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mardi 26 novembre 2019

Radio France fortement perturbée par un mouvement de grève.



Radio France fortement perturbée par un mouvement de grève. 

Beaucoup de musique et très peu de programmes, ce lundi matin, sur les antennes  du groupe de radios public fortement perturbées par un appel à la grève lancé (plusieurs appels serait plus juste) par les six organisations syndicales représentatives de Radio France. 

La CGT appelle à une grève reconductible à partir de ce lundi, trois autres syndicats (CFDT, SNJ et Sud) ont déposé, eux, un préavis courant jusqu’à vendredi. Enfin l’UNSA et FO appellent à une mobilisation de 24 heures. 

Tous s'opposent au plan de 299 départs volontaires, sur près de 4. 800 salariés dans le contexte budgétaire d’économies imposées par le gouvernement. Sibyle Veil a sorti sa calculette : 20 millions d'euros à la demande de l'État, 20 millions d'euros en prévision d'une augmentation des charges de la société et 20 millions d'investissement en faveur du numérique, soit 60 millions d'euros d'économies d'ici 2022.  La président de Radio France indique également que cinq millions d'euros d'économies pourraient venir des "coûts de diffusion" et le double du "redéploiement des moyens."

La direction qui avait dans un premier temps parlé de 390 suppressions de postes, a reçu le rapport d’un cabinet indépendant mandaté par le CSE de Radio France qui avait qualifié les économies prévues de « surdimensionnées » et estimé que 118 postes pourraient être épargnés.

Suite ce mardi…

dimanche 24 novembre 2019

Ernotte devrait très vite perdre la Face... mais pas que !


Ernotte devrait très vite perdre la Face... mais pas que !

La Justice est saisie, nous dira  le numéro 1184 du magazine Marianne du 22 au 28 novembre dont la couverture annonce l’enquête de 6 pages qui s’y trouve sous le titre « LA MACHINE A ARROSER LES COPAINS… Révélations sur la Fondation Agir contre l’exclusion ».

« La Fondation Agir contre l’exclusion (Face) se faisait bien voir des politiques comme des entreprises en permettant le financement d’opérations demandées par les élus, sur fond d’un vaste système de défiscalisation. 

Épinglée par la Cour des comptes pour ses combines, l’institution, présidée par le grand patron Gérard Mestrallet, est aujourd’hui menacée de dissolution...

«Une enquête judiciaire est ouverte » écrivent Étienne Girard et Emmanuel Levy qui signent cette invraisemblable enquête qui va en méduser plus d’un !

Depuis le 17 octobre, date de sortie du rapport de la Cour des comptes au vitriol - « Ce jour-là, les magistrats de la Cour des comptes ont rendu un rapport qui a sidéré le petit monde policé du mécénat français, dont l’institution aux 73 salariés et 14 millions d’euros de budget annuel est le représentant le plus incontournable. Ils lui intiment de trouver 4,5 millions d’euros avant le 31 décembre ou, « à défaut, [d’]engager la procédure de retrait de la reconnaissance d’utilité publique et de dissolution de la Fondation» (dixit Marianne) – la Justice est donc saisie. 

« Selon nos informations, le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dont dépend la Face, a ouvert une enquête préliminaire. Mouillé aussi, le très puissant cabinet d’audit KPMG » précise le magazine.



Sans vouloir déflorer le contenu de cet incroyable dossier révélé par les deux journalistes qui plongent au cœur d’un système opaque de l’argent donné à des Fondations par les entreprises ou par les particuliers dans l’objectif de  défiscaliser, le blog CGC Média tient à rappeler qu’il avait eu à écrire sur le sujet  concernant la PLAINTE TOUJOURS PENDANTE qu’a déposée maître Soufron du cabinet FWPA pour « le syndicat SNPCA-CGC qui poursuivait Delphine Ernotte pour favoritisme et recel de prise illégale d'intérêts en lien avec la Fondation des Femmes, ainsi que Anne-Cécile Mailfert qui se présentait comme présidente de la Fondation des Femmes, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de cabinet de Delphine Ernotte et le producteur Maxime Ruszniewski, administrateur de la Fondation des Femmes » après que la 11ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris, l’eut invité à mieux se constituer, suite à une première citation directe qui n’avait pu aboutir pour un simple problème de forme.

