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lundi 18 mai 2015

Les français attendent depuis 23 jours les démissions groupées du président de CSA Olivier Schrameck et de sa « vice-présidente » Sylvie Pierre-Brossolette ainsi le retrait comme l’invalidation du fruit de leurs pratiques déloyales et anti démocratiques.

Les français attendent depuis 23 jours les démissions groupées du président de CSA Olivier Schrameck et de sa « vice-présidente » Sylvie Pierre-Brossolette ainsi le retrait comme l’invalidation du fruit de leurs pratiques déloyales et  anti démocratiques.
 
Pas un jour depuis le vendredi 23 avril dernier sans que la Presse dans son ensemble dénonce les « irrégularités » de la pseudo « course aux candidats » visant à remplacer Pflimlin que Sarkozy nommait  à France Télé au cours de l’été 2010.
 
Ce weekend, le JDD publie la réaction de Didier Quillot l’un des candidats « dégagé » de cet ersatz de « sélection » qui, cité par "Mediapart" à la suite de l’enquête de 12 pages qu’a révélée le titre de Presse (¤ extraits en bas de post),  s'est déclaré "stupéfait"…ajoutant "Les conditions de cette élection ont été particulièrement déloyales. Le rôle du CSA, censé être neutre et indépendant, est gravement mis en cause. Il y a une urgence absolue à réformer les modalités de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public".
 
Le Journal du dimanche d’écrire "La publication samedi d'un long article de Mediapart sur la désignation de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions a provoqué des remous dans les milieux politiques et médiatiques. Il faut dire que l'enquête accuse notamment l'une des membres du CSA, Sylvie Pierre-Brossolette, d'avoir aidé Delphine Ernotte, notamment en lui organisant une rencontre avec François Pinault, le milliardaire proche de François Hollande. "
 
 
 
 
Le 17 mai le quotidien "Libération" en rajoutait une louche avec un titre des plus parlants: "France Télévisions : soupçons de plagiat sur le projet de Delphine Ernotte"

C'est dès le lendemain même de cette "mascarade", que le blog CGC Média dénonçait justement les conditions d’opacité et de déloyauté envers lesdits « candidats », en rappelant les principes légaux qui prévalent en la matière à savoir que « toute rupture d'égalité des chances des candidats au profit de l'une ou l'un d'entre eux, conduit systématiquement à l'annulation non seulement du scrutin mais peut, le cas échéant, conduire à ce que celui ou celle qui a été favorisé soit définitivement écarté(e) et celles ou ceux qui l'ont permis soient sanctionnés voire révoqués. ».
 
« L’urgence absolue » n’est donc pas d’attendre que le législateur réforme à nouveau "les modalités de nomination des dirigeants de l'audiovisuel public" mais que le pouvoir politique à commencer par le Chef de l'État agisse sans délai  en demandant leur démission immédiate aux membres du CSA fautifs, le cas échéant, au moins le président de CSA Olivier Schrameck et la « vice-présidente » Sylvie Pierre-Brossolette (*) ....ainsi que le retrait du fruit de leurs manquements qui rappelons-le, ne serait légalement mis en place que le 22 août prochain à la suite d’un vote du Conseil d’Administration de France Télé où l’État est majoritaire.

(*) Challenges
 
N.B : L’État s’il procédait de la sorte, se rendrait bien entendu  complice de ce genre de procédés que  « Mediapart » révèle au travers des 12 pages hallucinantes de son enquête minutieuse et étayéeL’intéressée avant même son arrivée, n’aurait de toute façon, plus aucun  crédit aux yeux des salariés pour « engager » quoi que ce soit dans l’entreprise !

N’en déplaise à Pingaud et ses poulains, ce serait le syndrome Gallet puissance 1000.
(¤ extraits du 12 pages de Médiapart ):

"FranceTélévisions : la désignation de la PDG entachée d’irrégularités
16 mai 2015 |  Par Laurent Mauduit

La désignation par le Conseil supérieur de l'audiovisuel de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions a été émaillée de plusieurs irrégularités.

Manquement aux règles d'équité de la part d'un membre du CSA, plagiat du projet d'un candidat rival : notre enquête révèle les intrigues qui ont porté à la tête du groupe public une personnalité qui n'a aucune compétence télévisuelle.
Dans un grand pays comme la France, qui se targue d’être régi par des règle dignes d’un État de droit, est-il concevable qu’une personnalité qui ne connaît strictement rien aux métiers télévisuels soit portée à la présidence du plus grand groupe de télévision publique, maison commune qui est censée appartenir au peuple tout entier ?
Est-il concevable que la nomination du PDG de France Télévisions se passe à huis clos, entre intrigues, jeux d’influences dans les coulisses du pouvoir et des milieux d’affaires et ne donne donc pas lieu au grand débat public que les citoyens seraient en droit d’attendre ?
Est-il admissible que ce débat soit confisqué par un petit clan qui, au terme de conciliabules, parvient à faire nommer celle qu’il a choisie comme favorite, sans doute longtemps à l’avance ?....

Sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, on se souvient de ce qu’il en était : s’étant approprié les pouvoirs de nomination autrefois dévolus au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), le chef de l’État faisait ce que bon lui semblait. Un jour, il envisageait de porter à la tête de France Télévisions Alexandre Bompard, le protégé d’Alain Minc, son conseiller occulte. Et si le projet faisait scandale, il pouvait, sans rendre des comptes à qui que ce soit, changer de pied et nommer un président par défaut, en l’occurrence Rémy Pflimlin, l’actuel PDG dont le mandat arrive à son terme. Le coup d’État télévisuel permanent. L’audiovisuel public sous tutelle, à la merci des humeurs présidentielles, avec à tous les postes clefs des obligés du Palais…

Sous François Hollande, même si tout va de travers, ne faut-il pas au moins donner crédit au chef de l’État du fait que le CSA a été rétabli dans ses pouvoirs anciens et que la nomination du PDG de France Télévisions échappe enfin à ces jeux d’influence et de connivence ?
C’était l’une des promesses de François Hollande, qu’il avait déclinée en énonçant ses célèbres anaphores : « Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes » !
Eh bien, non !
 
C’est triste à dire mais c’est ainsi : en la personne de Delphine Ernotte , jusque-là directrice générale adjointe d’Orange et directrice exécutive d’Orange-France, c’est une personne sans la moindre expérience des enjeux télévisuels – ni des programmes, ni de l’information ! – qu’une très courte majorité des membres du CSA a pris le responsabilité de porter à la présidence du groupe public.

Et si cela a été possible, c’est par un concours stupéfiant de jeux d’influence multiples, sur lequel Mediapart a enquêté et qui donnent le tournis.

