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vendredi 18 juillet 2014

Les recettes pub de France Télé dans le rouge mais le tandem Pflimlin/Saada continue les recrutements: Patrice Sguerzi nouveau recruté.



Les recettes pub de France Télé dans le rouge mais le tandem Pflimlin/Saada continue les recrutements: Patrice Sguerzi nouveau recruté.

Patrice Sguerzi qui vient d’être nommé directeur du « commerce numérique »  au sein de la régie du groupe public France Télévisions Publicité, prendra ses fonctions le 19 août prochain. C’est surtout dans le cadre de la monétisation de MSN et Windows Live chez Microsoft Advertising que ce dernier s’est illustré avant de rejoindre Himedia en 2010 comme directeur Europe de la régie publicitaire.

Incroyable…alors qu’il y a quelques semaines le blog CGC Média qui publiait un article intitulé « France Télévisions : la tartufferie numérique ou la technique du trou »  sur la vertigineuse dégringolade  des recettes pub, Saada ne cesse de recruter.

Le blog reprenait le constat du Comité d’audit qui soulignait que « les dernières tendances des recettes publicitaires étaient mauvaises » et demandait à France Télé «de lui fournir très rapidement une prévision pour 2014 pour tirer notamment, les conséquences des résultats constatés dans les comptes 2013 » malgré les gesticulations de FTV minimisant cette nouvelle chute de l’ordre de 40 millions d’euros qui ne devrait être que « provisoire » avant un soi-disant retour à l’équilibre prévu en 2015, celui-ci bien illusoire !!!! 

En effet, la télé publique accentuait encore fin mars sa vertigineuse dégringolade. Il manquait déjà plus de 4M€ dans les caisses par rapport à l'année précédente à la même époque et ce malgré le tour de passe-passe qui avait consisté pour le duo de Pflimlin/Saada à ne pas intégrer les « Jeux Olympiques de Sotchi » dans les mensualisations d'objectifs.

Les prévisions de fin d’année étaient déjà obsolètes, Saada l’autoproclamé  « nouveau directeur commercial » de la régie  après avoir viré Olivier Doufiagues (dernier d’une longue série de virés depuis Santini : Jean-Christophe Chrétien et Christophe Scherer ex Directeur des systèmes d’information de France Télévisions Publicité) expliquant que lui-même reprenait le poste, n'atteignait même pas les objectifs du premier trimestre….loin s’en faut !

Pflimlin prévoyant d'ailleurs de faire valider ce nouveau chiffre dans le cadre de la clause de revoyure prévue avec Aurélie Filippetti qui ayant recruté Ajdari (ex argentier de FTV) comme dircab, défend sans vergogne celui que Sarkozy a nommé à l’été 2010. 

L’arrivée de Patrice Sguerzi sous la houlette de Yannick Lacombes qui depuis sa nomination n’a rien réussi à inverser du tout malgré la création d’une cellule digitale de 14 personnes qu’il avait annoncée, n’aura qu’une incidence : alourdir un peu plus la masse salariale de la régie au sein d’un groupe au bord de la faillite.

jeudi 17 juillet 2014

Une retraitée adjointe de Xavier Bertrand à la Mairie de St Quentin pour répondre aux courriers des téléspectateurs de France Télévisions

C'est le juge Van Ruymbeke qui va probablement aimer la nouvelle....une retraitée pour répondre aux courriers des téléspectateurs de FTV! 

Selon l'hebdomadaire Marianne daté du 11 juillet, le maire-adjoint à la Rénovation urbaine et au Cadre de vie de Saint-Quentin, Monique Bry, a travaillé pendant trois ans pour la société de communication Bygmalion, fondée par le Saint-Quentinois Bastien Millot. 

De 2009 à 2011, celle-ci, alors conseillère municipale, aurait été ainsi rémunérée simplement, à hauteur de «1.380 euros net par mois» (de 15.332 euros à 17.453 euros par an, selon Marianne), plus que le SMIC annoncé par Bastien Millot. 
 
«À l’époque, j’avais des soucis financiers, c’est pour cette raison que Bastien m’a recrutée, explique l’élue de 68 ans, retraitée d’EDF-GDF. Mais j’ai toujours séparé mon travail professionnel et mon travail en mairie. Il n’y avait pas d’argent public en jeu…» explique la retraitée. 
Pas d'argent public en jeu, c'est à s'étrangler....non juste la redevance que paient les français et qui représente près de 3 milliards d'euros...Une paille!!!!! 

