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mardi 5 novembre 2019

Martin Ajdari l’ex-trésorier de France Télés catapulté sous Valls à la DGMIC fixe le cap de la réforme Riestero-Philipienne pour l’Audiovisuel !

Martin Ajdari l’ex-trésorier de France Télés catapulté sous Valls à la DGMIC fixe le cap de la réforme Riestero-Philipienne pour l’Audiovisuel !

Il est comme Stitch Martin Ajdari, ce personnage de Disney baptisé expérience 626 par Jumba le savant diabolique son créateur qu’il engendre pour semer le chaos partout sur son passage…a la différence près que son programme à lui porte le numéro 841.   




L’ex-trésorier de France Télés sous Pflimlin, candidat malheureux à la présidence de Radio France poussé alors par Aurélie Filippetti dont il deviendra pendant quelques semaines seulement le directeur de cabinet (de mai à novembre 2014), avant de se faire nommer sous Valls et ensuite promouvoir à la vitesse grand V inspecteur général des finances à l'IGF puis dans la foulée se faire détacher à la DGMIC immédiatement derrière - M. Martin Ajdari, administrateur civil hors classe, est nommé directeur général des médias et des industries culturelles au ministère de la culture et de la communication à compter du 3 juin 2015 - vient donc de commettre le programme 841.

Ladite publication de 120 pages – difficile à dénicher tout de même – ne fait pas mystère de l'objectif poursuivi par Martin Ajdari que la rumeur donne partant pour l'Opéra qui en toute simplicité  « vise à financer la société France Télévisions » Rien que ça !! 




Le Canard enchaîné de l’époque, avait d’ailleurs relevé l’incongruité (le mot est faible) de ces parachutages en cascade !

Extraits : 

« L’ancien directeur de cabinet d’Aurélie Filippetti (de mai à novembre 2014) a intégré par la grâce du gouvernement (Valls) le corps prestigieux de l’inspection des Finances et a été nommé directeur de la direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC), rattachée au ministère de la Culture.




En effet, il sera notamment amené, affirme Le Canard Enchaîné (27/05) à apprécier le bilan budgétaire des cinq dernières années de Rémy Pflimlin à France Télévisions.



Petit problème : de 2010 à 2014, Ajdari était secrétaire général du groupe [mais surtout le financier du groupe, ndlr] c’est à dire en charge des finances.  Dans ces conditions, il lui sera difficile de juger… sans se déjuger.

Rien n’a changé depuis….



L’intéressé continue de prescrire ce que France Télévisions qu’il a allègrement conduit au déclin comme nombre de ses homologues au moins depuis Carolis, devrait faire et devenir !  Le tout comme l’écrit le site ADAP – l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public – dans un document bourré de « poncifs, de lieux communs, d’inepties et surtout des mensonges qui se répètent d’année en année ! »

ADAP qui ajoute « Quand on lit, sous la plume de Martin Adjari, Directeur des Medias et des industriels culturelles, la Présentation du Projet Stratégique annuel de Performances de France Télévisions pour 2020, on est atterré ! », enchérit  « Voilà les tables de la Loi sur lesquelles s’appuie la « gouvernance » de France Télévisions et qui dessine son avenir…Autrement dit du vent !
Un vent ampoulé, un vent administratif, un énorme pet mais cela n’est pas étonnant car les audiences et la réalité, contredisent chaque ligne de ce monument. France Télévisions est en pleine dérive et quand on sait que la réalité de la "réorganisation du secteur des antennes et des programmes" se traduit par un échec et par la mise en place d’une lessiveuse particulière… »

C’est ce document qui serait la base de la réforme que veut Franck Riester et que pousse Édouard Philippe aidé de son directeur de cabinet Benoît Ribadeau-Dumas, visant à créer une usine à gaz hautement dangereuse du type Sevezo dont l’un des établissements resterait géré jusqu’en 2022 - avec une discrète et légère modification de la loi - par celle qui y entasse les produits explosifs !

Sérieusement, qui pense qu’Emmanuel Macron va laisser les choses se passer de la sorte ? 

Extraits des 120 pages de la « feuille de route » n°841 publiés par ADAP. On croirait entendre Ernotte en boucle…Attention, niveau clichés et lieux-communs, ça décoiffe dès le départ : « L’objectif est de renforcer la valeur ajoutée de ses contenus et son utilité sociale et de s’adapter à la révolution numérique pour s’adresser à tous les publics ».

On vous avait prévenu, ça secoue. Pour la suite, va falloir s'accrocher...mieux qu'un champ d'éolienne en pleine bourrasque!


