dévoile un contrat de 33.000 euros payé par France Télévisions Distribution (FTD), filiale de France Télévisions, à Event and Cie, filiale de… Bygmalion.

Pour expliquer le contrat BM Consulting, signé par Martin Ajdari, secrétaire Général du groupe jusqu'à récemment, Rémy Pflimlin précise qu'il répondait précisément à la question posée par le journaliste du Monde, qui ne mentionnait pas les contrats signés avec BM Consulting !!!! 

Pour les 392.000 € HT euros de contrats signés par FTP, Rémy Pflimlin "n'est pas responsable de ces contrats, il n'était pas au courant" a fait savoir à l'AFP l'actuel patron de France Télévisions Publicités, Daniel Saada. Les contrats auraient été passés à l'époque par l'ancien patron de la régie publicitaire, Philippe Santini, sans qu'il en informe Rémy Pflimlin."
Monsieur Saada était injoignable mercredi soir pour savoir comment il est en mesure d'affirmer que son prédécesseur n'avait pas tenu informé le PDG de France Télévisions...

Sur la base des prestations et des contrats connus à ce jour, et passés entre France Télévisions et les entreprises de Bastien Millot, le montant total s'élève à 2.263.857 euros HT ( 2.668.104 € TTC).
Soit 1.288.857 € sous la présidence Carolis et 975.000€ sous la présidence actuelle de Rémy Pflimlin.


Nous avons sollicité par mail le PDG de France Télévisions et son directeur de la communication sur une question précise :

Quel est le montant et la nature de tous les contrats passés par France Télévisions et ses filiales avec les différentes entreprises de Bastien Millot ?

Question restée sans réponse à l'heure où ces lignes sont écrites.





Pflimlin non content d'avoir mené en bateau la Presse et les salariés, mène quelques privilégiés en vélo: 33.000€ la randonnée!!!!

33.000 euros pour " La Vélibienne" en 2011 c'est à présent le montant de la facture que révèle le Nouvel Obs, réglée cette fois-ci à une autre filiale de Bygmalion spécialisée dans l’événementiel: "Event and Cie" pour l’organisation de cette randonnée à Vélib... encore et toujours sous Pflimlin! 

"Et hop, 33.000 euros supplémentaires dans l’escarcelle de Millot and Co !" écrit Vincent Monnier dans son article intitulé "France Télévisions : qui veut gagner des Bygmalions ?"

Voici ce qu'écrit le Nouvel Obs qui revient copieusement sur les dernières révélations du "Canard enchainé de ce mercredi qui après MFP la filiale prod de FTV et FTP celle pour la pub, ce soit mainetnant la filiale Distibuition qui soit concernée par des contrats passés avec Bygmalion et ses filiales: " Ce n’est pas la dernière [révélation, ndlr]. Selon nos informations, un autre contrat aurait également été passé à la même époque entre France Télévisions Distribution, une filiale chargé des produits dérivés, et Event and Cie, la filiale de Bygmalion spécialisée dans l’événementiel, pour l’organisation de la Vélibienne (une randonnée à Vélib), en 2011. Et hop, 33.000 euros supplémentaires dans l’escarcelle de Millot and Co !

Au total, si on tient compte de toutes les prestations effectuées par Bygmalion et ses filiales pour France Télévisions, l’addition se monterait déjà à 2.5 millions d’euros. Pour le moment. Gageons que la facture pourrait encore s’alourdir. Fan de télévision, Bastien Millot avait en août 2011 participé au jeu "Mot de Passe" de Patrick Sabatier sur France 2. Il aurait également fait un très bon candidat à "Qui veut gagner des millions à France Télévisions ?".

Découvrez l'intégralité de l'article

Le groupe a passé pour 2,5 millions d'euros de contrats avec la société de Bastien Millot. Pour des prestations variées : e-reputation, stratégie et même...organisation d'une rando en Vélib.  