Voici les différents épisodes de cette invraisemblable désignation, tels que nous sommes parvenus à les reconstituer (en 6 actes):

* Acte I : Schrameck recompose le CSA à sa main (pages 2 et 3 /12)

...le nouveau patron du CSA est l’ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, et un familier de David Kessler qui a travaillé sous son autorité à Matignon et qui est devenu en 2012 le conseiller du chef de l’État pour les médias et l’audiovisuel, beaucoup de dirigeants de l’UMP raillent la soi-disant indépendance reconquise du CSA. Et ils raillent la promesse bafouée du président de la République avec d'autant plus de pugnacité que nul n’ignore comment cela s’est passé : usant de son pouvoir d’influence que lui confèrent ses fonctions de conseiller élyséen, David Kessler a pesé pour convaincre François Hollande de porter Olivier Schrameck à la tête de cette autorité supposée indépendante....

* Acte II : – Le piège d’une élection à huis clos  (pages 3 et 4 /12)
 
Si l’élection du nouveau PDG de France Télévisions commence très vite à dérailler et plonge le CSA dans l’une des crises les plus graves de son histoire, c’est parce que quand la procédure de désignation s’engage pour départager les 33 candidats qui se sont mis sur les rangs, tout se passe à huis clos, ce qui facilite grandement la tâche des lobbyistes et communicants en tous genres, qui multiplient à l’envi les chausse-trapes et les intrigues.
Dans une authentique démocratie, la télévision publique devrait être une maison de verre, et son avenir devrait être débattu devant tous les citoyens ; dans le cas présent, elle devient une maison close, et cette opacité démultiplie les manœuvres obliques....

Ces règles de confidentialité [soit-disant, ndlr] sont évidemment stupéfiantes et démocratiquement choquantes. Car sous Nicolas Sarkozy, le CSA n’ayant qu’à rendre un avis consultatif sur les PDG de l’audiovisuel public choisis par le chef de l’État, les auditions auxquelles procédaient le CSA pouvaient être publiques....
En quelque sorte, l’avancée démocratique qu’a constitué le rétablissement du CSA dans ses pouvoirs anciens de nomination s’est accompagnée en 2012 tout aussitôt… d’un recul démocratique, celui du huis clos.....
 
Les conflits d'intérêts de David Kessler
 
* Acte III – Intrigues en coulisses autour de Delphine Ernotte  (pages 5 et 6  /12)
 
C’est donc dans un très étrange climat que commence, en ce début d’année 2015, la procédure de sélection du futur patron (ou de la future patronne) de France Télévisions, avec un CSA sur lequel son président a renforcé son autorité, et des règles de confidentialité qui inquiètent légitimement les salariés de France Télévisions.
 
Mais ce que ne savent pas les journalistes de France Télévisions au moment où ils écrivent leur point de vue, c’est que l’opacité qu’ils dénoncent donne lieu à des intrigues encore plus nombreuses qu’ils ne l’imaginent. Il y a certes l’histoire officielle. Au fur et à mesure, certains candidats annoncent qu’ils sont entrés en lice ; d’autres sont démasqués par la rumeur publique. On découvre ainsi tour à tour l’identité de quelques-uns des 33 candidats : le président sortant de France Télévisions Rémy Pflimlin ; le consultant Pascal Josèphe, passé par les directions de France 2 et France 3 ; Didier Quillot, ancien patron de Lagardère Active et d'Orange France ; Marie-Christine Saragosse, patronne de l'audiovisuel extérieur de la France (France 24, RFI) ; le patron de l’AFP Emmanuel Hoog ; Christophe Beaux, PDG de la Monnaie de Paris ; Nathalie Collin, directrice générale adjointe de La Poste ; Robin Leproux, ancien dirigeant de RTL et de M6…
Mais en vérité, dès le début, c’est une autre candidature qui intrigue, celle de Delphine Ernotte, directrice générale d’Orange pour la France. Sur le papier, elle ne semble certes avoir aucune chance.
 
Comment une Delphine Ernotte, qui a fait toute sa carrière au sein d’Orange, et qui ne connaît strictement rien aux métiers de l’audiovisuel et de l’information pourrait-elle avoir la moindre chance, face à des vieux routiers de cette profession ? Ou s’il s’agit de privilégier une candidature féminine, comment pourrait-elle avoir la moindre chance face par exemple à Marie-Christine Saragosse, qui connaît tout de l’audiovisuel public ? 
 
Mais la vérité, dont à l’époque personne ne se doute, c’est que Delphine Ernotte a de très puissants appuis. Ou plutôt, par une conjonction hétéroclite d’intérêts, elle a de très influents amis qui aimeraient beaucoup la voir atterrir à la présidence de France Télévisions.
Il y a d’abord Stéphane Richard qui aimerait bien la voir partir d’Orange. Comme le bruit en a couru, Delphine Ernotte se serait-elle montré peu solidaire quand le patron du groupe a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’affaire Tapie ? Mediapart en a obtenu des confirmations très précises.
Selon de très bonnes sources, Stéphane Richard a jugé que Delphine Ernotte avait même intrigué pour essayer de prendre sa place. Le patron d’Orange a donc considéré que l’exfiltration de l’intéressée vers France Télévisions serait une bonne façon de la mettre dehors sans faire de vagues...
Au sein même du groupe Orange, la candidate trouve de très influents parrains pour l’aider à partir à l’assaut de la présidence de France Télévisions.
Elle trouve d’abord Xavier Couture, l’ancien patron de Canal +, qui officie depuis plusieurs années aux côtés de Stéphane Richard, et qui après s’être mis un moment au service de la candidature de Didier Quillot, s'est rangé derrière celle de Delphine Ernotte, dès qu’elle s’est déclarée.
 
Mais surtout, Delphine Ernotte reçoit un appui majeur : l’ancien conseiller pour les médias et l’audiovisuel de François Hollande, David Kessler, qui a rejoint le groupe Orange depuis le 1er décembre 2014, se met presque aussitôt au service de la candidature de Delphine Ernotte.
 
Comment l’ancien conseiller de l’Elysée ne comprend-t-il pas qu’en entrant ainsi dans la mêlée, il va derechef jeter la suspicion sur la procédure de nomination elle-même, puisqu’il a été l’un de ceux qui ont contribué à la nomination d’Olivier Schrameck à la tête du CSA ? Même si ce dernier n’y est pour rien, comment David Kessler ne perçoit-il pas qu’il va donner le sentiment d’un petit arrangement entre amis, si d’aventure la candidate derrière laquelle il s’est rangé, remporte la procédure de sélection ? Comment ne se doute-il pas que l’on verra immanquablement la main de François Hollande derrière toute cette affaire, même s’il s’en est tenu à l’écart ?
 
