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mercredi 8 juillet 2015

NextRadioTV prêt à racheter la mire pour 90 millions d'euros !

Dire que le CSA dont le président Olivier Schrameck  aurait discrètement pu donner son agrément à la vente de Numéro 23 la chaine de son copain Pascal Houzelot à Alain Weil  pour près de 90 millions d'euros !!!!

C'est un peu comme si le patron de  NextRadioTV achetait la mire télé pour le même prix.
 
En effet, Lyon Capitale qui suit jour après jour le dossier et a lu comme le blog CGC Média l'article du "Canard enchaîné" de ce 8 juillet a dû s'étrangler en lisant l'étude Médiamétrie que le palmipède commente.
 
Voici l'artilce signé Didier Maïsto :
 
"Le Canard enchaîné" (* lire en fin de post) du 8 juillet nous apprend qu'une étude de Médiamétrie Médiamétrie consacrés aux programmes de la chaîne entre décembre 2014 et mai 2015 montre que la prétendue "télé de toutes les diversités" n'a tenu aucun de ses engagements vis-à-vis du CSA.
 
Pour la première fois dans l’histoire de Médiamétrie, Numéro 23 a été mesurée il y a quelques semaines à… 0% de part d’audience.
 
Son meilleur score (0,7%) est réalisé par ses émissions consacrées… au tatouage. Et encore ce “pic” a-t-il rarement été atteint, le tandem Houzelot vendeur-Weill acheteur ne le mettant en exergue que pour tenter de justifier l’himalayesque prix de vente de la chaîne (90 M€), à partir d’une ressource publique gratuite -il est toujours utile de le rappeler.
 
Plus de la moitié de son temps d’antenne (54%) est en outre occupé par de la téléréalité archi bas de gamme, dont on ignorait même qu’elle pût exister, via des “documents” déjà multidiffusés, achetés au kilomètre et au rabais à l’étranger, quand les sociétés françaises d’auteurs (Sacem, SCAM et SACD) ont dû assigner Numéro 23 en justice, au mois de mai dernier, pour non-paiement des droits (1 M€, réglé depuis). 
 
Au rayon des programmes, on trouve ainsi l’indispensable “Chasseurs de bolides” et l’extraordinaire “Phénomène paranormal”, une farce censée donner vie aux témoignages de personnes ayant vu des fantômes, mais aussi l’inénarrable “Créatures extrêmes : le défi”, au cours duquel des illuminés s’affrontent en construisant “des monstres effrayants” en latex, ou encore l’improbable “Face Off” -là, il s’agit de maquiller le simple pékin “en fantôme, en Frankenstein ou en Mère Nature”, selon le site Internet de la chaîne…
 
"La nuit, tous les chats sont gris"
 
Et la diversité, dans tout ça ? Selon Médiamétrie, seulement 9% du temps d’antenne de Numéro 23 y est consacré, alors même que cet “engagement” avait séduit in extremis et par une sorte de miracle collectif au moment du vote, en mars 2012, sept des neuf Sages du CSA… lesquels, lors de l’audition de Pascal Houzelot et de ses improbables amis (1) avaient préalablement fait preuve d’un enthousiasme assez limité, quand ce n’était pas de l’agacement
 
“Africa Newsroom” (2) et “Ca fait débat”, talk-shows consacrés au continent africain, ou encore “La 23e dimension”, baptisée par la chaîne “d’ovni télévisuel unique” sont diffusés très tôt le dimanche matin ou la nuit, ce qui fait dire à notre confrère du Canard : “La diversité, c’est surtout quand il fait noir”.
 
En réalité c’est même pire : quels que soient désormais les programmes diffusés, plus personne ne regarde Numéro 23. Médiamétrie le confirme : même la chaîne s’est transformée en fantôme !
     
