Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

jeudi 26 mai 2016

Vous avez dit « social » à France Télé: on s’fiche du monde…Suite.



Vous avez dit « social » à France Télé: on s’fiche du monde…Suite.  

Le blog CGC Média publiait hier un nouvel article intitulé « Vous avez dit « social » à France Télé…c’est une plaisanterie ! »  mettant en lumière certaines pratiques inimaginables que l’ex Orange a tout fait pour mettre en sourdine. 

Chacun se souvient encore de ses dénégations au micro d’Inter au retour des congés d’été 2015 : « Les salariés ne sont pas fichés à France Télé » avant, le lendemain, d’annoncer leur destruction.

Autrement dit elle indiquait détruire ce qui n’existait pas - action par ailleurs que le TGI de Paris interdisait – mais surtout en totale contradiction avec l’argument de celles et ceux qui les mises en place indiquant « ça se pratique partout »!

Pour tenter de faire simple : « Ces fiches de salariés qui n’existent pas mais dont annonce la destruction, ça se pratique dans toutes les entreprises ».  
Vous avez compris ? Pas nous !

Ce lundi 23 mai, le site web ADAP Association de Défense de l’Audiovisuel Public en a remis une couche (image fin de post) « Fichage du personnel à France Télévisions : quelques précisions ».

Le blog CGC Média vous propose de découvrir cet article particulièrement étayé qui montre le niveau de cynisme encore démultiplié depuis le parachutage à l’été dernier de l’ex Orange.

« Tout n'a pas été dit sur ces fiches ou du moins d'une manière parcellaire.

L'affaire n'a pas débuté l'année dernière mais il y a deux ans à Malakoff lors d'une réunion du CODIR animée cette année-là par Michel Kops récemment parti à la retraite.

A l'initiative de la DRH centrale, Cécile Lefevre, alors responsable des personnels Outremers dans leur globalité (1700 personnes quand même), faisait une communication Power-Point sur ce qui était présenté comme une Revue des Personnels.Cinq documents étaient alors projetés au 5èmeétage du siège de l'audiovisuel ultra-marin.

Quatre n'apportaient rien de plus que ce qui était habituellement fait dans le cadre des entretiens individuels.Le cinquième, en revanche, était divisé en cases da gauche vers la droite et du haut vers le bas avec des appréciations déjà inscrites.
En gros, la première case en haut à gauche, l'agent, journaliste, technicien ou administratif est parfait.
Là où cela se corse, c'est avec la dernière case, en bas à droite où la personne est quasiment un asocial voué aux gémonies.
Dans la discussion qui a suivi peu de remarques si ce n'est celle d'un Directeur parlant de fichage. 

Aussitôt repris par Lefevre avec force dénégations et surtout l'éternel argument servi depuis : ça se pratique partout!

Ledit Directeur était d'ailleurs invité pour des explications complémentaires par la DRH dans l'après-midi ! Entretemps, ancien syndicaliste, il en avait discuté avec ses cadres et surtout alerté un syndicat. Lequel lui déléguait deux jeunes femmes pour un complément d'information.

Rien n'est sorti de ces réunions pour une raison très simple l'absence de preuve tangible. En effet, avec une projection Power Point, pas de papier.

Les quatre premiers feuillets avaient, eux, été tirés et remis à l'ensemble des participants sauf bien sur le cinquième !

Preuve s'il en est que les responsable RH et donc Papet, le grand patron, avaient compris le caractère litigieux du document ! (Assistaient à cette réunion, les Directeurs de l'Information, des Services Techniques, Financiers, des Antennes, de France Ô, de la Radio, de la RH, de la Communication, des Audiences et le faisant office de DirCab).

Le scandale n'est sorti qu'après une erreur de manipulation de fichiers l'année dernière, en Auvergne, où une partie du personnel a pu prendre connaissance des appréciations de la direction à leur sujet.

Pour la petite histoire, cette revue des personnels étant une obligation pour les cadres, un certain nombre de directeurs, pour s'en affranchir, ont purement et simplement décidé de mettre les appréciations les plus valorisantes à l'ensemble des fichés ! »




La mise en garde de Lagarde… si « ça va mieux » en France, ça ne se sent pas vraiment !



