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mercredi 13 décembre 2017

Xavier Couture se paie les journalistes "défiants" sur RTL quand Alain Duhamel souligne l’incompétence de gouvernance à France Télés.



Xavier Couture se paie les journalistes "défiants" sur RTL quand Alain Duhamel souligne l’incompétence de gouvernance à France Télés.

Hier soir sur RTL, dans l’émission « On refait le monde » présentée Marc-Olivier Fogiel entouré sur le plateau de retrouve les polémistes de l'émission : la journaliste Christine Ockrent, Xavier Couture (le toujours Numérobis de France Télés méconnaissable - le barbu grisonnant sur la capture d'écran -  en train d'ailleurs de négocier sa sortie), l'éditorialiste du Figaro Yvan Rioufol et l'éditorialiste Alain Duhamel qui n’a pas fait dans la dentelle.

Juste après la motion de défiance votée contre Ernotte à 84% des votants – « une première en matière de télé publique » rappelle Marc-Olivier Fogiel – qu’a vainement tenté de torpiller Xavier Couture, en train de négocier sa sortie, affirmant à l’antenne que « La motion dit noir sur blanc, qu’elle ne remet pas en cause le mandat des uns et des autres » [où a-t-il lu cela ?],  Alain Duhamel a eu la bonne formule.  



« Les conditions de désignation de celui qui est président ou présidente de la télévision publique sont une absurdité. Cela revient en réalité à faire désigner quelqu'un qui n'est pas forcément compétent par des gens qui ne sont sûrement pas » assène alors Alain Duhamel (à environ 4'50") 


« Vous parlez du CSA et de Delphine Ernotte…elle n’est pas compétente? » lance MOF à l’éditorialiste qui répond du tac au tac « Je n’avais pas remarqué qu’elle connaissait la télévision avant d’y mettre les pieds ».

Le SNPCA-CGC mandate ses avocats pour saisir le Parquet National Financier.



Comme le communiqué du SNPCA-CGC (*ci-après) qui poursuivait Delphine Ernotte pour favoritisme et recel de prise illégale d'intérêts en lien avec la Fondation des Femmes, ainsi que Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de cabinet de la présidente de France Télévisions et le producteur Maxime Ruszniewski, administrateur de la Fondation des Femmes, où le syndicat aurait été « débouté » par la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, ne suffisait visiblement pas à certains pour comprendre la volonté du syndicat, n'était visiblement pas assez clair, quelques précisions sont semble-t-il nécessaires.

Le SNPCA-CFE-CGC après que le Tribunal ait décidé de prononcer la nullité de la saisine pour des questions de forme et non le débouté de notre action sur le fond, le SNPCA-CFE-CGC a expressément mandaté ses avocats « au regard des nouveaux éléments qui ont été découverts depuis la délivrance de sa citation en justice » pour qu’ils saisissent le Parquet National Financier qui n’était au moment du précédent dépôt pas encore totalement constitué.

La plainte devrait être déposée avant la fin de l’année.

(*) « Le SNPCA-CFE-CGC a pu prendre connaissance de la décision qui a été rendue dans l’affaire concernant le financement de l’association de préfiguration de la Fondation des femmes par France télévisions.

Au regard des déclarations intempestives faites par l’un des prévenus sur Twitter et dans la presse, il nous paraît utile de préciser que le Tribunal Correctionnel de Paris s’est seulement prononcé sur les questions de procédure qui se posaient.

Le bien-fondé de notre action n’est pas jugé, à ce stade.

Loin d’être terminée, cette affaire est donc destinée à prospérer dans les semaines qui viennent, d’autant plus au regard des nouveaux éléments qui ont été découverts depuis la délivrance de notre citation en justice. »

Après une motion de défiance contre elle, Ernotte adresse un mail à tous les salariés pour tchater ! Surréaliste.

