Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mardi 16 décembre 2014

Le budget « numérique » pour Patino à France Télé représente pour 2014, plus d'un demi-siècle de redevance que paieraient les habitants d’une ville comme Meaux !

Le budget « numérique » pour Patino à France Télé représente pour 2014, plus d'un demi-siècle de redevance que paieraient  les habitants d’une ville comme Meaux ! 

Patino était l'invité de l'émission de Canal + "Le Tube", ce dimanche 13 décembre, à l'occasion des 20 ans de France 5....dont il n'est pas à l'origine (pour un peu, on aurait pu le croire!). Celui dont les frasques numériques continue de couter très cher à l'entreprise, n'a pu s'empêcher de se faire mousser une fois encore avec ses "idées"...dernière en date, "la chaîne d'Info numérique" qu'il sert à chaque interview confondant au passage 1, 2, 3 et 4 !

A Daphné Bürki, la présentatrice de l'émission qui d'emblée l’interrogeait: "Directeur général délégué au programmes, aux antennes et au développement numérique de France Télévisions" bref le numéro deux après Pflimlin .."une telle carte de visite, est-ce que ça tient dans la poche?", il se contentait de répondre "en fait, j'en ai rarement" !!!!
Il a conclu l'interview en affirmant "Je ne serai pas candidat à la présidence de France Télévisions c'est un non (ferme et) définitif "...."En voilà, une nouvelle qu'elle est bonne", comme aurait dit Coluche. Comment pourrait-il d'ailleurs briguer le poste après tant d'échecs accumulés au niveau des programmes ?  Chacun a encore en tête la désastreuse programmation de l'émission de Sophia Aram qui a tellement plombé l'acces de "France 2" ou encore de la transformation de France 4 en pseudo chaîne "Jeunesse" avec une audience bien souvent en dessous de 1% !

Il fallait bien tenter quelque chose pour attirer ailleurs l'attention. Ce serait  France 5, cette "très très jolie chaîne" (dixit) dont il se félicitera avec 2 de ses programmes "Je sortirai forcément quelque chose que j'ai contribué à créer en étant le directeur de la chaîne "Entrée libre" parce que c'est la seule quotidienne culturelle qui existe dans le PAF à une heure de grande écoute et puis "On n'est pas des cobayes", le vendredi soir qui attire non seulement le public traditionnel mais aussi les familles".

S'agissant donc de la "chaîne info numérique" dont France Télé claironne le lancement et que Patino qualifie de "chaîne d'information du troisième type", voici ce que le numérobis de Pflimlin déclare à la question "France Télévisions veut lancer une chaîne d'info numérique...ça va ressembler à quoi? Est-ce que vous voulez concurrencer les chaînes d'info?":

"D'abord la chaîne d'info numérique à France Télévisions, ça commence à préexister  depuis que c'est rentré sur la télé connectée,  il y a environ 1 an. C'est une sorte de chaîne d'information à la demande avec un J.T. permanent restructuré, à peu près au moment où vous connectez qui propose de flux en live de France télé info et là, on va monter d'un cran supplémentaire avec les équipes de Thuillier pour proposer une offre 24/24 en continu qui s'insérera dans cette offre particulière qu'est FranceTVinfo qui ne concurrence pas directement les autres offres mais va beaucoup plus loin...c'est une chaîne d'information du troisième type!
Ça va se faire petit à petit parce que pour FranceTVinfo qui a 3 ans, l'information sur France TV c'est consubstantiel à France Télévisions dans une marche qui a débuté, il y a 4 ans."

Si quelqu'un a compris exactement quand ça a débuté, qu'il nous le dise !!!! Il y a 1 an, 3 ans ou  4 ans ????

Quant au coût pharaonique de tout cela, l'inventeur de la "chaîne du troisième type", ne dit mot...Il ne faudrait pas parler de choses qui fâchent !

Pourtant, rien que pour 2014, les moyens  dévolus au monsieur numérique de Pflimlin s'élèvent à 78 millions d’euros.
Voici, du reste,ce que chaque contribuable français peut lire en se rendant sur le site de  France Télé : « les moyens dévolus au numérique seront passés de 46 M€ en 2011 à 78 M€ en 2014 (+ 70%) ».

78 millions d’euros c’est à peu près ce que paieraient les habitants d’une ville comme Meaux pendant plus d'un demi-siècle (sur la base d’une redevance constante à 133€).