La mise en garde de Lagarde… si « ça va mieux » en France, ça ne se sent pas vraiment !

Le Fonds monétaire international dirigée par Christine Lagarde, a rendu ce mardi sa copie concernant le France. Si l’institution remonte, certes, ses prévisions de croissance passant de 1,1% à près de 1,5% pour le Pays, elle n’est pas  - loin s’en faut - très optimiste concernant l’emploi. 

"Il faut faire plus pour une réduction durable du chômage et de la dette", estime le FMI. Les récentes réformes "doivent être complétées par des mesures qui lèvent les barrières à la création d'emplois" recommande-t-il.

Et d’ajouter dans sa note se référant à une demi-douzaine d'économistes internationaux, que sur les 10 % de chômeurs que compte l'Hexagone, 9 sur 10 n'ont aucune chance de retrouver un jour un emploi.
 
Expliquez François Hollande, à Christine Lagarde et à ces économistes, que « ça va mieux » que les facteurs qu’ils avancent pêle-mêle semblant avoir « rigidifié » le marché du travail français face à une mondialisation de l'économie (conventions collectives centralisées pour plus de 700 branches d'activité; procédures judiciaires longues et incertaines en matière de licenciement; accès relativement facile aux allocations-chômage et à la protection sociale; salaire minimum relativement élevé ; la part des charges du salaire brut au salaire net, etc…) ne sont que polémique !

Dites-lui aussi François Hollande, qu’elle et son FMI se trompent à souligner l'importance de "réduire encore plus le déficit budgétaire afin de garantir que la dette, toujours en hausse, se retrouve sur une ferme trajectoire à la baisse" !

Quand vont-ils comprendre ces gens que « ça va mieux »…comment et en quelle langue faut-il leur dire ?

mercredi 25 mai 2016

Vous avez dit « social » à France Télé…c’est une plaisanterie !



Vous avez dit « social » à France Télé…c’est une plaisanterie !

Fichage des salariés à France Télévisions: Suite…ou comment broyer les salariés dans un système de harcèlement au travail.
L’ex Orange doit avoir la mémoire courte. Le 14 décembre 2015 - du jamais vu – la dépêche AFP tombait : "Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon a reconnu lundi que France Télévisions avait commis une faute inexcusable auprès d'un ex-rédacteur en chef adjoint de France 3, qui avait déjà fait condamner la chaîne pour harcèlement moral.
Il y a faute inexcusable de l'employeur lorsque ce dernier "avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel il exposait le salarié, et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver", rappelle le tribunal, dans sa décision que l'AFP a pu consulter. France Télévisions, qui n'ignorait pas le danger auquel M. Kiefer a été  exposé puisqu'elle a été avertie par les délégués du personnel de la dégradation de l'état de santé du salarié en lien avec ses conditions de travail, n'a pris aucune mesure pour l'en préserver".
France Télévisions condamnée pour ce motif mais surtout condamnée quatre fois dans une même affaire de harcèlement moral au travail, n’en aura visiblement tiré  aucun enseignement !

Le blog CGC Média a chois de vous faire part aujourd’hui de la situation de ce salarié qui a « osé » saisir le Conseil des Prud'hommes de Clermont-Ferrand – comme c’est son droit, faut-il le rappeler – concernant le fichage secret dont comme d’autres, il a été victime.

Actuellement en situation de profonde détresse et en arrêt de travail,  il n'a pas trouvé la force morale de se rendre au lundi devant la juridiction.

Voici son histoire dans cette pitoyable affaire -  la « non affaire » comme l’avocat de France Télé a le cynisme de la qualifier  - que beaucoup en Auvergne ont rebaptisé «  l'affaire des sauvages ».

C'est donc l'histoire de ce salarié qui venait d'arriver de l’établissement France Ô Guyane. Il découvre avec effarement les annotations le concernant et décide alors de saisir les Prud'hommes pour la fiche humiliante dont il a fait l'objet. Il est, entre autres, décrit comme isolé, pas impliqué…. 

Reste la façon dont il a semble-t-il été accueilli en Auvergne (à son premier jour !) après permutation avec un autre  collègue début 2014: "On n'est pas chez les sauvages ici" s'est-il entendu dire par un responsable local (devant témoin).

