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mardi 2 avril 2024

Quatre ministres et un enterrement !

Quatre ministres et un enterrement !

Ils étaient donc quatre à être présent pour répondre aux question des députés dans le cadre de la commission d’enquête menée depuis plusieurs semaines sur l’attribution des fréquences de la TNT. Seule l’éphémère Fleur avait opté pour un liaison vidéo.

Comme le blog CGC Média l’a rappelé le 31 mars dernier dans son article « Roselyne Bachelot qualifie "de sac poubelle" le fichage de ROM à qui elle prévoyait d'écrire pour dire tout le mal qu'elle en pense... », s’il était principalement question du fichage établi par ROM dans le cadre du temps de parole des uns et des autres, le projet de fusion des entreprises de l’audiovisuel public prôné par Rachida Dati, a fait l’unanimité contre lui.

Les ministres de la Culture ont chacun à leur tour, dit leur opposition à ce retour de l’ORTF qui ne dit pas son nom mais qui n’est en aucun cas « une BBC à la française ». De concert, le médiatique quatuor a pris la parole, sans mâcher ses mots.

"Depuis le temps qu'on nous vend des fusions comme étant génératrices d'économie et de meilleur fonctionnement et que tout ça va à la dérive...", a ironisé Roselyne Bachelot, s'exprimant sur la potentielle création de cette nouvelle « usine à gaz » portée à l’origine par le sénateur Lafon et ajoutant "Si quelqu'un avait cette mauvaise idée, si on peut les décourager, je n'y verrai que des avantages", précisant pourtant être pour la mise en place de synergies, en lançant "Il n'y a pas besoin pour ça de faire une holding".

RAM étant, elle, parvenue à la conclusion que "cette holding, préalable à une fusion ou pas, n'était pas indispensable" s’est aussi borné à indiquer que "des rapprochements étaient possibles par le bas, en faisant confiance aux équipes et en fixant des objectifs assez précis"…Le défi majeur du secteur est de "rétablir la confiance des Français dans les médias"

Pour Renaud Donnedieu de Vabres, ces réflexions structurelles sur ce regroupement  sont "moins urgentes, moins stratégiques" que de réfléchir "au lien, à la paix, au respect et à l'identité de chacun" dans la conjoncture actuelle, "période de gravité"…la mission de l'audiovisuel public dans toute sa diversité est "de créer des liens".

Jacques Toubon, s’est dit d'accord pour sa part avec ses successeurs : "Le Parlement ne rendrait pas service au pays, aux citoyens, s'il décidait de mettre le doigt dans un débat qui serait, au mieux, inopérant et superfétatoire, et plus probablement détestable". Cette fusion jouerait le rôle d'un "placebo" sur les véritables "questions difficiles et douloureuses" que sont notamment le rôle de l'audiovisuel dans la culture ou la question de liberté d'information…

Enfin Fleur Pellerin a indiqué, elle aussi, ne pas être pour non plus, considérant qu'une holding représenterait une "adjonction supplémentaire d'étages de gouvernance qui ne garantirait pas un meilleur fonctionnement, un meilleur respect des principes et une meilleure utilisation des deniers publics""Je suis plutôt opposée à perdre du temps sur ces questions" a-t-elle conclu. 

Un enterrement en règles pour la ministre mais également par ricochet de son poisson-ventouse collé sur son dos, prêt à se saisir de la moindre miette …

Celle qui s'imaginait probablement ministrable, va très vite comprendre que cette flagornerie en eaux profondes, ne lui servira à rien sauf à la rendre plus pathétique encore.

(* regardez ce que l’ex-Orange visiblement passée par l’Ardèche, en parlait sur le plateau d’un chat supposé avec les salariés) 

(*)




lundi 1 avril 2024

L’ex-Orange continue de claquer un fric de dingue pour « Représenter la France telle qu’on [on c'est qui ? ndlr] voudrait qu’elle soit » !

L’ex-Orange continue de claquer un fric de dingue pour « Représenter la France telle qu’on [on c'est qui ? ndlr] voudrait qu’elle soit » 

La nouvelle campagne de France Télés qui a encore coûté une blinde alors que contrairement aux chansons ernotiennes, France Télés serait à l’équilibre comme la poule est un mammifère (¤) a interpellé nombre des lecteurs du blog CGC Média et plus largement les usagers des transports parisiens qui ont découvert, entre autres sous les abribus, le slogan « Quelle plateforme vous en donne autant ? »


Qu’est-ce que cela veut dire ?

Pourquoi la Marianne de Delacroix qui se trouve sur la célèbre toile du peintre, se retrouve-t-elle à côté d’une Drag queen ?

En quoi France Télés dont la plateforme arrive en clair derrière celles de TF1, M6 et Arte et qui vient de faire partir en fumée 90M€ de l’argent des contribuables dans Salto l’autre plateforme liquidée en 2 ans et demi, vous en donnerait autant (que précédemment donc) ?

Autant de quoi d’ailleurs ? De cette « Représentation de la France telle que l’ex-Orange voudrait qu’elle soit et non telle qu’elle est ? » (*)

Comment les Français des territoires qui regardent encore France Télés pourraient-ils se sentir concernés par un tel visuel ?...