Et un million supplémentaire ! A chaque semaine, son lot de révélations sur les contrats passés entre France Télévisions et la société de Bastien Millot, Bygmalion. Et à chaque révélation, la facture s’alourdit. Alors que le juge Renaud Van Ruymbeke se penche actuellement sur des contrats passés - sans mise en concurrence - entre le groupe audiovisuel et Bygmalion pour un montant de 1.2 millions d’euros, "le Canard enchaîné" de cette semaine révèle que d’autres contrats auraient été passés avec la même entreprise. Cette fois-ci pour le compte de France Télévisions Publicité, la régie publicitaire du groupe.

490.360 € sous Carolis, 468.832 sous Pflimlin

Et le moins qu’on puisse dire c’est que celle-ci fut très généreuse avec Bastien Millot, mis en examen pour recel de favoritisme dans le volet actuellement en cours d’instruction. Montant des prestations "d’accompagnement stratégique" et de "e-réputation" facturées par Bygmalion à France Télévisions Publicité : 490.360 euros pour l’année 2009-2010 alors que Patrick de Carolis, mis en examen pour favoritisme dans cette affaire, était le PDG du groupe public. Et 468.832 euros jusqu’en 2013, sous la présidence de Rémy Pflimlin. Soit la bagatelle d’un million d’euros. 
Mais ce n’est pas tout, "le Canard enchaîné" évoque un autre contrat d’"accompagnement stratégique" passé en 2009-2010 entre une filiale de France Télévisions, Multimédia France Production (MFP) et la société de Bastien Millot pour 50.528 euros. Ancien numéro 3 de France Télévisions, Bastien Millot était aussi le directeur général de MFP jusqu’en 2008, période à laquelle il se mit en congé sabbatique pour monter Bygmalion, avant d’être remplacé par Pierre-Antoine Boucly, présenté par "le Canard enchaîné" comme l’un de ses proches.
La semaine dernière, l’hebdomadaire avait déjà exhumé un autre contrat, inconnu jusqu’alors, passé en octobre 2010 pour une durée d’un an entre France Télévisions et BM Consulting, autre société de Millot, pour encore et toujours de l’accompagnement stratégique. Une facture supplémentaire à 180.000 euros.

33.000 euros pour la "Vélibienne" en 2011

Ce n’est pas la dernière. Selon nos informations, un autre contrat aurait également été passé à la même époque entre France Télévisions Distribution, une filiale chargé des produits dérivés, et Event and Cie, la filiale de Bygmalion spécialisée dans l’événementiel, pour l’organisation de la Vélibienne (une randonnée à Vélib), en 2011. Et hop, 33.000 euros supplémentaires dans l’escarcelle de Millot and Co !

Au total, si on tient compte de toutes les prestations effectuées par Bygmalion et ses filiales pour France Télévisions, l’addition se monterait déjà à 2.5 millions d’euros. Pour le moment. Gageons que la facture pourrait encore s’alourdir. Fan de télévision, Bastien Millot avait en août 2011 participé au jeu "Mot de Passe" de Patrick Sabatier sur France 2. Il aurait également fait un très bon candidat à "Qui veut gagner des millions à France Télévisions ?".
Vincent Monnier


Pflimlin déshonore la télé publique en s'y accrochant comme une moule à son rocher...après les nouvelles révélations du Canard.

Depuis le début de la matinée, les réactions suite aux nouvelles révélations du "Canard" style bombe atomique, s'enchaînent.

Il était temps, a tendance à s'en réjouir le blog CGC Média qui, depuis 2011 année du dépôt de la plainte par le SNCPA-CGC instruite aujourd'hui par le juge Van Ruymbeke, n'a cessé de dénoncer un système dont la Presse révèle aujourd'hui l'ampleur. 

Alors que France Télé comme chaque année depuis 2011 ne déposera pas ses comptes en juin comme la loi le prévoit pourtant mais demandera comme de coutume un délai pour ne les déposer que vers octobre, Bercy voit rouge après les toutes dernières révélations du Canard et le volet France Télévisions de l'affaire Bygamlion.

Selon l'Express, "Michel Sapin, a piqué une belle colère en début de semaine, scandalisé par les révélations en chaine concernant les liens entre France Télévisions et Bygmalion qui semblait en avril dernier, lors des premières investigations du juge Renaud Van Ruymbeke, n’être « que » l’affaire de deux contrats isolés passés par le groupe présidé par Rémy Pflimlin à l’ancienne société de Bastien Millot mais  prend aujourd’hui l’allure d’une véritable cash-machine."