(1) Un trio inédit accompagnait Pascal Houzelot : David Kessler, alors directeur des Inrocks et futur conseiller médias à l'Élysée, Damien Cuier, ex-dirigeant de France Télévisions et de Freemantle et Véronique Bernis, directrice générale adjointe de GDF-Suez, devenue Engie.
Plus tard, comme le révèleront Lyon Capitale et Le Canard enchaîné, le pacte d’actionnaires fera apparaître des personnages encore plus inattendus : al-Thani, l’émir du Qatar, grand ami personnel de Nicolas Sarkozy et Alicher Ousmanov, oligarque russe, 71e fortune mondiale, tous deux passionnés sans doute par “la diversitéet “la prise en compte de tous les handicaps” à la télé française.
 
(2) Il s’agit en fait... d’un décrochage de Numéro 23 (depuis le 14 octobre 2013) avec la matinale de la chaîne africaine d'information en continu Africa 24 ! Quand un canal en diffuse un autre… et tente de se revendre 90 M€. Incroyable. Mais vrai."
 

(* Article du Canard enchaîné)
 
"Nouvelle farce dans le dossier Numéro 23: une étude Médiamétrie consacrée aux programmes de la chaîne entre décembre 2014 et mai 2015 montre que la télé de la diversité n'a pas franchement tenu ses engagements.
 
Elle culmine à 0,7 % de parts de marché 40 % de cette belle audience réalisée par des émissions consacrées au tatouage.
En outre, 54 % du temps d'antenne est occupé par de la télérealité et des docu-réalités virils achetés aux kilos à l'étranger: le tatouage donc mais aussi "Chasseur de bolides", "River monsters" (de le pêche au gros en rivière), "Phénomène paranormal" (des témoignages de fadas qui ont vu des fantômes) ou encore "Dossiers  surnaturels" (d'autres fadas qui ont vu des ovnis).
 
Selon Médiamétrie toujours, seulement 9 % du temps d'antenne de Numéro 23 est consacré à des magazines de débats sur la diversité dont "Africa Newsroom" à six heures du matin..."Ça fait débat" consacré au continent africain, le dimanche à 7h15, "La 23e dimension" (la nuit) et enfin "Rocking-chair" diffusé le dimanche midi.
 
La diversité c'est surtout quand il fait noir!"

Schrameck "pas comptable du comportement des membres du CSA" a lui-même rendu publique la rupture d'égalité de traitement entre candidats à la Présidence de France Télé.

Schrameck a consacré publiquement et à plusieurs reprises cette rupture égalitaire portant fondamentale pourtant due aux 33 candidats à la présidence de France Télévisions.
 
La première de ses interventions prit la forme d'une interview langue de bois qu'il donna sur France Inter dans l'émission de Sonia Deviller "L'instant M" du 24 avril dernier.
 
Extrait de l'émission:
 
Sonia Deviller: "Vous avez écarté trois candidats des plus chevronnés, Marie-Christine Saragosse, Didier Quillot, Emmanuel Hoog....de la liste des candidats à auditionner pour la présidence de France Télévisions. Pourquoi?" 

Olivier Schrameck: "Il y a eu 33 candidats venus d'horizons très différents. Je n'en citerai qu'une Marie-Christine Saragosse puisque c'est elle-même qui a rendu publique sa candidature. Marie-Christine Saragosse a exprimé à manifesté sa déception que l'on peut parfaitement comprendre.
Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel l'avait désigné il y a deux ans et demi pour exercer la responsabilité d'une très grande entreprise "France Médias Monde" essentielle pour notre culture et notre rayonnement. A mi-mandat on peut considérer que la poursuite de ses fonctions est une bonne nouvelle pour F.M.M"
 
Schrameck en plus de faire un gros mensonge; le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel ne l'a pas  "désigné il y a deux ans et demi pour exercer la responsabilité d'une très grande entreprise "France Médias Monde" - Non.
 
