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jeudi 14 juin 2018

Lettre ouverte d'ex CFDT aux salariés de France Télévisions "Pourquoi nous avons quitté la CFDT pour l’UNSA-France Télévisions"


Lettre ouverte d'ex CFDT aux salariés de France Télévisions "Pourquoi nous avons quitté la CFDT pour l’UNSA-France Télévisions" 

Dans une lettre ouverte adressée aux salariés de France Télévisions, nombre d’ex CFDT, délégués syndicaux centraux, délégués syndicaux, élus, signataires de textes ou simples militants, ont décidé d’informer les salariés du groupe audiovisuel des raisons de leur départ de la CFDT pour rejoindre l’UNSA.

Après l’implosion de Force Ouvrière à France Télévisions et le défection de plusieurs de ses adhérents et pas des moindres,  entre autres le Secrétaire Général et la Trésorière du SNFORT en août 2017 qui expliquaient dans un courrier (*ci-après) les raisons qui avaient conduit  à leur  départ:« Les Valeurs, l’éthique, piliers de notre action et auxquelles nous croyons, ont été définitivement et gravement bafouées»   

« Nous ne nous reconnaissons plus au sein de la section FO France Télévisions… », c’est donc au tour de la CFDT de subir le même sort. 

(*)


Le blog CGC Média vous propose de découvrir ce courrier qui sort au moment où l’ADAP (Association de Défense de l’Audiovisuel Public) écrit « Le syndicat crypto-communiste ne dit pas grand-chose et pour cause. On comprend tout quand on lit les accords secrets et confidentiels que ce syndicat a signés, il y a quelques temps, avec la direction : je te soutiens à fond et toi tu recrutes mes gars ! 

Et comme la direction assure la gestion des personnels syndiqués : les permanents sont assurés d’une belle carrière et d’un beau pactole en partant en retraite ! 



Bon il est vrai que ce sont des accords embarrassants puisque illégaux : une direction d’entreprise ne peut privilégier un seul syndicat !...» 
Si de tels accords secrets devaient exister nul doute que le SNPCA-CGC mandaterait immédiatement ses avocats afin qu’ils saisissent sans délai les juridictions pénales compétentes pour non seulement les dénoncer, les sanctionner mais aussi faire condamner leurs auteurs. 

Pour l’heure, le blog CGC Média vous propose donc de lire la lettre ouverte des ex CFDT dont beaucoup ont déjà rejoint l’UNSA. 

« Lettre ouverte aux salariés de France Télévisions ».

Pourquoi nous avons quitté la CFDT pour l’UNSA-France Télévisions

Marie-Laurence Gressier, Nicole Perrot, Patrice Christophe, Aldo Fogacci, Thierry Vildary, Laurence Barbry, Laurence Vaury, Freddy Bertin, Jean-Pierre Lannaud, Mickaël Petit… et d’anciens adhérents de la CFDT

Nous tous, militants, élus, délégués syndicaux centraux, délégués syndicaux, signataires de ce texte refermons plusieurs dizaines d’années d’engagement syndical à la CFDT. Ceux qui nous connaissent, individuellement, savent que nous avons toujours agi dans l’intérêt des autres, en particulier des plus faibles, sans distinction de métier ou de position dans l’entreprise, sans importance sur l’appartenance ou non à une organisation syndicale. Ce sont des valeurs qui nous rassemblent.


Une situation de plus en plus dégradée 

Depuis maintenant une dizaine d’années, et plus particulièrement depuis la création de la fameuse « entreprise unique », chacun a pu constater dans son quotidien les effets néfastes d’une technocratisation de France Télévisions. Nous déplorons l’empilement de strates bureaucratiques dont le but unique est de produire des normes et des contraintes administratives, avec pour conséquence la réduction des moyens dont chacun a besoin pour faire son travail, étouffant ainsi la créativité dont toute entreprise audiovisuelle a besoin. Une structure qui pèse financièrement sur la performance de l’entreprise et qui génère un coût exorbitant du fait de la dégradation des conditions de travail de chacune et chacun d’entre nous. 

Il s’agit d’une stratégie à long terme qui traverse plusieurs présidences et dont l’objectif final est de transformer France Télévisions en tuyaux et plateformes qui achèteraient les contenus qu’elles ne fabriqueraient plus. Ce «bureau des commandes» serait ainsi débarrassé des emmerdeurs (euses) qui connaissent leur travail, savent comment le faire et surtout comment le faire évoluer.

Un « marche ou crève » sous le martinet d’un discours culpabilisant, dans une entreprise dont les salariés seraient « in-réformables », trop payés, trop nombreux. 

