Harcèlement
à France Télévisions…L’autoproclamée féministe Ernotte pourrait être poussée
vers la sortie par les étudiants de Sciences Po qui demandent des comptes à
leur direction.
Dans un article du Monde
signé François Bougon et Camille Stromboni et publié ce vendredi 12 avril « Harcèlement
dans les médias : les étudiants de Sciences Po interpellent leur direction » que le
quotidien aurait dû appeler « Harcèlement à France Télévisions… »
car si France Télévisions fait
bien partie des média, l’affaire de harcèlement qui fait s’interroger les
élèves de Sciences Po s’y déroule bien.
Extrait :
« Des élèves s’émeuvent de la
mise en cause de trois intervenants de l’école de journalisme.
La mise en cause de trois membres de
la rédaction numérique de Franceinfo pour harcèlement provoque des remous
jusque dans les écoles de journalisme.
Déjà, en février, l’affaire de la
Ligue du LOL – un groupe Facebook réunissant des journalistes et des
publicitaires accusés de s’être livrés à du cyberharcèlement dans les années
2010 – avait poussé des élèves à dénoncer le sexisme ou l’homophobie, voire des
cas de harcèlement, au sein de leurs établissements. Cette fois, c’est la
capacité des institutions d’enseignement à les protéger lorsqu’ils sont en
stage ou en apprentissage qui est mise sur la table. La question a été posée
avec véhémence par les étudiants de l’école de journalisme (EDJ) de Sciences Po
Paris, qui se sont réunis, mercredi 10 avril.
En effet, les trois professionnels licenciés ou mis à pied à France Télévisions [dont Thibaud Vuiton *, ndlr] – dont dépend la rédaction
numérique de Franceinfo – pour « comportements
inappropriés » ou harcèlement envers des stagiaires, ont enseigné ou enseignaient jusqu’ici à Sciences Po.
Une collaboration à laquelle a mis
fin l’école, au lendemain de la publication d’articles dans la presse révélant
ces comportements, en
fin de semaine dernière… »
« Chaque année, Sciences Po
envoie des apprentis et des stagiaires dans cette rédaction, chaque année ça se
passe mal », affirme, sous couvert d’anonymat, une
ancienne étudiante, convaincue que « Sciences Po préférait fermer les yeux », afin de garder de
bonnes relations avec la grande maison audiovisuelle.
Non répond Alice Antheaume directrice
de l’EDJ, interrogée par Le Monde qui
rejette en bloc ces soi-disant accusations graves, les dément vivement,
évoquant seulement de possibles « ressentis des étudiants »,
mais qui sont « totalement faux ».
C’est le pompon…faire passer les élèves
pour des mythomanes !!! Personne n’a oublié qu’Alice Antheaume si elle
est aujourd’hui là ou elle est fait partie du très proche entourage de Bruno Patino l’ex numéro deux de
Pflimlin et accessoirement ex directeur de l'école de journalisme de
Sciences Po,
qui a recruté ces gens là à France Télés, entre autres
recruté le fameux effaceur des 7000 tweets Thibaud Vuitton !
Le blog CGC Média a retrouvé pour
ses lecteurs mais aussi ceux du Monde, l’article du Point relayé par Arrêt sur
images alors intitulé
« Bruno
Patino : enquête sur le cumulard le plus discret de medialand »
Vous y retrouverez Alice Antheaume qui met aujourd’hui
la parole des élèves en doute mais aussi Thibaud Vuitton au cœur du scandale qui
secoue la Presse, les média et indigne l’Élysée comme l’ensemble des représentants de la
Nation.
Il y a un moment où il faut arrêter
de prendre les gens pour des c…!
Extrait
Il est loin le temps où il était surnommé Harry Potter par les journalistes goguenards de Télérama.