L’instruction judiciaire qui s’ouvre suite au Rapport de la Cour des comptes comme les révélations de Marianne d'ailleurs, devraient donner un grand coup d’accélérateur à cette procédure.

Pour mémoire voici ce que le blog CGC Média écrivait le 13 mars 2016 : 


(*) Poupées russes.

« C'est officiellement le mercredi 2 juillet 2014 sous l'égide de "La Fondation FACE" qui héberge donc "La Fondation des femmes" dont Maxime Ruszniewski est aux commandes, qu'une précédente fondation "La Fondation Égalité – Mixité", était créée justement en  présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et de Gérard Mestrallet, Président de la FACE. 

Maxime Ruszniewski administrateur de ladite Fondation qui se présente comme "avocat non pratiquant, entrepreneur épanoui. Co-fondateur @fondationfemmes" mais également comme "Maxime@pardi.fr producteur de la campagne #8mars @francetele" produisait via la société PARDI dont il est président (société par actions spécialisée dans le secteur d'activité de la production de films et de programmes pour la télévision.) 3 clips cher payés pour la journée de la femme et plus particulièrement  la Fondation des femmes partenaire de France Télés, le 8 mars 2016 pour l’ex-Orange Ernotte qui allait faire un don avec l’argent public à ladite Fondation.

Delphine Ernotte-Cunci, qui allait être élue à la même date comme présidente du Comité Exécutif de cette Fondation abritée... ».


Dès lors et depuis les révélations du Canard il nous a semblé utile de rappeler ici quelques faits qui, sans nul doute, intéresseront la Justice à qui ils seront transmis :

1°) Gérard Mestrallet, Président d’honneur de SUEZ et d’Engie qui préside la Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) nomme en CA l’ex-Orange comme administratrice : « Delphine Ernotte Cunci, née le 28 juillet 1966, a été nommée en qualité d’administrateur par l’Assemblée Générale du 24 mai 2012 ».

2°) En 2016, l’ex-Orange est renommée comme administratrice de Suez dont Gérard Mestrallet est Président d’honneur -  « Date de début du mandat actuel: 28 avril 2016 » -  alors que l’intéressée a été parachutée à France Télés à l’été 2015 dans les conditions qui font toujours l'objet d'une procédure judiciaire.

3°) Le Canard enchaîné du mercredi 14 mars 2016 révèle que Delphine Ernotte a perçu de Suez 150.000 euros brut en trois ans ! 


4°) Au même moment, "Le Canard enchaîné" dans son article intitulé "A France Télévisions, les droits de la femme nourrissent  son homme" précise qu’Ernotte a donné de l’argent public à la FACE à destination de la Fondation de femmes en plus d’avoir fait payer chèrement 3 clips de promo par France Télévisions.

Extrait du Canard de l’époque « Delphine Ernotte n'a pas attendu sept mois pour lancer son groupe dans une nouvelle aventure qui force le respect: La Fondation des femmes....

La présidente de cette belle fondation, Anne-Cécile Mailfert, est venue taper à la porte du groupe public, il y a quelques semaines. Elle a obtenu que l'équipe d'Ernotte trône aux premières loges le soir des réjouissances inaugurales mais également que France Télévisions figure parmi les mécènes les plus réactifs: Ernotte a déjà dégainé son chéquier, pour un coup de pouce de 7.000 €. Depuis, dans un vibrant appel aux dons sur le net ("L'Obs" 10/03) Anne-Cécile Mailfert brandit la "garantie de transparence" et la "traçabilité des dons". 