« Dans un environnement audiovisuel bouleversé par la démultiplication de l’offre, le développement des usages non linéaires et une intensification de la concurrence d’acteurs internationaux, le groupe France Télévisions est pleinement engagé dans la transformation du secteur audiovisuel public dont le Gouvernement a annoncé les axes structurants à l’été 2018. 

L’objectif est de renforcer la valeur ajoutée de ses contenus et son utilité sociale et de s’adapter à la révolution numérique pour s’adresser à tous les publics. 

Quatre priorités ont été définies pour guider ce projet de transformation: la culture et l’éducation ; la proximité ; l’information ; et la création française et européenne. 

En matière d’éducation, France Télévisions a vocation à renforcer son ambition en matière de culture et de connaissance, avec des programmes à la fois ambitieux et accessibles, adaptés à chaque tranche d’âge et porteurs des valeurs d’intégration, de citoyenneté et d’émancipation. Une offre éducative commune aux sociétés de l’audiovisuel public sera développée, projet dont France Télévisions sera un acteur majeur. Le groupe doit en outre se tourner davantage vers la jeunesse. Ainsi, l’offre à destination des jeunes adultes lancée en février 2018, Slash, poursuivra son développement en bénéficiant de moyens plus importants. L’offre dédiée aux enfants, qu’elle soit linéaire ou non linéaire, sera entièrement repensée dans la perspective de l’arrêt de la diffusion TNT de France 4 à l’horizon 2020 : la nouvelle plateforme Okoo verra le jour fin 2019 et les cases linéaires dédiées aux enfants sur France 5 seront renforcées dès septembre 2019. 

S’agissant de la proximité, il s’agira de développer de véritables médias globaux dans les territoires pour assurer une meilleure représentation de tous les publics et de tous les territoires et contribuer encore davantage à la cohésion nationale. La grille de France 3 sera ainsi progressivement modifiée pour assurer une plus grande exposition des programmes régionaux, dont le volume horaire quotidien triplera. 

Les collaborations avec le réseau France Bleu seront développées avec des programmes communs (10 matinales communes seront lancées d’ici la fin 2019 puis généralisées à l’ensemble du territoire) et la construction d’une ambition numérique partagée. 

La stratégie de média global sera également confortée dans les territoires ultramarins. De façon générale, l’offre de la télévision publique s’attachera à être plus inclusive et représentative de tous les citoyens. L’arrêt de la diffusion numérique de France Ô en 2020 aura pour corollaire une représentation pérenne et renforcée des outre-mer dans l’ensemble des offres du groupe, traduite par des engagements chiffrés et mesurables. Ces engagements ont pris la forme d’un Pacte pour la visibilité des outre-mer, signé en juillet 2019 par les ministres des outre-mer et de la culture et la présidente-directrice générale de France Télévisions.

Face au risque de manipulation et à la multiplication des sources, l’information de service public doit plus que jamais constituer une référence en matière de fiabilité, de pédagogie et de mise en perspective des événements. Forte de sa rédaction nationale désormais unifiée et de son offre de magazines, France Télévisions s’attachera à devenir la première offre numérique française d’information et le média global franceinfo verra ses moyens progresser. Au cœur de l’événement, France Télévisions continuera à accompagner les grands événements fédérateurs pour la nation, en particulier les Jeux olympiques de Paris en 2024, dont France Télévisions est parvenue en avril 2019 à acquérir les droits de diffusion auprès de Discovery. 

Afin de faire face à la concurrence de plateformes mondialisées, la création française, notamment en fiction, doit être toujours plus innovante, ce qui implique le maintien d’un haut niveau d’investissement et le développement de formats et d’écritures dédiées et adaptées au numérique. 

Une alliance de création entre diffuseurs publics européens a été initiée par la société au printemps 2018 et sera renforcée pour permettre à terme la production partagée de 12 grands projets chaque année. En décembre 2018, l’équilibre des droits cédés à France Télévisions en contrepartie d’un investissement annuel de 420 M€ a été sensiblement amélioré, à travers un nouvel accord conclu avec les principales organisations représentant la production audiovisuelle indépendante. Le développement des savoir-faire internes dans les domaines de la production et de la distribution sera poursuivi. 

Dans le but de proposer une alternative aux offres internationales et anglo-saxonnes (5 millions de foyers abonnés à Netflix au premier semestre 2019), les groupes France Télévisions, TF1 et M6 se sont alliés pour constituer « Salto », une plateforme française de vidéo à la demande par abonnement. A l’issue de l’avis favorable rendu le 12 août 2019 par l’Autorité de la concurrence, le projet devrait voir le jour début 2020. 