Après une motion de défiance contre elle votée à 84%, Ernotte adresse un mail à tous les salariés pour tchater (questions filtrées, réponses aléatoires, etc...Tout le toutim, quoi!) 

Surréaliste...


Comment galvauder à ce point l'image de l’État et surtout mépriser autant les salariés?

Déclaration liminaire post défiance des élus SNPCA-CGC au CCE de France Télés.

Le SNPCA-CGC de France Télés vient de mettre en ligne "La déclaration liminaire" que ses élus SNPCA-CGC ont lu à la séance du CCE  de ce 13 décembre  2017.

La voici:

"Déclaration liminaire que ses élus SNPCA-CGC au CCE de France Télévisions des 13 et 14 décembre 2017" 

Le résultat est tombé hier soir: quasiment 84 % des journalistes des rédactions nationales de France Télévisions ( France 2, France 3, France Info, FranceInfo.fr, Thalassa/Faut Pas rêver, Les Sports) ont exprimé leur défiance à l'égard de Delphine Ernotte.

Avant même ce résultat, dès lundi soir 19h, vous avez adressé un message à l’ensemble des salariés indiquant poursuivre coûte que coûte votre vision des choses sans prendre en compte l’expression de ceux qui sont au cœur des missions historiques de la télévision publique.

En d’autres termes : « J’ai un cap et je n’en dévierai pas. Je détiens la vérité…c’est comme ça et pas autrement »

Qu’entendons-nous dans ce message au personnel ? Hors numérique point de salut ! Hors « Franceinfo: » point de salut non plus !

Surtout pas un mot des 1eres, les régions de France 3, de France 5 et encore moins de France Ô et France 4 qui font l’objet depuis des semaines des spéculations les plus folles. 

Quel soutien de votre part pour tous ceux qui œuvrent pour toutes ces identités dans lesquelles se reconnaissent les téléspectateurs-citoyens de la télévision publique ?

Le numérique et la modernité sociétale ont bon dos pour réduire le périmètre de l’audiovisuel publique ! Pourtant votre directeur financier déclarait au dernier CE du Siège devant les élus « Le numérique ça fait moderne mais ce ne peut pas être le relai de ce que nous faisons…cela rapporte des clopinettes et il faut au bas mot attendre 10 ou 15 ans avant qu’il soit rentable !» 

Le plan d’économie que vous assénez sans concertation aucune, frappe durement l’ensemble du groupe France Télévisions.

Concrètement, il est maintenant question de 
-      supprimer 180 postes dont 30 à l’info, 
-      se séparer d’une partie importante du catalogue de droits accumulés toutes ces années  par la Direction des sports – dont on nous a dit également en CE-Siège qu’elle n’était plus une priorité pour France Télévisions. 
-      L’avenir de France Ô chaque jour un peu plus flou. 
-    La suppression des locales de France 3 en région,
-  La poursuite de la suppression d’émissions emblématiques comme le 13h15, 19h le dimanche, le Soir 3 (d’abord le week-end) en attendant celui de la semaine, 
-      la vente les droits des coupes de France de la ligue, 
-      le possible abandon des JO voire d’autres évènements sportifs emblématiques.

Bref un plan d’ampleur qui n’aurait soi-disant qu’une seule et unique origine : les fameux 50 millions d’euros d’économies imposés par le gouvernement que vous n’avez cessé de contester. Un argument de communication de la présidence qui imaginait embarquer avec elle tout France Télés. Bien, Tel n’est pas le cas.

Ainsi, moins de 2% d’économies sur l’ensemble du budget de France Télévisions nécessiteraient de se séparer d’une partie des bijoux de familles, de réduire le nombre de sujets du 20h et bien sûr de toujours plus externaliser la production des magazines d’info et d’investigation, de préparer le démantèlement de la Direction des sports, d’amener France Ô sur la voie de décélération, entre autres…

Le problème comme nous l’avons dit par ailleurs, c’est que cette présentation de la situation économique est biaisée.