 "Marie-Christine Saragosse a été officiellement nommée à la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), holding qui chapeaute la radio RFI, sa filiale arabophone MCD et la chaîne de télévision France 24, selon un décret présidentiel en date du 5 octobre paru dimanche 7 octobre au Journal Officiel.
Mme Saragosse avait été proposée par le président François Hollande pour devenir PDG de l'AEF et a reçu un avis favorable des commissions des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat.
 
Pire, Schrameck indique bien qu'à mi-mandat  "la poursuite de ses fonctions pour F.M.M" allait de soi...Il n'était donc pas souhaitable que Marie-Christine Saragosse "candidate" pour Scrameck.
 
Olivier Schrameck fait bien répondre à la question de la journaliste "Avez-vous fait place nette pour que des candidats moins évident et toutes leurs chances au final",   "Je ne trouve pas anormal que dans un organisme collégial, les divergences d'appréciation se faire jour. Deuxième élément fondamental, c'est que devant un problème complexe comme celui qui nous étaient posés à savoir la présidence de France Télévisions, nous avions à appliquer des règles qui n'étaient pas des règles nettes.
Les avis juridiques divergeaient. J'estimais que une majorité de cinq voix était requise pour deux raisons. D'abord parce que en tant que juriste, j'estimais que c'était la sécurité juridique - Nous décidons sous l'autorité du Conseil d'État et nous ne pouvons pas prendre le risque qu'il y ait invalidation - d'autre part, j'estimais que la collégialité rimant aussi avec l'apaisement....l'apaisement se satisfait mal d'une élection arrachée à une voix prépondérante (celle du président)."
 
Le Conseil d'État est effectivement saisi . Il devrait donc, ne serait-ce que sur cette seule déclaration, annuler l'élection qui consacre cette rupture d'égalité de traitement entre candidats.
 
Et ce n'est pas malheureusement pas là, l'unique  preuve de ce principe constitutionnel fondamental d'égalité de traitement. Schrameck l'a rappelé à plusieurs reprises devant les parlementaires le 26 mai dernier allant pourtant  justifier l'éviction de candidats par les conséquences que leur nomination pourrait avoir sur les entreprises qui relèveraient du CSA !!!! Ben voyons.
 
Extrait .
 
"Je ne peux entrer ici dans le détail des motifs qui nous ont conduits à retenir ou écarter tel ou tel candidat. La loi impose des critères de compétence et d'expérience dont nous avons pleinement tenu compte de même que des projets stratégiques. Pour autant, notre appréciation a pu être inspirée également par un souci de cohérence et des conséquences de notre décision sur les entreprises qui relèvent de notre pouvoir de nomination...."
 
Cet argument ne tient pas la route une seule seconde....Schrameck tout juriste qu'il est, le sait pertinemment. Le Conseil d'État sur cette interprétation totalement erronée devrait en conséquence   annuler l'élection qui consacre cette rupture d'égalité de traitement entre candidats.
 
Enfin et comme si cela ne suffisait pas, il y a les "entorses" à ce principe constitutionnel fondamental d'égalité de traitement auxquels plusieurs média ont associés certains membres du CSA.
 
Le 1er juin, le blog CGC Média publiait du reste un article intitulé "Schrameck torpille le CSA, charge ses "collègues" et se désolidarise: "Je n'ai ni possibilité, ni vocation de contrôler le comportement de chacun de ses membres".

Le blog rappelait son édition et le passage d'un sujet la veille dans "Le Tube" l'émission de Canal + avec en première partie "un sujet sur la désignation contestée à la présidence de France Télé le 23 avril dernier par le  CSA".