Marianne écrit encore "cette collaboration n’aurait pas été connue du député-maire de Saint-Quentin Xavier Bertrand qui s’étonne dans l’hebdomadaire:   «J’ignorais tout de l’activité de Madame Bry, c’est incroyable! Je l’ai convoquée immédiatement dans mon bureau pour lui demander les conditions exactes de cette collaboration.»" 

La presque septuagénaire - n'accablons pas cette femme - qui a indiqué "avoir travaillé pour eux [Alves et Millot les patrons de Bygmalion, ndlr] dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs"
Invraisemblable....cette femme qui a passé sa vie à EDF-GDF et ne connait probablement rien à France Télévisions était chargée pour une quinzaine de milliers d'euros par an, de répondre aux courriers des téléspectateurs que Carolis, entre autres, voulait voir traités autrement que par une note stéréotypée et banalisée....là, il a été servi, c'est loin d'être banal et de rentrer dans les stéréotypes!!!!!

Coût de la facturation par Bygmalion  (du contrat dit SRT) sous Carolis (*) et Pflimlin (¤) qui expliquait "ne pas avoir pu interrompre brutalement certains contrats qui étaient essentiels à la vie de l'entreprise" 

2008 (*) : 17.940€ TTC
2009 (*) : 86.112€ TTC
2010 (6 mois sous Carolis*) : 46.644€ TTC
total sous Carolis: 150.696€ TTC 

2010 (6 mois sous Pflimlin ¤) : 46.644€ TTC 
2011 (¤): 86.112€ TTC
2012 (¤): 86.112€ TTC
2013 (¤): 43.056€ TTC
total sous Pflimlin: 261.924€ TTC

Soit en définitive, pas loin du double (173% pour être exact) avec Pflimlin qu'avec Carolis....ce même Pflimlin qui a osé se constituer "partie civile" donc contre lui-même dans la plainte du SNPCA-CGC instruite par le juge Van Ruymbeke!!!!!
  
Au global, ce sont 412.620€ de l'argent des contribuables partis dans ce contrat uniquement de "réponses aux téléspectateurs" (alors même que le service existe en interne)

C'est ce qui fait dire à la retraitée adjointe au Maire qui n'a touché, elle, qu'environ 10% de cette somme et pas que pour ça d'ailleurs - les  90% restant allant à Bygmalion - "Il n’y avait pas d’argent public en jeu…".
Ah! l'humour picard!
 
Publié le Aurélien Wälti, intitulé: "Saint-Quentin: l’adjointe de Xavier Bertrand travaillait chez Bygmalion"
    
"Selon le journal Marianne, daté du 11 juillet, le maire-adjoint à la Rénovation urbaine et au Cadre de vie de Saint-Quentin, Monique Bry, a travaillé pendant trois ans pour la société de communication Bygmalion, fondée par le Saint-Quentinois Bastien Millot.

Secrétaire pour «1380 euros par mois»

De 2009 à 2011, celle-ci, alors conseillère municipale, aurait été ainsi rémunérée simplement, à hauteur de «1380 euros net par mois» (de 15 332 euros à 17 453 euros par an, selon Marianne), plus que le SMIC annoncé par Bastien Millot. «À l’époque, j’avais des soucis financiers, c’est pour cette raison que Bastien m’a recrutée, explique l’élue de 68 ans, retraitée d’EDF-GDF. Mais j’ai toujours séparé mon travail professionnel et mon travail en mairie. Il n’y avait pas d’argent public en jeu…»
Le fondateur de Bygmalion confirme cette information: «Elle a exercé des fonctions de secrétaire pour toutes les activités dans le secteur de la Picardie et ailleurs.»

Xavier Bertrand «ignorait tout»

Rien d’illégal ni d’extraordinaire a priori, si ce n’est que l’élue saint-quentinoise a été engagée par l’entreprise hexagonale la plus sulfureuse du moment. Une situation qui révèle aussi les liens ténus qu’il existe entre les politiques locaux et Bygmalion ainsi que les rapports d’amitié et d’inimitié dans la cité. Travailler pour Bastien Millot, c’était travailler pour l’ami de Jérôme Lavrilleux et de Jean-François Copé et donc pour les ennemis de Xavier Bertrand. Au moins agaçant, si ce n’est bien pire, aux yeux du député-maire.
Selon Marianne et Monique Bry, cette collaboration n’aurait pas été connue du député-maire de Saint-Quentin. «J’ignorais tout de l’activité de Madame Bry, c’est incroyable!, s’étonne Xavier Bertrand dans l’hebdomadaire. Je l’ai convoquée immédiatement dans mon bureau pour lui demander les conditions exactes de cette collaboration. Elle m’a indiqué avoir travaillé pour eux dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs [Bastien Millot confirme que cette prérogative faisait également partie du contrat de travail de l’élue, NDLR]. Je lui ai demandé de me notifier cela par écrit, avec les documents afférents. J’attends son dossier.»