Lisez l'article de l'Express signé Renaud Revel "Affaire Bygmalion-France Télévisions: Michel Sapin voit rouge



Dilapidation de fonds publiques et arrosage d’une société-officine de l’UMP : le ministre  des Finances, Michel sapin, a piqué une belle colère en début de semaine, scandalisé par les révélations en chaine concernant les liens entre France Télévisions et Bygmalion. 

Car jour après jour, ce qui semblait en avril dernier, lors des premières investigations du juge Renaud Van Ruymbeke, n’être « que » l’affaire de deux contrats isolés passés par le groupe présidé par Rémy Pflimlin à l’ancienne société de Bastien Millot, prend aujourd’hui l’allure d’une véritable cash-machine.

C’est ainsi que l’on apprend, avec la livraison du Canard Enchainé de ce jour, que comme à Gravelotte, c’est une pile  contrats qui est  tombée du ciel, le tout avec une régularité métronomique. Le tout également dans l’opacité la plus totale.

Après les 180.000 euros versés à BM Consulting et dont le PDG de France Télévisions a été contraint de reconnaitre l’existence la semaine dernière en Comité d’entreprise, deux autres filiales de France Télévisions sont désormais montrées du doigt: Multimédia France Productions, qui a versé à Bygmalion, sous la présidence de Patrick de Carolis, la somme de 50.528 euros, en 2009-2010. Et France Télévisions Publicité qui, de son côté, a arrosé ce même Bygmalion à deux reprises : une première fois en 2009-2010, à hauteur de 490 360 euros. Puis une seconde, jusqu’en 2013, à hauteur de 468 832 euros, sous la mandature de Rémy Pflimlin. Des contrats de conseil, -sur la e-réputation du groupe-, passés, là encore, sans le début d’un quelconque appel d’offres.

Michel Sapin, qui connait l’état de délabrement des comptes de la télévision publique, – laquelle crie famine depuis l’arrêt de la pub en soirée-, s’est étranglé à la lecture de ces chiffres. Contrainte de réduire la voilure à tous les étages et soumise à des plans d’économie drastiques, (de l’info aux programmes, où chacun a été sommé de se mettre au régime), la maison France Télés n’en a pas moins continué à signer des chèques molletonnés à cette société aujourd’hui dans le collimateur de la justice. Et ce n’est pas fini. Car d’autres filiales du groupe sont également concernées. Comme nous allons le voir dans les quelques jours qui suivent…

Question: que fait l’état actionnaire du fruit de la redevance, ainsi généreusement distribué? Rien.  N’est-ce pas finalement là le plus gros du scandale?

Pflimlin ne peut que démissionner ou être démissionné après les dernières révélations du Canard toujours plus stupéfiantes sur ENCORE de nouveaux contrats signés avec Bygmalion.

Pflimlin ne peut rester un jour de plus à France Télé après les dernières révélations du Canard toujours plus stupéfiantes.
Ce mercredi 18 juin, le palmipède pose la question "Où s'arrêtera le compteur de France Télés ?"... qui porte à présent à 2 millions le cumul des sommes versées à Bygmalion [
 

Pflimlin ne pourra plus lancer aux élus qui découvraient, en séance du CCE la semaine dernière, le énième et supposé 3ème contrat que "Le journaliste du Monde qui n'avait pas posé les bonnes questions".


L'hebdomadaire satyrique nous apprend à présent que la régie publicitaire du groupe FTP avec Saada nommé par Pflimlin à sa tête en remplacement de Philippe Santini, aurait donc contracté avec Bygmalion...pour des sommes payées hallucinantes dont le montant cumulé d'août 2010 à la fin 2013, représente "468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin! Près de 1 million pour de « l'accompagnement stratégique », encore, ou de la surveillance d’ « e-réputation ». "

Pflimlin doit démissionner ou être démissionné...tant l'ampleur des contrats signés et les sommes versées dépasse l'entendement et ce dans le contexte de l'autre volet de l'affaire Bygmalion, politique celui-ci, qui faisait écrire hier à Médiapart  un article qui laisse pantois, intitulé "Mediapart publie la comptabilité complète de Bygmalion"


Le titre de presse en ligne y écrit entre autres "Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption ont mis la main, lundi 26 mai, sur une clef USB contenant une double facturation établie par Event & Cie (la filiale événementielle de Bygmalion) pour les 44 meetings électoraux de Nicolas Sarkozy. 

