Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mardi 16 janvier 2018

Mathieu Gallet n’a pas d’autre choix que de démissionner après sa condamnation à un an de prison avec sursis !



Mathieu Gallet n’a pas d’autre choix que de démissionner après sa condamnation à un an de prison avec sursis ! 

Mais qu’est-ce que c’est que cette ministre qui s’immisce dans les affaires de Mathieu Gallet et qui lui demande aujourd’hui de "tirer les conséquences" de sa condamnation ?             
De quoi se mêle-t-elle franchement ? Son intervention Mathieu Gallet «incompréhensible» et son de ton  « choquant » [par rapport à la veille]…C’est ce qu'a d’ailleurs fait savoir aux « Echos » son avocat Christophe Ingrain au nom de son client qui estime « le changement de ton de la ministre de la Culture Françoise Nyssen entre lundi soir et ce mardi matin: « choquant » et  « incompréhensible » (* dépêche AFP ci-après) 

Incroyable tout de même…Voilà que l’actionnaire (l’État donc les contribuables) juge la position de Mathieu Gallet intenable. Mais où va-t-on ?! 

Comme le blog CGC Média l’écrivait hier, lundi 15 janvier « Allons donc….Dans quelle Société sommes-nous donc tombés ? A croire que le Président de la République pourrait demander la démission de ministres et autres membres de cabinets ministériels juste mis en examen ou sur le point de l’être et ne pourrait en aucun cas exiger celle des responsables de la radio-télé publique a fortiori condamnés ! »  

Comment la ministre de la Culture peut-elle demander au patron de Radio France de « tirer les conséquences » de sa condamnation à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, ce lundi 15 janvier pour « favoritisme » ?

Comment ose-t-elle au nom de l’État déclarer « Les dirigeants d'entreprises publiques ont un devoir d'exemplarité. Un dirigeant d'entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n'est pas une situation acceptable » et enchérir en disant qu’« Il appartient à l'intéressé d'en tirer les conséquences, ainsi qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), légalement compétent » ?

Il y a une solution bien simple au cas où la « choquante » et  « incompréhensible »  ministre ne serait pas entendue…le Conseil d’Administration où l’État est majoritaire pourrait décider de mettre Mathieu Gallet en minorité et de ce fait, le contraindre à démissionner (chacun se souvient de la démission anticipée de Jean-Pierre Elkabbach au moment de l’affaire dite des animateurs-producteurs, apprenant juste avant la séance de l’instance qu’il serait mis en minorité et désavoué n’ayant alors d’autre choix que de quitter l’entreprise !)

Que Mathieu Gallet claironne sur tous les toits, encore aujourd’hui,  que malgré sa condamnation « il exclut de démissionner » est une chose…certains disent une posture ! 

Il y a fort à penser que  demain avant qu’il ne soit poussé vers la sortie, il indiquera qu’il quitte l’entreprise pour mieux préparer sa défense en appel.

Chacun se souvient en juin 2014 du communiqué de Carolis lui aussi condamné pour « favoritisme » à de la prison avec sursis, une amende et des dommages intérêts aux parties civiles,  ce dernier mettait en avant la présomption d’innocence et sa décision de ne pas continuer avec France Télévisions pour mieux défendre son honneur!

Rappel du texte “Mis en cause de façon totalement injustifiée à l’occasion des prestations réalisées par la Société Bygmalion au profit de France Télévisions et dans l’attente de ma mise hors de cause définitive, j’ai décidé de suspendre mon activé à l’antenne de France 3 le temps de défendre mon honneur", explique le journaliste.

Et d'ajouter : "Je ne renouvelerai donc pas mon contrat de présentateur des Racines et des Ailes, émission que j’ai créée en 1997 et interromprai la production et la présentation du magazine le Grand Tour à la fin de l’année. Ce choix est motivé par le profond respect que je porte aux téléspectateurs et au service public".