La question reste posée : comment peut-on annoncer le rétablissement de la situation financière de l’entreprise en 2017 à raison d’environ 100 millions d’euros d’économies par an  et plastronner encore que l’entreprise est revenue à l’équilibre pour se dire  par ailleurs, fragilisé par 50 millions d’euros d’économies au point de devoir tailler dans ses missions premières, son cœur de métier, la culture de son savoir-faire, son patrimoine historique ?

Que dire également de cette politique outrancière qui ne vise à s’adresser qu’aux jeunes et à abandonner les plus de 50 ans, tant chez les téléspectateurs que dans l’entreprise elle-même ?!?... 

Personne ne peut déclarer qu’il faille « gagner en cohésion et en solidarité » et faire exactement le contraire ! Diviser pour mieux régner et asphyxier nos moyens de production ! 

Si certains médias reprennent ce discours en cœur, soyez certains que l’immense majorité des salariés de France Télévisions n’en sont pas dupes car ils savent ce qu’ils valent, ils connaissent leur carrière professionnelle. 

Votre jusqu’auboutisme, ignorant de ce qu’est l’audiovisuel public avec toute son histoire par rapport aux citoyens français, les salariés de toute l’entreprise l’ont maintenant bien identifié. Ils savent que cette direction ne leur apportera plus de réponse car ils ont vécu l’expérience de la réponse du matin qui n’est plus celle de la veille. Ils savent que ces économies coûtent de l’argent public mais aussi des carrières professionnelles et des vies privées. Ils savent maintenant qu’elles frappent d’abord et toujours ceux qui fabriquent la télévision publique.

Comme souvent dans les temps de grande confusion, le politique est tenté de reprendre la barre et le Président de la République s’est exprimé dans des termes extrêmement sévères concernant France Télévisions et sa gestion catastrophique  mais pas contre celles et ceux  qui travaillent souvent dans des conditions de plus en plus dégradées (Et pas pour des salaires 120 000€/an et plus, eux). Quand il évoque les problèmes de gouvernance et de gaspillage, il faut reconnaitre que nous ne vivons pas autre chose au quotidien. 

Quant aux choix stratégiques pour l’audiovisuel public, si les salariés ne sont pas dupes du jeu d’échec qui se joue entre ses dirigeants et le gouvernement, ils n’en ont pas moins ras-le-bol de toutes ces déclarations intempestives qui tombent à l’eau et ne reflètent en rien ce que doit être la télé publique !

Une conclusion s’impose. L’Histoire nous appris qu’aucun chef ne peut mener et encore moins gagner une bataille sans la confiance de ses troupes et encore moins avec des soldats qui se considèrent trahis.

Dans un tel contexte et après un tel désaveu, à chacun d’en tirer les conséquences et de prendre ses responsabilités. Nous avons pris les nôtres et nous continuerons à les prendre.







Paris, le 13 décembre 2017

Ernotte totalement désavouée et copieusement défiée n’a plus aucune légitimité à mener quoi que ce soit.


Ernotte totalement désavouée et copieusement défiée n’a plus aucune légitimité à mener quoi que ce soit.

Elle pense encore l’ex Orange, ces 13 et 14 décembre 2017, tenir le Comité Central d’Entreprise comme si rien ne s’était passé hier, comme si le vote de défiance à son encontre à hauteur de 84 % - mieux que Field qui lui avait obtenu 65% -  n’existait pas !

Elle imagine après sa missive de lundi soir où elle prétendait se réfugier derrière les salariés – elle découvrait probablement qu’il en eût tant les nominations de directeurs et  autres gros salaires se sont multipliés depuis son parachutage à l’été 2015 – que ces derniers allaient là sauver…eh ! bien c’est raté.