Quant à ces "plus 70% en 4 ans" qui font passer les dépenses de l’État destinés au secteur de Patino, de 46 à 78 millions d'euros, ils n'auront pas servi à grand chose et restent d'ailleurs sans réels effets sur les téléspectateurs (pas leur porte-monnaie évidemment!).

Il ne suffit pas des incantations incessantes de certains pour qu'il en soit autrement.

Pour faire court, les frasques patino-pflimlienne auront largement concouru, en pleine période de crise économique, année après année depuis l’été 2010 où Sarkozy nommait directement Pflimlin à France Télé, à mettre la télé publique sur la paille et à la placer l'entreprise en situation de quasi faillite.









 

lundi 15 décembre 2014

Le SNPCA-CGC va déposer une nouvelle plainte en entrave contre France Télé qui confond les lois de la République avec les jours de congés des salariés.


Le SNPCA-CGC va déposer une nouvelle plainte en entrave contre France Télé qui confond les lois de la République avec les jours de congés des salariés.

France Télévisions a prévu de réunir sur 2 jours, mardi 16 et mercredi 17 décembre, les membres du CCE [Comité Central d’Entreprise] pour une séance comptant pas moins de 20 points, notamment la fusion des rédactions « Info 2015 » avec obligation de convoquer l’ensemble des membres de l’instance.

Pourtant demain, le représentant du SNPCA-CGC ne sera pas là…la direction n’ayant volontairement pas pris les dispositions nécessaires pour sa présence.

Pourquoi ? Aussi invraisemblable que cela soit, la direction de France Télévisions a choisi, le plus illégalement qui soit, de ne pas prendre en charge ses frais de transports.

Voici l’hallucinante explication. Le représentant syndical du SNPCA-CGC au CCE, salarié de  l’établissement de Wallis et Futuna, a bien été convoqué au CCE extraordinaire du jeudi 4 décembre dernier concernant l’AITV et le service sous-titrage comme le prévoit explicitement la loi.
La direction de son établissement a donc fait le nécessaire pour son séjour sur place avec un billet d’avion prévoyant un retour le dimanche 7 décembre.
Le syndicat comme l’intéressé ont demandé ce qui était organisé  pour le CCE des 16 et 17 décembre et se sont vu répondre, médusés, « Il peut rester jusqu’à-là s’il veut mais il devra déposer des congés ».  
Comment une direction peut-elle affirmer que «  Les autres élus restés en Métropole dans l'attente de l'autre CCE sont restés en congés en attendant » et que si « celui du SNPCA-CGC est reparti, c’est tout simplement parce qu’il voulait retrouver sa famille et ne pas "dépenser" ici des jours de congés pour faire le tuilage entre les deux CCE... » ???? 
On rêve !!!!!!

Hallucinante réponse de la direction surtout après l’arrêt de la Cour de Cassation du 26 juin 2013 qui condamnait France télé qui avait pendant plus d’un an refusé de le convoquer, en soulignant que l’entreprise avait, entre autres, violé l’article 8 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946  « Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises ».

Ceci est d’autant plus grave que certains autres membres du CCE situés dans les territoires et départements d’Outre-mer, sont eux resté sur place…bien évidemment pas en congés mais en mission !!!
Depuis quand d’ailleurs, le salarié devrait-il prendre sur ses congés allant même jusqu’à régler son hébergement,  pour une période pendant laquelle il reste sur place pour les besoins de l’employeur et où d’autres sont défrayés de leur mission ???

Ces pratiques totalement discriminatoires sont punies pénalement…le SNPCA-CGC n’a d’autre choix que de saisir la Justice pour que soit respectées les lois de la République quel que soit le positionnement géographique du salarié. Il ne peut y avoir aucune distinction entre Wallis et Futuna, Nouméa, Tahiti, Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte, La Guyane, Lille, Lyon, Marseille ou Ajaccio…..(la liste est longue) sauf à parler de discrimination.

Aucun salarié n’a à prendre sur ses congés, faut-il le redire, pour respecter la Constitution française (comme précité) pour rester à la disposition de l’employeur « tuilage ou pas tuilage » !!!! 

Si ce C.C.E. se tient sans la présence du représentant du SNPCA-CGC, le syndicat en plus de sa plainte en entrave, demandera l’annulation des deux jours de réunions tenues dans de telles conditions.