Après Bygmalion, BM Consulting

Reste que cette collaboration avec Bygmalion aurait pris fin en 2011… avant d’être reconduite avec BM consulting (autre entreprise fondée par Bastien Millot) jusqu’en début d’année 2014.
La direction du cabinet de Xavier Bertrand préfère toutefois ne «pas commenter» cette information et ne «pas s’engager» concernant les hypothétiques conséquences que pourraient avoir ces révélations sur Monique Bry et son maroquin municipal. Cette dernière, elle-même, dit «ne pas savoir» si cette information pourrait lui coûter son portefeuille.

«Cabale montée contre Xavier Bertrand»?

«C’est une cabale montée contre Xavier Bertrand, estime Monique Bry. Moi, je suis amie avec Xavier Bertrand, Jérôme Lavrilleux et Bastien Millot et je me retrouve au milieu des trois. Mais cela [son travail chez Bygmalion] n’a rien à voir, je n’y peux rien si je suis amie avec les trois!»
Bastien Millot explique avoir recruté la retraitée car «c’est quelqu’un de dynamique et d’efficace, elle a une bonne capacité de travail, elle était précieuse pour coordonner mon agenda et mes prises de rendez-vous qui n’ont pas cessé…»; aucunement parce qu’elle a été suppléante de Jérôme Lavrilleux, en 2011, lors des élections cantonales. «Je la connais depuis que j’ai 18 ans, justifie celui qui est aussi premier adjoint de Séry-les-Mézières. Avant même d’avoir connu Jérôme Lavrilleux. Mes relations avec [ce dernier] n’ont jamais été un critère de recrutement. Sinon, il y aurait eu du monde…»"

lundi 14 juillet 2014

Filippetti se prend une nouvelle claque avec Amazon…quelques mois seulement après son plantage concernant «Netflix»….Décidément !

Filippetti se prend une nouvelle claque avec Amazon…quelques mois seulement après son plantage concernant « Netflix »….Décidément !

« Le Nouvel Obs » n’y est pas allé par quatre chemins avec son article du 10 juillet dernier signé David Caviglioli et intitulé «Amazon crache au visage d'Aurélie Filippetti (qui l'a un peu cherché) ».

La loi du 8 juillet 2014 «encadrant les conditions de la vente à distance des livres» que Filippetti avait présentée comme une grande victoire de la librairie indépendante sur Amazon, prévoit dans son article 1 que « Lorsque le livre est expédié à l'acheteur et n'est pas retiré dans un commerce de vente au détail de livres, le prix de vente est celui fixé par l'éditeur ou l'importateur. Le détaillant peut pratiquer une décote à hauteur de 5 % de ce prix sur le tarif du service de livraison qu'il établit, sans pouvoir offrir ce service à titre gratuit. » 

Le «détaillant» visé, tout le monde l’avait compris, était bien entendu Amazon qui offre la livraison des livres qu’il expédie lui-même. Amazon ne peut ainsi plus afficher «Livraison gratuite» et doit revoir ses prix (+5%) mais il est clair qu'Aurélie Filippetti  qui déclarait ainsi «défendre toute la chaîne française du livre» et «rétablir les conditions d’une juste concurrence» a raté son coup en interdisant la gratuité d’expédition!

Après son plantage concernant « Netflix » parti au Luxembourg voir si la ministre l’était, voilà que cette dernière tend l’autre joue!

Chacun se souvient comment « Netflix » le numéro 1 mondial des services de VOD (Video On Demand) sur Internet, est allé chercher au Luxembourg ce que l’intransigeante Filippetti lui refusait…L’entreprise américaine créée en 1997 qui totalise 4,37 milliards de dollars de chiffre d’affaires et qui avait pourtant envisagé de s’installer à Paris, diffusera bien son énorme catalogue de films et de séries mais le fera depuis le Grand-Duché. Autrement dit, ni le fisc, ni l’emploi, ne bénéficieront de cette manne.  

Le pédégé de « Netflix » Reed Hastings qui avait levé 400 millions de dollars réalisée en 2013 et souhaitait accélérer son développement en Europe, avait envoyé ses équipes pour négocier avec les autorités ­françaises, rencontrant notamment les équipes d’Aurélie Filippetti à la Culture, celles du CSA mais aussi des producteurs.