Les incantations habituelles du style "Ne pas attendre que la loi soit écrite [tapant une fois encore sur la Représentation nationale et le Chef de l’État- actionnaire, ndlr] pour avancer dans un univers qui change face à l'évolution des usages" avec du "moi je " un peu partout mais aussi du "Cette tâche que je suis engagée et c'est tous ensemble que nous allons la réussir", les personnels n’en veulent plus tout simplement parce qu’ils ont vu le mal qu’elle a fait à la télé publique depuis un peu plus de deux ans.

Entre 

- les nouveaux logos (* fin de post) - sans aucune nécessité - et les millions d’euros dépensés pour leur conception mais aussi et surtout pour leur déclinaison tous supports, 

- la série arlésienne qui se passe pourtant à Montpellier pour laquelle de nombreux collaborateurs sont déjà payés depuis un moment pour une soi-disant  diffusion sans cesse repoussée, 

- la SVOD que les administrateurs au CA avait pourtant limité à 500K€ - budget explosé par la récente nomination de quatre cadres de direction plus un directeur -  avec un budget numérique en hausse à environ 60 millions (+0,6 million par rapport au budget 2017 ou +4,2 millions par rapport à celui revu) qui comprend notamment certains le coût exorbitant ce cette plateforme obsessionnelle,
etc…

les salariés ont plus que leur claque.

Et c’est cela qu’Ernotte la défiée à 84% espère faire avaler aux uns et aux autres ?!

Aux élus du CCE à qui elle a communiqué  en toute illégalité (hors de délais légaux impératifs)  - la veille pour le lendemain - un projet de budget qui intègre ses lubies mais taille tous azimuts :

« Les investissements dans le flux (divertissements, jeux etc.) et les achats dans le cinéma et la fiction étrangère devraient diminuer ensemble d'environ 20 millions.
Plusieurs programmes devraient être renégociés voire carrément supprimés. 
Le sport devrait subir une coupe de 12 millions (moins 23 millions par rapport au budget revu), à environ 182 millions, via des cessions de droits - certains parlent notamment du football-, ou encore un partage possible de droits, par exemple des Jeux Olympiques d'hiver avec d'autres diffuseurs
L'information nationale qui apparaît en baisse de 6,8 millions par rapport au budget revu, compte tenu des élections cette année. » 

Et qui, elle l’espère sera contesté par ses fidèles alliés cgt/fo qui lui ont déroulé le tapis rouge son transfert réalisé depuis la Téléphonie et qui pourraient encore faire mine de le dénoncer et de le retoquer en séance afin que le point paraisse pour le CA du 21 décembre prochain avoir été traité donc susceptible d’être soumis aux administrateurs !

Cela n’est légalement pas possible car les délais de communications sont de fiait hors la loi… ce point devra être repoussé sauf à violer la loi et entraver l’instance.


Aux administrateurs,  personne ne fera donc gober que l’info aux élus du CCE est réputée avoir eu lieu et que donc ils pourraient embrayer !

Quant aux « propositions communes » que les responsables de l’audiovisuel public devraient présenter à la ministre de la Culture Françoise Nyssen, ce même jour (le 21 décembre), Ernotte n’est plus légitime à porter quoi que ce soit !

(*)


Défiance sans appel prononcée contre Ernotte: 84 % des votants ne lui font pas confiance.

Défiance sans appel prononcée contre Ernotte: 84 % des votants ne lui font pas confiance. 

Les rédactions nationales de France Télévisions ont voté ( France 2, France 3, France Info, FranceInfo.fr, Thalassa/Faut Pas rêver, Les Sports).

A la question : « Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l’information de France Télévisions ? »

83.77% ont répondu NON
8.95% OUI
et 7.28% ne se sont pas prononcés.

(Taux de participation au scrutin : 69.06%)

C’est un énorme camouflet – une première dans l’audiovisuel public, peut-on dire contre celle qui s’est retrouvée parachutée à l’été 2015 sans aucune connaissance du secteur et qu’une immense majorité des collaborateurs de l’entreprise n’aspire à présent qu’à voir partir.