Le journaliste qui indiquait que "Le socialiste Patrick Bloche cherchait à désamorcer la polémique par cette audition" Olivier Schrameck criait à la machination "cette audition  intervient après plusieurs jours de ce qui  qui s'apparente à une campagne déstabilisation de l'institution que je préside", va diffuser l'extrait ou alors devant la vingtaine de député l'intéressé se désolidarise désolidariser des agissements de ses collègues: "Vous m'avez interrogé sur les contacts qui ont pu être pris par telle ou tel membre du CSA. Je vous ai dit ce qu'il en était pour moi, très complètement et précisément mais pour le reste, je n'ai ni possibilité, ni vocation de contrôler le comportement de chacun des membres du CSA. Je ne suis pas leur supérieur hiérarchique".

Juridiquement, si...Schrameck l'est de facto puisqu'il est le représentant légal de l'instance qui depuis le vote de la loi est devenue personnalité morale  donc dans le cadre de plaintes pénales: justiciable comme n'importe quel justiciable.
 
Là encore, le  Conseil d'État devrait en conséquence  annuler l'élection qui consacre cette rupture d'égalité de traitement entre candidats.
 
 
 

mardi 7 juillet 2015

Le tweet sur "Les Guignols" qui n'a pas fini de faire rire

Depuis le 3 juillet, date de l'hallucinant tweet  de celle  qu’un CSA coupé en deux a sorti du chapeau le 23 avril: "Si...Les Guignols de l'info seront les bienvenus sur France Télévisions"...et la réponse du berger à la bergère  ""c'est gentil, mais vous ne semblez pas bien connaître le problème, madame. Ils ne peuvent pas.", la toile n'en finit pas de se gondoler.
 
Dernier tweet celui de "Le Gorafi" qui pastiche l'invraisemblable phrase en raillant son auteur "Flash: Dans un tweet, Vincent Bolloré laisse entendre que "Si..."#MasterChef" sera seront le bienvenu sur @canalplus"

Sans commentaire...

lundi 6 juillet 2015

Trois femmes pour une rencontre qui fout tout par terre !!!!!

L’article « d’Atlantico » publié le 1er juillet, intitulé  « Au CSA et à France Télévisions, le feu couve » n’est pas – loin s’en faut – passé inaperçu.

S’il revient sur les affaires qui plombent chaque jour qui passe l’ambiance, notamment depuis le 23 avril dernier avec un CSA coupé en deux "L’atmosphère devient de plus en plus pesante au CSA. Visiblement, l’affaire de la nomination de Delphine Ernotte a laissé des traces. Désormais, l’instance semble coupée en deux", il revient en fin d’article sur les irrégularités qui ont émaillé la soi-disant « sélection » qui fait l’objet aujourd’hui de 2 recours au Conseil d’État et de 3 plaintes pénales. 

Extrait :

« Et puis, il y a ce psychodrame qui ne cesse de hanter les murs du CSA. La cause : le choix du successeur de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions. Pendant de longues semaines, à partir du printemps, intrigues, coups bas, volte-face, conciliabules souterrains, se sont succédés. 
 
1°) Il y a eu ceux qui comme Sylvie Pierre-Brossolette - ce qu’a révélé Mediapart - ont œuvré pour que Delphine Ernotte soit nommée présidente de France Télévisions. 
 
2°) D’autres semblent avoir été plus loin en organisant une rencontre entre un haut fonctionnaire de Bercy chargée du contrôle économique et financier de France Télévisions et Delphine Ernotte.
Une rencontre capitale, puisqu’elle permettait à la candidate de connaître au plus près la situation financière de l’entreprise… »

Pas besoin d'être devin pour trouver à la lecture de ces quelques lignes, le nom du « haut fonctionnaire de Bercy chargée du contrôle économique et financier de France Télévisionstout le monde le connait.
 
Il s’agit de Françoise Miquel qui par ses fonctions est pourtant tenue à une impérative et rigoureuse confidentialité s’agissant des informations dont elle dispose….
...cela n’a donc visiblement pas été le cas.
 
La rencontre avec une ou quelques candidats à la présidence de France Télévisions que ce soit sur la trentaine de postulants, serait une faute professionnelle sans nom qui pourrait non seulement lui coûter sa place mais aussi et surtout entraîner de probables sanctions judiciaires!  
 