Avec David Kessler, cette pratique du conflit d’intérêts n’est pas franchement nouvelle. Déjà, au début du quinquennat, il s’était illustré en acceptant ce poste de conseiller à l’Élysée pour les médias et la communication, alors que peu de temps auparavant, il était le responsable du mini-pôle presse du banquier d’affaires Mathieu Pigasse (Lire La gauche, les médias et les conflits d’interêts (1/2) et La gauche, les médias et les conflits d’interêts (2/2) ). Ce qui était évidemment très choquant. Qu’aurait dit la gauche si, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce dernier avait pris pour conseiller à l’Élysée une figure connue du Figaro ? Tout le monde y aurait vu, à bon droit, une énième illustration du capitalisme de connivence à la Française.
 
Et voilà qu’à peine après avoir quitté l’Élysée, David Kessler se met au service d’une candidate qui brigue la présidence de France Télévisions, le plus grand groupe en Europe de télévision publique.
À l’évidence, ces questions ne font pourtant pas hésiter David Kessler, qui multiplie les déjeuners et les rencontres, pour que sa candidate décroche le poste tant convoité. Et visiblement, ce n’est pas que son choix personnel. Car progressivement, l’équipe de Delphine Ernotte se renforce de figures connues. Comme plusieurs médias s’en sont fait l’écho, le communicant Denis Pingaud (ancien du service de presse de Laurent Fabius, du temps où ce dernier était à Matignon, et ancien d’Euro-RSCG) arrive aussi en appui, lequel Denis Pingaud a aussi conseillé Mathieu Gallet tout au long de la crise de Radio France)....
Affluence dans l'antichambre de François Pinault
 
* Acte IV – Sylvie Pierre-Brossolette en campagne (pages 7 /12)
Si, contre toute attente, la candidature de Delphine Ernotte s’annonce sous des auspices favorables en ce début d’année 2015, ce n’est pas seulement parce que ce clan lui vient en appui. C’est aussi parce qu’un membre du CSA, en l’occurrence Sylvie Pierre-Brossolette, va se ranger dans son camp, sans le montrer trop publiquement.
Soumise à une obligation d’impartialité, l’intéressée ne peut, certes, pas l’afficher ouvertement. Mais la vérité, c’est que Sylvie Pierre-Brossolette fait très vite son choix. Et ce choix a pour nom… Delphine Ernotte !
 
Et de cela, une anecdote en témoigne. Menant une campagne effrénée, l’un des candidats, Didier Quillot, rencontre comme tous ses rivaux les huit membres du CSA pour se présenter. Mais il demande aussi à rencontrer plus d’une centaine de personnalités de la vie publique parisienne, pensant que cela peut contribuer à assoir la légitimité de sa démarche et enrichir le projet qu’il prépare. Dans le lot, en passant par la communicante Anne Méaux, il demande à rencontrer le milliardaire François Pinault, pensant sans doute qu’il serait utile qu’il expose son ambition à un homme d’affaires influent, qui de surcroît est l’un des visiteurs du soir du chef de l’État.
 
Or, peu de temps après, surprise ! Le même Didier Quillot, selon un membre de son équipe, découvre que Delphine Ernotte a eu vent de sa démarche – allez savoir comment ! – et effectue la même. Mais cette fois, ce n’est pas Anne Méaux qui intervient ; c’est Sylvie Pierre-Brossolette qui demande à François Pinault, propriétaire de son ancien journal, Le Point, de recevoir la directrice générale d’Orange pour la France.
 
Et la rencontre a bel et bien lieu, le 14 ou le 15 avril. Interrogée par Mediapart, Sylvie Pierre-Brossolette a d’abord nié son intervention en faveur de Delphine Ernotte. Puis elle a marqué un blanc, quand nous lui avons précisé que nous connaissions très précisément le film de ces rencontres avec François Pinault.
Alors, notre interlocutrice s’est reprise et a admis à demi-mot son rôle. Se résignant à nous confirmer qu’elle avait déjeuné avec François Pinault le 9 mars, et qu’à cette occasion la rencontre entre le milliardaire et Didier Quillot avait été évoquée, elle nous a expliqué qu’il avait été effectivement envisagé que l’homme d’affaires rencontre d’autres candidats. Mais dire qu’elle a joué un rôle dans l’organisation de la rencontre qui s’en est suivie avec Delphine Ernotte, « c’est un raccourci », nous a dit Sylvie Pierre-Brossolette, qui nous a répété plusieurs fois la même formule : « C’était juste des propos de table » ; « C’était juste des propos de déjeuner ».
La communicante habituelle de François Pinault, Anne Méaux, nous a, de son côté, confirmé qu’elle n’avait joué aucun rôle dans l’organisation de la rencontre Pinault-Ernotte.....
 
* Acte V – Le plagiat du projet de Didier Quillot ( pages 7,8,9 et 10 /12)
 
Cette étonnante mésaventure n’est pas la seule que connaît Didier Quillot pendant sa campagne. Il va lui en advenir une autre encore plus stupéfiante mais il ne découvrira le pot aux roses qu’au lendemain de la désignation de Delphine Ernotte au poste de PDG de France Télévisions : celle-ci s’est faite élire par les membres du CSA en défendant un projet – aussi invraisemblable que cela soit – qui a été en partie… plagié sur le sien !
 
Comment une telle chose a-t-elle pu être possible ? C’est Xavier Couture qui nous a mis involontairement sur la piste. Comme nous l’interrogions sur les similitudes nombreuses, pointées par plusieurs médias, entre le projet de Delphine Ernotte et celui de Didier Quillot, notre interlocuteur nous a d’abord fait observer qu’il n’y avait à cela rien que de très normal. Comme il en va de la télévision publique et que les ambitions de l’État tout comme celle du CSA sont affichées, il est logique, nous a-t-il d’abord fait valoir, qu’il y ait des points communs d’un projet à l’autre. Mais dans la foulée, Xavier Couture a poursuivi, en nous faisant ces commentaires complémentaires qui nous ont intrigué : « Je peux assurer que Delphine Ernotte n’a pas été destinataire du moindre document provenant de Didier Quillot. Si quelqu’un met en cause mon honnêteté, il aura affaire à moi. »
 
Que pouvaient bien vouloir dire ces mots énigmatiques ? En poursuivant notre enquête, nous avons fini par trouver la réponse. En fait, comme on l’a vu, Xavier Couture est, au début, dans le staff qui accompagne la candidature de Didier Quillot. Mais quand Delphine Ernotte déclare la sienne, il change de camp et la rejoint. Et ce transfert est à l’origine d’un quiproquo. Quand il adresse à tous ceux qui l’ont aidé le projet définitif qu’ils ont mis au point ensemble, Didier Quillot oublie que dans le mail groupé figure aussi l’adresse mail de Xavier Couture.
 