LA CFDT MÉDIAS RETIRE SA SIGNATURE DE L’ACCORD COLLECTIF FTV


Sans commentaire....ci-après et ci-dessous, les raisons qui ont amené la CFDT à retirer sa signature de l'accord collectif: 

LA CFDT MÉDIAS RETIRE SA SIGNATURE DE L’ACCORD COLLECTIF FTV


Partenaire historique de la négociation sociale dans le secteur de l’audiovisuel, la CFDT Médias FTV constate avec amertume la déloyauté de l’actuelle direction de FTV dans l’application de l’accord collectif du 28 mai 2013. Elle prend ses responsabilités, dans l’intérêt des salariés et de l’avenir de l’entreprise, en dénonçant le jeu de dupes auquel se livre la Direction de France Télévisions depuis un an et demi : la CFDT Médias retire sa signature de l’accord collectif.

Quatre ans de négociations et dix huit mois de mise en œuvre pour aboutir aux constats suivants :

  •       Une interprétation systématiquement déloyale de l’accord de la part de la Direction et systématiquement défavorable aux salariés.
  •       Des fusions de services qui désorganisent et ne procurent aucun gain.
  •       De nouvelles grilles de classification où l’on repositionne à la tête du client sans justification. Une majorité de salariés n’a pas signé l’avenant à son contrat de travail !
  •       Des conditions d’emploi, de planification et de salaire des CDD devenues ubuesques.
  •       De nouvelles organisations de temps de travail de type punitif avec, par exemple, dans certains services, des coupures sur place imposées de deux heures trente.
  •       Des centaines de dossiers contentieux qui s’accumulent dans les bureaux de notre syndicat.
  •       Des journées entières de pseudo-négociations qui n’aboutissent jamais et qui coûtent des dizaines de milliers d’euros.
  •       Une souffrance au travail qui s’accroît sur le terrain, de type La Poste et France Télécom, et qui contredit cruellement « les beaux accords » cosmétiques dont se targue la Direction (accords H/F, risques psychosociaux, séniors) dans les médias.
  •      Beaucoup d’argent public dépensé dans des cabinets de conseil alors que le bon sens et le dialogue ne coûtent rien.



  •       Beaucoup d’argent public dépensé dans un plan de départs volontaires qui n’est qu’un outil de com !



Voici le bilan constaté d’une entreprise publique dont le tempo est imposé par la DRH et le service juridique et plus du tout par les directions opérationnelles.

Nous voici donc dans un groupe de télévision où l’on ne parle plus de télévision, de programmes et d’information en négociation.
Une situation que nous n’avons encore jamais vécue à ce point.

La CFDT Médias a signé les conventions collectives de l’audiovisuel public en 1984 (accords de référence pour tout le secteur), les accords 35h en 2000, l’accord journalistes FTV en 2011 et des dizaines d’accords spécifiques qui constituaient un corpus social.
Elle ne pouvait imaginer après l’accord du 28 mai 2013 une telle dérive.

Cet acte exceptionnel n’est pas dans notre culture syndicale ; mais les témoignages des salariés au quotidien, la vacuité des négociations que nous constatons chaque jour et la morgue avec laquelle la direction traite les problèmes concrets nous amènent à un choix simple :
  •       Être complice
  •       Être honnête
Honnêtement, nous estimons qu’il n’y a pas d’autres choix. Cette décision a été prise à l’unanimité du conseil syndical.

Notre retrait de signature de l’accord collectif du 28 mai 2013 est notifié ce jour, par courrier recommandé, à la Présidence de France Télévisions, ainsi qu’à l’administration du travail.
Il est transmis en copie aux ministères de tutelle (culture et finances) ainsi que, pour information, au ministère du travail.

Dans un document plus détaillé, nous vous proposerons une analyse précise des éléments qui ont conduit à cette décision.


Paris, le 11 décembre 2014



vendredi 12 décembre 2014

Pfimlin a décidé de se payer une nouvelle fois le CSA dont il dénonce l’ingérence et déplore les appréciations « ni réellement étayées, ni objectivées ».

Pfimlin a décidé de se payer une nouvelle fois le CSA dont il dénonce l’ingérence et déplore les appréciations « ni réellement étayées, ni objectivées ». 
Il n’en peuvent plus, les salariés de France Télévisions, de cette propagande dont Pflimlin les abreuve ces derniers temps dans le droit fil de celle qu’il distille en permanence depuis qu’il a été nommé par Sarkozy à l’été 2010. Et ils n'ont plus peur de le dire partout et en tout lieu y compris dans les couloirs.