Info et production, on touche aux deux réacteurs d’un groupe audiovisuel, ceux qui lui permettent d’exister et d’assurer son indépendance éditoriale.

Parallèlement l’avenir radieux de la télé qu’on nous promet, c’est à dire le numérique, la chaine info et même un feuilleton (à condition qu’il marche), sont mis sur pied dans des conditions de précarité extrême qui essorent les salariés de tous niveaux et dans tous les secteurs. Un « marche ou crève » sous le martinet d’un discours culpabilisant, dans une entreprise dont les salariés seraient « in-réformables », trop payés, trop nombreux. 

Des années de combat 

Face à cela, de quels moyens les salariés disposent-ils pour défendre leur outil de travail ? En fait assez peu et assez faibles. Aujourd’hui deux syndicats, la CGT et FO, peuvent à eux seuls signer et valider des accords. Ce qu’ils font largement après quelques faux-semblants de négociation et de grèves pour sauver la face. Ils signent tout. La CFDT, le SNJ, la CGC et ponctuellement SUD représentaient une force d’opposition significative, mais souvent insuffisante face à l’alliance de ces deux centrales avec la Direction.  

Une situation insatisfaisante pour beaucoup d’entre vous. Il était frappant de noter que, lors des récentes AG des rédactions nationales à l’automne dernier, les syndicats étaient quasiment absents de ce mouvement ! 

Il y a quelques années s’est imposé à nous un autre moyen de se faire entendre, original certes mais aussi une obligation morale : les actions en justice au pénal. La première initiée par la CGC a donné lieu à l’affaire Bygmalion version FTV et à la condamnation en première instance de son ancien Président, Patrick de Carolis et de deux anciens hauts dirigeants.

Nous, signataires de ce texte, avons à l’époque pesé de tout notre poids pour que la CFDT se constitue partie civile, dans une affaire où notre entreprise s’est fait soutirer en marchés bidons plus de 2 millions d’euros. Ce fut le début des ennuis. Il y eut, peu après, les premiers « retours », venant des strates nationales du syndicat CFDT sur l’utilité d’une telle action. Ceci venait en écho avec les critiques de nos collègues de FO et de la CGT (« la plainte people »), tandis que France Télévisions se contentait, en justice, du service minimum en ne demandant que l’euro symbolique et si possible une dispense de peine quand, 4 ans après la première plainte, la justice convoqua enfin ces messieurs en audience.

Il est pourtant évident que des dirigeants qui « tapent dans la caisse » et s’arrangent entre eux doivent rendre des comptes. Il est incontestable que ces pratiques de l’entre-soi, des copinages et des renvois d’ascenseurs, doivent être bannies. Comment, sinon, des dirigeants peuvent-ils être crédibles pour engager 2 milliards d’euros de dépenses de programmes, et garantir l’indépendance et la qualité de l’information publique ? Ces pratiques nous apparaissent encore moins supportables quand on demande sans cesse aux salariés de faire plus avec moins.

À l’été 2015 on allait franchir un nouveau stade. Alertés par des témoignages et des articles dépeignant ce qui ressemble fort à une élection arrangée, nous décidions, la section CFDT France TV avec la CGC, de déposer un recours puis une plainte contre le CSA, concernant le scrutin qui a permis l’élection de notre actuelle présidente. Encore une fois, il s’agit tout simplement de morale mais aussi de garantie de bonne gestion de l’entreprise et d’indépendance.

Là encore les mêmes syndicats nous ont craché dessus mais ils ont trouvé du renfort. 

La CFDT désormais aux ordres ? 

Notre propre syndicat national CFDT, a tenté de faire retirer cette plainte auprès de notre avocat, organisant par ailleurs des rendez-vous avec la Présidence « dans le dos de la section CFDT France Télévisions», et poussant une forme de contestation minoritaire en interne, sur l’air de « on ne peut pas s’opposer à tout et ne rien signer ». Il est vrai que depuis, ce qui reste de la CFDT a décidé de rattraper le retard et signe pratiquement sans discontinuer ce que lui tend la direction, pour les bénéfices que chacun d’entre nous constate, chaque jour.

Qu’on s’entende bien, il n’est pas question de prétendre incarner une ligne contestataire à tout crin, simplement il nous est apparu hors de question de signer des pseudo-accords qui taillent dans le contrat social des salariés, sans aucune contrepartie, voire pire puisque la Direction a pris maintenant l’usage de ne respecter d’un accord que ce qui l’arrange, quand cela l’arrange et surtout avec qui elle s’arrange. Nous aurons l’occasion d’en reparler…

Un théâtre de la technocratie sociale obsolète et poussiéreux qui ne trompe plus personne, même pas ceux qui en profitent.