Sans entrer dans les détails s’agissant des obligations de diffusion dans l’UE que chaque pays de l’Union est toutefois libre d’adapter à son gré, il semble que les « revendications » sur lesquelles s’est arcboutée la ministre, ont fait fuir « Netflix » chez nos voisin…ce qui représentait quand même un investissement de 40 à 70 millions d’euros !!!!

Nouvelle claque donc, ce jeudi 10 juillet. C’est Amazon qui vient d’adresser un mail à ses clients, qui commence ainsi : «Chère lectrice, cher lecteur,  
Nous avons fixé les frais de livraison au minimum autorisé par la loi, soit à seulement 1 centime par commande contenant des livres et expédiée par Amazon. »

D’accord ce n’est pas gratuit mais qui pourrait bien se  plaindre d’un tel coût d’expédition : un centime ?

Un centime…un camouflet sans nom que le « Nouvel Obs » qualifie plus crûment de « crachat en plein visage ».

Le « Nouvel Obs » enfonce le clou et écrit encore « Les critiques qui couvaient depuis son arrivée rue de Valois désormais flambent. Pour ses contempteurs, elle n'a pas les épaules pour ce ministère prestigieux et exposé. Il y faut du verbe, de la flamboyance, elle est transparente, déplorent les uns. Il y faut de l'entregent, des soutiens dans les musées, la musique, le théâtre, le cinéma, or elle est isolée, soulignent les autres. C'est au mieux une bonne élève, travailleuse mais, depuis deux ans, demandent les derniers, qu'a-t-elle vraiment fait? …

Ce qui est gênant, c'est qu'elle ne donne pas le sentiment d'avoir une véritable vision culturelle", ajoute un grand patron de musée ou bien de ne jamais donner suite "Je me souviens de lui avoir présenté un projet qui semblait l'enthousiasmer, raconte cet autre, elle m'a promis de mettre quelqu'un sur le dossier pour nous aider à le concevoir. Et puis je n'ai plus eu de nouvelles."…

Elle peut sans doute compter  sur Pflimlin placé pour l’heure par le juge Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté comme son directeur de cabinet ailleurs Martin Ajdari qu’elle vient de défendre conjointement en renvoyant les responsabilités sur leurs prédécesseurs et de soutenir  en intervenant incroyablement les dans l’instruction judiciaire qui les vise pourtant !!!!

jeudi 10 juillet 2014

France Télévisions : après Presstalis, Pflimlin s’apprête à quitter le groupe en situation de quasi faillite ! Les salariés vont devoir se mettre au grec.

France Télévisions : après Presstalis Pflimlin s’apprête à quitter le groupe en situation de quasi faillite ! Les salariés vont devoir se mettre au grec.

Nombre de commentateurs comparent aujourd'hui la situation de la télé publique française, à celle de la télé publique grecque...et pour cause. Dans les deux cas, il y est bien question de faillite.


Alors même que le 19 juillet prochain, le CSA devrait publier son rapport annuel 2014 portant notamment sur les éléments liés  au groupe France Télévisions, en 2013, les allers-retours entre le C.S.A. et le Siège de France Télévisions vont bon train.

Pflimlin, Patino, Thuillier  et Lacroix (le remplaçant d’Ajdari parti s’occuper d’Aurélie Filippetti au ministère) ont été à plusieurs reprises entendus par le CSA….mais attention, motus et bouche cousue !

Les auditions portent, entre autres, sur :
• le bilan 2013 du cahier des missions et des charges de France Télévisons
• l’application de l’avenant au contrat d’objectifs et de moyens (COM) pour les années 2013 à 2015 ;
• la mise en place d’un cycle de rencontres avec les responsables de France Télévisions ;
• l’avis du Conseil sur le rapport d’exécution des engagements du COM pour l’année 2013.

A en croire les intéressés (Pflimlin, Patino, Thuillier  et Lacroix) qui indiquent à qui veut l’entendre, chacun de leur côté que les auditions se seraient plutôt bien passées et que  le CSA «suivrait », la situation est « sous contrôle ».

