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mardi 10 mars 2020

Nicolas Coppermann (patron d'Endemol-Shine) pour remplacer Candilis qui lui-même remplacerait Ernotte !?

Nicolas Coppermann (patron d'Endemol-Shine) pour remplacer Candilis qui lui-même remplacerait Ernotte !?

Depuis la grotesque psychanalyse d’opérette à laquelle s’est livré Takis Candilis numérobis ernottien dans la serviette d’Anna Cabana pour sa rubrique « Rendez-vous » dans le JDD, un nom circule à France Télévisions : celui de Nicolas Coppermann patron d'Endemol-Shine.

Les affaires d’Endelmol n’étant pas au top, le nom de Nicolas Coppermann qui le 15 septembre 2018 se félicitait auprès de Benoît Daragon pour Le Parisien de l’annonce de Françoise Nyssen, qui évoquait alors le projet abandonné sous François Hollande, celui d’imposer la redevance à tous les foyers (TV, ordinateur, tablette ou smartphone), tourne en boucle.

La suppression de la taxe d'habitation prévue pour 80 % des foyers en 2020 se profilant, l’intéressé expliquait en total désaccord avec Éric Woerth, le député LR de l'Oise et président de la commission des finances de l'Assemblée nationale : « C'est la bonne fenêtre de tir, il est temps de  revoir le mode de perception de la redevance et  autant revoir en même temps son assiette… », en ajoutant « Il faut donc désormais débattre des modalités de la redevance, de son montant, de son éventuelle mensualisation et des exonérations pour les personnes en difficultés ».

A bon entendeur salut ! 

« On en est où de l’arrivée annoncée de Copperrmann » s’interroge ce directeur qui prend opportunément à présent ses distances par rapport au tandem candilo-ertnottien (ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, en ce moment, à prétendre vainement ne jamais avoir soutenu l’ex-Orange et ses potes…) et fera le dos rond demain pour conserver sa paie !  
Il est prévu pour remplacer Candilis, le « métèque qui doit prouver qu’il est meilleur que les autres » (c’est lui qui le dit à Anna Cabana) pourrait lui prendre la suite de l’ex-Orange malgré les déclarations qu’il a faites il y a peu !  



Ben voyons…Après la nomination par Ernotte de Takis Candilis qui dirigeait depuis 2016 la fiction à Banijay, le groupe audiovisuel de l’homme d’affaires Stéphane Courbit…ce serait donc un autre ex de chez Courbit (*) qui pourrait prendre la main !

(*) EndemolShine France est la filiale française du groupe de production télévisuelle hollandais Endemol Shine Group, dirigée par Nicolas Coppermann depuis juin 2012…

En 1998, Endemol, groupe de production audiovisuelle néerlandais, décide de s’implanter sur le marché français, en rachetant 50 % du capital de la société de production audiovisuelle ASP Productions de l'animateur Arthur et du producteur Stéphane Courbit

En décembre 2000, Endemol Group devient propriétaire à 100 % d'ASP Endemol[6]. En janvier 2001, la nouvelle entité acquise par Endemol Group devient Endemol France. Stéphane Courbit est alors nommé président de la filiale. En 2001, la société crée l'évènement en produisant la première émission de télé-réalité pour M6, Loft Story. L'émission est programmée en face d'émissions produites également par Endemol (Exclusif et Le Bigdil)[6]. L'activité des différentes sociétés du groupe atteint un volume horaire hebdomadaire de 32 heures sur les chaînes hertziennes en 2002.
En 2001, Patrick Le Lay, alors PDG de TF1, signe un contrat d'exclusivité avec Endemol pour racheter les droits concernant toutes les futures émissions de télé-réalité produites par Endemol.
En 2007, Stéphane Courbit quitte la direction d'Endemol France et revend ses parts au groupe Endemol » …[« 

Le blog CGC Média vous renvoie également à l’article de Libération du 25 février 2018 signé Jérôme Lefilliâtre, concernant l’arrivée décriée de Candilis : 

Extrait 

« La nomination du nouveau numéro 2, qui entre en fonction (à France Télés, ndlr), a été accueillie avec hostilité. Le producteur de «Borgia» doit mettre en place une organisation «transverse» de la fiction…
Takis Candilis n’a pas encore passé une journée complète à France Télévisions comme directeur général délégué à l’antenne et aux programmes pourtant dans le milieu culturel, les flingues sont déjà sortis contre le nouveau numéro 2 de l’entreprise publique… 