Une transparence qui a été un peu négligée à l'occasion de la réception de ce premier don: la présidente de la Fondation des femmes se trouve être, à la ville, la compagne du directeur de cabinet de Delphine Ernotte, Stéphane Sitbon-Gomez. 

Une proximité dont cet ex conseiller spécial de Cécile Duflot ministre du logement réfute avec force le caractère un peu fâcheux… » 

5°) Marianne débute ainsi, le 22 novembre 2019,  sa formidable enquête : 
« On clique, on clique… et puis rien. «Erreur404» partout. Les rapports d’activité, la composition du conseil d’administration, l’organigramme de l’équipe nationale ont disparu. En cette fin du mois de novembre, le site de la Fondation Agir contre l’exclusion (Face) ressemble à une coquille abandonnée. Comme un symbole du désarroi dans lequel est plongée l’institution présidée par Gérard Mestrallet, président d’honneur d’Engie (anciennement Gaz de France) et de Suez (grand groupe de distribution d’énergie), ex-grand patron du CAC 40 aux réseaux tentaculaires, vide, depuis le 17 octobre. Ce jour-là, magistrats de la Cour des comptes ont rendu un rapport qui a sidéré le petit monde policé du mécénat français, dont l’institution aux 73 salariés et 14 millions d’euros de budget annuel est le représentant le plus incontournable. Ils lui intiment de trouver 4,5 millions d’euros avant le 31 décembre ou, « à défaut, [d’]engager la procédure de retrait de la reconnaissance d’utilité publique et de dissolution de la Fondation».

La menace d’un démantèlement administratif est inédite. Au fil de leurs minutieuses études sur les comptes de la Fondation entre 2013 à 2017, les hauts fonctionnaires dévoilent une longue liste d’anomalies en tout genre qui brossent le tableau d’un organisme gangrené par la complaisance vis-à-vis de certains politiques et d’entreprises

Sont pointés les contrôles quasi inexistants, les comptes maquillés. Et, pire pour cet organisme largement financé par la générosité défiscalisée de grandes boîtes, la frontière entre désintéressement et intérêt lucratif s’est peu à peu estompée….

La poursuite d’une œuvre exclusivement d’intérêt général constitue pourtant la condition sine qua non pour se voir attribuer le sésame «fondation d’utilité publique» et ainsi bénéficier de cette arme fatale: une capacité à proposer aux particuliers une déduction fiscale de leurs dons à hauteur de 66%, et aux entreprises à hauteur de 60%. La machine à défiscaliser en arrosant les copains a marché à plein.

Un ancien responsable soupire: «Des alertes avaient été envoyées en direct à Mestrallet. Y compris par les salariés. […] Que dire d’autre, si ce n’est insister sur le malaise humain exacerbé des équipes, l’autisme managérial face aux dizaines d’alertes.» Un autre ex-cadre confie: «Pendant des années, on a fait du social washing à fond.» En d’autres termes, la Face permettait à quelques grandes sociétés de communiquer sur de belles actions à peu de frais. De quoi interroger sur la réalité de ce «capitalisme moral» qu’aiment promouvoir certains grands patrons

Les cinq histoires relatées dans les pages suivantes en attestent largement. En off, un président de chambre de la Cour des comptes tonne comme jamais: «Sur ce dossier, une chose est sûre, et la jurisprudence du Conseil d’Etat est constante. Une fondation comme la Face est une société de capital. Or, sans capital, pas de fondation. La dissolution doit être prononcée par décret du ministère de l’Intérieur.»


Le dossier est une patate brûlante. La déclaration de non-conformité légale de la Face, qui est la conclusion de l’audit, a été envoyée au début de l’automne Place Beauvau ainsi qu’à Bercy. Charge à l’Intérieur de prendre le décret de dissolution si la dotation n’est pas rétablie, et pour Gérald Darmanin de mettre fin à la défiscalisation des dons à la Face. Interrogés, les ministères temporisent, et «analysent le rapport de la Cour des comptes», pourtant limpide. Ce n’est pas tout. 

