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mardi 15 novembre 2016

Bygmalion, le procès: La CFDT n'y va pas par quatre chemins...seule la vérité peut les sauver!



Le blog CGC Média ne résiste pas à l'envie qu'il a de faire découvrir à ses lecteurs la dernière publication du syndicat CFDT Média, également partie civile aux côtés du SNPCA-CGC et du SNJ dans le volet pénal de l'affaire Bygamlion.

Rien à ajouter....Pour plus d'explications, cliquez ici.

"Procès Bygmalion : Millot, Pascal, De Carolis, tentent de brouiller l'écoute

Ils auraient bien aimé passer inaperçus, mais une partie importante de la presse française guettait, caméras et appareils photos épaulés, pour immortaliser l'entrée dans la la salle de la 32ème chambre correctionnelle du palais de justice de Paris, de Patrick De Carolis, ex Président de France Télévisions, de Camille Pascal ex-Secrétaire Général de France Télévisions et de Bastien Millot ex-Directeur de la Communication, de l'Innovation et de la Stratégie de France Télévisions puis dirigeant de la célèbre société Bygmalion, en attendant la venue en citation directe de Rémy Pflimlin ex-Président de France Télévisions, de Martin Ajdari ex-Directeur Financier de France Télévisions. Que du beau linge dans de sales draps, une première dans l'audiovisuel français. 

Encore une fois on est loin de l'unité syndicale

Ce que la CGT, dénonçait comme "la plainte people" a visiblement été pris au sérieux par la justice, pour y consacrer 6 audiences. Depuis on a constaté à plusieurs reprises ce dégoût de la CGT (comme de FO) pour mettre les dirigeants de FTV face à leurs responsabilités. Dernier exemple en date le fichage des salariés où encore, ce sont les même CFDT, CGC, SNJ et SUD qui s'y collent...

Ce procès Bygmalion  n'aurait donc pas été possible si la CGC n'avait déposé une plainte initiale en 2011, suivi en partie civile par la CFDT et le SNJ. Nous voici donc représentés par nos conseils Me Roger Koskas et Me Pierre-Olivier Lambert. Même France Télévisions s'est constituée partie civile, mais on attendra un peu, pour vérifier la sincérité de cette démarche et la réelle motivation de la société à récupérer les 2 millions d'euros qui lui ont été soustraits par Bygmalion. L'avocat de FTV étant resté très en retrait lors de cette première audience.

Ça pique un peu dans la nuque...

Ils ne pensaient certainement jamais vivre ce moment, ces dirigeants qui nous prenaient souvent de haut. Ce moment où la juge vous appelle et vous demande de décliner votre identité et votre emploi, votre adresse et vos revenus. On apprendra ainsi, avec satisfaction pour lui, que Camille Pascal (ex plume de Nicolas Sarkozy à l'Elysée), désormais Conseiller d'Etat (à ce titre une condamnation ferait mauvais genre, voire rendrait la fonction incompatible avec un casier), gagne 9200 € net. La France est donc bien le pays des fromages. Que Patrick de Carolis survit avec 12000 € mensuels dont 8000€ "de retraite du métier de journaliste" et 4000€ en tant que conseiller du musée Marmottant. Il faut bien que les petits retraités s'en sortent car ce n’est pas avec la récente revalorisation des pensions ou les colis de Noël du CCAS qu'on peut envisager sereinement un avenir de sénior - notre cher ancien président passe sous silence ses participations dans sa boîte de prod. Enfin, nous avons retenu nos larmes quand Bastien Millot, avoue un peu gêné qu'il ne peut actuellement justifier que d’un revenu "de l'ordre de 2000€". Plus dure est la chute pour celui qui, il y a quelques mois encore, était un chroniqueur averti du PAF aux côtés du délicieux Jean-Marc Morandini sur Europe 1.
 