Le ton est donné par Pascal Rogard, mitrailleur en chef de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques : «Takis Candilis, je l’appelle le Grec qui parle anglais. A cause de Borgia [série produite par Candilis et tournée dans la langue de Shakespeare, ndlr]. Borgia, c’est trois minutes de violence, cinq minutes de sexe, trois minutes de fausse politique.»…

«Tout le monde est sidéré par cette nomination, râle un producteur bien connu dans le milieu culturel, sous couvert d’anonymat. Takis connaît bien la télé mais il n’a pas brillé par une qualité de fiction extraordinaire. Il a fait des choses très formatées.» Et cette personnalité très remontée, qui va jusqu’à parler de «trahison», de lister les défauts du personnage : il s’entourerait exclusivement d’hommes à lui, black-listerait les producteurs qui ne lui reviennent pas, imposerait sa femme (la comédienne Babsie Steger, qui a joué dans Borgia notamment) au casting de ses séries… «C’est d’autant plus inquiétant qu’il va avoir la main sur tous les programmes. On se retrouve avec un guichet unique», poursuit cette source… »

Avec de tels scénarii, la question première qui se pose c’est de savoir si le Service Public de l'audiovisuel va continuer à être la vache à lait pour une poignée de producteurs extérieurs et rester la honte de la République ?    

lundi 9 mars 2020

Et si “la honte de la République” était aussi au Parlement?

Et si “la honte de la République” était aussi au Parlement?


C’est une interview hallucinante qu’a donnée Aurore Bergé au Figaro concernant le projet de loi audiovisuelle que Franck Riester voudrait faire avaler au Parlement. 



Ce qui m’importe, explique - sans rire - la députée LREM “c’est de faire passer ma loi avant l’été” oubliant au passage qu’elle n’en est que rapporteure et n’hésitant pas de taper sur le ministre à la moindre occasion.


A l’Assemblée, la députée LaREM qui insupporte maintenant au plus haut point, laisse même entendre avec ses choix qu’ils seraient ceux d’Emmanuel Macron !!!


Interrogée sur la candidature à sa propre succession de Delphine Ernotte, Aurore Bergé a indiqué minablement "Je ne préjuge pas de la décision du CSA mais il ne serait pas inutile d'instaurer de la stabilité à un moment de grand chamboulement de l'audiovisuel public". 



Quant au holding France médias qui va regrouper France Télévisions, Radio France, France Médias Mode et l’INA, Aurore Bergé a bien confirmé qu’il serait mis en place “dans une logique de convergence afin de créer des synergies et des missions communes majeures comme l’information”...ce qui correspond à une fusion des sociétés.  



N’y-a-t’il personne pour la faire taire ? 



Un constat s’impose après de tels propos indignes de la Représentation nationale, c’est que “La honte de la République” qu’évoquait le Chef de l’État, ne se limiterait donc pas qu’à France Télés. 


Élections municipales a minima sur France Télés…


Élections municipales a minima sur France Télés… 

Pour les élections municipales, pas d’équipes France 2 et France 3 sur un même lieu.
« C’est comme ça et ce n’est pas autrement » a prévenu la direction de l’info…

« Une seule équipe pour tourner qui ensuite montera un sujet pour La Deux et un autre sujet pour La Trois…» serinent à l’envi les lieutenants ernottien au sein des rédactions y compris celle de franceinfo : en total surchauffe où les burn out et autres arrêts maladie ne se comptent plus.

Les bruits de plusieurs motions de défiance contre les donneurs d’ordre mais aussi à l’encontre de Fabien Tormos rédacteur en chef adjoint et chef du service Journalistes reporters d'images (JRI) et Guillaume Barbier le chef du service Journalistes reporters d'images (JRI) de France 3, se font des plus insistants.

« Le décryptage, le recul et lanalyse indispensables à une information sérieuse, vérifiée, de service public »  dont n'a cessé de se vanter l’ex-Orange, a ses limites !

dimanche 8 mars 2020

Concert pour Jonathan Rosenblum chef d’entreprise et responsable des relations sociales à France Télévisions candidat LaREM à Alforville.