Le cadre, responsable de cet « accueil », n’en était malheureusement pas à son unique cas. Il a par la suite violemment agressé verbalement un autre salarié entraînant un arrêt maladie que la sécurité social a reconnu comme accident du travail.

Eh oui ! Pourquoi s'arrêter au cas de ce collègue venu de Guyane traité de sauvage?

Bilan de l’opération. Rien (comme d'habitude). Aucune sanction !  Comme l'a dit le directeur des ressources humaines du pôle Sud-est (soutenu par son directeur de pôle), "la vie continue". Ainsi s'exprimait-il aussi après la découverte du fichage secret.

L'affaire a même été évoquée en CE (pôle sud-est) puis étouffée par la direction, à l'époque, faute  – dit-on    de témoignages ! Seulement voilà,  les choses ont évolué ; le témoin a produit une attestation. Les prud'hommes sont saisis. Le fiché est aussi victime de harcèlement discriminatoire. 

En attendant, il est en arrêt maladie en situation de souffrance au travail. Démoli psychologiquement – chacun pourra le comprendre – par sa hiérarchie…En plus d'avoir été traité de sauvage !

"Plus belle la vie" sur France 3....n'est-ce pas?!

mardi 24 mai 2016

Mathieu Gallet dénonce publiquement l’acharnement du précédent Gouvernement mais ménage Emmanuel Macron et Audrey Azoulay !



Mathieu Gallet dénonce publiquement l’acharnement du précédent Gouvernement mais ménage Emmanuel Macron et Audrey Azoulay !

Thomas Hugues n’en a pas cru lui ses oreilles. “Attendez, je veux bien entendre ce que vous nous dites. C’est une cabale de l’ancienne ministre ? “ lance-t-il à celui qui fait justement les titres de toutes la Presse avec  le rapport sans concession de la Cour des comptes qu’a révélé le premier Médiapart. 




Surréaliste lorsqu’au bout du compte, chacun comprend que le Gouvernement précédent sous son autorité c’était le Gouvernement Valls Premier Ministre, le même qu’aujourd’hui toujours Gouvernement Manuel Valls toujours Premier Ministre !!!! 

 Comment le Chef de l’État pourrait-il ne pas réagir ?

Aujourd’hui, lance Mathieu Gallet “On est dans un rapport beaucoup plus apaisé où l'État nous a apporté sa confiance de façon sonnante et trébuchante [les pépettes de Macron donc, ndlr]  et “ça  va bien mieux avec Audrey Azoulay [qui a remplacé Fleur Pellerin, ndlr]... Il y a vraiment eu une crise avec une grève. Il y avait des raisons parce qu’on faisait des économies importantes demandées par l'actionnaire. Il y a eu une campagne de presse pendant plusieurs semaines; il y avait effectivement un rapport qui n’était pas celui de la confiance entre ma ministre de Tutelle et le patron d'entreprise que que j'étais”



Mathieu Gallet de faire le point un an après probablement la plus longue grève à Radio France  et de charger l’ex ministre qui serait responsable de tous ses déboires! 

« L'État nous a donné sa confiance et les financements  qui vont bien. C’est vrai que cette grève, cette crise a été  difficile parce que clairement, il y avait un problème de confiance de l'actionnaire et ma ministre de Tutelle qui m’a valu quand même des enquêtes répétition de l'inspection des finances, de la Cour des Comptes, une enquête préliminaire devant le Parquet de Créteil, qui m’a valu d’être entendu en garde à vue sur ces questions là. Donc vraiment pas très agréable. » (sic)


Autrement dit Mathieu Gallet accuse publiquement l’ex Ministre de la Culture  du Gouvernement Valls, ni plus ni moins, interventionnisme sur la Justice comme sur les organes de contrôle du Pays: ma ministre de Tutelle qui m’a valu [à la 3ème personne du singulier, ndlr] quand même des enquêtes répétition de l'inspection des finances, de la Cour des Comptes, une enquête préliminaire devant le Parquet de Créteil, qui m’a valu d’être entendu en garde à vue sur ces questions là.



Dans une démocratie à anglo-saxonne de tels propos serait lourds de conséquences et immédiatement sanctionnés !