"C’est d’ailleurs en accord avec France Télévisions que je prends cette décision et j’adresse aux téléspectateurs de ces deux magazines mes plus fidèles pensées"

(*) Paris, 16 jan 2018 (AFP) -

"La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a appelé mardi Mathieu Gallet, président de Radio France, à "tirer les conséquences" de sa condamnation pour favoritisme, dans une déclaration au journal Le Monde.

"Il appartient à l'intéressé d'en tirer les conséquences, ainsi qu'au Conseil supérieur de l'audiovisuel, légalement compétent", a déclaré au quotidien la ministre à propos de M. Gallet, condamné la veille à un an de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende pour "favoritisme" lorsqu'il dirigeait l'Institut national de l'audiovisuel (INA).

"Un dirigeant d'entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n'est pas une situation acceptable", a-t-elle poursuivi.

Cette déclaration marque un durcissement de ton par rapport à la veille où elle avait simplement rappelé dans un communiqué "son attachement (...) à l'exemplarité des dirigeants des établissements et des entreprises publiques" et renvoyé la responsabilité vers le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Elle avait rappelé que "la loi en vigueur donne aujourd'hui au seul Conseil supérieur de l'audiovisuel le pouvoir de nommer et de défaire les mandats des dirigeants des sociétés de l'audiovisuel public".

Mathieu Gallet, qui a fait appel de sa condamnation, a indiqué la veille qu'il ne démissionnerait pas et réaffirmé son innocence par la voix de ses avocats.

Le CSA, qui l'a nommé en 2014, avait indiqué qu'il aborderait le sujet mercredi lors de son assemblée plénière hebdomadaire, sans nécessairement prendre de décision car ils n'ont jamais été confrontés à un tel précédent, avait rappelé fin novembre le président du CSA, Olivier Schrameck."

lundi 15 janvier 2018

Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis fait appel…vive l’audiovisuel public !



Mathieu Gallet condamné à un an de prison avec sursis fait appel…vive l’audiovisuel public ! 

"Mon mandat (à la tête de Radio France) court jusqu'en mai 2019 et je resterai pleinement investi jusque-là", avait récemment affirmé à la presse, Mathieu Gallet. Jugé en tant qu’ancien président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), l’actuel président de Radio France vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, ce lundi 15 janvier.
 
Mathieu Gallet a immédiatement  annoncé sa volonté de contester ce jugement et faire « immédiatement appel pour que la Cour examine ce dossier avec sérénité et dans le respect des droits de la défense » (sic)...laissant ainsi entendre que le Tribunal n’aurait pas respecté les droits de la défense et agi sans la sérénité nécessaire à l’étude de son cas ! 

Il convient de rappeler que dans leur plaidoirie, les avocats de Mathieu Gallet avaient argué que la procureure de la République de Créteil, se serait montrée « partiale » et aurait commis des erreurs pour tenter d’obtenir – en vain par conséquent – la nullité de la procédure ! 

Bel exemple pour un condamné qui plus est, représentant de l’État dans l’audiovisuel public pour celui que Denis Pingaud (mis en cause dans la procédure sans être pour autant renvoyé en Correctionnelle) a porté avec Ernotte au sein des deux entreprises de radio-télé publiques Radio France et France Télé.

Jusqu’au ministère de la Culture qui botte en touche et rappelle que « Le mandat des présidents […] peut leur être retiré par décision motivée », prise par le CSA « à la majorité des membres qui le composent » (cf. la loi de novembre 2013 sur l’indépendance de l’audiovisuel public).et de laisser Mathieu Gallet  "face à sa conscience" : « C’est d’abord à Mathieu Gallet qu’il revient d’apprécier les éventuelles conséquences de la décision. La loi donne actuellement au seul CSA le pouvoir de nommer et de révoquer les mandats. Dans ce cadre, toute intervention de l’exécutif serait critiquable. L’audiovisuel public est dans une situation spécifique : ses dirigeants doivent bénéficier de garanties d’indépendance par rapport à l’exécutif. » 

Vive la République et vive la France, où sous prétexte de l’indépendanceon vient d'en voir un exemple édifiant avec ce qui vient de sa passer à France 3 en région (Clermont-Ferrand, Lyon et Grenoble) avec la suspension (*) mercredi après la diffusion la veille du 2ème volet d’une cette série de 5 reportages sur Laurent Wauquiez pourtant prévue pour toute la semaine dans les journaux des trois antennes locales et le vote de défiance qui s’en est suivi !  