Le refus des faux-semblants 

Nous en avons donc conclu que nous étions dans un syndicat qui n’était plus prêt à employer tous les moyens de la démocratie pour défendre l’entreprise contre d’éventuelles magouilles ni ses salariés dans cette grande période de mutations. Tout devait rentrer dans l’ordre, les petits marchandages devaient se poursuivre, accompagnés des petites trahisons, de la mise en place de petites commissions de suivis et des petites saisines pour faire mine de corriger ce que la Direction ne respecte pas. Un théâtre de la technocratie sociale obsolète et poussiéreux qui ne trompe plus personne, même pas ceux qui en profitent. Pendant ce temps chacun constate, dans son quotidien, dans quel sens les choses évoluent…

La vraie question qui se posait à nous fut alors : comment être efficace pour le bien commun, honnête face à nous-même et face à vous, nos collègues.

Nous avons donc décidé de quitter la CFDT, une histoire de plusieurs décennies pour la majorité d’entre nous. Mais nous avons également décidé de ne pas abandonner nos valeurs et notre attachement à l’intérêt collectif. 

Envie d'un syndicat vraiment indépendant ? 

Avec l’UNSA nous créons un syndicat vraiment libre, entièrement et uniquement centré sur les enjeux et les problématiques de France Télévisions et de l’audiovisuel public :l’UNSA France Télévisions 

Autonome financièrement, syndicalement, idéologiquement, l’UNSA France Télévisions n’a de compte à rendre qu’à ses adhérents et aux salariés permanents et non permanents, techniciens, journalistes, administratifs, intermittents de France Télévisions. L’UNSA France Télévisions ne rend de compte à aucune officine, aucune centrale, aucun groupe de pression. 

Historiquement une section de l’UNSA à FTV représentait les réalisateurs, désormais, ses statuts modifiés lui permettent de représenter clairement tous les salariés du Siège, d’Outremer et de Régions. Ce que nous avons déjà commencé à faire.

Nyssen lance une consultation auprès des internautes autour l'audiovisuel public…


Nyssen lance une consultation auprès des internautes autour l'audiovisuel public… 

Nyssen de plus en plus fragilisée, a décidé de lancer sur la site du ministère une « Consultation autour de l'audiovisuel public modernisé et renforcé au service de tous dans un monde numérique ».

Celle qui tutoie Ernotte et lui a emboité le pas dans sa traque à l’homme blanc de plus de 50 ans, a visiblement choisi de contraindre Matignon et l’Élysée qui parlaient  s’agissant de la réforme de l"audiovisuel public d’un big bang qui se réduit, aujourd’hui, à un questionnaire  que devront remplir les internautes.

Chacun notera en toute fin de consultation les 1000 caractères seulement laissés pour l’Outremer « Comment mettre au mieux en valeur les programmes et la vie des outre-mer, et au-delà la dimension ultramarine de la communauté nationale, dans l’offre du service public ? » ou encore réservé à l'audiovisuel extérieur « Comment optimiser la contribution de l’audiovisuel public au rayonnement culturel et diplomatique de la France et de la francophonie ? »

Après donc « Une première phase de travail avec les sociétés a permis de définir les orientations stratégiques et de travailler sur les coopérations » écrit la toujours ministre de la Culture qui précise avoir « installé le 21 décembre dernier un comité stratégique qui réunit les six sociétés de l’audiovisuel public, afin de renforcer les coopérations et les synergies entre les différentes sociétés » une deuxième phase s’engage [celle du questionnaire des internautes donc, ndlr]

Extrait :

Installé le 21 décembre dernier, un comité stratégique qui réunit les six sociétés de l’audiovisuel public, afin de renforcer les coopérations et les synergies entre les différentes sociétés,  a permis le lancement de plus de 20 chantiers de coopération. Plusieurs d’entre eux aboutiront à des réalisations concrètes très prochainement, comme évoqué plus haut.
Par ailleurs, chaque société a travaillé avec le ministère et les services de l’Etat compétents à une redéfinition de ses priorités, dans l’objectif d’anticiper les évolutions des offres et des usages.
Une deuxième phase s’engage aujourd’hui, pour décliner ces grandes orientations en pistes pratiques, qui feront une différence pour les téléspectateurs, les auditeurs
et les internautes qui sont les usagers du service public.

Dans cette phase, la Ministre a souhaité s’entourer d’une mission de concertation, composée d’Isabelle Giordano, Claire Leproust, Frédéric Lenica, Marc Tessier ainsi que Catherine Smadja-Froguel, qui en sera la secrétaire générale.
 
La mission animera une large concertation des professionnels et des milieux associatifs concernés par les orientations définies. 