A 47 ans, Bruno Patino, s’il a gardé son look de post-adolescent, est
l’un des personnages clés du PAF. Après avoir dirigé le Monde
Interactif, Télérama, et France Culture, Patino est désormais
numéro deux de France Télévisions. Le titre est ronflant : directeur
général délégué en charge des programmes et de l’antenne de France
Télévisions. Jusqu’ici rien d’extraordinaire, si ce n’est que Patino va
cumuler cette direction générale des programmes avec la direction de
France 5 et la direction des activités numériques de France Télévisions.
Le tout dans une réorganisation qui a vu le départ de tous les
directeurs des chaînes : France 2, France 3 et France 4, comme @si l'a raconté. Un portefeuille bien chargé.
Bruno Patino, sur le plateau d'@asi, en 2008
Sans parler de ses activités à l'extérieur du groupe public. Car le "boulimique carriériste"
Patino, pour reprendre les mots de l’un de ses contempteurs, ne reste
pas cantonné dans les murs de France Télévisions. En effet, Patino est
aussi, depuis 2007, directeur de l’école de journalisme de Sciences Po.
Selon nos informations, Bruno Patino n’est pas seulement un directeur
honorifique de l’école. Il y est présent au moins une fois par semaine
pour les réunions stratégiques, et est en copie de tous les mails. De
même, il connaît bien les étudiants puisqu’il donne un cours régulier
sur " l’économie des médias". Cette école, c’est un peu son bébé. Le
seul qu’il n’ait jamais quitté. Et pour cause: à Sciences Po, Patino
peut travailler son réseau. C’est à Sciences Po, aussi bien qu’ailleurs,
que la petite bande à Patino s’ébroue. Sa bande ? Un petit groupe, que
l'on retrouve toujours dans son sillage.
La bande à « Patino » : Qui sont ses fidèles ?
Le premier d’entre eux, c’est Yann Chapellon. Leurs parcours se suivent.
Chapellon était numéro deux du Monde Interactif lorsque Patino en était
le numéro un. Idem lorsque Patino a dirigé Télérama,
Chapellon était son bras droit. Lorsque la fortune professionnelle a
quelque peu tourné et que le premier a dû s’exiler à France Culture, il a
fait en sorte que le second soit embauché à Sud – Ouest pour y diriger
le développement numérique. "Patino
s’est démené pour faire embaucher Chapellon à Sud-Ouest. Il a appelé
plusieurs fois Pierre Jeantet (avec qui Patino a présidé aux destinées
du Monde pendant quelques mois entre juin et décembre 2007)", se
souvient un acteur du dossier. A France Télévisions, Chapellon est
directeur du développement et des recettes du groupe, via notamment la
filiale France Télévisions Distribution (filiale chargée de distribuer
au maximum à l’étranger mais aussi sur le web, les programmes du
groupe)
"Développement" des recettes ? Si l’on regarde les chiffres, c’est
plutôt le contraire qui s’est passé. En 2010, l’entité réalisait un
chiffre d’affaires de 47,353 millions d’euros en 2011 – première année
de plein exercice de Chapellon – il était de 43, 484 millions d’euros.
Une baisse significative qui, selon nos informations, se confirme en
2012. "Ce qui est étrange c’est que Chapellon bénéficie d’une carte blanche et d’une impunité. Patino le protège face à Pflimlin", raconte un syndicaliste. De toute la "bande", Chapellon est toutefois le seul à ne pas enseigner à Sciences Po.

Tous les autres, proches ou plus lointains, sont enseignants,
boulevard Saint-Germain, dans les locaux de l’école de journalisme.
C’est le cas de Boris Razon que Patino a rencontré au Monde.fr et fait
venir en 2011, comme directeur de la division des nouvelles écritures
web et télé à France Télévisions. C’est aussi celui d’Eric Scherer
débauché à l’AFP pour en faire le directeur de la prospective et de la
stratégie numérique de France Télévisions.