Qui parmi les 8 membres du CSA en dehors de Sylvie Pierre-Brossolette puisque l’article la distingue de ces « autres »  -  « Sylvie Pierre-Brossolette - ce qu’a révélé Mediapart - ont œuvré pour que Delphine Ernotte soit nommée présidente de France Télévisions » - a donc organisé et participé à l’invraisemblable rencontre ? 
 
Qui a donc « été plus loin en organisant une rencontre entre cette haut fonctionnaire de Bercy chargée du contrôle économique et financier de France Télévisions et Delphine Ernotte » ?
 
Nathalie Sonnac de qui elle est extrêmement proche et qui déclarait  devant les parlementaires à l’occasion de sa nomination au « Durant ces deux dernières années, j’ai créé au sein de mon université une chaire d’enseignement et de recherche consacrée à l’audiovisuel et au numérique et ai fondé avec Christophe Nobileau, président du groupe de production Telfrance et Françoise Miquel, chef de la mission Audiovisuel public au contrôle général économique et financier, un groupe de réflexion sur cette thématique…. ».
 
Françoise Miquel, encore et toujours qui donnait des cours à Assas où Nathalie Sonnac avait sa "co-penseuse" (think-tank) avait justement créée sa chaire et qu’elle rémunérait comme intervenante ainsi que le révélait le blog CGC Média avec les plannings universitaires.
 
La rencontre entre les trois femmes équivaudrait à une rupture évidente de l’obligation de traiter de façon égalitaire l’ensemble des candidats mais plus grave serait bien évidement de nature à annuler le processus en procédant à la révocation de celles ou ceux qui comme l’écrit « Atlantico » « ont œuvré pour que Delphine Ernotte soit nommée présidente de France Télévisions ».  
 
Rappelons à cet effet les quelques lignes parues très récemment dans la rubrique "Immédias" de l'Express:
"...Est-ce que Sylvie-Pierre Brossolette, par exemple, s’est entremise afin d’organiser une rencontre entre cette candidate, (cadre dirigeante d’Orange ) et l’industriel François Pinault, (intime de François Hollande), comme une très forte rumeur le laisse à penser : une allégation que l’ancienne journaliste politique de l’Express et du Point s’évertue à démentir.
 
Autre question : Est-ce que Nathalie Sonnac, autre membre du CSA, désigné par Claude Bartolone, a été à l’origine d’un contact qui a eu lieu entre cette même Delphine Ernotte et la contrôleuse d’Etat de France Télévisions, Françoise Miquel, laquelle aurait éclairé la candidate sur les dédales budgétaires de France Télés? Nathalie Sonnac, de son côté, conteste vigoureusement cette version des faits et récuse à son tour ces soupçons...."

vendredi 3 juillet 2015

Les salariés de France Télé craignent le pire face à ce qu'ils considèrent à présent comme un saut dans l'inconnu!

Ce 3 juillet, "Les échos" publient un article intitulé "La rentrée France 2 placée sous le signe de l'expectative" ....c'est le moins qu'on puisse dire.

Alors même qu'une dépêche AFP révèle,ce même vendredi, l'éviction de Rodolphe Belmer de Canal + et que concomitamment l'entourage de la "Christophette" qui veut sauver "les marionnettes avec de la ficelle et du papier"  indique avoir trouvé son Numéro 2, voila que l'Express dans son "immédias" ouvre un nouveau "front" sur l'info: 

"Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, poursuit sa quête en vue de la nomination d’un patron de l’info. 
Ayant essuyé le refus du directeur de l’information de BFM TV, Hervé Béroud, celle qui succédera fin août à Rémy Pflimlin a proposé le poste à la présentatrice du 13 heures de France 2, Elise Lucet, qui a décliné. 