Ces quatre axes prioritaires s’inscrivent dans une trajectoire budgétaire pluriannuelle contrainte, avec des concours publics réduits, aux termes des arbitrages pris à l’été 2018, de 160 M€ à l’horizon 2022 (par référence à 2018). Outre les économies permises par la reconfiguration du bouquet linéaire autour de trois chaînes et de franceinfo, c’est avant tout une transformation profonde des organisations et structures de l’entreprise qui permettra de recentrer l’allocation des moyens sur les contenus et en particulier de redéployer 100 M€ au profit du rayonnement numérique de l’offre

Plusieurs chantiers ont été ou sont en passe d’être ouverts par l’entreprise pour parvenir à gagner en agilité : une vaste réorganisation du secteur des antennes et programmes, qui doit permettre une alimentation plus pertinente et plus diversifiée des différents canaux de diffusion ; un accord sur le déploiement du projet d’entreprise, conclu en mai 2019 avec trois organisations syndicales représentatives, comportant un volet de rupture conventionnelle collective qui permettra à la fois de poursuivre la diminution des effectifs et d’assurer, par des recrutements, le renouvellement socio-générationnel des compétences internes ; un allègement des fonctions centrales et du taux d’encadrement ; la poursuite de la dématérialisation des processus internes et de l’évolution des métiers »…

Nul doute qu’ADAP comme de nombreux observateurs du secteur, dissèquent ce texte et régalent leurs lecteurs contribuables français qui non seulement ne comprendront rien à ce galimatias verbeux mais plus globalement qui vont réaliser les milliards d’euros que tout ce vent va leur coûter…

lundi 4 novembre 2019

La chienlit continue à France Télévisions…L’ex-Orange et ses thuriféraires accélèrent le sabordage de la télé publique.


La chienlit continue à France Télévisions…L’ex-Orange et ses thuriféraires accélèrent le sabordage de la télé publique.

Il n’y a malheureusement pas grand-chose à ajouter à la photographie en temps réel que le SNJ de France Télévisions à fait dans son communiqué « CHRONIQUE D’UN SABORDAGE * ANNONCÉ » qui fait suite au déménagement de France 3 Paris Ile-de-France de Vanves au Siège.

« L’antenne de France 3 Paris Ile-de-France et ses salariés (amputés de la moitié) sont en train de couler et en guise de bouée, une enclume leur est lancée » écrit le syndicat.

«Certes les locaux sont jolis, le mobilier moderne, l’accueil chaleureux. Rien ne manque donc à l’enterrement de 1ère classe de France 3 Paris Ile-de-France, concocté par la direction de FTV. En effet, l’impression générale du personnel est que tout a été sciemment fait à l’envers, alors que les instances et le comité de suivi du déménagement tirent la sonnette d’alarme depuis des mois. RIEN N’A ÉTÉ FAIT » ajoute-t-il avant de conclure « Vu cette situation de péril, vu l’épuisement des personnels et les dégâts psychosociaux d’ores et déjà constatés après seulement 4 jours d’édition à MFTV, le SNJ ne laissera pas mourir l’antenne régionale de France 3 Paris Ile-de-France sans réagir ».


A cette liste non exhaustive – tant les dysfonctionnements sont légions – il conviendrait d’adjoindre les problèmes liés à la structure du bâtiment que ne cesse de modifier l’ex-Orange et sa cour comme par exemple changer l’ensemble des moteurs d’extraction qui ne sont évidemment plus adaptés aux open spaces que cette dernière fait fleurir un peu partout et ce malgré les interdits et autres mises en garde de la commission de sécurité.


Un avant-goût du FOUTOIR sans nom que pourrait-être l’invraisemblable projet Riestero-Philipien de recréer l’ORTF démantelée en 1974 qui renaitrait pour un coût exorbitant déjà estimé à plus de 5 milliards d’euros/an. (Pas loin de 4 milliards en 2020 malgré la baisse d'1€ de la redevance qui consacre une baisse de 70 millions d’euros du budget de l’audiovisuel public dont 62 millions juste pour France Télévisions !) 



Le blog CGC Média vous propose de découvrir (ci-après) la liste des engagements de la direction qu’elle ne tient évidemment pas !
« On nous avait promis au pire les mêmes conditions de travail qu’à Vanves, au mieux une amélioration… Après 4 jours dans la maison FTV le bilan est pathétique. 

Alors que nous sommes encore en période de vacances, et que nos JT font 7 minutes de moins en diffusant l’édition de comblement « Initiatives locales », nous arrivons à peine à sortir une édition équivalente à celle que nous réalisions à Vanves, sans compter l’usure des personnels, encadrants compris, qui s’échinent jour après jour après des processus de fabrication inadaptés à notre mode de fonctionnement. 