Il y a enfin Jean-François Fogel co-auteur avec Patino, en 2005, de "Une presse sans Gutenberg",
le livre qui l’a fait connaître et a fait de lui l’une des références
de Medialand sur le numérique en France. Bien sûr, Fogel travaille à
France Télévisions et est professeur associé à l’école de journalisme de
Sciences Po. La relation de Patino avec Fogel est l’une des plus
intéressantes. "C’est son gourou. En retour, Patino le nourrit en l’embauchant là où il va"
raille un ancien collaborateur du DG de France Télé. Dans ces quatre
cas, les syndicats de France Télé ont peu apprécié que Patino ne passe
pas par la commission paritaire du groupe, comme le veut la règle, pour
réaliser les embauches.
Une presse sans Gutenberg, (2005), co-écrit avec Jean-François Fogel |
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Voilà pour les très fidèles.
Mais dans la liste des enseignants de
Sciences Po, on trouve aussi Emmanuelle Defaud (par ailleurs chef des
infos de la plateforme France TV Info), Thibaud Vuitton (collaborateur
de France TV Info). Stéphane Mazoratto qui est directeur des sites
régionaux à France Télévisions est un ancien de Sud-Ouest où il a
travaillé avec Yann Chapellon. Il enseigne, lui aussi, à Sciences Po.
Enfin, le directeur des rédactions web de France Télé, Hervé Brusini,
officie aussi à Sciences Po. Voilà pour ceux qui travaillent
actuellement à France Télévisions.
Parmi les membres intégrés par la "bande", on trouve également des
collègues ou des subordonnés ayant croisé Patino dans ses anciens
postes. Par exemple, Alexis Delcambre, rédacteur en chef du Monde.fr
donne un cours à l'IEP, de même que Marc Voinchet, installé à la
matinale de France Culture par Patino, ou encore Florence Sturm, elle
aussi journaliste sur la radio publique. Enfin, il y a deux enseignants
particuliers. Comme si l’école de journalisme était aussi un moyen
d’entretenir un réseau plus large. Ainsi, David Kessler, aujourd’hui
conseiller medias de François Hollande, enseigne à Sciences Po. Il avait
favorisé l’arrivée du nouveau numéro deux de France télé à France
Culture en 2008, en glissant son nom à Jean-Paul Cluzel, alors président
de Radio France. Il se raconte d’ailleurs que Kessler a glissé le nom
de Patino à Aurélie Filippetti au moment de la constitution de la
commission Roch-Maistre sur les aides à la presse (lire plus loin).
Enfin, même Anne Méaux, la très influente présidente et fondatrice de
l’agence de communication Image 7, enseigne à l’IEP. A l’école de
journalisme, on assure que Patino n’est pas en charge du recrutement.
Celui-ci est effectué par Agnès Chauveau, directrice exécutive et par
Alice Antheaume, directrice de la prospective. Patino, lui, ne "participe à aucun moment au recrutement". Hasards sans doute, que tous ces parcours croisés.
Hasard également, que le parcours de Alice Antheaume. Antheaume
est journaliste au Monde.fr avant "d'être embauchée" à Télérama, trois
mois avant l’arrivée de Patino comme président. A Télérama, certains ont
une version un peu différente. "Il
a essayé de faire entrer Alice Antheaume par tous les moyens, c'est sa
créature, mais elle a été refusée, elle n'était pas bonne", raconte
un journaliste. De fait, Antheaume a été employée en CDD pendant
presque 18 mois par Télérama.fr. A la fin de ce CDD, elle a tenté de se
faire titulariser: le chef du service web et la direction de la
rédaction s'y sont opposés, malgré l'appui de Patino. Mais une fois
devenu directeur de l’école de journalisme, Patino fait appel à elle
pour le poste de "directrice de la prospective". Son rôle est "de
prévoir les tendances et d’aider les étudiants à appréhender le
numérique", nous dit-on.