Ben voyons !!!! La situation n’a jamais été aussi dégradée et France Télévisions sera probablement, fin 2014, en situation de quasi faillite comme l’a été Presstalis au départ de Pflimlin – à savoir selon le Code du commerce qui s’applique à toutes les entreprises de France et de Navarre - Article L223-42 Modifié par Loi n°2003-721 du 1 août 2003 - art. 1 JORF 5 août 2003   Si, du fait de pertes constatées dans les documents comptables, les capitaux propres de la société deviennent inférieurs à la moitié du capital social, les associés décident, dans les quatre mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître cette perte s'il y a lieu à dissolution anticipée de la société."
Les pertes à France Télévisions, celles à venir et celles constatées mais amoindries par certains jeux d’écritures, font que France Télé sera certainement  à 99% dans une telle situation en fin d’année.
Les pertes représenteront plus de la moitié des capitaux propres de la société.
Evidemment ce n’est pas ce qu’est allé dire la « task force pflimlienne » au CSA qui n’a peut-être pas été destinataire du rapport PLR 2013 de la mission (Version du 20/05/2014) au titre de l’année 2013 :« Avancés à l’audiovisuel public » émanant  de Bercy dont le constat est malheureusement sans appel !

Un exemple parmi tant d’autres. Patino se gargarisait, il y a peu, dans la Presse mais aussi dans l’ensemble des média, du bond spectaculaire des rentrées publicitaires concernant les recettes du Numérique.

Il l’a encore répété devant le CSA….son bébé « FTVEN » - d’adoption à 99%  - marche bien et « les recettes engendrées par FTVinfo ne cessent de progresser »   !!!! Tu parles. Quelle fumisterie.

La réalité est tout autre et totalement à l’opposé. Le blog CGC Média vous propose de découvrir la page 12/27 du rapport du Ministère de l’Économie et des Finances (*) :

« Les ressources propres hors publicité s'élèvent à 70,5 M€, en baisse marquée de 24,4 M€ sur un an. Le niveau des recettes de parrainage est sensiblement conforme au budget mais en retrait de près de 10 M€ par rapport à 2012, dans des proportions comparables à celles que connaît le reste du marché. Sur le poste des “ autres activités ”, l’exercice est marqué par un résultat dégradé pour FTVEN, dont les recettes baissent de 11,4 M€ sur un an et sont en retrait de 14,3 M€ par rapport au budget, cependant que les charges (en particulier les amortissements d’investissements intervenus au cours des exercices précédents) progressent fortement.


D’autre part, les recettes de publicité et de parrainage s’établissaient en reprévision de fin d’année à 321,2 M€, en baisse de 51,0 M€ par rapport à 2012, et de 18,8 M€ par rapport au budget initial…

Dans une conjoncture économique globale difficile, marquée par la poursuite de la dégradation du marché publicitaire de la télévision, les ressources propres de France Télévisions s’établissent, en reprévision de fin d’année, en baisse de 16,2% par rapport à 2012 et en retrait de 9,4% par rapport au budget.



Cette situation est liée à la montée en puissance rapide des 6 nouvelles chaînes lancées fin 2012, et de D8, après son rachat par Canal +. [il faut bien quand même aller dans le sens fallacieux de Pflimlin, ndlr]

Dans ce contexte de concurrence accrue, les audiences de France Télévisions sur les cibles commerciales ont été orientées à la baisse en 2013. Dans un marché en diminution nette estimée à -5%, et un paysage TNT qui offre aux annonceurs une abondance d’écrans puissants, sur lesquels se concentrent désormais les investissements, l’absence de publicité commerciale en soirée constitue un handicap pour France Télévisions, qui de surcroît, et contrairement à ses concurrentes historiques, ne dispose pas de nouvelles chaînes pour compenser la perte de valeur de ses écrans de journée par une stratégie de volume.

Par ailleurs, après une année 2012 marqué par une forte activité (sport et élections), le résultat de la filière de production est lui aussi en baisse.

Dans ces conditions, les ressources propres décroissant plus fortement que les ressources totales (-2,7%), le ratio connaît une tendance défavorable…. »






Dans un récent article intitulé « Que les administrateurs donnent quitus à la catastrophique gestion de Pflimlin et l’État mais aussi les pouvoirs publics porteront la lourde responsabilité de l'implosion de la télé publique » le blog CGC Média avait détaillé, exemple à l’appui la situation et donc alerté les pouvoirs publics, l’État actionnaire et surtout les administrateurs qui porteront légalement et solidairement la responsabilité d’un tel désastre.
Les déclarations de Manuel Valls, hier, qui croit peut-être qu’il « reste du gras » en pleine instruction judiciaire menée par le juge Van Ruymbeke après tous ces contrats signés avec Bygmalion , loin de rassurer, n’ont fait qu’enfoncer le clou :
Le document d’orientation budgétaire remis au Parlement et rendu public hier donc dresse une trajectoire assez radicale : la ressource publique pour l’audiovisuel public va passer de 292 millions d’euros en 2014 à… 29 millions en 2017. 

