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mercredi 27 juin 2018

Ernotte communique sur l’inapplicable accord passé avec FO (sans les citer) destiné à se débarrasser d’un maximum d’intermittents et précaires.


Ernotte communique sur l’inapplicable accord passé avec FO (sans les citer) destiné à se débarrasser d’un maximum d’intermittents et précaires.

C’est quasiment une première – après l’accord secret qui devrait le rester (lire ici) l’ex Orange communique sur l’accord légalement inapplicable * (à moins d’une décision unilatérale de l’employeur !) qu’elle vient de signer avec FO (sans les citer dans le texte mais en les encensant lamentablement « signé par une organisation syndicale très active dans le débat ») destiné à se débarrasser d’un maximum d’intermittents. 

La loi indique clairement que « Pour être valable, l’accord doit être signé par des organisations syndicales ayant remporté plus de 50 % des suffrages au premier tour des dernières élections » – ce qui n’est absolument pas le cas ici – mais qu’importe l’ex Orange communique comme d’ailleurs FO sur son site, sur cet accord inapplicable signé par le tandem Direction/FO. 

Ce pathétique communiqué qui prouve bien que le texte signé par un seul syndicat ne peut entrer en vigueur « D'autres propositions abordés avec les organisations syndicales …ne peuvent s'appliquer dans l'immédiat

Il montre une fois encore l’indéfectible soutien de FO à la direction et est en réalité un appel du pied à la troisième roue du tricycle, la CGT invitée elle aussi à parafer le texte destiné sous couvert de pseudo « CDIsations »  à se débarrasser d’un maximum de contrats précaires en en réduisant au maximum le recours « Ces propositions restent d'actualité dans l'hypothèse où les organisations syndicales non signataires à ce jour manifesteraient la volonté d'y souscrire ». 

Les intermittents, les CDD dits historiques mais également l’ensemble des contrats précaires apprécieront à n’en pas douter, cette nouvelle tentative direction/FO de les éradiquer. 

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mardi 26 juin 2018

France Télés vire à tour de bras mais communique sur sa perverse cellule anti-harcèlement.


France Télés vire à tour de bras mais communique sur sa perverse cellule anti-harcèlement.


La SDJ de France Télévisions vient de publier un communiqué qui condamne le licenciement d’Hélène Risacher, la directrice adjointe des magazines à France Télévisions.
« T’es pas contente, t’es pas d’accord…tu dégages » vient de lui signifier Yannick Letranchant qui indique  «  Un cadre dirigeant peut exprimer des désaccords ». 

Ernotte et ses lieutenants ne veulent voir qu'une seule tête et museler voire sanctionner le cas échéant tous ceux qui se mettraient en travers de leur route.

Ce n’est que le début d’une longue liste de collaborateurs que la direction s’apprête à virer arbitrairement pour montrer au gouvernement Macron que les 1.500 départs envisagés (la note de Bercy) sont en marche.

Inutile de dire que le blog CGC Média partage totalement cette condamnation de la SDJ.

Communiqué de la SDJ du 5 juin 2018                            

                                                                                               

La SDJ de France 2 condamne le licenciement d’Hélène Risacher, directrice adjointe des magazines.

Elle considère que les motifs avancés par la Direction des ressources humaines sont en contradiction avec les principes de la liberté d’expression des cadres d’une entreprise de presse. Hélène Risacher se voit notamment reprocher d’avoir exprimé ses doutes sur les choix de la direction en présence des Rédacteurs en chef de Complément d’Enquête.

Des éléments qui ne constituent pas pour la SDJ un manque de loyauté, comme il lui est reproché, mais un regard critique nécessaire sur la qualité des magazines.

Les explications que nous avons demandées à Direction de l’Information ne nous ont ni éclairés ni rassurés :

« C’est une procédure que j’assume et que je maintiens, affirme Yannick Letranchant. » «  Un cadre dirigeant peut exprimer des désaccords mais cela doit se faire dans mon bureau ou dans les réunions de Direction. Mais dès l’instant où l’arbitrage est rendu, il y a une obligation de loyauté envers la Direction. Un cadre dirigeant a des responsabilités : quand des arbitrages sont rendus, on les assume ou on s’en va. »

La direction de l’Information affirme qu’elle a d’autres éléments pour justifier ce licenciement mais refuse de les communiquer car la procédure est en cours.

La direction reconnaît qu’il y avait d’autres niveaux de sanction possible (blâme, avertissement, mutation…) mais qu’elle a choisi la voie du licenciement pour « motifs personnels ». Selon elle, le choix de ne pas licencier pour « faute » explique l’impossibilité de réunir la commission de discipline, ce qui apparaît pour la SDJ comme une « double peine ».

La SDJ avait déjà alerté,  à la suite de l’Assemblée générale du 28 novembre 2017, par un courrier adressé à la Direction de l’Information, sur ses méthodes de management qui avaient abouti à une crise majeure de la Rédaction.

L’annonce de ce licenciement a créé un climat de peur et de suspicion au sein de notre Rédaction en général et de son encadrement en particulier. C’est un signal inquiétant pour les journalistes et une décision considérée comme brutale et inédite.

Le bureau de la SDJ

lundi 25 juin 2018

Une cellule contre le harcèlement à France Télévisions : le cynique et indécent enfumage de l’ex Orange.

Une cellule contre le harcèlement à France Télévisions : le cynique et indécent enfumage de l’ex Orange. 

Alors que Didier Lombard l’ex pédégé de France Télécom devenue Orange comme six autres cadres de l’entreprise seront bien jugés en correctionnelle sur fond de présomption de harcèlement moral - la justice retient 19 des 36  suicides intervenus de 2008-2009 - celle qui y fait toute sa carrière de 1989 à 2015 dont le parachutage à France Télés fait l’objet d’une instruction judiciaire annonce le lancement d’une plateforme contre le harcèlement sous toutes ses formes. 

Quel cynisme et quel indécent enfumage au moment où les arrêts maladie ont explosé, les burn out ne se comptent plus et les licenciements arbitraires s’enchaînent, de faire croire que « Le groupe France Télévisions se bat officiellement et depuis peu contre toute forme de harcèlement ».  

Tous ceux qui souffrent au quotidien, tous ceux qui sont convoqués pour entendre parler du pays, tous ceux qui sont humiliés depuis un bon moment, ceux qui ont fait l'objet d'un fichage illégal, ceux qui sont invités à aller voir ailleurs lorsqu’il ne sont pas tout bonnement foutus dehors, etc…n’en ont probablement pas cru leurs oreilles.

La cellule qui revendique dans son document de présentation, son indépendance "dans la prise en compte des signalements, la protection des personnes qui ont signalé la situation et de l'engagement des investigations" et clame sur plus de dix pages, sa volonté de protéger ses salariés est surement la plus invraisemblable mascarade que France Télés ait fait à la matière et qui n’est en réalité que poudre aux yeux et diversion.  

Tout n’est que baratin. La terreur règne à tous les niveaux et la soi-disant « cellule anti-harcèlement » voudrait « accompagner les victimes présumées »… 

C’est se foutre du monde.