Concert pour Jonathan Rosenblum chef d’entreprise et responsable des relations sociales à France Télévisions candidat LaREM à Alforville.



Jonathan Rosenblum candidat LaREM aux municipales d’Alfortville qui se présente sur sa propagande électorale – EN MÊME TEMPS –  comme « chef d’entreprise et responsable des relations sociales dans l’audiovisuel public » (*) (se gardant bien d’ajouter : à France Télévisions donc payé par la redevance, c’est-à-dire les contribuables) en a pris plein les oreilles comme le relate Le Parisien dans son article « Musiciens de l’Opéra, enseignants, avocats… côte à côte à la "foire des retraites" d’Alfortville ».



Décidément, le donneur de leçons télévisuel n’est pas à la fête…Le blog CGC Média vous propos de découvrir l’article en question signé Marion Kremp :



« Les musiciens de l’Opéra de Paris, de la chambre de Paris, de l’orchestre national d’Ile-de-France et du chœur de Radio France ont donné leur concert contre la réforme à la « foire des retraites ».

Alfortville, ce samedi. Les musiciens de l’Opéra de Paris, de la chambre de Paris, de l’orchestre national d’Ile-de-France et du chœur de Radio France ont donné leur concert pour dire non au 49.3. 

« Alors ça, si ça ne s'appelle pas de la convergence des luttes ! », en écarquille les pupilles Maurice, ému devant l'énergie déployée par les musiciens réunis de l'Opéra de Paris, de l'orchestre de chambre de Paris, de l'orchestre national d'Ile-de-France et les gorges déployées du chœur de Radio France.Bizet et les airs fougueux de « Carmen » résonnaient jusque dans les rues d'Alfortville (Val-de-Marne) ce samedi. Un concert donné sur les marches de l'hôtel de ville pour continuer de dire non à la réforme des retraites malgré le « passage en force » du gouvernement via l'article 49.3 le week-end dernier.

Et les musiciens n'étaient pas seuls. Avec eux, intermittents, avocats, enseignants, personnels hospitaliers, pompiers, cheminots, universitaires… Tous mobilisés depuis plus de trois mois pour défendre leurs conditions de travail et leurs pensions. Une « foire des retraites solidaire » organisée par le collectif d'Alfortville comme l'avait été la braderie des retraites à la mi-janvier ».

Au menu de la fête militante, chamboule-tout, fléchettes et vente de gâteaux solidaire pour abonder la caisse de grève du collectif d'Alfortville.

« Nos gouvernements brisent notre république indivisible, démocratique, laïque et sociale par ordonnances et 49.3. Ainsi, ils piétinent l'esprit même de la constitution qui leur donne pouvoir en l'utilisant contre le peuple qui les a indirectement désignés. » Le discours du collectif scandé au micro a été applaudi par les près de 200 personnes rassemblées sur le parvis tout l'après-midi…


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Les duettistes Riester et Bergé avec leur consternante BBC à la française ont tout faux…BBC 3 basculée sur le web devrait revenir sur la TNT.


Les duettistes Riester et Bergé avec leur consternante BBC à la française ont tout faux…BBC 3 basculée sur le web devrait revenir sur la TNT.

Ils ont l’air fin le toujours locataire de la rue de Valois et sa contradictrice rapporteure qui n’ont cessé de se chicorer, ces derniers jours, devant des députés consternés et pour le moins dubitatifs à présent avec la nouvelle d’outre-Manche qui n’arrange pas les affaires du triste attelage !

BBC 3 qui avait été déplacé en ligne en 2016 - provoquant à l’époque de très vives réactions des fans - pourrait maintenant être réintégrée par la société mère sur le TNT.

L’échec de son basculement sur le web a semble-t-il décidé la BBC qui « cherche à réorganiser la production axée sur les jeunes » à cette réintégration.

C’est Paul Revoir Rédacteur en chef des médias pour le Daily Mail qui l’écrit « BBC 3 quatre ans après sa suppression pourrait être fixée pour un retour (sur les téléviseurs britanniques) »

Les « danseurs de claquettes parlementaires » – c’est ainsi que certains les surnomment dans les couloirs du Palais Bourbon – découvrent maintenant que la décision péremptoire comme Ernotte l’avait soufflé à Édouard Philippe de supprimer de la TNT France Ô comme France 4 à l’instar de « BBC Three », était donc finalement une mauvaise décision.

