Ernotte, grande ordonnatrice du « campisme » à France Télévisions !
Ernotte grande aboyeuse de l’« indépendance » et de la « diversité » (comprendre : diversité à sens unique), continue son œuvre de salubrité publique…Quasiment a chaque cycle électoral, elle laisse aller son « intuition » pour savoir d’où vient le vent et où il souffle. Elle fait jouer son « flair », repère le « bon » camp -celui qui monte- et hop, elle se lance !
Au moment où le projet de création d’une holding France Médias – souvent présenté comme le retour à une forme d’ORTF moderne – était sur le point d’être examiné à l’Assemblée nationale, Bertrand Delais, ex-plume occasionnelle d’Emmanuel Macron depuis 2017 et président de la chaîne parlementaire LCP-Assemblée nationale de 2018 à 2024, était recruté à la tête du pôle Documentaires de « France Tv Studio. »…chacun connaît la suite, rien de tout cela n’est advenu.
Ah! L’intuition féminine…
Aujourd’hui, en route pour 2027 ? Matthieu Pigasse. Le banquier d’affaires (ex-Lazard, Centerview), propriétaire de médias « cool » (Les Inrocks, Nova…), qui assume publiquement vouloir « être utile » à une gauche radicale unie. Celui qui qui, dans Quelle Époque !, face à Léa Salamé et Hugo Clément, a officialisé son positionnement pour la présidentielle. On imagine déjà la scène : si le « compagnon de la journaliste » (déjà en campagne lui aussi) prend trop d’ampleur, le banquier saura probablement se désister pour « la bonne cause » !
Que toutes les vilaines langues qui parlent de « copinage », se calment. C’est du « réseau ». Du « cercle ». De la convergence idéologique. La même convergence idéologique qui a conduit Ernotte à recruter Thomas Porcher (l’économiste « atterré », chroniqueur au Média et soutien affiché de la gauche radicale) comme chroniqueur/intervieweur pour L’Heure de vérité à la rentrée prochaine. Pigasse et Porcher se sont d’ailleurs retrouvés à la même table lors d’un dîner à l’Institut François-Mitterrand début mai 2026. Coïncidence, évidemment. Porcher apporte l’expertise anti-libérale, Pigasse les relais, l’argent et les médias. Parfait équilibre.
Ils évoluent dans les mêmes cercles : gauche mitterrandienne élargie, anti-extrême droite professionnelle, critique du « néolibéralisme » (sauf quand il s’agit de leurs propres affaires… par exemple, la régie publicitaire de Bolloré, qui s’occupe des recettes de Nova). Ils se croisent dans les dîners, les plateaux, les événements où l’on refait le monde en regrettant que Mitterrand ne soit plus là pour mater les rocardiens et les libéraux.
Et pendant ce temps, France Télévisions, service public financé par tous les Français (y compris ceux qui ne votent pas à gauche radicale), prépare tranquillement le terrain. Des relais internes, ça aide, n’est-ce pas ? Quand on tient la maison, on choisit ses invités, ses chroniqueurs, ses angles. On normalise. On légitime.
Ernotte le serine sur tous les toits: tout cela se fait au nom du « pluralisme ». Un pluralisme qui sent curieusement toujours le même encens : celui des cercles parisiens progressistes, des banquiers « de gauche » et des économistes « hétérodoxes » qui vomissent le capitalisme tout en vivant très confortablement dedans.
C’est beau, la méritocratie républicaine version France Télévisions : on n’est jamais mieux servi que par soi-même, surtout quand on appartient au bon camp. Le camp qui prépare déjà 2027, entre deux dîners chez les Mitterrandiens et trois passages à l’antenne.
Delphine Ernotte, cette fois-ci aurait misé sur « le bon cheval » !? Le problème, c’est qu’elle le fait avec l’argent des Français et là, chacun est en droit de s’interroger pour savoir s’il s’agit toujours bien de service public et non d’un militantisme institutionnalisé, version girouette haut de gamme.
PS: Au moment où nous publions, nous recevons le commentaire d’un de nos lecteurs qu’il nous a semblé pertinent d’ajouter vu le contexte.
Le voici « C’est surtout une Pravda nauséabonde au service d’un politburo qui se déchire pour savoir qui sera le nouveau secrétaire général du Pays. La télévision publique n’est pas là pour refléter la réalité du pays (comme le prônait Pascal Josèphe qui voulait une télévision « miroir » mais « la réalité » telle que le pouvoir voudrait qu’elle soit (la formule Ernotte) »

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