Autre piste explorée par la nouvelle pédégère de France Télés, qui n’écarte pas l’idée de confirmer Pascal Golomer à ce poste : l’actuel patron de l’information de France Info, Laurent Guimier, dont le travail et les bons résultats à la tête de la station de Radio France sont salués de toute part."

Concernant Pascal Golomer, le fidèle lieutenant de Thierry Thuillier qui applique à la lettre ses consignes,  le blog CGC Média vous propose de découvrir le tract CFDT diffusé ce 1er juillet dernier:

"RÉDACTION FRANCE 2:  PASCAL GOLOMER INVENTE LE RABOT 25%

Les personnels des rédactions nationales, et de France 2 en particulier, vont-ils se faire raboter une partie de leur forfait jours ? La direction vient de leur annoncer que le paiement de leurs jours supplémentaires travaillés serait amputé de 25%, en contradiction avec l’accord collectif. Avec ce bouquet de fleurs fanées, ne manque plus qu’un petit mot : « Merci pour tout et continuez comme ça » T. Thuillier / P. Golomer.

L’ancien nom de code d’était R6J. A la rédaction de France 2 quand un journaliste effectuait une semaine de 6 jours pour nécessité de service, il pouvait récupérer cette journée ou se la faire payer à 100%. Dans le cadre du nouveau forfait jours, dont l’avenant a été signé par la grande majorité de la rédaction, quand le salarié dépasse le forfait annuel de 204 j travaillés, il peut se faire indemniser ces jours à 125%., dans un maximum de 15 jours par an. 

Pour de nombreux salariés cela représente de 6 à 14 j sur l’année 2014, qui n’ont toujours pas été payés (règlement en juillet annoncé). Dernier soubresaut, Pascal Golomer, le directeur de l’info en personne, vient d’annoncer verbalement que ces jours hors-forfait, ne seront finalement pas payés à 125% mais à 100%. Comme avant en fait. Comme avant que la direction négocie et signe un accord collectif le 28 mai 2013, introduisant le forfait jour et où l’article 2-1-3-2 précise page 90 « Ces jours de travail effectués au-delà du forfait sont indemnisés à 125% du salaire journalier du collaborateur concerné ».

Comme la mention « au bon vouloir de la direction » n’est pas mentionnée, on en déduit donc que le rabotage de 25% n’est pas une option. Depuis plus de 6 mois les salariés se montrent conciliants avec un employeur en retard sur son engagement. Aujourd’hui ce même employeur annonce ne plus vouloir le respecter du tout.

Il est vrai que nous entrons dans l’été meurtrier des passations de pouvoir et que la tentation est grande de glisser les problèmes sous les tapis avant l’état des lieux.

La dette sociale est d’abord une dette morale d’un employeur envers ses salariés qui sacrifient leur temps de repos, par conscience professionnelle, pour accomplir leur mission, par conscience professionnelle. La direction serait bien inspirée de respecter sa signature. La CFDT attend une réponse claire de la Direction à ce sujet : le respect de sa signature.
 
Paris, le 01 juillet 2015"

Rodolphe Belmer remplacé par Maxime Saada comme directeur général du groupe Canal+ (Vivendi)

Selon la dépêche AFP, Rodolphe Belmer est remplacé par Maxime Saada comme directeur général du groupe Canal+.

     

Rodolphe Belmer et Thierry Langlois bientôt en tandem sur France Télévisions....?

Une dépêche AFP (source Vivendi) nous apprend ce jour que "Rodolphe Belmer est remplacé par Maxime Saada comme directeur général du groupe Canal+."

Rodolphe Belmer paie-t-il l’ascension fulgurante de Thierry Langlois - démissionné du groupe voila quelque jours - qui, arrivé en août 2014 à la tête des chaîne thématiques avait été catapulté directeur des antennes de Canal+ ?

Au moment même où l'entourage de la nouvelle "Jeanne d'Arc" des Guignols de l'info indique que cette dernière après sa croisade pour sauver les marionnettes soi-disant en "péril", dit avoir trouvé son Numéro 2 - mais chut - c'est assez drôle!