Selon un membre de l’équipe de Didier Guillot qui a accepté de nous transmettre les va-et-vient de mails, son champion essaie sur le champ de réparer la gaffe. Aussitôt, le 16 mars à 9h22, Didier Quillot adresse donc un second mail à Xavier Couture : « Xavier, je viens te t'envoyer par erreur (ou est-ce un acte manqué) mon projet définitif. Je te demande instamment de le détruire de ta boite mail. Je t'embrasse. Didier. » La réponse arrive presque une heure plus tard, à 10h19 : « J’ai ce mail mais pas l’autre, je te tiens au courant, le cloud Apple se fait désirer. Xavier Couture. » En somme, le supporter de Delphine Ernotte assure sur un ton moqueur qu’il n’a pas reçu le premier mail ni la précieuse pièce jointe qu’il contenait. À moins qu’il ne veuille faire comprendre sur un ton badin que le fameux document est déjà oublié.
 
Médiapart publiera [pour étayer son enquête, ndlr] ces échanges de mails, tels qu'un membre de l'équipe de Didier Quillot a accepté confidentiellement de les transmettre....
 
 

Le 13 mai dernier, le blog CGC Média publiait un post intitulé "Le SNPCA-CGC étudie les voies judiciaires pour contester la procédure opaque imposée par Olivier Schrameck au CSA"...article intervenu juste après la publication du "Canard enchaîné" de ce mercredi 13 mai 2015.

Nul doute à présent que cet  article de Médiapart  en tête  comme tous ceux qui sont sortis depuis ces 3 dernières semaines concernant cette affaire qu'une large majorité d'observateurs n'hésite plus à qualifier de "scandale d'État" fournira les bases d'une ou plusieurs plaintes en Justice comme de d'un ou plusieurs recours d'ailleurs  et /ou toute commission d'enquête parlementaire qu'y s'y rapporteront.
 

samedi 16 mai 2015

Médiapart révèle le pot aux roses sur un scandale d’État qui ne peut rester sans réponse...Démission immédiate de Schrameck et consort mais aussi, nullité de la procédure de désignation pour France Télé.

Le 13 mai dernier, voilà à peine 3 jours, le blog CGC Média publiait un post intitulé "Le SNPCA-CGC étudie les voies judiciaires pour contester la procédure opaque imposée par Olivier Schrameck au CSA".

Cet article intervenait juste après la publication du "Canard enchaîné" de ce mercredi 13 mai 2015.


Le blog CGC Média d'indiquer que le SNPCA-CGC qui a déjà porté plainte pour, entre autres, "favoritisme" dans ce qu'il est convenu d'appeler "le volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion" - en réalité beaucoup plus large car visant tout un tas de contrats passés sans appel d'offres - avait officiellement mandaté son avocat afin qu'il réfléchisse aux actions judiciaires possibles pour contester l'intégralité de ce "boulet de plus en plus lourdingue que traîne le CSA" (sic).

Le blog CGC Média concluait: "L’affaire que certains n'hésitent plus à qualifier de "scandale d’État" est donc loin d'être close..."

Le fait est qu'il n'aura donc pas fallu attendre longtemps.

Si depuis quelques jours, les suppléments "télé" de plusieurs magazines sont largement revenus sur cette "mascarade, simulacre, pantalonnade....d'élection" qui a l'évidence enfreint les sacrosaints principes d'égalité de traitement des candidats à toute élection dite démocratique, c'est Médiapart qui entre autres avait mis à jour l'affaire Cahuzac entraînant alors  sa démission, qui avec un article signé Laurent Mauduit au titre sans équivoque révèle, à présent, le pot au roses: "
France Télévisions : la désignation de la PDG entachée d’irrégularités".

L'enquête de 12 pages qui fait froid dans le dos, débute ainsi:

"La désignation par le Conseil supérieur d'audiovisuel de Delphine Ernotte à la présidence de France Télévisions a été émaillée de plusieurs irrégularités.
 
Manquement aux règles d'équité de la part d'un membre du CSA, plagiat du projet d'un candidat rival : notre enquête révèle les intrigues qui ont porté à la tête du groupe public une personnalité qui n'a aucune compétence télévisuelle.

Dans un grand pays comme la France, qui se targue d’être régi par des règle dignes d’un État de droit, est-il concevable qu’une personnalité qui ne connaît strictement rien aux métiers télévisuels soit portée à la présidence du plus grand groupe de télévision publique, maison commune qui est censée appartenir au peuple tout entier ?


Est-il concevable que la nomination du PDG de France Télévisions se passe à huis clos, entre intrigues, jeux d’influences dans les coulisses du pouvoir et des milieux d’affaires et ne donne donc pas lieu au grand débat public que les citoyens seraient en droit d’attendre ? Est-il admissible que ce débat soit confisqué par un petit clan qui, au terme de conciliabules, parvient à faire nommer celle qu’il a choisie comme favorite, sans doute longtemps à l’avance ?









 
 
 

 
 
 
 
 
 
 

Thuillier va quitter France Télé mais dément lorgner le poste de Céline Pigalle à la direction de l'information du groupe Canal+.

Invitée de "Médias le mag" sur France 5, Céline Pigalle aujourd'hui à la tête la direction de l'information du groupe Canal+ mais  aussi directrice de la rédaction d'iTELE qui serait "pressentie pour reprendre le poste de Thierry Thuillier à France Télévisions" a réagi à la "question" de Thomas Hugues "Est-ce que vous souhaitez devenir directrice de l'information du groupe France Télé? "

Céline Pigalle: "Est-ce que la question se pose ? J'ai vu que certains soumettaient mon nom.  Il y a beaucoup de bavardages, de rumeurs. Je suis très attachée à l'information vérifiée et comme je n'ai pas envie de les alimenter; je n'ai rien à dire à ce sujet ...."
   
   
"D'où part l'info? " demande Thomas Hugues sur le plateau à Julien Bellver qui répond "En fait , Thierry Thuillier l'actuel directeur de l'information de France Télévisions qui est dragué pour prendre la direction des sports, mais aussi il aurait demandé votre poste pour prendre la direction de l'info du groupe  Canal +"

"C'est moche" lance Céline Pigalle qui  ajoute fermement  à une nouvelle interpellation du journaliste " êtes-vous prête à lui laisser la place?:  "Non".

A la suite de cette interview Thierry Thuilier qui ne dément pas son départ de France Télé, dément en revanche avoir demandé "le périmètre de l'information" à Canal+.

Pendant ce temps là et alors que le départ d'Eric Monnier l'adjoint de l'intéressé sur France 2, est annoncé avec TF1 en "point de chute", Pascal Golomer directeur délégué à l'information qui supervise à ce titre les rédactions nationales de France 2 et de France 3, rameute.

Il explique à qui veut l'entendre  qu'il a des consignes de Thuilllier en accord avec Pflimlin [tous les deux en partance donc] pour mettre en place au pas de charge à France Télé toutes les nouvelles organisations qui  laisseront pieds et poings liés le successeur de celui que Sarkozy nommait à l'été 2010

Faites passer l'info !!!!!

mercredi 13 mai 2015

Le SNPCA-CGC étudie les voies judiciaires pour contester la procédure opaque imposée par Olivier Schrameck au CSA.

