Isabelle Giordano avatar d’Aurore
Bergé… Impair(s), passe (Culture)
et manque !
Le 2 avril dernier, le site Altantico
dans son article « France Télévisions : la bataille pour
la présidence de l’audiovisuel public se lance (timidement) »,
la donnait comme candidate à la présidence de France Télés : « En coulisses, se dessine
cependant le nom d’Isabelle Giordano, notamment Présidente du comité
stratégique du Pass Culture depuis juillet 2019 et qui bénéficie d’une
belle carrière de journaliste derrière elle. Rien d’officiel pour le moment
donc mais un outsider potentiel pour cette élection ».
Ce
weekend, Les Echos lui consacre une tribune « La
Culture au temps du confinement » dans le droit fil des récentes
élucubrations d’Aurore Bergé reprenant au passage celles de Françoise Nyssen l’éphémère
ministre de la Culture en 2018 !
En
campagne Isabelle Giordano ?...soutenue par la vibrionnante Aurore Bergé !?
Pas
gagné…tant ce qu’elle décrit est loin dans sa vision de la Société
post-épidémie est à des lieues de la réalité.
La présidente du comité stratégique du Pass Culture (*) y propose
tout simplement un monde fracturé, dématérialisé et surtout désocialisé !
(*) Au sujet du fameux Pass
Culture dont l’insipide Nyssen était porteuse, supplantée par l’inconstante
députée LREM des Yvelines Aurore Bergé qui a fait sien le projet jusqu’à en revendiquer
à présent l’élaboration, que nous dit l’article « Pass
culture : aveu d’échec et échec probable » signé Nathalie MP Meyer auquel le blog CGC Média a déjà fait
référence :
« Ainsi, ce serait cela, la
nouvelle « révolution » culturelle du
gouvernement : 400 millions d’euros par an budgétés nulle part, mais
prélevés à coup sûr sous forme d’impôt et de dette comme si le pays roulait sur
l’or [ce sera encore plus vrai après la crise évidemment, ndlr] pour que
les jeunes de 18 ans puissent faire ce qu’ils font déjà très bien tout seuls, à
savoir aller au cinéma ? N’en déplaise à Mme Nyssen [donc aujourd’hui Aurore
Bergé et Isabelle Giordano, ndlr], cela n’a rien d’évident…
Il s’agira(it) aussi d’acheter des livres,
d’aller au théâtre, au musée, au concert (Beethoven ou One Direction ?), bref,
donner à tous les jeunes les moyens d’accéder à la culture à raison de 500 €
chacun. Si l’on écoute les jeunes eux-mêmes, il faudrait inclure le sport, les
restos, les jeux vidéo et Netflix. On glisse vite au « Pass
loisirs ».
A quoi, le 17 février dernier,
la même journaliste ajoutait au sujet de la députée rapporteure « On la
connaissait déjà inclusive et cuculinaire, on la découvre maintenant sans
surprise inclusive et cuculturelle ! Quand je vous disais
qu’elle était très douée pour les rapports [totalement hors sol ! ndlr],
elle qui remettait au Premier ministre Édouard Philippe et au ministre de la
Culture Frank Riester un pack de 60 propositions consacrées à l’émancipation et
à l’inclusion par les arts et la culture sous le titre "Pour un ministère de la Culture au service des créateurs,
des arts et des droits humains" ! »
« On cuculmine dans la tautologie (¤) ! » ironisait la
journaliste en concluant « Encore un rapport qui promet. Merci
Aurore Bergé ! »
(¤) La tautologie
est souvent utilisée en rhétorique pour faire passer de fausses idées en
donnant l’impression de vérité et d’évidence que cette expression dégage.
La boucle est presque bouclée et nous
ramène ainsi au propos d’Isabelle Giordano dans le droit fil des deux femmes
que publie Les Échos.
Isabelle Giordano découvre
au passage la captation télé, le DVD, le Blu ray et les Box…
Analyse du
propos qui débute ainsi
« Il est encore trop tôt pour analyser les enseignements de la crise
sanitaire pour le monde de la culture »…Alors pourquoi le fait-elle puisqu’il
n’est pas temps et que ce qu’elle décrit n’est en rien pertinent ?
Ce n’est donc pas le moment mais voilà le monde fracturé, dématérialisé et surtout désocialisé qu’elle
décrit à travers « trois
premières leçons qu’elle entend d’ores et déjà, tirer » [passablement
erronées, faut-il le préciser, ndlr]
Désocialisation
1°) « Les
offres culturelles numériques n’ont jamais été aussi nombreuses. Les
propositions explosent dans tous les domaines, des plus audacieuses aux plus
classiques. [Parler pour ne rien dire…pire pour asséner des
contre-vérités au moment où les Français n’ont pas chois ce qu’ils subissent en
ce moment, ndlr]
Les suggestions pour se
cultiver depuis chez soi se multiplient chaque jour. On ignorait même
l’existence de certaines d’entre elles. Du Grand Palais au domaine de Chambord
en passant par le château de Versailles, chacun découvre qu’il est désormais
possible d’avoir accès aux plus grandes expositions du moment et qu’il est
assez agréable de visiter virtuellement les monuments nationaux. De même, sans
bouger de son domicile, [Balancer cela en pleine période
de confinement, confine justement à la provocation…Chacun sait aujourd’hui que
les différentes technologies en cours permettent déjà ce genre de prouesses et
que le fait de sortir ne remplace pas ! ndlr] quelque soir ses
déclinaison s on peut admirer les merveilles des plus grands musées du
monde, du Metropolitan de New York à la galerie des Offices à Florence.