A croire que le Président de la République pourrait demander la démission de ministres et autres membres de cabinets ministériels juste mis en examen ou sur le point de l’être et ne pourrait en aucun cas exiger celle des responsables de la radio-télé publique a fortiori condamnés ! 
Allons donc….Dans quelle Société sommes-nous donc tombés ?

« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient le directeur financier de France Télés.



« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient le directeur financier de France Télés.

France Télés le 6 décembre dernier était sans doute passée inaperçue mais elle a bien été prononcée par l’actuel directeur délégué aux finances de l’entreprise.

« Le numérique c’est moderne mais ce n’est pas le modèle éco qui fonctionne » prévient ce dernier face aux élus de l’instance. L’intéressé d’ajouter « Par rapport à ce que nous investissons au plan national, nos productions par exemple nous rapportent des clopinettes » avant d’enfoncer le clou, de toute façon «Le problème des fictions françaises, c’est qu’elles ne génèrent pas beaucoup de diffusions à l’étranger…donc pas beaucoup de de recettes »

« Si on veut être compétitifs, il nous faut diffuser des fictions originales, sinon on perd audience. Pour autant, il nous faut limiter les dépenses externes s’agissant de l’offre de création…c’est pour ça qu’on développe MFP (la filiale prod de FTV, où aucun des salariés des intermittents en majorité de l'effectif – n’est couvert par l’accord FTV)…»

Et Ernotte qui chantait un peu partout que la SVOD c’était le moyen de récupérer plus de droits recettes pour les années suivantes ! Tu parles Charles.

Imaginez donc après de tels propos pourquoi l’État a dit STOP à cet utopique chantier qui n’a qu’un but celui de faire parler et de gagner du temps pour celle qui le promeut mais qui ne peut que coûter des centaines de millions pour ne pas dire plusieurs milliards (sur un quinquennat) aux contribuables français.

dimanche 14 janvier 2018

Lettre ouverte aux téléspectateurs de salariés de France Télés qui disent leur ras-le-bol face aux pratiques d’une hiérarchie qui n’a plus leur confiance.



Lettre ouverte aux téléspectateurs de salariés de France Télés qui disent leur ras-le-bol face aux pratiques d’une hiérarchie qui n’a plus leur confiance. 

L’affaire « Wauquiez-Faucon » n’en finit pas de provoquer des remous au sein de France Télés mais plus largement dans toute la presse qui depuis mercredi dernier découvre, à l’instar des personnels de France Télévisions, comment depuis l’été 2015 la crédibilité de l’entreprise n’a cessé d’être mise à mal par des « dirigeants » qui n’y ont à l’évidence plus leur place. 

A la mi-décembre 2017, les rédactions nationales de France Télévisions (France 2, France 3, France Info, France Info.fr, Thalassa/Faut Pas rêver, Les Sports), à la question « Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l’information de France Télévisions ? » répondaient  NON à presque  84% des votants et un taux de participation au scrutin de près de 70%.

Vendredi 12 janvier, André Faucon essuyait un vote de défiance encore plus fort qu’Ernotte: 93,5% des votants contre lui pour 83,77%, il y a à peine un mois, contre l’ex Orange. 

A la question "Faites-vous encore confiance à André Faucon et Laurent Mazurier [respectivement directeur régional et rédacteur en chef] pour défendre l'indépendance et la qualité de l'information à France 3 Rhône-Alpes ?" – quasiment la même que pour l’ex Orange donc     93,5% des votants ont répondu NON. 