Ohé !...Et vous Président (de Gauche) allez vous encore laisser faire...vous qui avez fait de l'Indépendance et de la Transparence deux grands principes nationaux ?

Procédure d'alerte à Canal + que le tandem Meheut-Guieysse n'avait pourtant jamais eu à craindre !

Le 21 mai dernier, « Arrêt sur Images » publiait un article intitulé « Canal+ : les syndicats de la chaîne "haussent le ton"  »  
 
Le site web y relayait la décision du Comité d’Entreprise de Canal + d’engager une procédure prévue par le  Code du Travail, dite droit d’alerte.  
 
Le "droit d'alerte" est notamment utilisé "lorsque le comité d’entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise", et ce dans le but de "demander à l’employeur de fournir des explications".  
 
Il est à noter que sous le tandem Meheut-Guieysse (respectivement pédégé de Canal + et directrice des Ressources Humaines du groupe, cette dernière avait été remerciée en séance de CE) pourtant bien responsable de telles dégradations n’avait jamais essuyé une telle procédure….mais bon !  
 
Il semble du reste que la Sophie en question bien qu'ayant quitté l'entreprise mais toujours sans emploi, s'agite toujours en coulisses! 
 
« Arrêt sur images » reprend les infos diffusées sur un autre site internet « Les Jours » coprésidé et cofondé par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts (ex Libé)
 
Le blog CGC vous propose de découvrir le texte signé Maxime Jaglin :  
 
« Les élus du Comité d'entreprise (CE) de Canal+ ont engagé cette semaine une procédure d'alerte à destination de la direction de la chaîne. 
 
Pertes financières, détails sur les contrats d'Hanouna et Ardisson, activités africaines de Bolloré : les élus formulent une série de questions portant sur la gestion et la stratégie du groupe.
 
"Une grande inquiétude tant au niveau des élus que des salariés". C'est ce qu'expriment, dans une lettre envoyée lundi à la présidente du CE de Canal+ les syndicats de la chaîne qui entament une procédure de "droit d'alerte". Prévu par le code du travail, le "droit d'alerte" peut-être invoqué "lorsque le comité d’entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l’entreprise", et ce dans le but de "demander à l’employeur de fournir des explications". Selon une information du site Les Jours, les élus de la chaine ont donc communiqué à la direction une liste de neuf interrogations dans un document intitulé "Questions posées par le CE dans le cadre de la procédure de droit d'alerte".
 
"Des chiffres inquiétants"
 
"Des explications et précisions sur les chiffres inquiétants rendus publics". La première demande formulée par les élus du Comité d'entreprise fait référence aux pertes financières du groupe Canal+, qui s'élèveraient à 400 millions d'euros selon les chiffres communiqués par Bolloré. Les syndicats exigent également des informations sur les recettes publicitaires liées à la diffusion en clair, la communication du nombre exact d'abonnements en cours (dont Les Jours annonçaient une baisse importante) et des enquêtes de satisfaction réalisées récemment auprès des abonnés de la chaîne. Le but étant bien sûr d'analyser la variation de ces données depuis la reprise en main de la chaîne par Bolloré.
 
Au delà des résultats économiques du groupe, et spécifiquement de la chaîne Canal+, le CE exige une clarification de la politique de ressources humaines menée chez Canal. Il demande particulièrement "des détails sur les contrats signés par Vincent Bolloré avec plusieurs animateurs producteurs, dont Cyril Hanouna et Thierry Ardisson".
 
Les syndicats aimeraient donc pouvoir établir un premier bilan objectif de l'action de Vincent Bolloré, mais ils interrogent également avec insistance sa stratégie future pour le groupe. Ce dernier serait donc appelé à jouer franc jeu sur son "plan B" en cas de refus par l'Autorité de la concurrence de l'accord prévu avec la chaîne BeIn Sports d'une part, et sur la destinée de la chaîne d'info en continu I-Télé d'autre part. "Quel est le projet de développement et le plan d’actions ?", insistent les élus dans leur courrier. 
 