Un état des lieux accablant malgré les enseignements des JT blancs:

- Perte de temps pour partir en reportage : à Vanves 5mn, ici de 25 à 30 minutes en raison de la perte de temps au magasin et de l’emplacement non ciblé des véhicules de France 3 PIF. Les équipes parcourent les 2 parkings -1 et -2 à la recherche de leur voiture. 
- Ingest : les rushes n’arrivent pas systématiquement dans le bon clipbin. Rédacteurs et monteurs perdent souvent une demi-heure à chercher leurs rushes. 
- Perte de droits inexpliqués dans certaines salles de montage : les monteurs ne peuvent plus ouvrir leur session montage. 
- Droits retirés à IDF pour accéder au dossier politique et sport (F2/F3/France Info y ont accès). Obligation pour nous donc de passer par le PC Info, ne serait-ce que pour accéder à l’audition du préfet de police de Paris à l’Assemblée Nationale (encore une perte de temps). 
- Envoi des rushes par les 4 Bureaux d’Information de proximité qui prend trois fois plus de temps que lorsque nous étions à Vanves. Dernièrement record battu : plus de 3 heures entre l’envoi depuis Cergy et la réception au PC info pour 25 mn de rushes ! A vélo, cela aurait été plus rapide ! 
- Pas d’imprimante sur le plateau du JT, impossible pour la présentatrice d’imprimer des dépêches en cas de breaking news. 
- Impossibilité depuis le 25/10 d’ouvrir nos sessions au montage. Or de nombreux rédacteurs travaillent simultanément sur plusieurs sujets et ont besoin de leur session pour caler et/ou écrire, notamment quand ils montent toute la journée. Idem pour les desks souvent débutés en rédaction pendant que la doc cherche les archives et poursuivis en montage. Gilda ne permet pas cela.
- Pas d’imprimante directe à proximité des montages IDF. Demande faite il y a plus de 10 jours par les formateurs. Le 30/10, un sujet a failli ne pas être diffusé, la journaliste lance l’impression de son commentaire depuis le montage pour faire une cabine, 1er photocopieur HS, 2eme OK mais elle n’avait pas son badge sur elle, le formateur a dû piquer un sprint de 200 mètres pour imprimer. 
- Personne n’a expliqué aux journalistes où se trouvait la cabine et comment elle fonctionnait (à Vanves c’est la régie son qui ouvrait le micro cabine, ici c’est au journaliste d’appuyer sur le bon bouton -il y en a 10- au bon moment). 
- Iredac toujours absent sur nos téléphones 
- L’édition est en surchauffe : nous devons nous conformer au processus de fabrication du siège, qui a 2 personnes dédiées à l’édition par JT. France 3 IDF, c’est 1 chef d’édition par JT avec la même charge de travail que les JT nationaux… 
- Pour les programmes de France 3 PIF, l’émission Panam qui se montait à Vanves en 5 jours avec des heures supplémentaires (50 heures de travail sur 5 jours). Ici les monteurs viennent d’apprendre qu’ils auront 4 jours ½ pour effectuer le même travail ! 
- Suppression d’1 salle de montage par rapport à Vanves : 10 contre 11. Résultat : des montages déprogrammés alors que les journalistes sont planifiés…

Toutes ces pertes de temps cumulées font que les personnels de France 3 Paris Ile-de-France passent 60% de leur temps à régler des problèmes techniques au lieu de se concentrer sur leur cœur de métier. Alors que nos éditions sont diffusées ½ heure avant celles du national ! 

La présidence, relayée par les différentes directions concernées (Siège, fabrication de l’info, chef de centre Vanves, RH), avait assuré au personnel que ce déménagement ne changerait rien quant à l’autonomie, à l’indépendance, aux moyens mis à disposition, à la productivité (info + programme), c’est tout le contraire ! 

Dans les faits, il faut coller aux méthodes de fabrication du siège, mais sans les personnels affectés à ces méthodes. On produisait plus et mieux à Vanves avec les moyens limités qui étaient les nôtres….

* Le sabordage est un terme de marine désignant le fait de couler volontairement un bateau par l'équipage ou un membre de l'équipage sans que les autres le sachent lorsqu'il est mandaté par l'armateur pour toucher l'assurance qui le couvre, qui le contrôle, et consiste à créer une ou plusieurs voies d'eau."

dimanche 3 novembre 2019

La Cour d’Appel réintègre un salarié protégé de Canal + (NPA) et condamne la société à lui verser plus de 400.000 euros…Une nouvelle victoire pour le Cabinet BRIHI-KOSKAS qui plaidait ce dossier.

La Cour d’Appel réintègre un salarié protégé de Canal + (NPA) et condamne la société à lui verser plus de 400.000 euros…Une nouvelle victoire pour le Cabinet BRIHI-KOSKAS qui plaidait ce dossier.