Arsenic et vieilles ficelles de prétoire

Bref tous ces poulets de l'année ont failli nous faire pitié, jusqu'à ce qu'ils nous montrent qu'ils ont des dents. A 13h15, juste avant le début de l'audience, l'avocate de Bastien Millot déposait sur le bureau de la juge une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité). L'objet: un arrêt de février 2016 de la cour de cassation qui, selon l'avocate, rendrait caduque toute la procédure. Selon son interprétation, cet arrêt prouverait que durant la période où les contrats Bygmalion ont été signés, les prévenus n'avaient pas connaissance que les appels d’offres entraient dans le cadre des règles des marchés publics, et que donc, il n'y aurait pas lieu de les poursuivre... 
La procédure sera débattue mercredi matin et a peu de chance de prospérer, comme on dit dans les palais. Mais l'essentiel n'est pas là. L'important de cette QPC pour MPC (Millot, Pascal, Carolis) c'est de faire diversion et d'empêcher le procès de commencer dès le premier jour, devant un dizaine de médias, friands des premières déclarations, pouvant ainsi donner de l'ampleur médiatique à l'événement. Mais les médias attirés par une première du genre et par un premier round Bygmalion VS Justice, reviendront. 
Ce genre de matériau procédural est délicat à manier car il se retourne souvent contre son auteur. La présidente, amusée, a bien fait remarquer que l'instruction avait été suffisamment longue pour que la défense évite de déposer une telle demande, un quart d’heure avant le début du procès. Le parquet, lui, a pointé "les conditions assez extravagantes dans lesquelles elle - la QPC - a été déposée".


Mal embarqués, seule la vérité peut les sauver

Notre Troïka "Bygmaliesque" s'est sans doute grillée un joker et de manière très classique va jouer l'air du "on savait pas, on a rien vu" ou "bien sûr que c'était indispensable, ces contrats pour le bon fonctionnement de France Télévisions". Des refrains souvent entendus dans ce genre de procès, mais rarement payants pour ceux qui les chantent. Tous les trois regagneraient en crédibilité et en honneur s'ils disaient réellement pourquoi ils ont accordé ces prébendes. A savoir, pour satisfaire et indirectement financer le pouvoir politique en place à l'époque. Et surtout, sur ordre de ce même pouvoir politique. Dans ce cas, les parties civiles que nous sommes pourrions sans doute envisager notre action sous un nouveau jour... Comme toujours en correctionnelle, le déroulement des audiences, qui s'annonce pénible pour les 3 prévenus, commencera au fil des jours à leur mettre à l'oreille la puce du doute. Celle qui procure une démangeaison lancinante, grandissante, et qui amène inconsciemment à se gratter le lobe quand on raconte un bobard, à la barre d'un tribunal. 
Un des signes extérieurs du mensonge...

Les débats reprennent mercredi matin..." 




 

iTélé: la grève la plus longue depuis mai 68 sur le point de trouver une issue!



iTélé: la grève la plus longue depuis mai 68 sur le point de trouver une issue!

La direction de Canal + propriétaire de la chaîne d’info en continu, annonce vouloirs soumettre un protocole d'accord aux salariés en grève depuis cinq semaines maintenant. 

« Il y a une volonté de la direction de sortir de ce conflit. Il faut maintenant qu’il y ait des actes », a indiqué la ministre du travail Myriam El Khomri à l’issue de la réunion avec la direction du groupe qui doit présenter une V8 du texte proposé aux représentants des salariés.

Dans les propositions pour enfin sortir de la grève et retrouver sa place de 2ème chaine d'info au sein des chaines de la TNT, la direction propose de nommer d’ici à la fin du mois de novembre, un directeur adjoint « issu prioritairement de la rédaction » pour seconder Serge Nedjar, qui cumule les fonctions de directeur général et de directeur de la rédaction.

«Nous avons réaffirmé très clairement qu’iTélé allait rester une chaîne d’information en continu de référence. Il n’y a pas du tout de projet de chaîne de divertissement », a tenu à préciser Stéphane Roussel, directeur général chargé des opérations de Vivendi (groupe propriétaire de Canal +).

C’est à se demander pourquoi des mesures si évidentes, ont tant tardé ?!

lundi 14 novembre 2016

France TV/Bygmalion: Le procureur souligne « les conditions extravagantes du dépôt d’une QPC » par Bastien Millot moins d’un quart d’heure avant l’ouverture du procès.