Ça continue..."le Canard enchaîné" de ce mercredi 13 mai 2015 n'hésite pas comme tout un tas de commentateurs qui grossissent de jour en jour, à évoquer la démission d'Olivier Schrameck du CSA.

De son côté, alors même que "certains parlementaires évoquent une commission d'enquête" et que "certains candidats éconduits réfléchissent à des voies de recours", le SNPCA-CGC  a officiellement mandaté son avocat afin qu'il réfléchisse aux actions judiciaires possibles pour contester l'intégralité de ce "boulet de plus en plus lourdingue que traîne le CSA" (sic).

Il apparait de plus en plus évident à la lecture des différentes enquêtes  sur ce que l'Obs appelait, lui, "mascarade et pantalonnade" que les principes d'égalité de traitement des candidats à toute élection semblent ne pas avoir été respectés.

Il est dès lors clair que toute rupture d'égalité des chances des candidats au profit de l'une ou l'un d'entre eux, conduit systématiquement à l'annulation non seulement du scrutin mais peut, le cas échéant, conduire à ce que celui ou celle qui a été favorisé soit écarté et celles ou ceux qui l'ont permis soient sanctionnés voire révoqués.

L’affaire que certains n'hésitent plus à qualifier de "scandale d’État" est donc loin d'être close...




France Télévisions : Devenir un simple diffuseur avec une externalisation à tout crin avec le soutien de la cgt et des producteurs.

France Télévisions : Devenir un simple diffuseur avec une externalisation à tout crin avec le soutien de la cgt (*) et des producteurs (¤).
 
Déjà qu’il y avait de moins en moins de travail de fabrication de programmes en interneet il n’est absolument pas question d’inclure dans la fabrication interne comme le fait la cgt, les programmes réalisés par MFP la filiale prod – les nouvelles « orientations » de France Télé vont en laisser plus d’un sur le bord du chemin avec une nouvelle phase d’externalisation à tout crin qui vise à donner le peu de travail qui restait à l’extérieur.
 
Si les Carolis, Pflimlin et consort avaient tracé la route, c’est un coup d’accélérateur  que va connaitre le groupe de télé publique qui pourrait très rapidement ne devenir qu’un simple diffuseur.
 
Autrement dit, une large redistribution des presque 3 milliards d’euros dont s’acquittent les contribuables français chaque année à tout un tas de grosses boites extérieures qui se frottent les mains d’avance.

Et c’est cela, dans un communiqué de bienvenue vantant les qualités de gestionnaire de la remplaçante de Pflimlin, que la cgt (*) a décidé de soutenir « La cgt  prend acte de la décision du CSA , salue la nomination d'une femme  à un poste aussi  emblématique et attend désormais la diffusion du projet stratégique…ainsi que la composition de l'équipe qui l'entourera, en particulier sur les contenus compte tenu de son expérience plutôt "gestionnaire". »...
 
La cgt de dresser également une liste de "priorités" qui sont "curieusement" celles du projet remplaçant Pflimlin qu'ils lâchent à présent mais dont ils avaient également vanté les mérites à l'époque.
 
Un tel soutien ça fait chaud au cœur comme le communiqué de presse le 27 avril de l'ARP (¤ société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs) invitant dans un document de 4 pages, celle que le duo Schrameck/Pierre-Brossolette a porté à la France Télé à " s'engager fermement à garantir un financement des œuvres (françaises et européennes)".
 
L’article de l’Express au titre plus que parlant « La nouvelle patronne de France TV croule sous les projets de ses animateurs » finit d’enfoncer le clou.
 
Seulement voilà, cette vision qui consiste à « tout sortir » pour faire de soi-disant économies, vu la situation de faillite que connait l’entreprise, va probablement faire vite déchanter celle et ceux qui la promeuvent aujourd’hui.

lundi 11 mai 2015

Schrameck élu croupier de l'année: rien ne va plus, les jeux sont faits....ou peut-être pas?!

Quel cynisme....Quelle morgue...Quel chiqué.....

Il y a quelques heures, histoire de vainement "désamorcer"  la crise qui règne au CSA, l'ex directeur de cabinet de Lionel Jospin nommé au CSA par  François Hollande, invité du "Buzz Media TDF Le Figaro", a tenté d'éteindre l'incendie concernant les les noms de celle et celui qu'il a propulsé à la tête de France Télé et de Radio France en lançant "Il faut être exemplaire"!!!!

Et de développer  "Il faut de toute façon être exemplaire, et dans le service public encore plus qu'ailleurs. Il s'agit de l'argent du contribuable. La loi souligne le caractère de référence du service public de l'audiovisuel et son rôle d'illustration des grandes valeurs de la République. Il doit être fédérateur et dynamique à la fois. Quant à nous, en tant que régulateur de l'audiovisuel, nous devons aussi, bien entendu, être exemplaires".

Il faut avoir un certain cynisme pour se dire "exemplaire en matière d'utilisation de l'argent des contribuables" surtout avec la vente pour près de 90M€ d'une fréquence du  domaine public accordée par ledit Schrameck 2 ans et demi plus tôt à "Numéro 23" la chaîne de Pascal Houzelot un proche !
 
Schrameck , à la question "L'audiovisuel traverse-t-il une crise ?" a botté en touche, répondu à côté et a parlé d'argent en tapant sur l’État qui ne garantirait pas les financements publics: "Il vit en effet une forme de crise avec des remises en cause notamment sur le plan financier et sur sa capacité à assurer son rôle. Tout cela explique que les personnels et les organisations syndicales soient inquiets de l'évolution de leurs missions, auxquelles ils sont très attachés".

Les bras ont du en tomber à plus d'un...Il faut tout de même oser!!!!!

Pas un jour ne passe depuis le vendredi 23 avril 2015, sans qu'un titre de ¨Presse ne révèle les fumeux coulisses de ce que Schrameck a concocté et organisé....et ce n'est à l'évidence pas fini.

En fin de semaine dernière dernière c'est "Marianne" qui remettait le couvert avec un article qui débute ainsi: " Les jeux étaient faits d'avance".

Extrait: 

" Les jeux étaient faits d'avance". C'est en tout cas le sentiment de plusieurs candidats malheureux. “Une affaire montée dès l'automne dernier”, estime l’un d'entre eux. Un coup préparé par Olivier Schrameck, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), ”cet autocrate”, persifle un ancien dirigeant de le l’audiovisuel public. 