A terme, la suppression des subventions publiques, frappera France Télévisions et France Media Monde. La dotation budgétaire de l’État qui représente une partie important du budget de ces deux sociétés aujourd’hui financées conjointement par la redevance, a donc vocation à disparaître d’ici à 2017.

« Le financement des sociétés de l’audiovisuel sera intégralement assuré par le produit de la redevance, afin de conforter leur indépendance », souligne le document.

Fabrice Lacroix, le successeur d’Ajdari aux ressources de France Télévisions, de tenter d’expliquer que « La subvention publique que le groupe public recevait depuis que la publicité a été supprimée après 20 heures sur les antennes de ses télévisions (France 2, France 3), exposait FTV à un risque budgétaire permanent. »

«  Ce qui ne n’est pas du tout le cas de la redevance ; donc être financé par la redevance nous va très bien » ajoutait-il, sans indiquer où il allait trouver tout cet argent et qui cva payer !!!!! 

«Le contribuable » disent en chœur Filippetti et Chauvelot de la  cgt FTV qui déclarait il y a peu (19/06/14) dans le numéro 1774 du magazine « Stratégies » : Toute cette affaire Bygmalion avec ces mises en examen et ces placement sous statut de témoins assistés en cascade, nuit à l’entreprise et « exonère l’État et les gouvernements successifs d’une responsabilité partagée, en coupant court au débat sur la revalorisation de la redevance et l’élargissement de son assiette ».

 
La voila la finalité: pour le ministère soutenu par cet allié de la cgt, faire payer encore plus le contribuable/téléspectateur. 

Il suffisait d’y penser....

et dire que le Président de la République avait annoncé, il y a quelques mois, une pause au niveau des impôts directs ou indirects! 

mercredi 9 juillet 2014

Aurélie Filippetti en laissant entendre sur France Culture qu'elle a eu accès au dossier de l'instruction judiciaire meneé par Renaud Van Ruymbeke, contrevient publiquement aux propos du Premier Minsitre.



L'intervention d'Aurélie Filippetti qui, en pleine instruction judiciaire dans le volet France télévisions de l'affaire Bygmalion, a déclaré hier au micro du journaliste de France Culture:

" L'affaire Bygmalion, ça s'est passé avant l'arrivée de Rémy Pflimlin. On parle de la période Patrick de Carolis. Ces contrats ont été passés à cette époque-là. Quand Rémy Pflimin est arrivé avec son équipe il a mis fin et éteint progressivement, les contrats de Bygmalion. C'est ce qu'il a dit [Pflimlin] au juge dans le cadre de son audition comme témoin assisté. Il n'est pas mis en examen…Martin Ajdari…."

en ajoutant

"Donc il ne faut vraiment pas d'amalgames… il ne faut pas aujourd’hui stigmatiser France Télévisions, ni l’équipe dirigeante pour des faits qui sont imputables à l’équipe précédente. »

ne cesse d'interpeller la Presse comme la classe politique du reste.

Aurélie Filippetti en laissant entendre qu'elle avait  accès au dossier de l'instruction "Rémy Pflimin est arrivé avec son équipe il a mis fin et éteint progressivement, les contrats de Bygmalion. Pflimlin a dit [Pflimlin] au juge d'instruction dans le cadre de son audition comme témoin assisté qu'il a mis fin et éteint progressivement, dès son arrivée, les contrats avec Bygmalion" mais aussi en pointant du doigt les responsables "il ne faut pas  stigmatiser aujourd’hui l’équipe dirigeante de France Télévisions pour des faits qui sont imputables à l’équipe précédente. », tourne ainsi en ridicule les propos du Premier Ministre qui quelques jours auparavant réaffirmait  au Sénat devant un parterre de journalistes, deux principes fondamentaux : « L'indépendance de la Justice et le respect de la présomption d'innocence» .

Le SNPCA-CGC qui est à l'origine de la plainte a bien évidemment écrit immédiatement écrit à Manuel Valls (voir le courrier ) et saisi son avocat pour étudier les réponses judiciaires qu'il convient de donner.

Il y a un peu plus d'un mois, le blog CGC Média prenait connaissance avec la plus grande stupéfaction des propos du dircom de France Télé Frédéric Olivennes qui, sur France Culture - DÉCIDÉMENT -  évoquait lui aussi les dessous de l'instruction judiciaire en déclarant au journaliste " ce jour, cette instruction [celle menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, ndlr] n’a pas donné lieu à une  poursuite d’investigations plus poussées sur ces deux conventions [celles signées avec Bygmalion, ndlr]

Aujourd'hui c'est l'Express.fr qui s’insurge à son tour dans un article au tire sans ambiguïté  "Bygmalion: Aurélie Filippetti défend Rémy Pflimlin"

Extrait: 

La ministre de la Culture a appelé ce mardi à ne pas stigmatiser l'actuelle présidence de France Télévisions. Elle a assuré que les contrats passés avec la société de Bastien Millot appartenaient à l'ère Patrick de Carolis

"Amalgame" ou continuité?