C’est donc une nouvelle motion défiance après celle votée contre Michel Field et la suivante qui avait provoqué son départ de l’Info mais pas de l’entreprise où il reste payé à promouvoir la Culture, qui a été adoptée contre le lieutenant régional de la soudainement muette Ernotte, après qu’il ait décidé et assumé – dans un premier temps –  l'interruption d'une série de sujets (5 au total) devant être diffusés sur l'action de Laurent Wauqiez  à la tête de la région.

Voici cette lettre


« Chers téléspectateurs,

Face au soupçon de censure qui frappe aujourd’hui la chaîne dans laquelle nous travaillons, nous, journalistes, techniciens et personnels administratifs de France 3 Auvergne, ressentons le besoin de vous raconter ce qu’il se passe dans votre télévision de proximité.

Toute la semaine à compter du 8 janvier, nous devions vous proposer une série de reportages sur le bilan du président de région Laurent Wauquiez dans nos journaux télévisés. Cette enquête a été réalisée par deux journalistes de la rédaction de Lyon : Sylvie Cozzolino et Thierry Swiderski.

La série comptait 5 épisodes, programmés sur les trois antennes de Clermont, Grenoble et Lyon. A Clermont-Ferrand, nous avons diffusé le premier lundi dans le 19/20 et mardi dans le 12/13. Le second volet a été diffusé mardi soir et mercredi à midi. Mais mercredi, en début d’après-midi, la direction régionale de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes nous a ordonné de ne pas diffuser la suite.

Les reportages ont été retirés de nos sites internet et de nos pages sur les réseaux sociaux.

Les reportages sont validés par les rédacteurs en chefs avant de passer à l’antenne. Ceux-ci l’ont été puisque l’auteure de la série a reçu des félicitations pour son travail. Que s’est-il passé pour que notre hiérarchie change complètement d’avis après 2 jours et demi de diffusion ? Comment ces reportages ont-ils pu passer subitement d’une « très bonne enquête » à « non diffusables » dans la bouche des mêmes personnes en 48 heures ?

Nous avons protesté, en vain. Face aux questions, notre direction nous a indiqué que la diffusion était suspendue car ces reportages ne répondaient pas à l’impératif de « neutralité et de pluralisme. » Aucune explication n’a pourtant été donnée aux téléspectateurs à l’antenne.

Notre direction nous explique que ces reportages manquent de points de vue favorables à Laurent Wauquiez. Sur l’ensemble de la série, le président du Conseil Régional est pourtant interrogé à plusieurs reprises. De plus, Laurent Wauquiez a été invité dans l’émission « Dimanche en Politique » le dimanche de la même semaine, émission de 52 minutes dans laquelle il a pu s’exprimer sans aucun opposant politique pour lui apporter la contradiction en dehors de nos journalistes et de deux invités de la société civile.

De plus, après la diffusion du deuxième reportage, Laurent Wauquiez a demandé et obtenu de notre direction régionale une interview supplémentaire qui va lui être offerte sur toutes les antennes de la région, toujours sans contradicteur politique. 

Nous ne savons pas si le retrait des reportages a été le fruit d’une pression du président du Conseil Régional ou d'une autocensure préventive de notre direction régionale. 

Dans les deux cas, c’est inacceptable. Cette décision fait peser un soupçon de collusion entre notre chaîne et un responsable politique. Expurger nos éditions de certains reportages de cette façon, c’est remettre en cause notre indépendance et bafouer notre déontologie journalistique.  

Face au tollé suscité par cette décision, la direction régionale a fait machine arrière jeudi après-midi et décidé de diffuser les épisodes 4 et 5 vendredi et samedi mais le numéro 3 restera de façon incompréhensible invisible pour les téléspectateurs auvergnats.

A vous qui nous regardez, sachez que nous tâchons chaque jour de vous proposer un service public de qualité, un journalisme indépendant et honnête. 

Nous souhaitons pouvoir faire notre métier à l’abri des pressions extérieures. Mais pour cela, nous devons être soutenus par l'ensemble de notre hiérarchie. 

Aujourd’hui, ce n’est pas le cas »