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mardi 24 mai 2016

Patrick Sabatier Meslet pieds dans le plat.



Patrick Sabatier Meslet pieds dans le plat.

"En lisant la presse ce matin, je m'aperçois que Vincent Meslet m'a tout simplement menti, en me disant qu'il voulait mettre à la place de « Mot de passe » des nouveaux programmes et de nouveaux visages" déclare sur le blog de Jean-Marc Morandini l’animateur évincé de France 2 malgré de bonnes audiences avec en moyenne plus de 2 millions de téléspectateurs depuis le mois de janvier dernier.

Patrick Sabatier d’ajouter "Pourquoi ne m'a-t-il pas dit la vérité 24 heures avant ? En me recevant lundi soir, Vincent Meslet le savait déjà ! " [Nagui lui a été préféré comme remplaçant avec « N'oubliez pas les paroles » diffusé quotidiennement donc du lundi au samedi, ndlr]

Il a beau déclarer dans une interview à Téléstar "Je ne me lancerai pas dans une communication agressive, ça n'est pas dans mes habitudes. Je laisserai simplement le public s'en charger et j'ai l'impression que c'est ce qui est en train de se passer", il ne digère visiblement pas la manière.

La manière c’est quasiment la même que celle de « cette dame » Dana Hastier qui virait sans ménagement Julien Lepers en rendant public son salaire et d’éventuelles indemnités de licenciement, il y a déjà 94 jours, histoire de l’humilier un peu plus et après avoir baratiné la presse fin 2015 sur son maintien à « Question pour un Champion ».

Et rebelote comme le blog CGC Média l’avait indiqué dans un récent post, c’est  encore sur FremantleMedia que ça tombe. "La seule chose qu'une chaîne devrait prendre en compte, c'est ses téléspectateurs. C'est pour eux que je suis triste aujourd'hui, et pour les jeunes équipes de la société de production, FremantleMedia" a lancé Patrick Sabatier.

Vincent Meslet de retour de deux escapades florentine et new-yorkaise, selon nos infos, a donc choisi de raconter des craques à l’animateur…la question est dès lors assez simple: A combien d’autres vend-t-il ce genre de bobards ?   

lundi 23 mai 2016

Mathieu Gallet va-t-il enfin démissionner comme avait dû le faire Agnès Saal ?



Mathieu Gallet va-t-il enfin démissionner comme avait dû le faire Agnès Saal ? 


Ce lundi 23 mai, le rapport provisoire de la Cour des comptes que s’est procuré Mediapart  sur la gestion de Mathieu Gallet lorsqu’il était à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) entre 2010 et 2014, fait le tour des rédactions.

Les frais de taxis d'Agnès Saal son éphémère remplaçante de l’intéresse qui l’avait contrainte à démissionner puis récemment à être condamnée après avoir plaidé coupable, ne serait rien à côtés des faits mis en lumière par les Sages de la rue Cambon ! 

Marianne qui écrit, ce jour, dans un article intitulé « Mathieu Gallet : les goûts de luxe de l’ex-patron de l’INA épinglés par la Cour des comptes », relate les déclarations que le comptable de l’INA résumait ainsi à la police en 2015 : "Elle a dû faire en dix mois ce que monsieur Gallet faisait en un mois".

Médiapart et plus largement l’ensemble des média dénoncent «  Frais de déplacement, frais de bouche… de nombreux éléments intriguent les magistrats de la Cour des comptes qui ont enquêté sur la gestion de l’INA après que des "irrégularités" sont apparues dans plusieurs marchés publics passés sous sa présidence. Un peu trop peut-être, à en croire un rapport provisoire de l’Instance…Au-delà de ces "irrégularités" - des contrats de conseil notamment, conclus pour certains sans appel d’offre, sur lesquels pèsent des soupçons de favoritisme - la Cour des comptes s’est penchée sur le train de vie de l’ancien patron. Et d’abord sur les "frais de missions" dont a bénéficié au cours de son mandat l’intéressé, aujourd’hui PDG de Radio France. »

Le magazine de développer dans un intertitre « La vie de palace » : « Shangri-La Dubaï, Sofitel Washington, Tour Hassan à Rabat, etc. Il apparaît que "Monsieur Gallet a parfois séjourné dans des hôtels de grand standing voire de luxe", lit-on en effet dans le pré-rapport relayé par Mediapart. Des palaces fréquentés à l’étranger aussi bien qu’en France, comme à Cannes en 2012, lorsque Mathieu Gallet a occupé une chambre "au Carlton" pour "660 euros la nuit". 