Pour ce faire, elle organisera des auditions et rencontres avec les acteurs et étudiera les contributions qui lui seront adressées dans le cadre d’une consultation publique en ligne, qui sera ouverte jusqu’à la fin du mois de juin.

Par ailleurs, la mission de concertation s’assurera que la réflexion du gouvernement intègre les idées et les pistes qui ressortiront du débat engagé par les sociétés avec le public.

Enfin, la mission sera chargée d’approfondir, en lien étroit avec les sociétés concernées, la réflexion dans trois domaines :

• Comment optimiser la contribution des sociétés audiovisuelles publiques au rayonnement culturel et diplomatique de la France et de la francophonie ?
• Comment renforcer les programmes de proximité et mettre concrètement en œuvre la complémentarité et les collaborations entre France 3 et France Bleu ?
• Comment mieux mettre en valeur les programmes et la vie des outremers, et au-delà la dimension ultramarine de la communauté nationale, dans l’offre du service public ?

La mission restituera les premiers résultats de ces travaux d’ici le 15 juillet....

En France On n'a pas de pétrole et visiblement pas plus d'idée non plus au point qu'il faille demander aux internautes d'en trouver...Chouette non?  
 







mercredi 13 juin 2018

Et hop ! En pleine période d’économies Ernotte continue de recruter…c’est encore un transfuge de Lagardère qui arrive comme directrice.


Et hop ! En pleine période d’économies Ernotte continue de recruter…c’est encore un transfuge de Lagardère qui arrive comme directrice.

"Sur proposition de Julien Verley, pédégé de FTD (la filiale distribution de France télés, ndlr)  Delphine Ernotte Cunci nomme Catherine Bernard directrice générale adjointe de France Télévisions Distribution" .
 Elle travaillait depuis 2014 chez LAGARDERE ACTIVE...

Le coup de gueule de Babette de Rosières au sujet de la suppression annoncée de France Ô à l'instar de France 4.


Le coup de gueule de Babette de Rosières au sujet de la suppression annoncée de France Ô à l'instar de France 4.

Invitée de CNews, la chef cuisinier française Babette de Rosières n’a pas mâché ses mots sur le projet de l’ex Orange de supprimer France Ô à l'instar de France 4: "France Ô ne marche pas parce qu'il n'y a que des gens incompétents aux contenus".

Extrait (verbatim) :

"Pourquoi ils veulent supprimer cette chaîne ? C'est la question que je me pose. Parce que France Ô c'est le lien historiquement entre la métropole et les territoires d’Outre-mer. C'est quelque chose qui donne une ouverture à France Télévisions sur le monde. C'est une question de Culture qu'on met en avant. On a envie de nous tuer ou quoi?
 
C'est le cordon ombilical entre la France et les territoires d'Outre-mer. Alors on ne va pas nous enlever ça.

Lorsque personnellement  je regarde France Ô, je vois tout ce qui nous intéresse entre 1h heure 3h du matin. Pourquoi France Ô ne marche pas. Je vais vous dire pourquoi : France Ô ne marche pas parce qu'il n'y a que des gens incompétents à la documentation et aux contenus.
 

Je vais même aller plus loin ; il y a une personne qui est directrice des documentaires. Elle ne connaît pas les ultramarins. Elle ne connaît pas les outremers. Comment elle peut faire des documentaires? 

J’ai ouï-dire et j'ai vu qu'elle était absolument incroyable de beauté quand elle pose nue pour Playboy. Mais je crois qu'il faut qu'elle quitte France Ô si elle n’est pas capable de faire des documentaires qui tiennent la route. On vient encore de nommer quelqu'un qui est directeur des contenus qui ne connaît rien de notre Culture qui est directeur des contenus à France Ô mais qui ne connaît rien à notre Culture. Qui ne connait rien de France Ô. Comment il peut faire des contenus ?

J'ai compris comment ça marche. Tous les gens qu'on rejette sur les autres chaîne de France Télés, on les emmène à France Ô comme si France Ô c'était la voiture balai. On n’est pas la voiture balai. On n’est pas à la poubelle. Nous sommes une chaîne généraliste, nous sommes une chaîne qui apportons un plus à France Télévisions parce que tous les Français de l'Outre-mer et de métropole sont très content de cette chaîne et de regarder cette chaîne. C'est une chaîne de la diversité qui amène beaucoup de choses.

On a un vivier de personnalité chez nous qui peuvent donner du contenu à France Ô Il y a aucun ultramarins à la tête de l'exécutif de France Ô… Est-ce que c'est normal ?... On ne peut pas se permettre de supprimer France Ô..."