Dans un premier classeur, sobrement  intitulé « Factures 2012 », sont rangées les factures officielles, avec les tarifs déclarés à la commission des comptes de campagne. 

Dans un second, baptisé « Balances 2012 », se niche une comptabilité secrète...


Médiapart évoque "une fraude industrielle majeure..."

"Le Canard enchaîné" qui publie donc ce mercredi, une énorme enquête "Tous ces mécènes qui ont nourri le féroce appétit de Bygmalion", enfonce le clou.




Dans un large encart au titre plus que parlant "Le deuxième million de France Télévisions", le palmipède qui avait, la semaine dernière, révélé le contrat que Pflimln avait signé pour 180.000€ avec BM Consulting ("Le contrat planqué de Pflimlin") fait de nouvelles révélations: 

"France Télévisions Publicité (FTP), la régie publicitaire du groupe a payé à Bygmalion:
- la bagatelle de 490.360€ en 2009-2010, sous  Patrick de Carolis, 
- puis encore 468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin!

Un scandale de plus...Rappelons que la régie pub est censée encaisser et non décaisser.
Voici un extrait du texte: 

Où s'arrêtera le compteur de France Télés ? Au 1,2 million dépensé en cinq ans chez Bygmalion et avoué par la présidence du groupe public, « Le Canard » a ajouté la semaine passée, un joli contrat de 180.000 € avec une autre société du groupe BM Consulting, que le pédégé Rémy Pflimlin avait caché la presse et à ses salariés. Suite du feuilleton: Il y en a encore planqué sous le tapis ! 


Multimédia France Production (MFP) une filiale [à 100%, ndlr] de la télé publique, a ainsi versé à la société de Bastien Millot 50.528 € pour de « l'accompagnement stratégique » en 2009-2010.


De l'accompagnement amical, aussi : avant de quitter France Télés, à la fin 2008, Millot avait installé un pote à lui, Pierre-Antoine Boucly, à la direction générale de cette filiale…


Mais ce n'est rien comparé à France Télévisions Publicité (FTP), la régie publicitaire du groupe (le même Boucly y cumulait un poste de directeur délégué). Cette autre filiale a payé à Bygmalion la bagatelle de 490.360€ en 2009-2010, sous  Patrick de Carolis, puis encore 468.832 € jusqu'en 2013 sous Pflimlin! Près de 1 million pour de « l'accompagnement stratégique », encore, ou de la surveillance d’ « e-réputation ». 

Inutile de continuer de payer en 2014, réputation de France Télévisions est faite."

Le mot de la fin, le blog CGC Média, le laisse bien volontiers à Bruno Masure et son récent twitt :



 

lundi 16 juin 2014

Oh sole Millot, en Picardie...et l'amnésie gagne du terrain !

Le 12 juin dernier, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Pflimlin frappé lui aussi d'amnésie doit quitter immédiatement France Télé pour espérer une amélioration !"

Voila que "Le Monde" d'aujourd'hui ajoute à cette liste d'amnésie galopante, le nom de Xavier Bertrand qui ne souvient visiblement plus trop bien de WEO Picardie, la chaîne locale de la région de Bastien Millot qui avait pour actionnaire via son groupe Bygmalion tout comme "La Voix du Nord".
 
C'est justement pour sa "participation" à plusieurs réunions avec Bygmalion, en tant que consultant,  que "Carolis a confirmé chez le juge Renaud Van Ruymbeke les sommes qu’il a perçues de Bygamalion…."

"Le Point" en donnait le détail. Carolis aurait touché, via sa société Patrick de Carolis Consulting et Participations, près de 120.000 euros de Bygmalion (47.800 euros en 2011 et 71.700 euros en 2012).
  