Nos voisins viennent de constater que délinéariser des canaux qui permettent à chaque groupe audiovisuel de diffuser sur chacune d’elles des programmes spécifiques et évitent ainsi de brouiller leur identité, ne marche pas.

Quel temps perdu et surtout quel lamentable spectacle ! 

Il y a presque deux ans, dans un excellent rapport parlementaire d’une formidable pertinence, signé de la députée UDI des Hauts-de-Seine, Frédérique Dumas, spécialiste de l’audiovisuel, tout était quasiment dit sur le sujet et le gouvernement pourtant averti :

Extrait de l’interview qu’elle donnait à Olivier Harmant dans l'émission « L'invitée des Echos »le 21 novembre 2018 :

« Lorsque j’ai eu une discussion avec le Premier ministre sur la suppression de la chaîne jeunesse  que veut supprimer France Télévisions et que j’ai pris un exemple étranger -  la BBC qui a basculé sur l’activité numérique sa chaine jeune adulte et a immédiatement perdu 85 % de son audience, oui oui

Lorsque j’ai évoqué cet exemple en parlant des fractures numérique, territoriale, physique et des usages devant le Premier ministre dans le cadre d’un petit déjeuner où il y avait d’autres ministres et d’autres députés, il m’a répondu : les exemples étrangers, on s’en f.... ».




Seulement voilà que ce soit la BBC ou un autre groupe audiovisuel européen, le constat est clair: le passage sur le web d'une chaine de télévision linéaire, c'est à très court terme sa mort certaine! 

samedi 7 mars 2020

Aurore Bergé énorme caillou dans la chaussure d’Emmanuel Macron, à nouveau RIDICULE...La SACD remercie vivement les députés Frédérique Dumas et Jean-Jacques Gaultier.

Aurore Bergé énorme caillou dans la chaussure d’Emmanuel Macron, à nouveau RIDICULE...La SACD remercie vivement les députés Frédérique Dumas et Jean-Jacques Gaultier.




Aurore Bergé parachutée rapporteure du projet Riestero-Philippien visant principalement à casser l’audiovisuel public et en éliminer tous les garde-fous, s’est une fois encore donnée en spectacle devant des députés façon ectoplasme pressés d'en finir par un président de commission qui avait un train à prendre !

La députée LREM des Yvelines qui n’a eu de cesse, en trois séances de commission que de s’en prendre à Franck Riester et qui trouvait dans la Presse il y a peu les Français « schizophrènes » (sic) - tendances autobiographiques au regard de ce qui suit !  - a même trouvé le moyen de voter un amendement contre l’avis du gouvernement qu’elle avait elle-même déposé en tant que rapporteure générale et qui a finalement été adopté à mains levées par une poignée de députés LaREM et LR
A tel point qu’il faudra maintenant voter un nouvel amendement pour annuler les bêtises de celle qui s’était probablement imaginé rue de Valois après les Municipales!  

Une pitoyable mascarade à des années-lumière du big bang annoncé par Emmanuel Macron qui ne s’étonnera pas dès les décrets de loi promulgués (ou pas d’ailleurs !) de devoir trainer comme un boulet, ce pathétique patchwork d’incohérences dont il risque de ne pas se remettre.

Les sociétés d’auteurs consternées avouent ne jamais avoir vu une telle pantalonnade. La SCAD dans son communiqué dénonce même pour ce projet de loi audiovisuel : un regrettable recul sur les droits des auteurs

Un recul général tout simplement qui finira d’enterrer la télé publique que l’ex-Orange parachutée sans aucune connaissance du secteur dans les conditions qui font toujours l’objet d’une instruction judiciaire, laissera en ruines dans quelques semaines et que le ou la suivant(e) mettra des mois et des mois à relancer.