Ils n’attendent qu’une chose, les salariés, que Pflimlin placé sous statut de témoin [qui peut évoluer à tout moment, comme chacun le sait] assisté par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet « Bygmalion » d’une plainte beaucoup plus large déposée par le SNPCA-CGC et en pleine instruction, arrête ces vaines tentatives d’instrumentalisation qu’ils subissent depuis un peu plus de 4 ans et libère la place.
Ils en ont plus que marre les salariés d’être associés à Pflimlin « chacun d'entre vous sous ma présidence »et d’être mis systématiquement « en avant » comme s’ils soutenaient l’auteur des attaques contre le CSA…encore hier donc « Par ailleurs, sur bien des points, il semble paradoxalement être fait grief à l'entreprise et à ses collaborateurs de s'être inscrits dans le respect du Contrat d’Objectifs et de Moyens défini avec l’État. »

Le CSA ne fait aucun grief de quoi que ce soit aux collaborateurs de France Télévisions, n’en déplaise à Pflimlin ! Il pointe sa catastrophique gestion et celle de ses proches lieutenants qui a conduit l’entreprise dans le mur.

Le personnel en appelle évidement au choix le plus rapide possible par le CSA de celui qui va remplacer Pflimlin et s’atteler au redressement de l’entreprise en situation de quasi faillite…Les comptes « même consolidés » - ce qui n’a pas de sens en soi au niveau de l’entreprise qui intègre ses filiales pour atténuer une perte beaucoup plus importante -  devraient cette année frôler un nouveau déficit de -60 M€ donc encore plus pour France Télé !

Ils avaient déjà eu droit à une première attaque en règle contre le CSA lorsqu’était sortie la version « non encore adoptée en plénière »  du rapport, finalement, publié hier sur le site de l’instance de régulation avec des scuds à destination des sages comme ceux-là : « Ce document méconnait chacune de nos antennes ainsi que nos organisations, émet des affirmations erronées ou caricaturales et relève également d'une ingérence dans l'information…Dans un contexte de mutation numérique des médias, dans une époque de crise où la société française est déstabilisée, nous avons besoin d'un régulateur rigoureux, transparent et compétent, qui évalue France Télévisions en toute impartialité et l'aide à progresser, ainsi que le prévoient la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public. ».

Pflimlin dans d’hallucinants propos, était même allé jusqu’à remettre en cause le CSA lui-même, son rôle vis-à-vis de l’État et des parlementaires, ses méthodes mais aussi de l’accuser d’entretenir en son sein une véritable zizanie : Lisez plutôt ça ne s'invente pas...les bras vous en tombent : « [Ce document] S’il avait reflété, même partiellement, la position du CSA, il aurait révélé un profond déficit méthodologique et posé la question du rôle de l'instance vis-à-vis de notre entreprise relativement à celui de notre actionnaire et des élus du peuple français à qui nous avons également des comptes à rendre » et de réclamer un CSA  qui ne puisse porter des «jugements de valeur déconnectés de la relation des chaînes de France Télé avec les Français » « rigoureux, transparent, compétent » [certainement pas celui qui ne peut] en aucun cas diffuser un tel document si peu étayé et aussi éloigné de la réalité  qui ne reflète en rien ce qu’il voudrait exprimer » (un CSA qui ne sait pas ce qu’il dit et qui ne travaille pas franchement ses rapports, en somme !) sauf à transgresser « la lettre et l'esprit de la loi de 2013 relative à l'indépendance de l'audiovisuel public ».

 Le personnel en a soupé qu'à la nouvelle mouture du texte, Pflimlin  ait décidé de remettre ça, ce jeudi 11 décembre, suite à la publication quasi à l’identique du définitif « rapport sur le bilan des résultats de France Télévisions pour la période 2010-2014 »  même si certaines phrases ont peu ou prou été remaniées:

« France Télévisions a pris connaissance du rapport publié par le CSA et relève des évolutions notables, par comparaison avec le document de travail divulgué le mois dernier par la presse….
Pour autant, France Télévisions déplore que la plupart des appréciations relatives à  l'insuffisante distinction des programmes et des chaînes, ou encore à la gestion et à la transparence, ne soient ni réellement étayées ni objectivées France Télévisions souhaite rappeler que, dans le cadre des missions, règles et moyens qui lui sont assignés, ses choix de programmation, le contenu de ses émissions ou ses décisions d’organisation interne relèvent de sa stricte responsabilité, dans le respect de l’indépendance qui lui est accordée par la loi…et dans le cadre de travaux qui structureront le prochain Contrat d’Objectifs et de Moyens, menés en cohérence avec les prérogatives et compétences de chacun, notamment celles du régulateur… »

Les membres du CSA apprécieront sûrement d’être ainsi tancés et traités de la sorte, une nouvelle fois !  

mercredi 10 décembre 2014

"Info 2015" à France Télé ?...d'abord 2014 !