Rodolphe Belmer qui avait démenti formellement par tweet être candidat au poste de Numéro 1 à France Télévisions pourrait donc s'y retrouver comme "second"....il pourrait alors repêcher Langlois pour son 3ème va-et-vient dans le groupe.



Mieux que de Funes, la toile se gondole avec le tweet de « la fille des Guignols».

Ce vendredi 3 juillet, les réactions sur la toile se multiplient et se répandent comme une trainée de poudre. Celle qu’un CSA coupé en deux a sorti du chapeau le 23 avril dernier vient de tweeter "Si...Les Guignols de l'info seront les bienvenus sur France Télévisions"...
 
Quelques minutes plus tard de Bruno Gaccio, lui aussi sur Twitter lui répond ironiquement qui soit  "c'est gentil, mais vous ne semblez pas bien connaître le problème, madame. Ils ne peuvent pas."
 
Autrement dit, juridiquement ce n’est tout simplement pas possible.
 
Depuis, sur le compte Twitter de celle dont la nomination fait l’objet de deux recours devant le Conseil d’État et de trois plaintes au Pénal, les réactions se multiplient. C’est un festival. Elle fait se gondoler la toile comme elle la fait s’indigner :
« Incompétence notoire et effet de comm’ minable….Elle y croit encore…à sa prise de pouvoir…Tant d’amateurisme….Elle est mal conseillée….Elle aurait dû mieux s’entourer, etc…. »
 
Schrameck, Pierre-Brossolette, Sonnac et Curien doivent probablement en rire eux aussi…mais il se pourrait bien en fin de compte qu’ils rient jaune très prochainement !
 
Lire aussi sur e-alsace: "Delphine Ernotte a fait son premier Tweet pour accueillir les Guignols de l'info. Mais elle s'est fait recadrer dans la foulée."
    
Extrait:

"Delphine Ernotte a fait son premier Tweet pour accueillir les Guignols de l'info. Mais elle s'est fait recadrer dans la foulée.

Delphine Ernotte, à travers sa réaction, aura donc fait elle-même la preuve de sa méconnaissance du monde de l'audiovisuel. On se demande aussi comment France Télévisions, dont la situation financière est pour le moins précaire, pourrait s'offrir les Guignols qui mobilisent 300 personnes pour six minutes d'antenne quotidienne.
Elle aurait dans tous les cas mieux fait de s'abstenir de lancer ce premier tweet .... Pour un début... c'est raté.


Le monde de la télévision, dans sa cruauté légendaire, ne va pas manquer de l'étriller."

 
 
 

jeudi 2 juillet 2015

"Affaire Bygmalion: Les mises en examens validées" indique Ouest France.

Le blog GCC Média vous propose de découvrir l'article de Ouest-France "Affaire Bygmalion: Les mises en examens validées". 
 
Extrait:
 
"La cour d'appel de Paris a validé jeudi les mises en examen dans l'affaire de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.
 
La chambre de l'instruction de la cour d'appel a rejeté les demandes de nullité des mises en examen, a confirmé une source judiciaire. L'avocate de Bastien Millot, Florence Rault, a annoncé qu'elle formerait un pourvoi devant la Cour de cassation. 
Patrick de Carolis était PDG du groupe audiovisuel public quand les contrats ont démarré, fin 2008, alors que Bastien Millot venait de se mettre en congé de France Télévisions, où il était directeur de la communication depuis 2005, pour fonder Bygmalion. Le premier a été mis en examen pour favoritisme, le second pour recel. L'ancien secrétaire général du groupe audiovisuel, Camille Pascal, devenu ensuite conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, a aussi été mis en examen pour favoritisme. 