France TV/Bygmalion: Le procureur souligne « les conditions extravagantes du dépôt d’une QPC » par Bastien Millot moins d’un quart d’heure avant l’ouverture du procès. 

C’est à peine un quart d’heure avant que ne s’ouvre à 13h30 ce lundi 14 novembre 2016, le procès sur les contrats passés sans appels d’offres de 2009 à 2013 entre France Télévisions et Bygmalion, que maître Florence Rault l’avocate de Bastien Millot mais également avocate attitrée de la filière de production de France Télévisions (MFP) dont Millot a aussi été le pédégé  – c’est à n’y rien comprendre – a déposé quasiment à la barre une QPC Question Prioritaire de Constitutionnalité. 

La Présidente de la 32ème chambre correctionnelle a d’ailleurs jugé "assez désolant" de n'avoir pas été prévenue à l'avance dans une procédure qui, il est utile de le rappeler, a fait l’objet du dépôt d’une plainte par le SNPCA-CGC dès le 4 avril 2011. 

Après avoir demandé aux prévenus de préciser publiquement comme c’est la règle leurs revenus : 

- Camille Pascal, le premier à répondre, déclarant "9270€ nets mensuels comme membre conseil d'État" ;
- Bastien Millot indiquant, lui, sur le souffle un salaire "de l'ordre 2000€ net/mois" (comme avocat probablement) ;
- Enfin Patrick de Carolis, évoquant dans un premier temps – il fallait tendre l’oreille – sa retraite du métier de journaliste qu’il percevait avant d’arriver finalement  à un "salaire mensuel de l'ordre de 12.000€/mois" dont le salaire que lui verse  l'Académie des Beaux-Arts depuis janvier 2013 pour son poste de directeur du musée Marmottan Monet [la Culture ça n’a pas de prix]…tout cela sans parler de tous les émoluments qu’il perçoit encore via sa boîte de prod pour entre autres « Des racines et des ailes » ; 

la présidente a donc été contrainte de suspendre la séance et de l’ajourner jusqu’à mercredi prochain 9h00.

L’ensemble des prévenus, Patrick de Carolis l’ex pédégé et Camille Pascal l'ancien Secrétaire général du groupe poursuivis, eux, pour favoritisme et Bastien Millot, cofondateur et ancien dirigeant de Bygmalion donc aussi ex pédégé de la filière prod de France Télé ayant pour avocat maitre Rault qui comparaît, lui, pour "recel de favoritisme", a d’ailleurs souscrit à la demande faite par l’avocate de Bastien Millot et France Télévisions (MFP) cette dernière s'étant également constituée partie civile - combien de fois faudra-t-il le redire ! – face à la présidente qui redemandait qu’elle était finalement la question ! 

La question est toujours la mêmeelle a été soulevée X fois par Bastien Millot et donc soutenue par les autres prévenus) à chaque saisine de la chambre de l’instruction jusqu’à la Cour de Cassation qui a tranché pourtant tranché en rappelant justement les principes constitutionnels applicables en l’espèce.

Selon Millot qui ayant à peine quitté Jean-François Coppé au ministère du Budget  à Bercy pour devenir le numéro 3 conseiller de Carolis directement placé sous ses ordres comme directeur délégué à la stratégie, l'innovation, et la communication donc garant des valeurs de service public par lequel il était embauché et rémunéré (plus de 200.000€/an) "il ne pourrait y avoir de poursuites pour "favoritisme" puisque ce délit n'existerait que pour les marchés publics" 
sous entendu que France Télé, selon Millot et son avocate,  ne "dépendrait pas des marchés publics"...Ben voyons! 

Argument qui ne tient pas la route et n'a évidemment aucun fondement à la lecture de la lettre commune adressée à Carolis par les 2 ministres de Tutelles Thierry Breton aux finances  et  Renaud Donnedieu de Vabres à la Culture/Communication et celle du ministère des Finances (ci-dessous) dont Camille Pascal en tant que Secrétaire Général a parfaite connaissance lorsqu'il arrête l'ensemble des contrats avec Bygmalion par courrier en date du 30 septembre 2009 (*)





(*)