Un sentiment partagé par de nombreux experts du secteur audiovisuel… comme Catherine Tasca l'ancienne ministre de la Culture et de la Communication qui ne cache pas son exaspération: “Saura-t-on un jour pourquoi de brillants conseillers de l'ombre ont engagé toutes leurs forces et leurs réseaux dans cette campagne souterraine ? Sera-t-on un jour,  ce qui dans les projets respectifs de Mme Ernotte et de Mr Josèphe, a emporté l'adhésion du collège? Cela ne peut être l'explication caricaturale “Elle  est une femme, il est un homme”?

Catherine Tasca vise en réalité plusieurs personnes. En particulier David Kessler, ex-conseiller médias de François Hollande à l’Élysée.  Ce haut fonctionnaire classé à gauche, habitué aux postes de direction dans les médias et de la culture (CSA, France Culture, les "Inrockuptibles", la Mairie de Paris....) n'a pas ménagé sa peine auprès de Schrameck pour promouvoir Ernotte. D'autant qu'après le départ de Kessler de l'Élysée, Ernotte, prévoyante avait fait embaucher ce dernier… à Orange. 

Pour Kessler, il s’agissait donc d'une sorte de “renvoi d'ascenseur” d'autant plus facile à exercer qu'il a connu Schrameck à Matignon sous le règne de Lionel Jospin. L'un était conseiller culture et l'autre directeur de cabinet.

Au CSA, “Schrameck, a transformé ce conseil, qui est un organisme de régulation, en holding de contrôle de l’audiovisuel”, critique un spécialiste du secteur. Pour mettre en œuvre son dessein, il s’est d'abord assuré “un bloc de quatre voix sur huit”, et puis a changé la procédure de vote ce qui lui a permis disqualifier dès le premier tour de sérieux candidats (Emmanuel Hoog président de l’AFP,  Marie-Christine Saragosse présidente de France Média Monde ou Didier Quillot ancien de Lagardère). Et au second tour, il aurait demandé à Francine Mariani-Ducray, étant comme lui passée par le Conseil d'État, de faire basculer son vote en faveur d’Ernotte. Entre hauts fonctionnaires, c'est tellement plus facile de se comprendre."


De quel droit ? Pflimlin va devoir donner des explications sur ce qu’il va toucher à en partant !



De quel droit ? Pflimlin va devoir donner des explications sur ce qu’il va toucher à en partant !

Le blog CGC Média n’a pas pour habitude de publier les commentaires de ses lecteurs mais une fois n’est pas coutume, nous avons décidé de poser publiquement les mêmes questions.

Notre lecteur nous indique que « Pflimlin que certains annoncent en politique, sur une liste régionale de centre droit... pourrait bénéficier d'une clause contractuelle dite de « garde » lui permettant de  percevoir deux ans de salaires après la fin de son mandat »  

Pflimlin va devoir expliquer à tout un chacun dans quelles conditions il part et quelles indemnités au total il percevra….et subsidiairement s’il est candidat de centre droit ou pas aux prochaines régionales ?

vendredi 8 mai 2015

Vers un "EMPÊCHEMENT" du tandem Schrameck/Pierre-Brossolette et par ricochet des fruits de leurs agissements concernant les présidences de Radio France et France Télé !

Vers un "EMPÊCHEMENT" à la française du tandem Olivier Schrameck/Sylvie Pierre-Brossolette et par ricochet, des fruits de leurs agissements concernant les présidences de Radio France et France Télévisions !




 
 
Certes, Olivier Scharmeck n'est pas Président de la République bien qu'il se plaise à indiquer souvent qu'il a tout de même géré le Pays lorsqu'il était directeur de cabinet de Lionel Jospin mais refaire "le coup", après celle de Mathieu Gallet à Radio France, d'une "nomination" pour laquelle la Presse toute entière n'a pas assez de mots"Vaudeville, imbroglio, scandale, pantalonnade, mascarade,  fiasco, etc...." a surement été le Rubicon qu'il ne fallait pas franchir.
 
Ce "coup" que beaucoup n'hésitent plus à comparer à un mini "coup d'État" ne peut rester sans suite, au simple motif que cela étant fait, il n'y a plus rien à faire !!!!!! Balivernes.
 
Catherine Tasca ex ministre de la Culture et de la Communication, aujourd'hui sénatrice PS des Yvelines, évoquant récemment dans un son communiqué "l'opacité de la procédure de désignation" pour la présidence de France Télévisions énumérait toute une série  d'interrogations qui ne peuvent rester sans réponse simplement parce qu'elle remettent en cause les principes de "transparence" qu'avait pourtant prôné le Président de la République.
 
La commission d'enquête parlementaire qu'elle appelle en filigrane de ses vœux, via le Sénat,  est effectivement une des possibilités pour répondre aux questions qu'elle  pose à juste titre au nom de la Représentation nationale mais que e posent également nombre de parlementaires qui soutiennent sa démarche tout comme du reste l'ensemble des contribuables français qui paient la note.
 
Pas un jour ne passe depuis deux semaines sans que ne soit pointés du doigt par l'ensemble des média, le rôle et les  méthodes du tandem Schrameck/Pierre-Brossolette dans les deux processus  dits "d'appels à candidatures" pour Radio France et France Télé.
 
"Le Canard enchaîné" qui a été le premier à débusquer les différents contrats passés par le jeune "nommé" sous la présidence Schrameck,  a consacré pas moins de 5 de cinq de ses tirages pour révéler l'inacceptable. Encore la semaine dernière, le palmipède persistait et signait (*)
 
 
Il n'y a bien  évidement pas eu que le "Canard" pour se poser tout un tas de  questions, notamment celle sur la proximité entre Mathieu Gallet et Olivier Schrameck. 
C'est Télérama qui avait soulevé le premier, un lièvre passé bien inaperçu.
Tout d'abord, il faut dire que Schrameck comme un magistrat peut se dessaisr de lui-même ou est dessaisi d'une affaire qu'il a à traiter à cause de la proximité avec tel ou telle protagoniste du dossier, aurait dû ne même pas entrer dans le processus de désignation!
Le magazine télé après la "réfection du bureau de Mathieu Gallet, pdg de Radio France, nommé par le CSA l'année dernière"  qui sortait une  troublante interrogation sur la partialité de sa nomination, pas de son état mais plutôt de celui de Serge Schick "directeur/conseil" déjà à l'INA de Mathieu Gallet, écrivait : "La Maison de la Radio bruisse des liens privilégiés qui unissent le président CSA, Olivier Schrameck, et Serge Schick, le directeur délégué au marketing stratégique et au développement de Radio France depuis juin (nommé par Mathieu Gallet) : le fils du premier est l'époux de la belle-fille du deuxième."

Avec ces multiples révélations les jours de Mathieu Gallet sont visiblement comptés...il aurait d'ailleurs déjà dû démissionner de son poste au lieu de menacer "le Canard enchaîné" d'une vaine et ridicule plainte en diffamation !!!
Cela dit qu'il le fasse dans les jours qui viennent comme a été contrainte de le faire Agnès Saal  sa remplaçante à l'INA, n'évitera probablement pas qu'il se retrouvât traduit devant la  CDBF Cour de discipline budgétaire et financière chargée de réprimer les infractions commises en matière de finances publiques). 
 