Ce serait plutôt  "Info 2014" pour " Le Canard enchaîné"  qui, ce mercredi 10 décembre, nous parle des inquiétude de Thierry Thuillier sur son avenir après Pflimlin!



Mauvais Plan à France Télé...les “petits” et les récalcitrants devraient payer les pots cassés! L'article du "Canard enchaîné" est la goutte d'eau.



Mauvais Plan à France Télé...les “petits” et les récalcitrants devraient payer les pots cassés!

Cela fait plusieurs semaines que le blog CGC Média dénonce le soi-disant PDV (Plan de Départs Volontaires) que Pflimlin a mis en place à France Télé pour d’utopiques “économies”.

Trois organisations syndicales dont le SNPCA-CGC aux côté du SNJ et de la CFDT sont d’ailleurs devant la Cour d’Appel de Paris dans une procédure visant à faire annuler ce “plan” de licenciements collectifs tant ses modalités sont honteusement sélectives.

A la lecture du “Canard enchaîné” de ce mercredi 10 décembre 2014, la pertinence de cette action juridique semble bien fondée.  

Voici ce qu’écrit “Le Canard”: “Le fameux plan de 340 départs volontaires de France Télés, censé alléger les charges du groupe public, va commencer par plomber un peu plus ses comptes. Dans la liste des candidats partants ou déjà parti, on trouve pas mal de gros salaires dont certains à deux doigts de la retraite qui profitent de l'occasion pour partir avec un pactole pour atteindre jusqu'à 30 mois de salaire. Des directeurs régionaux de France 3, des patrons de chaînes outre-mer, des huiles de France Télévisions à Paris, etc.



Les commissaires aux comptes qui, fin 2013, redoutaient le dépassement de l'enveloppe prévue pour ce plan de départs (43 millions) vont être ravis de ce lâcher le parachutes dorés!”


Sur ce dernier point, le blog CGC Média dans son article du novembre dernier “Les commissaires aux comptes à France Télé mettent par courriers leurs doutes par rapport au PDV”, publiait justement leur courrier.

Quant aux bénéficiaires qu’évoque “le palmipède” “qui profitent de l'occasion pour partir avec un pactole pour atteindre jusqu'à 30 mois de salaire. Des directeurs régionaux de France 3, des patrons de chaînes outre-mer, des huiles de France Télévisions à Paris, etc...”, le blog CGC Média a déjà en sa possession les patronymes et la qualité professionnelle de toute une liste d’heureux bénéficaires en partance ou déjà partis.

Il va sans dire que nombres de salariés “modestes” dont le poste est supprimé n’ont toujours, eux, aucune nouvelle de leur sort....qu’ils soient éligibles à la retraite ou qu’ils aient opté pour la création d’entreprise.

Exemples...ce collaborateur dont le projet de création d’entreprise a été accepté en août par ladite “commission de suivi” qui a bien évidemment exécuté les démarches nécessaires à sa future activité, notamment bancaires et de clientèle à venir, qui écrit “Toujours aucune nouvelle de France  TV. Impossible de joindre personne au service du personnel, ni à la DRH carrément aux abonnés absents  (*) depuis des mois.
La situation à trop duré j'ai décidé de passer au stade supérieur, Inspection du travail et avocat...”

(*) Un précision s’impose. Si certains de ceux à la DRH qui sont concernés par le traitement des salariés “intéressés” au plan, ne répondent pas....c’est tout simplement parce qu’ils n’ont réellement aucune consigne de la direction pour agir !

Cet autre collaborateur dont le dossier, là encore a fait l’objet, d’une acceptation dès l’été 2014 qui vient malheureusement de tomber malade (assez gravement) et qui n’a reçu comme seule communication sur son dossier depuis tout ce temps, qu’une lettre avec les coordonnées téléphoniques du médecin du travail et des assistantes sociales!!!!!

Ce type de totale désinvolture n’est pas rare, au contraire et résonne en échos à la fameuse phrase de Jean de La Fontaine dans les animaux malades de la peste Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”.

En revanche, pas de délai pour ce directeur territorial ultramarin qui part dans le cadre du plan avec une somme astronomique à faire rougir ceux qui cochent leur grille pour la chance tous les vendredis...ou bien encore ce directeur régional plus proche du continent qui, parti au début des années 90 avec une énorme prime de départ et revenu ensuite, repasse au portillon cette fois-ci dans le cadre du plan !!!!  