Depuis Carolis a communiqué sur son retrait de l'antenne et ses affirmations ont été battues en brèche par   Jean-Michel Lobry, le président-directeur général de NEP TV, le pôle télé de "La Voix du Nord" qui a indiqué à la presse " Le rôle de Carolis se serait limité à jouer les entremetteurs entre son groupe et la société de Bastien Millot :"C’est lui qui nous a mis en contact avec Bastien Millot, fin 2011. Il nous a dit qu’il voulait nous présenter un Picard qui avait comme nous un projet de télévision locale évoquée par Carolis: Weo Picardie.."

Jean-Michel Lobry d’ajouter : "La grille, c’est moi qui l’ait créée".

"Faute d’avoir bouclé son plan de financement, la chaîne qui devait commencer à émettre en avril 2013 vient de perdre son autorisation. "Nous devions avoir 30 % du capital, tout comme Bygmalion TV. Les 40 % restants devaient être apportés par le conseil régional de Picardie (PS)". Mais l’image de Bygmalion les a finalement dissuadés d’investir. Le CSA va relancer un nouvel appel d’offres. Bygmalion et Bastien Millot s’étaient retirés du projet en septembre dernier."

Que nous apprend donc "Le Monde"  ?
 
"La plupart des ténors du parti [l'UMP, ndlr] mettent toute la distance possible entre eux et la Bygmalion, la sulfureuse agence de communication de Bastien Millot  proche de Jean-François Copé, soupçonnée d'avoir réalisé des prestations fictives pour le compte du mouvement"
 
Ce fut par exemple le cas, lundi 16 juin, de Xavier Bertrand au micro de BFMTV et de RMC.
Ce qu'il a dit
- « Vous n'avez jamais travaillé avec Bygmalion » ?
- « Vous savez, c'était l'époque... j'étais un peu en conflit, et en guerre avec Jean-François Copé, et je ne risquais pas d'avoir à travailler avec eux. »
 
Et M. Bertrand de préciser qu'il est en revanche "être un peu à l'origine de la carrière de Jérôme Lavrilleux – le bras droit de Jean-François Copé, ancien dirigeant de Bygmalion et ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy qui a confessé avoir établi de fausses factures –, un natif de la ville de Saint-Quentin que M. Bertrand dirige : « C'est moi qui l'ai fait rentrer en politique à Saint-Quentin, nous nous sommes fâchés, c'est de notoriété publique.... » mais aussi d'indiquer qu'il n'a « jamais travaillé » avec Bygmalion. 

"Le Monde" enfonce le clou et pose la question "Pourquoi c'est de l'amnésie ? "

Et de tenter un élément de réponse "Il suffit de se rendre sur le site de la mairie de Saint-Quentin, que M. Bertrand dirige depuis 2010, après en avoir été conseiller municipal puis adjoint depuis 1989, pour trouver  Bygmalion dans un discours du maire, le 27 mai 2013.
 
Xavier Bertrand inaugurait ce jour-là MaTélé, une chaîne locale saint-quentinoise. Une chaîne développée en collaboration avec la mairie, raconte M. Bertrand, qui ajoute :

« J'ai voulu en confier les rennes à Jean-Luc Nelle, car c'est un grand professionnel des télévisions locales. Il en a déjà créé plusieurs, notamment au Havre, à Caen, Rennes et à Lorient. Je tiens, à cet égard, à remercier “La Voix du Nord » – en l'absence de son directeur général, Jacques Hardouin, en déplacement en Italieainsi que Bygmalion, Demain ! et E-facto, les actionnaires de MaTélé qui nous ont suivis avec enthousiasme dans ce projet. »

"Le Monde" de conclure "Effectivement, MaTélé était, jusqu'à très récemment, possédée à 11 % par le société de Bastien Millot. Quant à l'opportunité pour M. Bertrand de lancer un tel projet à un an d'une municipale, elle a été dénoncée par l'opposition municipale, qui n'hésitait pas à parler de « la télé du maire ».
On peut aussi rappeler que Bastien Millot,  patron de Bygmalion à l'époque et proche de M. Copé, est originaire de la ville, où il a installé une partie de l'activité de Bygmalion, notamment sa filiale TV. 