La ministre de la Culture "refuse absolument tout amalgame," a-t-elle déclaré. "L'affaire Bygmalion s'est passée avant l'arrivée de Rémy Pflimlin", l'actuel président, entendu la semaine dernière comme témoin assisté dans cette affaire de favoritisme présumé. "On parle de la période Patrick de Carolis. Ces contrats ont été passés à cette époque-là. Quand Rémy Pflimlin est arrivé avec son équipe, il a mis fin et éteint progressivement les contrats Bygmalion. C'est ce qu'il a dit au juge", a-t-elle ajouté. 

Aurélie Filippetti a insisté sur le fait que l'affaire Bygmalion "c'est l'héritage de la période Sarkozy". Elle a assuré que "les conditions éthiques dans la passation des contrats de France Télévisions" ont été rétablies depuis 2012. 

Seulement voila, certains contrats se sont poursuivis sous la présidence de Rémy Pflimlin jusqu'en 2013.

Le Premier Ministre qui a indiqué dès sa prise de fonctions que le temps des déclarations intempestives était révolu, ne peut bien évidemment pas cautionner une telle attitude.

mardi 8 juillet 2014

" Bygmalion/Filippetti : secret de l'instruction violé pour couvrir le cabinet ?" le site de l'univers du livre "Actualitte" pose clairement la question

Les bruits de départ d'Aurélie Filippetti après sa scandaleuse intervention au micro de France Culture en pleine instruction judiciaire menée dans le volet France Télévisions du dossier Bygmalion par le juge Van Ruymbeke, sont plus insistants que jamais.

Plus qu'un "couac" pour le Gouvernement, un véritable piétinement des propos clairs du Premier Ministre qui avait pourtant prévenu les "francs-tireurs"...!

Les réactions unanimement scandalisées, ne se sont pas fait attendre. Elles sont remontées directement à Matignon à la vitesse grand V après les prises de position insoutenables de la ministre de la Culture et de la Communication et son immixtion dans une enquête judiciaire, accusant les uns et dédouanant les autres.  

Ce qui est intolérable, c'est que non seulement ces propos sont indignes d'un toujours membre du Gouvernement mais plus consternant encore, c'est qu'ils sont partisans, totalement fallacieux et visant à l'évidence à influer sur le cours de la Justice...

Dans une formidable analyse "Bygmalion/Filippetti : secret de l'instruction violé pour couvrir le cabinet ?qui a le mérite de redonner le contexte, le site web des univers du livre "Actuallitté" enfonce le clou.  

"Mardi 8 juillet, l'affaire Bygmalion s'invite sans scrupules au ministère de la Culture.

Dans la tentaculaire « affaire Bygmalion », les services publics ont également pris un coup dans l'aile : France Télévisions, alors dirigée par Patrick de Carolis, aurait également réglé quelques factures à Bygmalion, sans qu'aucun appel d'offres, pourtant obligatoire, ne soit préalablement effectué.
 
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a invité à éviter « tout amalgame » entre la présidence de Carolis et celle de Pflimlin. Mais un peu de contexte ne fait pas de mal.
 
Le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke a été désigné en charge de l'affaire, particulièrement médiatisée en raison des facturations de Jean-François Copé au nom de l'UMP : d'autant plus que Bastien Millot, créateur de Bygmalion et mis en examen, est l'un de ses proches. Jusqu'en 2008, Millot était également directeur délégué de la stratégie auprès de Patrick de Carolis, avant de quitter son poste pour créer la société spécialisée en communication. 
 
La signature de plusieurs contrats entre 2010 et 2013, pour des services de communication ou de réponse aux mails des téléspectateurs, a jeté des soupçons de favoritisme sur Patrick de Carolis, remplacé en 2010 par Rémy Pflimlin. Toutefois, la ministre garantit que les pratiques condamnables font partie de l'ère Sarkozy : « Depuis 2012, on a rétabli les conditions éthiques dans la passation des contrats de France Télévisions », assure-t-elle.
 
« On parle de la période Patrick de Carolis. Ces contrats ont été passés à cette époque-là. Quand Rémy Pflimlin est arrivé avec son équipe, il a mis fin et éteint progressivement les contrats Bygmalion. C'est ce qu'il a dit au juge », explique la ministre sur France Culture. 
 