Les orchestres prestigieux se
déplacent aussi jusqu’à votre salon. [En dehors des captations
télé, ça s’appelle aujourd’hui : le DVD ou encore le Blu ray, ndlr] Ces
offres, recensées notamment sur la plateforme Culture chez nous, montrent
que la culture numérique est possible. Même si elle ne remplace pas une
visite physique au musée, une salle de cinéma, [Elle ne parlera ni pas
du Théâtre, ni du spectacle vivant, ndlr] elle fait aujourd’hui la
démonstration de son utilité, de son intérêt et de sa capacité à toucher un
large public, notamment les jeunes.
Dématérialisation
2°) Deuxième
enseignement : pas un jour sans qu’on ne découvre de nouveaux prescripteurs
culturels. La créativité et l’inventivité n’ont jamais été aussi présentes sur
les réseaux sociaux ; c’est l’une des bonnes nouvelles du moment. Si bien que
la prescription est devenue ludique. Aurait-on enfin trouvé l’alternative
aux froids algorithmes, que beaucoup cherchaient ces derniers temps ?
Aujourd’hui, les prescripteurs culturels, parfois très inventifs, se bousculent
sur Instagram : lecture de poèmes, conseils de lecture, partage d’extraits
musicaux… Chacun sait que la question de la recommandation est centrale.
Ces semaines de confinement semblent nous indiquer un chemin, une possibilité,
peut-être même un début de solution, en tout cas un réel espoir vu le succès de
ces nouveaux médiateurs culturels. Soudain, la notion de culture générale, le
concept d’humanités, sont devenus moins austères. [Rien ne remplacera jamais
un Lucchini lisant des textes devant un salle pleine, une pièce de Théâtre donnée sur la scène
du Français et/ou mille autre dans mille autres salles de spectacles dans tout
le Pays, ndlr]
Avec le Pass Culture,
certains jeunes de 18 ans visitent en ce moment l’exposition-événement
consacrée à Pompéi ou découvrent des captations de l’Opéra de Paris et de la
Philharmonie. [Parce qu’avant cela n’existait pas ?! Allons
donc, ndlr]
Fracture (et
disruption, mot à la mode !)
3°) Troisième
leçon : aussi étrange que cela puisse paraître, la période s’avère utile
pour dénouer des conflits ou faire avancer des combats que l’on croyait
perdus, comme celui de l’évolution de la chronologie des médias. [ C’est
quoi ça ?, ndlr]
On entend quotidiennement dire
qu’une crise peut être une opportunité. Et c’est vrai qu’il est assez
réjouissant de voir se multiplier les offres de films en VoD et de
constater la réactivité de certains professionnels du cinéma. Un bon signe pour
le secteur. [Lequel ? celui du cinéma ? ndlr]
Autre combat à poursuivre :
celui de séduire et attirer la jeunesse vers toutes les formes de culture. Le
secteur culturel souffre lourdement de cette crise sanitaire. Mais le numérique
est une chance pour toucher ceux qui s’étaient éloignés des salles de cinéma ou
des musées. Le Covid-19 a engendré une disruption du monde de la culture, souhaitée
par beaucoup. La démonstration est faite que l’offre de culture en numérique
est un bienfait, [Il y a ceux qui ne pourront plus payer après
la crise des abonnements tous azimuts qui coûtent de plus en plus chers qui
viendront se cumuler avec ceux qui ne pouvaient déjà pas se le permettre avant,
histoire de fracturer un peu plus les territoires et les milieux sociaux,] même
si, bien entendu, elle ne remplace pas la médiation « en vrai ».
Preuve surtout qu’il est
indispensable pour le monde de la culture de toucher ainsi le public jeune,
dont la désaffection pour certains lieux culturels est devenue inquiétante.
Plus que jamais, c’est une nouvelle opportunité qui s’offre à tous. La
reconquête du public jeune est aujourd’hui un impératif. Elle sera d’autant
plus nécessaire pour imaginer, ensemble, le monde d’après. Ce monde souhaité
par la génération Z [ « Z » comme zapper…pour cette génération que serait celle de ces jeunes qui zappent en 8 secondes,
ndlr] où la culture, véritable ciment national, aura toute sa place pour
aider à construire une société réconciliée, durable et solidaire ».
Pauvre France…Si c’est
comme cela qu’Isabelle Giordano la voit, tout cela est bien triste et absolument
consternant !