En application des dispositions de l’article 945-1 du code de procédure civile, l’affaire a été débattue le 1er juillet 2019, en audience publique.

Elle remonte à juin 2014 où malgré le fait que le salarié candidat du SNPCA-CGC élu en qualité de délégué du personnel titulaire le 6 juin 2013, la SNC NULLE PART AILLEURS PRODUCTION qui est une société du Groupe Canal Plus produisant des programmes audiovisuels diffusés sur les chaînes du groupe, décide de le virer malgré son statut protecteur.

Alors qu’il est de facto CDI - depuis 1994 le début de sa carrière le salarié a en effet conclu 73 contrats de travail à durée déterminée d'usage successifs, la société NPA de Canal Plus, va dans la foulée le licencier comme elle le fera pour tant d’autres précaires travaillent dans les mêmes conditions.

Le salarié n’aura d’autre choix que de saisir le Conseil des Prud’hommes pour faire reconnaitre la nullité de son licenciement, la requalification des ses dizaines de contrats en CDI, le versement de tout sommes qui sont liées à son éviction brutales en dépit de son statut protecteur et par conséquent sa réintégration.  

Par jugement du 25 mars 2016, le Conseil de prud’hommes de Boulogne-Billancourt après départage lui a donné totalement raison et a notamment :
- prononcé la requalification des contrats à durée déterminée d'usage conclus depuis 1994 entre le salarié et la SNC NULLE PART AILLEURS PRODUCTION en contrat de travail à durée indéterminée,
- constaté la violation par l'employeur du statut protecteur dont il aurait dû bénéficier
- requalifié la rupture du contrat à durée indéterminée en licenciement nul,
- condamné la société NULLE PART AILLEURS PRODUCTION à verser une indemnité de requalification de plus de 5.000 euros fixant ainsi son salaire,
- condamné la SNC NULLE PART AILLEURS PRODUCTION à verser au salarié comme au SNPCA-CGC avec lui dans la cause, l’intégralité des sommes demandées liés à cette rupture illégale.
etc…

La SNC NULLE PART AILLEURS PRODUCTION société du Groupe Canal Plus qui avait interjeté appel de cette décision, vient de la voir confirmée par la Cour d’Appel de Versailles le 30 octobre dernier après 5 ans de procédure.

La COUR, statuant par décision contradictoire, CONFIRME le jugement entrepris.

La société NULLE PART AILLEURS PRODUCTION a été condamnée à SNPCA CFE-CGC la somme de 5.000 euros à titre de dommages-intérêts avec intérêts au taux légal à compter du jugement, en réparation du préjudice subi du fait de l’atteinte portée à l’intérêt collectif de la profession.

Condamnée également à payer au salarié la somme de 2.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile et au SNPCA CFE-CGC la somme de 2.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile.

La Cour d’Appel statuant à nouveau sur les autres points, a notamment ajouté :
- Le versement de dommages-intérêts au salarié en réparation du préjudice subi pour discrimination syndicale,
- Ordonné sa réintégration au sein de la société NULLE PART AILLEURS PRODUCTION de CANAL PLMUS en contrat de travail à durée indéterminée et aux mêmes conditions salariales qu’antérieurement au 20 juin 2004 ou dans un emploi équivalent aux mêmes conditions, sous astreinte provisoire d’un montant de 100 euros par jour de retard passé le délai d’un mois à compter du prononcé du présent arrêt et pendant une période de six mois, la cour ne se réservant pas la liquidation de l’astreinte,

- Condamné la société NULLE PART AILLEURS PRODUCTION à payer au salarié une indemnité d’un montant égal au salaire qu’il aurait dû percevoir entre la rupture de son contrat de travail le 20 juin 2014 et sa réintégration dans l’entreprise sur la base de la rémunération mensuelle brute égale fixée par la Cour à plus de 5000 euros/mois (*)…soit une somme de près de 400.000 euros.

(*) Cette indemnité devant être réglée dans les deux mois à compter du présent arrêt,

- Condamné la société NULLE PART AILLEURS PRODUCTION à payer à nouveau au salarié (en plus du jugement précédent) la somme de 2.000 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile…

Une nouvelle et belle victoire pour le Cabinet Rachid BRIHI - Roger KOSKAS et Associés qui ont fait une fois encore triompher le droit et ce dossier, tout d'abord pour le salarié en CDDU depuis plus de 20 ans qui se voit rempli de ses droits, son syndicat mais envoie plus largement un message à tout un tas de précaires dans l'Audiovisuel, montrant que le combat paie.