Le communiqué n’hésite pas à remercier vivement les députés Frédérique Dumas et Jean-Jacques Gaultier pleinement au fait, notamment sur « la possibilité d’un moratoire sur France 4 porté et soutenu également par le groupe socialiste face à celles et ceux n’ayant pas été à la hauteur des enjeux et de la baisse drastique annoncée de la diffusion des œuvres d’animation et jeunesse sur les chaînes hertziennes du service public : soit en l’état, 35% de programmes jeunesse en moins »

Le blog CGC Média face à une telle chienlit dont Aurore Bergé est à l’origine, vous propose de découvrir ce texte qui ne mâche pas ses mots :

Projet de loi audiovisuel : un regrettable recul sur les droits des auteurs

A l’issue de l’examen du projet de loi audiovisuel en Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, la SACD fait le constat d’un recul réel de la protection des droits des auteurs par rapport au texte porté par le ministre de la Culture, Franck Riester. 
A côté de la volonté d’établir des règles du jeu équitables entre les acteurs du numérique et les diffuseurs historiques et de faire contribuer les plateformes au financement de la création, le projet de loi du gouvernement dessinait une autre avancée : mettre un terme au contournement des droits des auteurs à l’ère numérique.

Cette ambition a été rognée par la majorité parlementaire. Si elle a fort heureusement confirmé la place des auteurs dans les négociations professionnelles qui les concernent, en soulignant d’ailleurs le rôle important que les sociétés d’auteurs devront y jouer, en revanche, elle n’a pas été au rendez-vous de la protection des droits moraux et patrimoniaux des auteurs.

En effet, contre l’avis du gouvernement, un amendement déposé par Aurore Bergé, rapporteure générale, a été adopté. S’il était confirmé en séance, il aurait pour conséquence de vider de son sens le nouvel article qui devait responsabiliser les diffuseurs en veillant à ce que seules les œuvres respectant le droit d’auteur à la française, tant le droit moral de l’auteur que son droit à une rémunération proportionnelle, puissent être prises en compte dans les obligations d’investissement déclarées au CSA.

C’est là un pilier de la politique portée par Franck Riester pour remettre les auteurs au cœur de la politique audiovisuelle. Il est indispensable qu’il soit consolidé et conforté.

Il n’est pas admissible que celles et ceux qui déclarent vouloir mettre un terme au régime d’irresponsabilité des plateformes soient prêts en même temps, à autoriser ces diffuseurs, chaînes historiques ou plateformes, à comptabiliser dans leurs obligations des œuvres qu’ils financent et dont les contrats contiendraient des clauses illégales et contraires à toutes les règles françaises en matière de droit d’auteur.

La démarche est d’autant plus étonnante que la rapporteure générale a aussi porté, à juste titre, une proposition utile pour rendre plus efficace le dispositif de la réponse graduée, en mettant en place une transaction pénale, qui n’a malheureusement pas été retenue pas ses collègues députés.

Ce recul sur cette disposition assurant le non-contournement des droits des auteurs de cinéma et d’audiovisuel est aussi regrettable car l’examen du texte n’a apporté aucune avancée nouvelle permettant de mieux protéger les auteurs et de mieux les associer au succès de leurs œuvres. Alors que la production indépendante a vu son statut et ses protections encore renforcés, le projet de loi reste encore muet sur le nécessaire rééquilibrage des relations individuelles entre auteurs et producteurs.

Enfin, les débats qui ont eu lieu autour d’un moratoire sur France 4, qu’ont porté et soutenu le groupe socialiste ainsi que les députés Frédérique Dumas et Jean-Jacques Gaultier, que la SACD remercie vivement, n’ont pas été à la hauteur des enjeux et de la baisse drastique annoncée de la diffusion des œuvres d’animation et jeunesse sur les chaînes hertziennes du service public : en l’état, c’est 35% de programmes jeunesse en moins.

Les enfants, les populations présentes dans les zones blanches ou celles qui n’ont pas les moyens de payer un abonnement mensuel à Internet pour avoir accès à la plateforme numérique de France Télévisions, les professionnels, auteurs et producteurs, inquiets des conséquences de la suppression de France 4, méritent mieux qu’un débat bâclé et des fins de non-recevoir.

La SACD espère que l’examen du projet de loi en séance publique fin mars permettra de renouer avec l’ambition initiale défendue par le gouvernement d’aboutir à une régulation audiovisuelle qui assure davantage le respect des droits des auteurs. Elle souhaite même que la loi puisse aller au-delà et que les députés puissent encore l’enrichir, car pour prospérer dans ce nouveau paysage numérique, notre pays doit offrir à ses créateurs et à ses talents un cadre aussi protecteur que novateur pour leurs droits, leur statut et leurs rémunérations.