Des séjours par ailleurs agrémentés de "repas gastronomiques", poursuit Mediapart, à l’instar des 187 euros remboursés à Mathieu Gallet pour un repas de deux convives au Plaza Athénée en novembre 2011. Ou encore des 614 euros là aussi remboursés au patron de l’organisme public pour un festin qui a eu lieu, en mars 2012, au restaurant Taillevent (deux étoiles au guide Michelin), sans que le nombre de convives présents ce jour-là n’ait été précisé. Des montants bien supérieurs au plafonnement des remboursements, limités en théorie à l’INA à 30 euros par personne invitée.

Au total, les frais de réception remboursés à Mathieu Gallet ont "atteint 61.063 euros entre 2012 et avril 2014, soit une moyenne de plus de 2.300 euros par mois, ce qui paraît très conséquent pour un établissement de la taille de l’INA", concluent les Sages. D’autant que ce montant s’ajoute au salaire de 185.000 euros annuels perçu à la même période par Mathieu Gallet. »  

L’Express.fr d’ajouter « Selon Mediapart, 1,7 million d'euros de contrats de conseils en communication et stratégie ont été signés, tantôt sur appel d'offres (Publicis, Roland Berger Strategy), tantôt sans mise en concurrence (Denis Pingaud, Bernard Spitz Conseil...), pendant la présidence de Mathieu Gallet (de mai 2010 à mai 2014). Une enquête préliminaire pour "favoritisme" a été ouverte mi-2015, après un signalement du ministère de la Culture, sur certains contrats passés entre 2010 et 2014 "susceptibles d'être irréguliers au regard des règles encadrant l'attribution des marchés publics", selon le parquet de Créteil. » 

Et de conclure « L'avocat de Mathieu Gallet, Christophe Ingrain, n'a pu être joint » ; avocat qui pour Marianne réagit ainsi  "Nous réservons nos observations à la Cour des comptes" !
Ohé !...Et vous Président (de Gauche) qu'allez vous faire face à ce qui a tout l'air d'un énième scandale?

Coucou revoilà le conseiller d’État Hollandais Pflimlin…en embuscade pour « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » !



Coucou revoilà le conseiller d’État Hollandais Pflimlin…en embuscade pour « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » !  

Ce matin dans « L’instant M » de Sonia Devillers, Jean Stern a glosé sur «  Le retour des Pflimlin ? ». 

L’intervention qui n’a pas manqué d’interpeller a circulé de mails en mails, ce lundi 23 mai 2016. Pflimlin toujours placé par le juge Renaud Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté dans le volet audiovisuel de l'affaire dite Bygmalion lorgne sur les DNA.

Le blog CGC Média vous propose de la découvrir ci-après : 

"Révolution annoncée ou politique fiction ? Selon le journaliste Jean Stern (auteur du livre Les patrons de la presse nationale, tous mauvais), intervenant ce matin dans « L’instant M », sur France Inter, « les puissants Pflimlin seraient intéressés » par une reprise des journaux alsaciens.

L’ancien patron de France Télévisions Rémy Pflimlin, « qui a aussi dirigé L’Alsace et qui n’a que 62 ans », serait « aux avant-postes », « très probablement en alliance avec quelques familles de la région ». Jean Stern cite les Lignac, anciens propriétaires de L’Est Républicain (et des DNA). « Michel Lucas est détesté par toutes ses équipes pour avoir serré le kiki des rédactions, exagère un peu Jean Stern. A 77 ans, il n’a pas d’héritier (et Nicolas Théry, il compte pour du beurre ?) et le Crédit Mutuel veut se débarrasser de la presse (on va finir par y croire !). L’occasion, pour les grandes familles de l’est de la France (« spoliées » par Michel Lucas ?), de prendre leur revanche », estime le chroniqueur, dont on attend les sources. Vivement le prochain C.E…"

Wendy Bouchard au Grand soir 3…partie de billard à trois bandes !



Wendy Bouchard au Grand soir 3…partie de billard à trois bandes !