Les liens avec les activités africaines de Bolloré en question
 
Enfin, dernier motif d'interrogation pour les élus du CE, les "royalties versés à Canal+ dans le nouveau sigle CanalOlympia", du nom du réseau de salles de concerts qu'est en train de construire Bolloré sur le continent africain. Les répercussions sur le groupe Canal+ des activités africaines de Bolloré semblent préoccuper les syndicats. Ces derniers lui demandent par exemple de s'expliquer sur le financement d'un concert (diffusé sur D17, propriété du groupe Canal) à Conakry en septembre dernier - soit juste avant la victoire d'Alpha Condé, un proche partenaire économique de Bolloré, à la présidentielle dans ce pays.
 
"Commencer à hausser le ton", c'est donc la ligne de conduite derrière laquelle se sont rangés tous les syndicats de la chaine qui défendent ce droit d'alerte, rapportent Les Jours. "Tous", c'est à dire la CGT Canal+, minoritaire, +Libres, syndicat autonome majoritaire, ainsi que la CGC qui s'est associée à la démarche et dénonce par ailleurs la situation actuelle de la chaîne dans un tract intitulé "#stopcanalbashing". Selon la procédure du droit d'alerte, la direction du groupe doit désormais organiser un Conseil d'entreprise extraordinaire pour apporter des réponses précises à ces questions. Faute de quoi les syndicats pourront saisir les conseils de surveillance et d'administration de Canal+. »


Fichez moi l'camp...Y a rien à voir (ou le mépris d'une direction face à ses salariés)

C'est en substance ce qu'ont compris celles et ceux qui s'étaient déplacés, hier lundi 23 mai, aux Prud'hommes de  Clermont-Ferrand s'agissant de l'audience de conciliation liée à la saisine de l'instance par cinq journalistes demandant que soit constatée l'illégalité de ces fiches "secrètes" comme la déjà consacré le Conseil des Prud'hommes de Paris.  

Circulez, il n'y a rien à voir...."les fiches  ont été détruites" à en croire l'avocat de France Télé et ce malgré l'injonction faite en l'occurrence par la Justice à France Télé de ne pas procéder à leur destruction. 

Invraisemblable.

Le pompon, ce sont les hallucinantes clarations faites à Cécile Bergougnoux pour "La Montagne" par Me Richard Sebban l'avocat de France Télé qui lui a indiqué, hier, à l’issue de l’audience, ces fiches « sont des revues de personnel. Elles n’ont rien d’illicites et étaient destinées à établir un plan d’action, notamment pour la formation. La Commission nationale de l’informatique et des libertés a contrôlé France TV et a indiqué qu’il ne s’agissait pas de fichage. Elles ont été détruites devant le tollé provoqué par cette affaire, qui est, je le répète, une non-affaire »

Le blog CGC Média vous propose sur le sujet de découvrir la dépêche AFP suivi des quelques lignes publiées sur le blog de Jean-Marc Morandini.

AFP:
POLICE JUSTICE : "Fichage" à France Télévisions: cinq journalistes à nouveau devant les prud'hommes
procès-médias-télévision-social-syndicats