Depuis, le patron de MaTélé, Jean-Luc Nelle, a d'ailleurs pris ses distances avec cet actionnaire très récemment, se défendant de tout rapport avec les affaires en cours. Selon Le Point, pourtant, la ville s'était engagée à « injecter 690.000 euros par an pendant cinq ans dans cette TV (...) Et la communauté d'agglomération, présidée par Xavier Bertrand, 100.000 euros supplémentaires ».
 
Alors certes, Xavier Bertrand, responsable politique national, n'a pas eu recours aux conseils de Bygmalion. Mais le maire de Saint-Quentin ne peut pas en dire autant."


Le trio Patino/Saada/Pflimlin absent des universités d'été du SNPTV...la pub ne les intéresse pas!!!!!

Hallucinant et consternant.
 
Que dire de plus. Ce lundi 16 juin, les régies membres du SNPTV organisaient la 9e édition de leur université d'été à l'Eurosites George V (Paris 8e). L'Université d'été est le rendez-vous annuel que propose les régies membres du Syndicat National de la Publicité TéléVisée pour appréhender les grands enjeux du marché TV avec ceux qui font la télévision et la publicité télévisée d'aujourd'hui et de demain.


Devant un parterre d'annonceurs français qui représentent environ quelques 3 milliards de marché pub potentiel, ils étaient tous là. Enfin presque !!!

Entre autres, Nonce Paolini (Président, Directeur Général du Groupe TF1), Nicolas de Tavernost (Président du Directoire du Groupe M6), Bertrand Meheut (Président du Groupe Canal +), Alain Weill (Président de NextRadio TV) et Thierry Cammas (Président-Gérant de Viacom International Media Networks - France) étaient là.
 
Absence remarquée de France Télévisions. Inutile de  préciser qu'aucun des protagonistes du trio Patino/Saada/Pflimlin qui toute l'année rabattent les oreilles des média, ne serait-ce qu'avec la soi-disant progression des recettes pub dans le numérique, n'était présent.
 
En fait, les recettes pub qu'est-ce qu'ils pourraient bien en avoir à faire puisqu'au bout du compte le contribuable est là pour payer !!!!!  
 
 

samedi 14 juin 2014

Les salariés de France Télé n'ont plus confiance en Pflimlin...les cireurs de pompe sont hors jeu!

Dans une nouvelle enquête du journaliste de France Culture Abdelhak El Idrissi mise en ligne ce samedi 14 juin, intitulée "Bygmalion : des salariés de France Télévisions "dégoûtés" , le lecteur découvrira les effets collatéraux de l'affaire au sein du groupe de télé publique.
En cliquant sur le lien, le blog CGC vous propose de découvrir sur le site de France Culture les sonores de représentants  la partie civile,  le SNPCA-CGC à l'origine de la plainte instruite par le juge Van Ruymbeke et de la CFDT qui s'est constituée dans la foulée.
A l'inverse, le lecteur mais aussi l'auditeur comme le contribuable et au premier chef chaque salarié de France Télévisions, pourront constater que ceux qui brossent Pflimlin dans le sens du poil dans leurs publications de complaisance de la même façon qu'il brossaient Carolis, s'ils "ne sont pas procureurs" comme ils disent en appelant "la justice à faire son travail"  s'érigent pourtant de façon hallucinante en avocat de la défense  d'un Pflimlin totalement discrédité "Il nous semble quasiment inimaginable de la part de Rémy Pflimlin, que l'on côtoie tous les jours, d'être un homme d'argent. C'est quelqu'un qui est relativement proche des salariés, qui est à l'écoute. Franchement, on l'imagine mal magouilleur. Et son équipe : pareil. Ce ne sont pas des magouilleurs. "
Pour un peu, ils écriraient presque au juge Van Ruymbeke pour lui faire comprendre qu'il se trompe et que toutes ces premières mises en examen sont autant "d'attaques inutiles pour l'entreprise" .Surréaliste.
A tous les cireurs de pompes flanqués de leur littérature partisane et complaisante, il suffit de citer de Talleyrand "Tout ce qui est excessif est insignifiant."