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Alice Antheaume, sur le plateau d'@si, en 2010
Nouvelle promotion: depuis septembre 2012, Antheaume est chroniqueuse
régulière dans « Médias, le Mag », l’émission médias de Thomas Hughes,
sur France 5…chaîne dirigée par Bruno Patino. "Vous pensez vraiment
que Christophe Koszareck le producteur de l’émission aurait pris le
risque de faire cela ? J’ai été testée et castée comme d’autres", assure
Antheaume. Contacté par @si, Koszareck (Jara Prod) confirme: "lorsque
nous réfléchissions à la nouvelle formule pour la rentrée 2012 nous
avons testé plusieurs chroniqueurs, parmi des invités que nous avions
reçus. Alice en faisait partie comme Jean-Louis Missika et Anthony
Bellanger. Nous avons finalement décidé de créer une bande avec
ces trois là. Nous l’avons proposée à l’unité magazine de France 5 qui a
accepté. A aucun moment, Bruno Patino n’est intervenu". Et ce dernier
d’ajouter : "Patino
n’intervient jamais dans les sommaires de l’émission et nous a même
engagés à parler de France Télévisions et de ses éventuels problèmes".
Le hasard fait si bien les choses !
Rares sont ceux qui osent évoquer à visage découvert le nouveau
numéro deux de France Télévisions. Aujourd’hui journaliste à Mediapart,
Antoine Perraud est de ceux-là. Ancien de Télérama, Perraud a été licencié par Patino pour "dénigrement systématique de la hiérarchie" et "abus de liberté d’expression"
(expressions figurant dans un courrier de la direction). Epaulé par un
avocat de la CGT, Perraud est passé en commission d'arbitrage et a reçu
des indemnités. "A son arrivée à Télérama, il m’a invité à déjeuner.
Et là il m'a dit : "Je sais récompenser et promouvoir ceux qui me sont
fidèles.» Je lui ai répliqué que mon oxygène, c'est ma distance d'avec
le pouvoir. Ensuite, il m'a demandé avec insistance de lui faire
rencontrer Régis Debray, et j'ai vu comment il met le grappin sur des
personnalités aptes à servir son ascension. Il la joua petit chose
d'Amérique Latine, petit-fils d'un musicien de fanfare. Et j'ai compris,
ce jour-là, qu'il avait un inaltérable désir de revanche sociale et
d'intégration chez les élites".
L’Amérique latine. C’est là que la carrière de Bruno Patino a commencé. "Lorsqu’il
travaille pour les Nations Unies au Chili au début des années 90. Un
correspondant du Monde le forme comme remplaçant. Il publie de nombreux
articles sous le pseudonyme de Bruno Adrian", écrivent nos confrères de Libé en 1999, dans un excellent portrait intitulé "Un ange passe".
Comme un retour aux sources puisque son père Hugo Patino est bolivien
et que les racines familliales sont en Amérique Latine. Viendront
ensuite Info-Matin et Le Monde et la fulgurante ascension jusqu'à France Télévisions.
Patino : protecteur, mais aussi protégé
Protecteur, Patino excelle aussi dans le rôle de protégé. Du temps du Monde,
il était l’un des poulains d’Alain Minc, alors président du conseil de
surveillance du quotidien. Si les liens entre les deux hommes se sont un
peu distendus au moment de la guerre de succession au Monde, en 2007, avec le départ de Jean-Marie Colombani puis de Minc, les deux hommes sont apparemment restés proches.
Ainsi, en 2010, lorsque Nicolas Sarkozy doit nommer un nouveau
président pour France Télévisions, Minc est à la manœuvre. Il souhaite
qu’Alexandre Bompard (alors PDG d’Europe 1, aujourd’hui PDG de la FNAC)
préside aux destinées du groupe. Patino fait alors partie de l’attelage
de Bompard, imaginé par Minc. On connaît la suite, Bompard est devancé
par Rémy Pflimlin. Patino, lui, réussit à rebondir dans l’équipe
Pflimlin, comme un gage de modernité.
L’actuel PDG de France Télévisions a été séduit par le "bagout et
l’ingéniosité de Patino" mais il savait aussi qu’en termes d’image,
Patino "serait pour lui un atout", analyse une ancienne de France Télé.
Bruno Patino a été l'un des protégés d'Alain Minc. 