Chapeau !

samedi 2 novembre 2019

France Télés : flop sur flop


France Télés : flop sur flop

Après le flop magistral de France 2 la veille jeudi 31 octobre avec "Le grand échiquier" animé par Anne-Sophie Lapix  qui continue de chuter avec seulement 1,23 million de téléspectateurs, soit 7,6% du public et 2,5% des FRDA-50, le lendemain vendredi 1er novembre, c’est France 3 qui passe derrière Arte !

Vendredi soir France 3 qui diffusait le doc inédit "Patrick Bruel, entre les lignes" où le chanteur revenait sur l'ensemble de sa carrière, n’a attiré que 5,1% sur le public âgé de 4 ans et plus. 
Arte est donc  devant grâce au téléfilm inédit "Temps de chien", une comédie avec Philippe Rebbot, Pablo Pauly et Elodie Bouchez qui a rassemblé 1,13 million de personnes, soit 5,3% du public. Une performance qui a donc permis à la chaîne de se classer devant La Trois.

TF1 est, une nouvelle fois, arrivée en tête des audiences avec le troisième numéro de "La Chanson secrète" présenté par Nikos Aliagas suivi jusqu'à 23h30 par 4,40 millions de téléspectateurs, pour une part de marché de 23,6% auprès de l'ensemble du public et de 33% auprès des FRDA-50.

vendredi 1 novembre 2019

France 2 essuie un nouveau flop avec "Le grand échiquier" qui tombe à 7,6% d’audience !


France 2 essuie un nouveau flop avec "Le grand échiquier" qui tombe à 7,6% d’audience !

Décidément France 2 enchaîne flop sur flop. Elle n’y changera rien la réforme Riestero-Philipienne qui n’a qu’un objectif comptable pour la télé publique mais rien s’agissant des contenus.


Ce jeudi 31 octobre, "Le grand échiquier" animé par Anne-Sophie Lapix  et produit par Troisième Œil Productions, continue de chuter avec 1,23 million de téléspectateurs, soit 7,6% du public et 2,5% des FRDA-50. 
La saison dernière, l'émission diffusée à trois reprises n’a fait que décliner à chaque numéro pour parvenir au global à une audience moyenne autour de 9,6%. 


TF1 a une nouvelle fois raflé la mise avec les derniers épisodes inédits de sa série française "Olivia" qui ont réuni 3,40 millions de fidèles. La part d'audience atteint 18,0% sur les individus de quatre ans et plus et la part de marché 17,8% sur les femmes responsables des achats de moins de cinquante ans (FRDA-50).


 6 se classe 2ème avec la diffusion en direct du Zenith Arena de Lille, du spectacle inédit de Jamel Debbouze "Maintenant ou Jamel"., qui totalise 2,04 millions de fans en moyenne. La part de marché atteint 10,8% sur les individus de quatre ans et plus et à 18,6% sur les femmes responsables des achats de moins de cinquante ans, cible sur laquelle M6 est leader.

France 3 avec le rediffusion du film "Le boulet", réalisé par Alain Berbérian avec Benoit Poelvoorde et Gérard Lanvin n’on séduit que 2,01 millions de téléspectateurs soit  10,2% d’audience

jeudi 31 octobre 2019

Patrick Sébastien « homme blanc de plus de 50 ans » chassé de la télé publique par l’ex-Orange, passera le réveillon sur TF1.

Patrick Sébastien « homme blanc de plus de 50 ans » chassé de la télé publique par l’ex-Orange, passera le réveillon sur TF1.

Voilà presque une année (13/11/18) que Patrick Sébastien, prié par l’ex-Orange d’aller voir ailleurs, invité sur le plateau de LCI pour la promotion de sonlivre « Et si on était bienveillant » revenait certes sur les conditions pitoyables de cette arbitraire et lamentable éviction mais plus largement sur les relations qu’il entretenait avec Emmanuel Macron.

L’animateur qui avec son Plus Grand Cabaret a fait les beaux jours de France 2 pendant un peu plus de vingt ans et qui a, entre autres, animé les émissions spéciales pour le réveillon du Nouvel an, confiait alors qu’il "lui arrivait de temps en temps d'échanger des messages avec le Chef de l’État."

"Je ne suis pas du tout intime avec lui, je ne suis pas un de ses 'conseillers' surement pas, je ne l'ai jamais été et on se connait très peu " ajoutait-il, précisant néanmoins "c'est vrai qu'on échange. J'essaie de lui faire passer mon ressenti populaire".