Que dire de ces directeurs de pôle, de cette Secrétaire générale aux programmes, de cette directrice qui a remplacé Ajdari à la tête du CE  qui partent dans des conditions identiques et sans problèmes....Que dire également de cet ex directeur au Siège à Paris muté intempestivement dans un DOM (ce n’était pas son choix) et porté opportunément dans les chiffres du Plan comme ayant bénéficié d’une soi-disant demande de “mobilité”....

Et le nombre d’intéressés “dir”, “directeurs”, “directeurs adjoints”, “hors grille” etc... comptabilisés dans le PLAN  de Pflimlin,  le blog CGC Média en a des pages entières.

L’article du Canard est sûrement la goutte d’eau qui fait déborder le vase et qui faisait écrire à la cgt de France Télévisions en oppositions maintenant avec les propos de l’un des siens tenus au Figaro, il y a peu, Marc Chauvelot « Compte tenu de la surreprésentation des seniors et de la détérioration des conditions de travail, ce plan va avoir du succès…  On serait même plus près des 200 demandes avec «un coup d'accélérateur d'ici au 30 juin».
  

L'omniscient Patino pour Sciences Po mais aussi pour Google...et quand il a un peu de temps, éventuellement, à France Télé ?!


Il y a 2 jours, l’École de journalisme de Sciences Po dont Patino est le dégé et Google (dont il ne l'est pas encore!) ont attribué le Prix de l’innovation en journalisme aux projets «Ijsberg» réalisé par des étudiants de l’Université de Lyon III, l'ISCPA de Lyon et l'IEP d'Aix et à l’application « Combien gagne mon voisin? » [un sujet de circonstance, NDLR] portée par des étudiants de l’École de journalisme de Sciences Po. 

(Cf le tweet ci-dessous) 
 

Beaucoup en arrivent à se demander quand Patino qui tenait quasiment en même temps un "meeting", sous l'intitulé "La concurrence sans limite"
,  toujours à Sciences Po en y affirmant haut et fort que « Le journalisme industriel est en train de disparaître au profit d’un autre type de journalisme », trouve le temps?!


En ce qui concerne l'argent, il n'y a pas grand souci à se faire. Il est de toute façon pleinement payé par France Télévisions donc par le contribuable avec un salaire annuel équivalent de moitié à celui de Pflimlin (*) dont il est le "second"!

(*)

Salaire des patrons de l'audiovisuel public (en euros par an) - Source BFM Business
France Télévisions
Patrick de Carolis (PDG): 300.000 dont fixe 240.000
Rémy Pflimlin (PDG): 400.000 dont fixe 322.000
Daniel Saada (DG de la régie): 315.000 dont fixe 180.000....


Après "You tube" et "Dailymotion" (¤) c'est à présent au tour de "Google"...Patino lorgnerait-il vers une nouvelle porte de sortie ?

(¤) Le blog CGC Média, avait commis à ce sujet, 2 articles:

Le 30 octobre 2012, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Quel deal Patino a-t-il passé avec les américains pour l’exploitation (donc la commercialisation des écrans pub) d'émissions de France Télé par « You Tube » dont « Taratata »?" 

Quelques mois plus tard, le 21 mars 2013, nouvelle diffusion sur le même thème "Patino l’americano…mericano, Pà Pà l'americano  ! " 

Il était question des deals que Patino, le numerobis interactif de Pflimlin avait conclu avec «You tube » (le site web américain d’hébergement de vidéos  situé aux USA à  San Bruno USA [lieu prédestiné s'il en est pour Patino] pour l’exploitation (donc la commercialisation des écrans pub) d'émissions de France Télévisions dont « Taratata » mais aussi de «Dailymotion» (le concurrent de You Tube)  vers lequel  l'intéressé s’était tourné.

Autrement dit, fournir quasiment gratuitement les contenus vidéo de France Télé:

- soit en offrant des contenus complémentaires en terme de richesse et de déclinaison par rapports aux offres de télévision (très faiblement choisi par France Télé pour améliorer son audience ou tout au moins son auditoire) 

- soit en faisant de l’ «hyperdistribution », c’est-à-dire, en offrant à nombre d'opérateurs ces contenus pour qu'ils se trouvent partout même chez des concurrents!...à ces sites vidéo qui rêvaient  de les ajouter à leur « catalogue ».