Une « Insécurité juridique » 

En cause, des contrats passés sans mise en concurrence pour des missions de veille internet, gestion du courrier aux téléspectateurs ou de communication, dont certaines se sont poursuivies jusqu'en 2013, sous le mandat de Rémy Pflimlin, placé sous le statut de témoin assisté. 
Longtemps proche de Jean-François Copé, qu'il a conseillé avant d'aller à France Télévisions, Bastien Millot soutient que le délit de favoritisme ne s'applique pas à l'ordonnance du 6 juin 2005, qui régit les contrats. Mais la cour d'appel n'a pas suivi cet argument. 
 
2.2 millions d'euros de prestations
 
Le syndicat CGC des médias (SNPCA-CGC), plaignant dans le dossier, « se félicite de cette formidable décision », a réagi son président, Jean-Jacques Cordival. « Cela va enfin permettre au juge de poursuivre ses investigations », a abondé son avocat, Me Pierre-Olivier Lambert. 
 
Au total, Bygmalion a facturé quelque 2,2 millions d'euros de prestations à France Télévisions ou à deux de ses filiales, France Télévisions Publicité (FTP), sa régie publicitaire, et Multimédia France Production (MFP), entre 2009 et 2013, selon les chiffres d'un document versé à l'enquête et rapportés par une source proche du dossier. 
 
L'information judiciaire, menée par le juge Renaud van Ruymbeke, est distincte de celle sur les fausses factures d'une filiale de Bygmalion durant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012." 

Carolis, le mis en examen fait la pub des "grands du rire" à l''antenne avec Dana Hastier et Marie-Claire Mézerette.


Pour ceux qui l'auraient raté l’émission "Les grands du rire" du 27 mai dernier - une émission qui pour l’occasion avec la présence de l'ex pdg Patrick de Carolis mis en examen porte bien son nom -  le blog CGC Média vous propose une section de rattrapage.

Vous y verrez, Carolis dont la chambre de l'instruction vient de confirmer en appel la mise en examen ainsi que la poursuite de l'instruction judiciaire menée par le juge Renaud Van Ruymbeke dans le volet France Télévisions de l'affaire Bygmalion faire avec Dana Hastier et Marie-Claire Mezerette la promo de l'émission.


 Chacun a peut-être encore en mémoire le communiqué de l'ex pdg mis en examen


Voici le texte “Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activé à l’antenne de France 3 le temps de défendre mon honneur", explique le journaliste.
Et d'ajouter : "Je ne renouvèlerai donc pas mon contrat de présentateur des Racines et des Ailes, émission que j’ai créée en 1997 et interromprai la production et la présentation du magazine le Grand Tour à la fin de l’année. Ce choix est motivé par le profond respect que je porte aux téléspectateurs et au service public".
"C’est d’ailleurs en accord avec France Télévisions que je prends cette décision et j’adresse aux téléspectateurs de ces deux magazines mes plus fidèles pensées", conclut Patrick de Carolis." 

Il est surréaliste de découvrir Carolis associé à Dana Hastier la directrice de l'antenne et des programmes de France 3 et Marie-Claire Mezerette directrice de l'unité divertissements de France 3, se livrer ensemble à cet exercice d'auto-promo.

Tout un symbole!

Extraits: 

Carolis le mis en examen: "Le samedi en début d'après-midi, je prends un énorme plaisir à regarder sur votre chaîne préférée les grands du rire. Alors rejoignez-moi pour partager ce plaisir et cette passion."


Dana Hastier: "Il n'y a pas assez d'humour sur la chaîne. On fait des choix drastiques....France 3 à des fondamentaux très puissants avec "Des racines et des ailes" ou "Thalassa" par exemple....Mais c'est une chaîne qui a des vocations à s'ouvrir vers d'autres publics, les jeunes en l'occurrence....C'est une chaîne de la culture populaire qui sait ce qu'elle est au moment où d'autres chaînes se cherchent."
Marie-Claire Mezerette: "France 3 avec ses émissions, est une chaîne populaire au sens noble du terme."