Après le départ de Wendy Bouchard du magazine d’information « Zone Interdite » qu’elle présentait sur M6 pour rejoindra France 3 et l’émission du dimanche après-midi « Du Côté de chez Dave » qu’elle devrait animer avec lui, chacun se demandait qui pour lui succéder.

La réponse assez inattendue, il faut bien le dire, est tombée aujourd’hui. Ce sera Ophélie Meunier qui quitte Canal+ où elle animait l’émission « Le Tube » pour rejoindre M6 et assurer la présentation du magazine d’information « Zone Interdite » à sa place.

Il se pourrait pourtant que Wendy Bouchard ne fasse juste qu’un tout petit tour « Du Côté de chez Dave » voire pas de tour du tout. Le bruit coure à France Télé que Wendy Bouchard pourrait remplacer Patricia Loison au Grand Soir 3 et hypothéquer très largement les chances de  retour de Louis Laforge.

Deux autres noms circulent également pour une arrivée sur France Télé (sans que soit réellement défini de point de chute) celui d'Erika Moulet qui ne ferait ainsi plus partie de "Touche pas à mon poste" et celui de Maïtena Biraben qui pourrait, elle, quitter "Le Grand Journal".

France Télé aux Prud’hommes "Il ne peut y avoir restitution de fiches à France Télévisions puisqu'elles ont été détruites" !



France Télé aux Prud’hommes "Il ne peut y avoir restitution de fiches à France Télévisions puisqu'elles ont été détruites" !

Hallucinante déclaration de maître Sebban l’avocat de France Télévisions, ce lundi matin devant le Conseil des Prud’hommes de Clermont-Ferrand. 

Alors même que le 17 septembre 2015 la Justice saisie alors par voie de référé par la CFDT , la CGC et le SNJ, faisait INTERDICTION à France Télévisions  "de détruire les fiches faites sur les salariés" par voie d'ordonnance, le Conseil de France Télé confirmait donc que la décision de Justice  avait été violée. 

Maitre Sebban d’ajouter "Cette affaire n'en est pas une. Le fichage n'en est pas un non plus. Il s'agit d'une revue de personnel comme on en trouve dans plusieurs grandes entreprises. Cela permet de faire le point sur les besoins des salariés en matière de formation et sur les possibilités d'évolution de carrière". 

Circulez, il n’y a rien à voir ! Ben voyons…

Une affaire ? Quelle affaire ? Une loi ? Quelle loi ? Des décisions de Justice ? Pourquoi faire ? 

Au même moment sur France Info, Philippe Duport dans sa rubrique « On s’y emploie » traitait le sujet (*en bas de post) en indiquant « toutes ces informations doivent être communiquées aux salariés sur simple demande. C'est notamment sur ce dernier point que France Télévisions a été prise en faute. La direction a refusé de les communiquer et a même voulu les détruire. Les juges ne l'ont pas accepté et il va falloir maintenant que ces fiches, même si elles contiennent des appréciations difficiles à avaler, soient remises aux principaux intéressés. »   

Curieuse vision que celle de maître Sebban qui reconnaît de fait que ces fiches ont donc bien existé sans que les salariés en soient informés – l’ex Orange en avait nié en août dernier l’existence au micro d’Inter avant de recevoir l’injonction par le TGI de Paris de ne pas les détruire – mais qui indique qu’"Il n’y aura pas de restitution de fiches à France Télévisions puisqu'elles ont été détruites". 

Autrement dit les 132 salariés à qui ont eu gain de cause devant le Conseil des prud'hommes de Paris ordonnant la restitution des fiches papier, seront ravis d'apprendre par le canal auvergnat qu'ils peuvent toujours attendre et que rien ne viendra jamais ! 

Visiblement à France Télévisions les ordonnances judiciaires comme dirait Michel Field « ça leur en touche une….. »

Reste que les salariés de l'antenne d'Auvergne qui savent à quoi s'en tenir sur ce pense d’eux leur hiérarchie dite "N+1"  après avoir découvert presque par hasard ce système de fichage, n’ont pas l’intention de gober de telles sornettes. Notamment les cinq qui ont saisi les Prud'hommes pour demander condamnation et réparation (soutenus par la CFDT, la CGC, le SNJ et SUD). 