Ah! ils peuvent bien, lui et ses acolytes, critiquer Netflix en les traitant de "néo barbares" !!!!

mardi 9 décembre 2014

Un comité des salaires à France Télé (*) Pourquoi et pour quoi faire ?... Arnaque et boycott !

C'est en substance les questions que ce sont posées, hier, certains syndicalistes qui sont bien en peine d'assurer correctement la représentation des salariés vu le peu d’éléments dont ils disposent et n'hésitent plus à qualifier de tartuferie ou de mascarade ce type de réunions. 
 
Le boycott serait-il la plus simple des solutions ??
 
Le blog CGC Média vous propose de découvrir, en substance, la déclaration du SNPCA-CGC faite en séance concernant justement les Comités des salaires 2014.
Un comité des salaires* à France Télé, pourquoi ? Pour quoi faire ?..
 
Une Chambre d'enregistrement ?... De quoi ? De quoi exactement :
 
- D’une reconnaissances d’un parcours professionnel, humain ?
- D’une évolution de carrière ? (En lien avec un investissement personnel dans un Collectif en lien avec des formations adaptées, nécessaires, bénéfiques pour le salarié comme pour l’entreprise ?)
- D’une reconnaissance d'une évolution dans l'entreprise ?
- D’une sanction suite à des erreurs stratégiques ? De comportement ?
 
Si c’est tout cela, le Comité des Salaires, alors, où sont celles et ceux qui gèrent le travail effectif des salariés (les chefs de service !) pour les entendre eux (!) évoquer la situation de chacun, de leur investissement, de leur professionnalisme, de leur comportement, de leur humanité dans le collectif ? Ou pas ?...
 
Et bien non, que nenni ! Pas de chefs, pas de responsables de service dans ce Comité des salaires. Uniquement la DRH (la Direction des Ressources Humaines) qui fait ce qu'elle veut en la matière ! Résultat : opacité totale sur la gestion des salariés.
 
Quand les Organisations syndicales attirent l'attention sur telle ou telle situation, sur tel ou tel salarié, la porte de la DRH est de plus en plus fermée ! Un comble !!!
 
Les élus interpellent une direction et celle-ci ne prend même plus la peine de répondre !!! Invraisemblable ! Une DRH qui est censée justement INCARNER le dialogue, le respect, l'équité, la reconnaissance, la fraternité dans l'entreprise ! Au lieu de cela, les salariés sont fliqués, montés les uns contre les autres...
 
Certains au sein de la DRH souhaitent développer une charte du respect dans l'entreprise : le SNPCA-CGC l'a dit et écrit clairement : il la soutiendra à 100 % !!!
 
Mais qu’est-ce que le respect dans l’entreprise ? Celui de ne même pas répondre aux élus et aux organisations syndicales? Quel crédit les salariés peuvent-ils en conséquence accorder à cela ?
 
Une fois de plus, quid de ce comité des salaires : Ne serait-ce, une fois encore, qu'une chambre d'enregistrement...de quoi d'ailleurs ?
 
Une réunion pour que chaque syndicat vienne soutenir ses ouailles à quelques semaines des élections ? Pour que les Organisations Syndicales se gaussent auprès des uns et des autres d'avoir "parler pour elle ou lui" histoire de l’influencer et d’obtenir sa voix ?
 
C’est justement ce modèle là, précisément, clientéliste, que vous avez dénoncé à l’époque lors des négociations sur le devenir de la nouvelle organisation sociale de l’entreprise... Un clientélisme au détriment du professionnalisme et de l’investissement personnel au sein de chaque entité du groupe...
 
Dès lors - redisons-le - quel SENS donner à ce comité des salaires ? La direction s’était pourtant répandue en expliquant que cette nouvelle organisation sociale (accord du 23 mai 2013) devait être plus professionnelle, plus efficace et plus juste au service des salariés... On en mesure aujourd’hui les effets...! On peut comparer et jauger la manière managériale de gérer la situation salariale de chacun des personnels. Concrètement, c'est le contraire : l’opacité la plus totale !...
 
Le paritarisme d’hier avait ses limites mais le modèle d'aujourd'hui est pire. Les nouveaux accords devaient apporter du mieux-disant social... Ce n’est pas ce qui ressort de ce Comité des salaires !
 
Quant aux documents fournis par la DRH, ils contiennent de bien trop nombreuses erreurs, surtout pour tous ces salariés qui ont connu une ou plusieurs mobilités dans l’entreprise (volontaire ou pas!): un comble !!! Ce sont d’ailleurs, eux, les plus lésés en matière de suivi RH et de salaires.
 