(¤) Institution associée à la Cour des comptes, elle constitue toutefois une juridiction financière distincte de cette dernière. Elle est chargée de sanctionner par des amendes les infractions à l’ordre public financier (art. L.313-1 et s. du code des juridictions financières). Les justiciables de la CDBF sont notamment les fonctionnaires civils et militaires, les ordonnateurs, les gestionnaires des organismes et collectivités soumis au contrôle de la Cour des comptes, ainsi que les membres de cabinets ministériels et les comptables publics.
 
Ce weekend du 8 mai, "Marianne en rajoute une louche":  "INA : le nouveau gravier dans la chaussure de Mathieu Gallet"
 
Alors que "Marianne" consacre sa une de cette semaine à "ces élites sans gêne", on en découvre de nouvelles sur Mathieu Gallet.
 
On connaissait déjà de lui l'amour du bureau bien fait. Une enquête provenant de Bercy, que "le Canard enchaîné" s'est procuré, révèlerait qu'il sait aussi soigner ses proches. L'on y apprend ainsi que l'INA, du temps où il dirigeait l'établissement, a multiplié les contrats sans passer par des procédures d'appel d'offres. Et parmi les bénéficiaires, on retrouverait son ami communicant Denis Pingaud...
 
A l’INA, on sait se mettre à l'aise. L’ex-présidente Agnès Saal a été obligée de démissionner la semaine dernière suite à la révélation de ses notes de taxis s’élevant à 40.915 euros sur les dix derniers mois. On apprend ce mercredi grâce au Canard enchaîné que son prédécesseur Mathieu Gallet n’était pas en reste. En effet, celui qui a déjà été égratigné par le journal pour avoir dépensé 200.000 euros en rénovation de bureau et en conseils en communication à Radio France, se fait cette fois épingler pour sa gestion de l'INA !
 
Le palmipède s'est procuré une note ministérielle, signée par le contrôleur d’État de l’INA Alain Simon, qui explique que lorsqu’il se trouvait en poste à sa tête, Gallet aurait passé plusieurs contrats sans respecter les procédures de mise en concurrence.
 
Un homme en particulier semble avoir bénéficié de ces largesses : Denis Pingaud.
Ce dernier a facturé pas moins de cinq « prestations de conseil » et études à l’INA via la société de sondages OpinionWay dont il était l'un des dirigeants. Coût total de ces services : 116.850 euros.
En 2012, Denis Pingaud quitte OpinionWay pour fonder sa propre compagnie, Balises, et décroche pas moins de 130.000 euros de contrats auprès de l’établissement public, semble-t-il découpés en petites tranches pour échapper à la réglementation très stricte des marchés publics.
Pour finir, le contribuable sera ravi par ce petit rappel du Canard : lors de son arrivée à l’INA, en 2010, Mathieu Gallet avait fait refaire ses (deux !) bureaux pour la bagatelle de 138.209 euros. De l'importance d'être constant..."

Actuel conseiller en communication de Mathieu Gallet à Radio France  qui préside aujourd'hui la société Balises et  qui était vice-président d'OpinionWay lors de la signature des contrats pour un montant total de près de 250.000 euros, passés avec l'INA sans mise en concurrence...", il  est donc aussi l'homme qui a porté Ernotte comme il a porté Gallet sur les fonds baptismaux du CSA

En fin de compte si les centaines de milliers d'euros payées à  "Denis Pingaud, l'homme qui semble bien avoir bénéficié des largesses de Mathieu Gallet "(sic) l'ont été sur le dos des contribuables, à combien s'élèvent "les largesses" (sic) de Delphine Ernotte et qui a payé la note?



 

jeudi 7 mai 2015

Kessler et Couture malgré les gesticulations collatérales, pas à la direction de France Télé !

Ce 7 mai 2015, BFM Business publie un article intitulé "David Kessler et Xavier Couture, les deux figures d'Orange qui ont aidé Delphine Ernotte à conquérir France Télévisions, ne feront pas partie de son équipe".

Jamal Henni précise "Les spéculations vont bon train... 

Circule notamment le nom de la directrice de France 3, Dana Hastier, particulièrement heureuse de la victoire de Delphine Ernotte, et qui devrait probablement obtenir un poste plus important. 

On pense aussi à Pascal Josèphe, ancien bras droit d'Hervé Bourges à TF1 et France Télévisions.

 Le rival malheureux de Delphine Ernotte dans le course à la présidence de France Télévisions (qui n'a pu être joint) a rencontré cette semaine Delphine Ernotte.

Le Figaro a aussi sorti une longue liste de noms de numéros deux potentiels. La liste comprend Bibiane Godfroid (M6, qui ne répond pas sur le sujet), Anne Durupty (Arte, qui dément formellement), Vincent Meslet (Arte, qui n'a "aucune intention" de rejoindre l'équipe Ernotte), et Damien Cuier  (Numéro 23, qui ne fait pas de commentaires)."

Le perspicace journaliste d'ajouter "D'ores et déjà, une chose est sûre: David Kessler et Xavier Couture, les deux figures d'Orange qui ont aidé sa candidature, déclarent, tous deux, qu'ils ne la rejoindront pas à France Télévisions, démentant ainsi des rumeurs persistantes.

"Je suis très heureux là où je suis"


"Je n'aurai aucun poste à France Télévisions, et je n'en vise aucun", assure Xavier Couture, qui est aujourd'hui conseiller du PDG d'Orange Stéphane Richard, et ajoute "être très content de mes activités de producteur et de conseiller d'Orange".

David Kessler se déclare lui aussi être "très heureux" de son poste actuel de patron de la filiale cinéma d'Orange. Et apporte un argument choc à son refus de changer d'employeur: "les mêmes raisons qui m'ont conduit à totalement écarter l'idée de me présenter à France Télévisions m'interdisent à mes yeux d'y aller". Comprendre qu'il se voit difficilement rejoindre les chaînes publiques moins d'un an après avoir quitté le poste hautement politique de conseiller culturel de François Hollande à l’Élysée."

En tout cas pas un jour ne passe depuis le 23 avril sans que la Presse, titre après titre, média après média, ne révèle avec force détails de plus en plus précis à chaque fois, les invraisemblables circonstances de ce qu'une majorité de  journalistes qualifient aujourd'hui de "mascarade"...certains allant même jusqu'à parler de "scandale d’État" .


Les finances du Pays vont mieux se porter... Martin Ajdari l'ex financier de Pflimlin promu inspecteur général des finances.