Ce faisant, elle couvre en partie son directeur de cabinet Martin Ajdari : convoqué en 2010 par Rémy Pflimlin au poste de secrétaire général de France Télévision, il aurait aidé le N°1 à purger les comptes des soupçons de favoritisme. Reste la période 2010-2012...
 
Couvrir les collaborateurs au prix du secret de l'instruction ?
 
Cependant, comme le rappelait Le Parisien au moment de la nomination de Martin Ajdari au poste de directeur de cabinet d'Aurélie Filippetti, celui-ci a bien été entendu par le juge Van Ruymbeke le 6 décembre 2013, en qualité de témoin assisté. Il avait reconnu, lors de l'audition, avoir renouvelé les contrats sans mise en concurrence.
 
La nomination du 26 mai dernier au poste de directeur de cabinet faisait inévitablement lever quelques sourcils, notamment ceux du syndicat CGC de France Télévisions : « Personne ne conteste la présomption d'innocence dans cette affaire. Mais on peut s'interroger. Quel est le signal que l'on envoie aux Français sur la gestion d'une entreprise de service public lorsqu'on nomme un homme impliqué dans une telle affaire ? Cette affaire prend une tournure politique alors qu'elle était uniquement judiciaire jusque-là », soulignait Jean-Jacques Cordival, président de la fédération CGC des médias.
 
D'ailleurs, cette même fédération, partie civile dans la plainte déposée contre les dirigeants de France Télévisions, s'exprime vivement sur les propos de la ministre, sur France Culture.
 
En déclarant que les contrats concernaient la période Carolis, et surtout que « [c]'est ce qu'il [Rémy Pflimlin, NdR] a dit au juge dans le cadre de son audition comme témoin assisté » le 3 juillet dernier, la ministre aurait simplement violé le secret de l'instruction, toujours en cours.
 
La fédération pointe le fait que l'accès au dossier est réservé à l'avocat du prévenu qui, s'il n'est pas mis en examen, est tout de même « nommément visée par un réquisitoire introductif, [fait] l'objet d'une plainte, ou mise en cause, contre laquelle existent de simples indices ». (voir Wikipédia)
 
C'est une présomption d'innocence à double vitesse qui s'exercerait, selon que l'on parle de Carolis, ou de Pflimlin et Ajdari.
 
Le prix à payer pour un cabinet serein ?"
 
Les deux phrases ci-dessus, en guise de conclusion du site littéraire sont imparables.

- Lire également l'article du Nouvel Obs "Affaire Bygmalion : quand Filippetti ménage Pflimlin... et charge Carolis" qui fustige la ministre dans cette hallucinante intervention dont le blog CGC Média vous propose de découvrir un extrait (ci-après):

"L'affaire Bygmalion à France Télévisions s'est passée avant l'arrivée de Rémy Pflimlin", a déclaré la ministre de la Culture. L'actuel PDG de France Télévisions a été entendu la semaine dernière comme témoin assisté dans ce dossier.
 

 La ministre de la Culture Aurélie Filippetti  a appelé mardi à ne pas "stigmatiser" France Télévision et son équipe dirigeante "pour des faits imputables à l'équipe précédente" dans l'affaire Bygmalion, assurant que "depuis 2012, on a rétabli des conditions éthiques dans la passation des contrats".
 
"Je refuse absolument tout amalgame. L'affaire Bygmalion s'est passée avant l'arrivée de Rémy Pflimlin", l'actuel président, entendu la semaine dernière comme témoin assisté dans cette affaire de favoritisme présumé, a déclaré la ministre sur France Culture.

"On parle de la période Patrick de Carolis. Ces contrats ont été passés à cette époque-là. Quand Rémy Pflimlin est arrivé avec son équipe, il a mis fin et éteint progressivement les contrats Bygmalion. C'est ce qu'il a dit au juge", a-t-elle ajouté.

La ministre a insisté sur le fait que l'affaire Bygmalion "c'est l'héritage de la période Sarkozy". "Depuis 2012, on a rétabli les conditions éthiques dans la passation des contrats de France Télévisions", a-t-elle assuré, appelant à ne "pas stigmatiser aujourd'hui France Télévisions et l'équipe dirigeante pour des faits imputables à l'équipe précédente". Des propos qui pourraient faire réagir certains. La ministre compte en effet dans son équipe Martin Ajdari, ex-secrétaire général de France Télévisions nommé par Rémy Pflimlin aujourd'hui directeur de cabinet de la ministre. Il avait été lui aussi entendu comme témoin assisté dans ce dossier...."

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