Selon nos informations, le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dont dépend la Face, a ouvert une enquête préliminaire. Mouillé aussi, le très puissant cabinet d’audit KPMG.

En validant sans sourciller les comptes de la fondation, le commissaire aux comptes «a manqué à ses obligations», toujours selon la Cour de la rue Cambon. Matière à enquête pour le Haut Conseil du commissariat aux comptes, l’autorité en charge de la discipline de la profession…










samedi 23 novembre 2019

Le torchon brûle entre Candilis et Ernotte…démissionner ou être démissionné, telle est la question ?


Le torchon brûle entre Candilis et Ernotte…démissionner ou être démissionné, telle est la question ?  

Depuis les révélations du Canard enchaîné mercredi dernier sur la publicité clandestine faite au site commercial de son épouse à l’antenne, le départ du Numérobis discret démissionnaire du poste de pédégé qu’il occupait dans Le Studio la filiale de production de France Télévisons (ex MFP) est sur toutes les lèvres. 


Le torchon brûle entre Candilis et Ernotte...il est presque quasiment consumé à en croire certaines langues déliées du 8ème étage du Siège de France Télés. 



En fin de semaine, certains membres du COMEX avaient même entendu l’intéressé manifester son ras-le-bol et grommeler avoir pris sa décision. 

Démissionner ou être démissionné (autrement dit, être contraint à plier bagage) telle est la question et ce alors que la revue du personnel que l’ex-Orange voulait imposer à l’ensemble des collaborateurs sur les conflits d’intérêts torpillée par les révélations sur le couple Candilis, fait un véritable flop mais suscite également les plus vives réactions.

Autre volet de ce dossier, ce jeudi, l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public (ADAP) dans son article « Takis Candilis (suite) des questions en suspens » (*) s’interrogeait sur les questions que vont inévitablement se poser Bercy, la HATVP, etc…après la soudaine défection du France tv studio du programmateur en chef ernottien que révélait, il y a une semaine, le blog CGC Média.

(*) Extraits :



« On apprenait, la semaine dernière, que Numérobis, Takis Candilis, directeur Général délégué à l’antenne et aux programmes de France Télévisions avait démissionné de son poste de Pdg de la société Studio sans en donner le motif… 
Personne n’avait noté que la direction de FTV Studio était assurée par Candilis et pour cause, aucune note n’avait été diffusée ; ce qui n’est certes pas une obligation mais qui éclaire parfois ceux qui sont amenés à collaborer avec la société…

Pour le coup on ne peut pas dire que ce soit particulièrement transparent. En effet depuis mai 2017, c’est officiellement Julien Verley qui en assurait la direction jusqu’en juin de cette année. Depuis cette date aucun document n'a été communiqué concernant son remplaçant...

On peut donc se demander ce qui a prévalu à cette démission et surtout à quel moment cette nomination était intervenue ? 

D’après des informations rapportées à l’ADAP, la démission du DG aurait pour origine l’obligation de fournir des éléments de son patrimoine à la HATVP qui veille à la déontologie des responsables publics.
 
Pour l’instant aucune réponse à ces questions. La seule réalité tangible, c’est la nomination du dirCab et directeur de la Transformation à ce poste de Pdg du Studio, une casquette supplémentaire pour ce jeune homme qui a les honneurs de Marianne (dont il se serait surement bien passé) cette semaine… »




De l’enquête de Marianne sur la probable dissolution de la FACE suite à un rapport au vitriol de la Cour des comptes, nous allons très vite reparler dans le cadre d’une plainte pénale toujours qu’avait déposée la CGC de l’Audiovisuel.


Toutes ces accumulations à quelques semaines de la procédure au CSA pour dire qui aura en charge la prochaine présidence de France Télés, ça en dit long de la panique qui règne dans les étages supérieurs du Paquebot en perdition