L'occasion pour l'ex-animateur de France 2, d'évoquer avec lui sur différentes questions de société mais aussi d’"expliquer ce que les gens ressentent, et cette frustration d'être mis à l'écart."comme ce qu’il venait de vivre avec celle que la « Schrameck’s band » parachutait à l’été 2015 dans les conditions qui font toujours l’objet d’une instruction judiciaire, en l’espèce avoir été « Évincé avec une telle violence » (sic)



« Libre de tout engagement » comme l’écrit aujourd’hui  Ouest France dans son article « Fâché avec France 2, Patrick Sébastien passera le réveillon du 31 décembre sur TF1 », celui qui de 2004 à 2018 animait quasiment tous les 31 décembre avec magiciens, clowns et autres jongleurs à l'affiche, « assurant à tous les coups un succès d'audience à la deuxième chaîne » sera donc « l'invité de la soirée de la Saint-Sylvestre sur TF1 ».
« Je ne vais quand même pas retourner sur une chaîne qui m'a évincé avec une telle violence », a-t-il aussi confié à Télé-Loisirs« En revanche, je serai bien à la télévision pour le réveillon du 31 décembre, mais sur TF1, a affirmé Patrick Sébastien. Je ferai partie des invités de leur Grand Bêtisier. »
« Un pied-de-nez à France 2, qui ne l'a pas reconduit après ces vingt ans de bons et loyaux services » enchérit le quotidien régional.
Que Patrick Sébastien échange tant qu‘il veut avec le Président de la République semble dire le tandem Candilo/ernottien qui mettra Daniela Lumbroso en face, nous, Matignon comme Bercy et le ministre de Tutelle nous soutiennent – la belle affaire ! – misant également comme l’avait fait en son temps le définitivement condamné pour favoritisme Carolis qui avant sa non-reconduction sous Sarkozy, avait déclaré «Je ne tiens mon mandat que du CSA et de lui seul !»
« Un pied-de-nez à Jupiter » en somme…pour reprendre la formule de Ouest France.

mardi 29 octobre 2019

France 2 pourrait ne pas diffuser les 2 prochains numéros de « La Course des champions » !


France 2 pourrait ne pas diffuser les 2 prochains numéros de « La Course des champions » !

Après les deux flops d’audience coup sur coup - voire coût sur coût, en raison du prix astronomique déboursé par le duo Candilis/Ernotte pour acheter le programme quasiment avant de l’avoir vu à la Warner - la rumeur enfle : France 2 pourrait ne pas diffuser les deux prochains épisodes de « La Course des champions ».

Plus malin que les américains, le tandem qui dépense l’argent public comme on claque des doigts et ce en plein plan de licenciements prévoyant au bas mot 2.000 départs, avait fait fi des déboires qu’a connu dès son lancement l’émission sur CBS qui justement « basculait le programme, après seulement deux épisodes diffusions du samedi en prime time au mercredi, suite à des audiences catastrophiques enregistrées ».  Le blog CGC Média avait d’ailleurs donné l’information en mai dernier de la déprogrammation en urgence de la demi-douzaine d’émissions en boîte de la version originale du jeu « Million dollar mile »

Le ridicule score de 6.5% d’audience du samedi 19 octobre - en chute libre avec 2,2 points de moins au regard des 8,7% d’audiences péniblement obtenus la semaine précédent -  que parvenait à atteindre le programme, plaide en effet pour un ce genre de décision ou plus radicalement une suspension sine die. 

De toute façon, le mal est fait et les centaines de milliers d’euros dépensés déjà partis en fumée. Que les contribuables français se rassurent, il parait que Bercy comme Matignon soutiennent sans réserve l’ex-Orange et son numérobis...Ah! bon?


lundi 28 octobre 2019

Le numérobis de France Télés, annonce la couleur: « Le groupe public va travailler encore plus avec ses ex-employeurs après le rachat d’Endemol par Banijay ».