Le weekend denier (celui du 1er mai donc)  Martin Ajdari ex financier de Pflimlin était donné favori pour remplacer Agnès Saal à l'INA selon le JDD!
Le blog CGC Média, le lundi suivant dans un article intitulé "Martin Ajdari ex financier de Pflimlin, placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke, en route pour l'INA selon le JDD ?!" s'interrogeait sur cette "éventualité".
Le blog CGC Média rappelait que  Martin Ajdari l'ex financier de Pflimlin placé sous statut de témoin assisté par le juge Van Ruymbeke dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion, avait été également pressenti pour prendre la place de Laurence Franceschini directrice de la DGMIC au ministère de la Culture.

Aujourd'hui, l'ex financier de Pflimlin vient d'être promu inspecteur général des finances auprès de l'IGF.

Rappelons la situation de quasi faillite laissée à France Télévisions qui n'a fait qu'empirer depuis son départ après sa candidature à la présidence de Radio France et son passage éclair chez Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin.

Rappelons les propos, en 2012, d'Ajdari sur les fluctuations de trésorerie à France Télé: "la trésorerie fluctue avec des hauts et des bas, selon les cycles".

Le contexte de l'époque: "En 2012 face à une situation financière déjà catastrophique pour France Télé, la Presse indiquait qu'il manquait déjà à l'époque 30 millions d'euros sur le tableau de marche des rentrées publicitaires...soulignant alors un autre motif d'inquiétude, la fonte rapide de la trésorerie. Au 1er janvier 2011 par exemple, France Télévisions disposait d'une réserve de 200 millions d'euros alors qu'au 31 décembre, la trésorerie n'était  plus que de 72 millions d'euros.
Elle avait  fondu des deux tiers en un an ! "

Le blog CGC Média n'a cessé d'alerter depuis près de 3 ans sur la situation financière de France Télé, celle aujourd'hui d'une entreprise précipitée vers la faillite avec:

-  une trésorerie négative autour de -150 millions d'euros et 
- des pertes cumulées dépassant la moitié du capital, estimées entre 200 et 250 millions d'euros.
Par exemple "En 4 ans, sous la présidence de Rémy Pflimlin, les dépenses de personnels de France Télévisions ont augmenté de 12 %. Le coût de grille a lui grimpé de 16 % en dix ans.


France Télé: Thierry qui ?

France Télé: Thierry qui ?
 
La diffusion en plein 20h de l’’interview de Bachar al-Assad organisée par le tandem Thierry Thuillier /David Pujadas 3 ans après la mort de Gilles Jacquier à Homs le 12 janvier 2012 et ce à l’heure où toute la famille est à table, aura laissé un goût particulièrement amer dans la bouche de l’Exécutif et ce jusqu’au plus haut niveau du Pouvoir.

 
Celle que « Youtube » a intitulé « Iran / Pujadas-Ahmadinejad: L'interview cachée aux français » organisée par le même tandem Thierry Thuillier /David Pujadas, n’aura pas entraîné le même courroux,  n'ayant jamais été diffusée.
 

Le blog CGC Média dans un article posté le 21 avril dernier "Pflimlin, Thuillier, Pujadas, invitent Bachar al-Assad à la table des français trois ans après la mort de Gilles Jacquier….Indignation générale." rappelait qu'il y a  trois ans Gilles Jacquier papa de deux jumelles âgées aujourd’hui de quatre ans, trouvait la mort pendant le bombardement d'un convoi à Homs, en Syrie.
 
Ce matin, c'est l'Express.fr dans sa rubrique "Immédias" qui se rappelle aux bons souvenirs de Pflimlin, Thuillier et Pujadas dans un article au titre plus que parlant "Mort de Gilles Jacquier à Homs en 2012: « Tout le monde s’en fout »"

Le blog CGC Média vous propose de le découvrir:

"L’évocation durant l’interview sur France 2 de Bachar el-Assad par David Pujadas de la mort, toujours sans réponse, du journaliste de cette même chaine, Gilles Jacquier, à Homs le 12 janvier 2012, n’a eu strictement aucun effet.
L’enquête est toujours au point mort et le juge en charge du dossier, Quentin Dandoy, n’a pas avancé d’un pouce, malgré les expertises balistiques, les analyses en tous genre et les nombreux  témoignages recueillis sur place: «Un crime d’Etat dont tout le monde se fout », cingle l’avocat de la famille du disparu qui avoue son découragement face à ce qui ressemble à un mur de silence et de désintérêt.
Touché au bras par des éclats d’obus, le cameraman et compagnon de reportage de Jacquier, à l’époque, Christophe Kenk, qui se dit « écœuré », avait pourtant eu de la bouche de François Hollande, à l’Elysée, la promesse d’un dépôt de plainte de l’Etat français en cas de preuve d’une implication des autorités syriennes dans ce drame.
 
 
Mais trois ans après, la mort de ce journaliste semble devenue un non sujet à Paris. Jusqu’au Quai d’Orsay où Laurent Fabius n’a pas réagi suite aux propos du leader syrien. Ni auprès de France 2, ni auprès des proches du journaliste abattu.
Gilles qui ?"
 
PS: Le blog CGC Média tient à rassurer "l'Opinion" qui publie un article sur le sort de Thierry Thuiller "France Télévisions : Thierry Thuillier au cœur de toutes les convoitises..." et qui cite "la CGC comme s'étant avancée en affirmant que Thierry Thuillier aurait «obtenu des assurance de Delphine Ernotte». [Un «ticket» démenti par l'entourage du directeur de l'information.]" il s'agissait là d'un second degré.
 
D'abord par ce qu'il y avait au titre: un point d'exclamation et un point d'interrogation....mais surtout parce que le blog CGC Média avait selon ses informations et avant que la procédure opaque du CSA ne débouche sur le résultat que l'on connait aujourd'hui, bien entendu que quiconque serait "adoubé" pour remplacer Pflimlin, ne pourrait l'être à condition justement de ne pas conserver "le" voire "les" intéressés !
 
Ce que présente d'ailleurs ainsi "l'Opinion": "Le maintien ou non de Thierry Thuillier sera par ailleurs un signe envoyé à David Pujadas. Le présentateur du JT de France 2 a déclaré qu'un départ de son patron, «le seul à pouvoir le supporter», selon quelques voix grinçantes, l'obligerait à s'interroger sur sa propre situation"....
 
 
 
 
 

mercredi 6 mai 2015

Catherine Sueur réintégrerait son corps d'origine, l'Inspection des finances piour laisser la place à Sibyle Veil,

C'est formidable....Catherine Sueur, la toujours directrice générale déléguée de Radio France qui l'était également sous Jean-Luc Hees, devrait réintégrer son corps d'origine, l'Inspection des finances.

C'est Sibyle Veil, énarque issue de la même promotion qu'Emmanuel Macron, qui pourrait lui succéder à ce poste.