“Bougez, bougez !”, qu’ils disent...mais au final !!!!!
 
Les salariés, justement, combien ont répondu à l’invitation de la DRH à donner leur accord pour évoquer leur situation ?... A titre d'exemple: 20 % à peine pour l’établissement de Malakoff...
 
Par conséquent, 80 % DES SALARIES NE SONT PAS PRIS EN COMPTE !!!!!
 
Quid des problèmes des retraites des salariés ? Des années ont disparu des listes de la CNAV et de chez AUDIENS... Toujours pas de réponse de la DRH !
 
Dès lors, le SNPCA-CGC qui n'a pas validé ce procédé qu’il juge totalement arbitraire et à la tête du client, refuse de s’associer à ce simulacre d'exercice, à ce déni de démocratie d’entreprise que cette direction a présenté comme un soi-disant "mieux social" !  
 
* Une particularité (page 20 de l'accord collectif) qui concerne les établissements DP (Délégués du Personnel) à plus de 1000 salariés (en fait uniquement l'établissement DP Maison France Télévisions).
 
Dans les établissements (au sens DP) de plus de 1000 salariés, il est institué cinq comités selon le découpage par famille professionnelle ci-après :
 
- Programmes

- Production - Fabrication -Technologies

- Communication - Marketing - Études

- Gestion d'entreprise et Immobilier et Moyens Généraux

- Journalistes
 
3 DP (sur 25 titulaires et 25 suppléants) peuvent assister au comité des salaires "programme"
1 seul DP (toujours sur 25 titulaires et 25 suppléants) peut assister au comité des salaires "Communication - Marketing - Études"
8 DP peuvent assister au comité des salaires "Production Fabrication Technologies"
7 DP peuvent assister au comité des salaires "Gestion d'entreprise et IMG"
6 DP peuvent assister au comité des salaires "Journalistes"

Quand Marc Chauvelot de la cgt France Télé, faisait le paon en juin dernier au Figaro !


Quand Marc Chauvelot de la cgt France Télé, faisait le paon en juin dernier au Figaro ! 

Dans une interview hallucinante que donnait Marc Chauvelot de la cgt à Caroline Sallé dans un article que publiait « Le Figaro » le 24 juin dernier intitulé « France Télévisions : le plan de départs volontaires devrait faire le plein », l’intéressé déclarait concernant le Plan de licenciement collectif (dit PDV) : « Compte tenu de la surreprésentation des seniors et de la détérioration des conditions de travail, ce plan va avoir du succès… ». 

Autrement dit, pour Chauvelot les quasi "sexagénaires" ne devraient pas s'accrocher tant les conditions de travail sont détériorées !!!! Certains "hauts dirigeants" de France Télé devraient en tirer les conséquences.

Il faut quand même oser !  Ces propos étaient, du reste mis en parallèle avec ceux de Papet le dga/drh de France Télé concernant les  postulants qui ne se sont pas fait attendre : « Concernant le volet des retraites, nous avons reçu en quinze jours plus de 150 lettres de demandes». 

Chauvelot n’a donc pas hésité à faire le paon pour le titre de presse (plutôt pas classé à « gauche ») en ajoutant pour aller dans le sens de la direction: « On serait même plus près des 200 demandes avec «un coup d'accélérateur d'ici au 30 juin». (soit 6 jours après l’interview) 

Le syndicaliste parachuté sur Paris depuis le pôle Nord-Est,  d’abonder les propos de Papet qui renchérissait « Au total, 220 salariés se sont déjà manifestés [fin juin 2014 donc, ndlr] Nous ne sommes pas inquiets, nous aurons vraisemblablement plus de candidats que de postes ouverts».

Le Figaro d’en conclure « Si tel était le cas, d'un point de vue légal, la direction ne pourra néanmoins pas aller au-delà des 340 postes inscrits dans le plan » [et vive la concordance des temps !!!!] et d’enfoncer le clou « Conséquence: la direction pourrait se retrouver à devoir gérer un sentiment de frustration parmi les salariés souhaitant quitter l'entreprise sans pour autant être éligibles au plan… » 

Et « le sentiment de frustration » des salariés dont le poste est supprimé mais qui ne sont pas candidats au départ parce qu’ils n’ont pas de projet personnel de création d’entreprise ou parce qu’ils ne sont pas éligibles à le retraite, Le Figaro, Chauvelot et Papet, ils y ont pensé !? 

En revanche, silence sur les nombreux membres de la direction qui bénéficient des indemnités de départ du PDV.