Après avoir reçu une première claque en lisant pour la plupart qu'ils étaient en situation d'insuffisance professionnelle (ou presque), il n’est pas question de tendre l’autre joue et de croire à ce qu’a raconté la direction prise le doigt dans le pot de confiture sur le soi-disant fait que « leur entretien annuel s'était bien passé et que leur compétence n'était pas remise en cause » ! Les bras vous en tombent. 

Imaginez du reste, la souffrance au travail pour eux désormais !

Imaginez ce qu’ils doivent ressentir…la boule au ventre que peuvent avoir certains en mettant le pied dans les locaux. Quelle perte de confiance d’abord en cette direction qui d’emblée nie puis défend ensuite l'indéfendable, perte de confiance en cet encadrement aux multiples visages maintenu pourtant contre vents et marées (malgré une motion de défiance signée par une majorité de journalistes de l'antenne d'Auvergne en septembre dernier) mais aussi et surtout perte de confiance en soi ! Surréaliste. 

Ils n’avait aucune autre alternative ces humiliés, ces rejetés,  que d’aller chercher l'aide de la Justice. C'est fait. Le processus est engagé depuis ce lundi 23 mai.

Il faudra encore un peu de temps (environ 12 mois) mais il convient d’être confiant après la jurisprudence parisienne en attendant  que des faits condamnables soient condamnés.

(*) « Les fichiers de salariés sont-ils forcément illégaux ? »

On s'y emploie de Philippe Duport par Philippe Duport lundi 23 mai 2016



écouter l’émission disponible jusqu'au 16/02/2019




Nouvel épisode dans l'affaire du fichage de salariés chez France Télévisions : cinq salariés attaquent leur employeur aujourd'hui devant le Conseil des prud'hommes de Clermont-Ferrand. Une audience qui se tient alors que Free est également accusé de ficher certains de ses collaborateurs. L'occasion de se demander si un employeur peut bien tenir ce type de fichiers.


A France Télévisions, c'est à un système de fichage généralisé que s'attaquent plusieurs syndicats. La pratique avait débuté en avril 2014. Des fiches d'évaluations établies à l'insu des salariés et de leurs représentants. Un système de notation assorti d'un "profil de performance". Les collaborateurs étaient "conformes aux attentes", "au-delà des attentes" ou bien "en-deça des attentes". Le problème c'est que des commentaires peu amènes pouvaient compléter les notes : "rencontre régulièrement des difficultés d'adaptation", "est en retrait" ou bien "très isolé dans la rédaction".
France Télévisions vient d'ailleurs d'être condamné par la justice à communiquer sans délai ces fiches à 132 de ses salariés qui ont saisi le conseil des prud'hommes.

On voit régulièrement ce type d'affaire ressurgir dans le monde du travail


La toute dernière en date concerne Free. L'hebdomadaire Politis vient de révéler que 45 salariés auraient été fichés par les ressources humaines dans le but d'être poussés vers la sortie. Mais ces dernières années, Conforama a été aussi montré du doigt. Un listing illégal a été retrouvé en 2011. Avec des annotations comme "bon soldat", "laborieux", "pas réactif" ou bien "RF" pour rouge foncé, c'est à dire appartenant à un syndicat...Ikéa ou la RATP ont aussi été au centre d'affaires de fichages illégal des salariés.

Mais de tels fichiers ne sont pas forcément illégaux. Ca n'est pas le fait de tenir un fichier qui est illégal. Mais c'est d'abord de le faire sans en informer les salariés et leurs représentants. Le code du travail est très clair : le salarié doit être expressément informé des méthodes et techniques d'évaluation mises en oeuvre à son égard. L'entreprise doit expliquer sa méthode, qui évaluera et comment les résultats seront exploités.

Ensuite l'évaluation doit être en rapport avec la mission des salariés. Elle ne doit pas avoir pour but de "fliquer". Les informations collectées ne sont là que d'apprécier les aptitudes professionnelles. On ne peut donc rien porter de subjectif, outrancier ou insultant. Et rien sur la vie personnelle ni sur l'appartenance syndicale, les convictions religieuses ou politiques bien sûr.

Enfin, toutes ces informations doivent être communiquées aux salariés sur simple demande. C'est notamment sur ce dernier point que France Télévisions a été prise en faute. La direction a refusé de les communiquer et a même voulu les détruire. Les juges ne l'ont pas accepté et il va falloir maintenant que ces fiches, même si elles contiennent des appréciations difficiles à avaler, soient remises aux principaux intéressés.