Cinq journalistes de France 3 Auvergne ont contesté lundi devant les prud'hommes de Clermont-Ferrand la légalité des "fiches" secrètes d'évaluation mises en place par l'ancienne direction de France Télévisions, réalisées à leur insu et truffées de commentaires parfois sévères.
"Ces fiches étaient parfaitement illicites car elles constituent un moyen de fichage de salariés à leur insu. Si ces fiches étaient destinées à faire une espèce de revue du personnel comme aime le dire la direction de France Télévisions, alors on ne les auraient pas faites en cachette, sans consulter les instances représentatives du personnel", a estimé l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, à l'issue de cette audience de conciliation.
Présents lors de l'audience, trois des cinq salariés concernés ont également dénoncé les appréciations "très humiliantes" tenues à leur égard dans ces documents, souvent en contradiction avec les annotations consignées officiellement lors de leurs entretiens annuels.
"Difficultés d'adaptation", "très isolé", "très irrégulier dans ses prestations", "manque de confiance en elle", peut-on lire notamment parmi les commentaires annotés à la main.
"Ces fiches ont été faites dans une logique d'élimination. Si un jour il y a un plan social à France Télévisions, nous serons en pôle position pour la charrette", a estimé le journaliste et délégué syndical central CFDT, Nordine Mohamedi, dénonçant par ailleurs les préjudices subis pour en termes de "poursuite de carrière" pour les journalistes concernés.
L'existence de ces documents avait été rendue publique en août dernier par FO, qui avait divulgué plusieurs copies de fiches concernant des journalistes travaillant à la locale de France 3 Auvergne.
"L'impact de ce fichage a été terrible: absentéisme, arrêts maladie à répétition... Certains salariés concernés arrivent le matin au travail la boule au ventre. C'est ça la réalité de l'après-fichage", a également ajouté le délégué syndical.
Le 12 mai dernier, le groupe audiovisuel public avait été condamné par le conseil des prud'hommes de Paris à restituer "sans délai" ces revues du personnel à 132 salariés. Plus de 200 salariés du groupe avaient saisi en janvier les prud'hommes pour avoir accès à ces fiches.
Saisi par trois syndicats, le tribunal de grande instance de Paris avait été également interdit à France Télévisions de les détruire.
Or selon des propos rapportés par la partie adverse, celles-ci "ont été détruites", a indiqué lundi matin l'avocat de France Télévisions, Me Richard Sebban, lors de l'audience de conciliation qui s'est tenue à huis clos.
Interrogés par l'AFP, la représentante de France Télévisions et l'avocat du groupe n'ont pas souhaité s'exprimer, indiquant seulement que "ces revues du personnel étaient parfaitement légales".
Prochaine étape: l'audience de jugement qui aura lieu le 15 mai 2017.
kal/grd/fm"
Blog de Jean-Marc Morandini:
Cinq journalistes de France 3 Auvergne ont contesté lundi devant les prud'hommes de Clermont-Ferrand la légalité des "fiches" secrètes d'évaluation mises en place par l'ancienne direction de France Télévisions, réalisées à leur insu et truffées de commentaires parfois sévères.

"Ces fiches étaient parfaitement illicites car elles constituent un moyen de fichage de salariés à leur insu. Si ces fiches étaient destinées à faire une espèce de revue du personnel comme aime le dire la direction de France Télévisions, alors on ne les auraient pas faites en cachette, sans consulter les instances représentatives du personnel", a estimé l'avocat des salariés, Me Jean-Louis Borie, à l'issue de cette audience de conciliation. Présents lors de l'audience, trois des cinq salariés concernés ont également dénoncé les appréciations "très humiliantes" tenues à leur égard dans ces documents, souvent en contradiction avec les annotations consignées officiellement lors de leurs entretiens annuels.

"Difficultés d'adaptation", "très isolé", "très irrégulier dans ses prestations", "manque de confiance en elle", peut-on lire notamment parmi les commentaires annotés à la main. "Ces fiches ont été faites dans une logique d'élimination. Si un jour il y a un plan social à France Télévisions, nous serons en pôle position pour la charrette", a estimé le journaliste et délégué syndical central CFDT, Nordine Mohamedi, dénonçant par ailleurs les préjudices subis pour en termes de "poursuite de carrière" pour les journalistes concernés.

L'existence de ces documents avait été rendue publique en août dernier par FO, qui avait divulgué plusieurs copies de fiches concernant des journalistes travaillant à la locale de France 3 Auvergne. "L'impact de ce fichage a été terrible: absentéisme, arrêts maladie à répétition... Certains salariés concernés arrivent le matin au travail la boule au ventre. C'est ça la réalité de l'après-fichage", a également ajouté le délégué syndical.

Le 12 mai dernier, le groupe audiovisuel public avait été condamné par le conseil des prud'hommes de Paris à restituer "sans délai" ces revues du personnel à 132 salariés. Plus de 200 salariés du groupe avaient saisi en janvier les prud'hommes pour avoir accès à ces fiches. Saisi par trois syndicats, le tribunal de grande instance de Paris avait été également interdit à France Télévisions de les détruire.
Or selon des propos rapportés par la partie adverse, celles-ci "ont été détruites", a indiqué lundi matin l'avocat de France Télévisions, Me Richard Sebban, lors de l'audience de conciliation qui s'est tenue à huis clos.

Interrogés, la représentante de France Télévisions et l'avocat du groupe n'ont pas souhaité s'exprimer, indiquant seulement que "ces revues du personnel étaient parfaitement légales". 

Prochaine étape: l'audience de jugement qui aura lieu le 15 mai 2017.