Le numérobis de France Télés, annonce la couleur: « Le groupe public va travailler encore plus avec ses ex-employeurs après le rachat d’Endemol par Banijay ».
S’il y avait un doute dans l’esprit de certains s’agissant du volume de programmes que conclut France Télés avec Banijay l’ex-employeur de Takis Candilis (*) le numérobis du groupe de télés public, le voilà levé.
Banijay rachetant Endemol « sera notre premier fournisseur en flux … » déclare l’ex salarié du groupe privé.
L’indécence n’a plu de limite et la façon dont Candilis - l’un des derniers soutiens ernottien de la place – exulte depuis l’annonce par Banijay, samedi de l’accord définitif qu’il a conclu en vue d'acquérir 100% des actions d'Endemol Shine Group (¤) détenu conjointement par The Walt Disney Company ainsi que des fonds gérés par des filiales d'Apollo Global Management Inc, en est le parfait exemple.
Candilis qui n’a, en effet, pas de mots assez forts pour se féliciter de la création de ce mastodonte de la production Banijay/Endemol et saluer le fait qu'un Français devienne le leader mondial de la production, indique donc aux contribuables français à quoi va servir une grosse partie de leur redevance fût-elle baissée d’un euro: Filer encore plus d’argent public à son ex-boite !
« L'ajout de ces actifs positionnera Banijay Group à l'avant-garde de la production et de la distribution de contenu", a commenté Banjijay. Le chiffre d'affaires pro forma total du groupe combiné devrait ainsi s'élever à environ 3 milliards d'euros pour l'exercice clos le 31 décembre 2019 » précise Capital.
Dire qu’avec l’embarrassante affaire Carolis/Millot/Bygmalion sanctionnée justement par le TGI confirmée en Appel, l’ex-Orange exigeait des salariés qu’ils déclarent d’éventuels intérêts croisés. On croit rêver !!!!
Attention, Candilis promet de vérifier que les autres producteurs ne seraient pas trop impactés...cette bonne blague ! 
Certes Banijay sera le premier fournisseur en flux des émissions du groupe de télés public (amputé de France 4 et France Ô avec la réforme Riestero-Philippienne) - ça c’est dit -  « mais pas très loin des autres car France Télévisions a vocation à travailler avec l'ensemble des producteurs. » a tenu à préciser l'intéressé qui a d’ailleurs ajouté «  Nous serons très vigilants à ce qu'il n'y ait pas de déséquilibre ».
Que les contribuables vache-à-lait soient rassurés, c’est pour leur bien que le tandem candilo/ernorttien qui n’a plus guère de temps au compteur, malgré les efforts désespérés de certains à plaider sa vaine cause – on se demande pourquoi ? – devrait engager le délestage quelques semaines encore, pour le plaisir des yeux et le soulamement de leurs poches  !
Avec « N'oubliez pas les paroles », « Tout le monde veut prendre sa place », « Fort Boyard » ou « Les enfants de la télé » le nouvel ensemble pèsera 860 heures de programmes (au bas mot) et tient déjà des cases stratégiques pour France Télévisions [ A titre de comparaison, dans le groupe TF1, le nouvel ensemble pèsera moins de 200 heures de programmes…]



(¤) Les diverses casquettes de Takis Candilis toujours numérobis à France Télés 

Directeur Général délégué à l'antenne et aux programmes, France Télévisions,Takis Candilis est Directeur Général Délégué à l‘Antenne et aux Programmes du Groupe France Télévisions depuis janvier 2018 sur poroposition ernottienne.

Il était auparavant Directeur Général de la société Banijay depuis 2016 et a crée la filière Lagardère Studios, au sein du Groupe Lagardère qu’il a rejoint en 2008. Il devient président de Lagardère Entertainment mais également président de GMT productions qui travaille régulièrement avec France Télévisions, notamment pour de séries comme « Boulevard du Palais »…
Il a débuté dans l’audiovisuel en cofondant sa propre société, Tara Productions, spécialisée dans les programmes culturels puis rejoint Caméras Continentales en 1990, la plus importante société de production française, spécialisée dans les programmes culturels. En 1994, Ellipse (filiale du groupe Canal+) fait appel à lui comme Responsable de la Fiction. Il avait rejoint la chaîne TF1 en 1999 comme Directeur Général Adjoint, chargé de la fiction et Président de TF1 production.
(*) Extrait de l’article de Capital « Banijay rachète Endemol Shine »  (28/10/19)
« Banijay a annoncé samedi avoir conclu un accord définitif en vue d'acquérir 100% des actions d'Endemol Shine Group, qui est détenu conjointement par The Walt Disney Company et des fonds gérés par des filiales d'Apollo Global Management, Inc. "L'ajout de ces actifs positionnera Banijay Group à l'avant-garde de la production et de la distribution de contenu", a commenté Banjijay. Le chiffre d'affaires pro forma total du groupe combiné devrait ainsi s'élever à environ 3 milliards d'euros pour l'exercice clos le 31 décembre 2019.
Une fois l'acquisition réalisée, le groupe Banijay détiendra ainsi près de 200 sociétés de production dans 23 territoires et les droits sur près de 100 000 heures de contenu.
L'acquisition sera financée par une augmentation de capital du groupe Banijay et par un financement par emprunt engagé, qui comprend un refinancement intégral de la dette financière existante de Banijay et d'Endemol Shine, soutenu par Deutsche Bank, Natixis et Société Générale.
A l'issue de la clôture, le groupe combiné sera détenu par la LDH (67,1%) et Vivendi (32,9%).
L'acquisition, qui est soumise aux conditions de clôture habituelles… »