(*) 

(¤) Nous laissons à notre commentateur anonyme qui ne sait pas ce que second degré signifie et doit tout de même avoir quelques problèmes pathologiques de lecture, le soin de nous écrire afin de nous nous expliquer que la poule n’est pas un mammifère…et que nous ne comprenons rien !

Mais revenons à nos moutons (qui lui est un mammifère ; précisions probablement utile pour notre  gugusse anonyme) et interpellons les pouvoirs publics donc l’État actionnaire puisque France Télés est avant tout un groupe de télés publiques pour comprendre en quoi cette très coûteuse campagne va faire baisser la moyenne d’âge du téléspectateur qui est de 3 ou 4 plus élevée que celle du Privé (61/62 ans environ) mais aussi va attirer plus de monde sur les chaines ?   

Napoléon Bonaparte sur le dos d’une baleine (tiens, encore un mammifère pour l’autre zig ! )

Capitaine Marleau dans l’espace et un coureur cycliste en laisse avec IdéfixOn ne se demande plus pourquoi Salto a définitivement coulé emportant en fumée les dizaines de millions d'argent public dans un tel fiasco  !!




 





dimanche 31 mars 2024

Roselyne Bachelot qualifie "de sac poubelle" le fichage de ROM à qui elle prévoyait d'écrire pour dire tout le mal qu'elle en pense...

Roselyne Bachelot qualifie "de sac poubelle" le fichage de ROM à qui elle prévoyait d'écrire pour dire tout le mal qu'elle en pense...

"On a l’impression qu’on a réuni une sorte de sac poubelle ou de placard au supplice dans lequel on met les gens qui n’ont strictement rien à voir les uns avec les autres. C’est ainsi qu’à ma stupéfaction, je suis classé dans la catégorie Divers Droite avec Monsieur Philippe de Villiers…" déclare Roselyne Bachelot devant la commission d'enquête parlementaire, ajoutant "Quand j’ai appris ce fichage par l’Arcom, je me suis dit que j’allais envoyer au président de l’Arcom une lettre saignante mais puisque je voulais vous réserver la teneur de mes propos, je considère que j’ai dit à l’Arcom tout le mal que je pensais de ce fichage"


https://youtu.be/yh3HX2UE0d4

Devant la juridiction comme quatre autres de celles et ceux qui  sont passés par a rue de Valois, elle a dit toute son hostilité à l'idée d'une holding pour l'audiovisuel public dont Rachida Dati veut se draper et pour laquelle l'ex-Orange dit tout le bien qu'elle en pense,  imaginant probablement continuer à sa tête la casse de la télé publique qu'elle a débutée à l'été 2015 avec son premier parachutage.

Extraits de la dépêche AFP relayée par CBNews:

"La ministre souhaite "une gouvernance unique" dès cette année pour l'audiovisuel public, qui comprend notamment France Télévisions et Radio France. Elle a dit vouloir s'appuyer sur les travaux du Sénat, qui avait voté en juin 2023 en faveur de la création d'une holding commune. "Je respecte ce chemin évoqué par Rachida Dati, 

"L'objectif de fond, c'est-à-dire celui d'"un service public fort", nous le partageons",  a déclaré Roselyne Bachelot devant la commission d'enquête sur les fréquences TNT, fustigeant immédiatement Rachida Dati qui prône la holding "avec gouvernance unique", rappelalnt les propos de Rima  Abdul Malak qui était parvenue à la conclusion que "cette holding  préalable à une fusion ou pas, n'était pas indispensable" précisant que "des rapprochements étaient possibles par le bas, en faisant confiance aux équipes et en fixant des objectifs assez précis". 

"Depuis le temps qu'on nous vend des fusions comme étant génératrices d'économies et de meilleur fonctionnement, et que tout ça va à la dérive !", s'est exclamée Roselyne Bachelot, auditionnée également comme ancienne ministre de la Culture (2020-2022). 

"Je pense qu'on va acheter un superbe immeuble, qu'on va peupler avec un président qui aura une voiture de fonction" et "on mettra à feu et à sang (...) les sociétés de l'audiovisuel public", a lâché l'ex-pote d'Ernotte qui croit, elle, que caresser l'actuelle ministre dans le sens du poil, lui garantirait d'aller au-delà de 2025...Ce qui ne sera jamais le cas !
Les meilleurs ex-amis du PAF

"Revenons-en à l'essentiel et à l'urgence", la guerre en Ukraine, les élections européennes et la question de la laïcité, a renchéri Renaud Donnedieu de Vabres (2004-2007) en repoussant "les débats de structure". Le débat au Parlement sur un tel sujet serait "au mieux inopérant et superfétatoire, et plus probablement détestable", aux yeux de Jacques Toubon (1993-1995), qui a appelé à avoir de vraies idées "sur le rôle de l'audiovisuel" plutôt que celle d'un "placebo qui s'appellerait la fusion". "Je suis plutôt opposée à perdre du temps sur ces questions", a clos Fleur Pellerin (2014-2016) qui n'était pas sur place, mais en visio...
Jack Lang (2000-2002) pour sa part n'avait pas répondu à la convocation de la commission d'enquête. "Nous n'allions pas lui envoyer la police pour aller le chercher mais c'est regrettable", a relevé le président de la commission d'enquête, Quentin Bataillon (Renaissance). 

Ces auditions étaient les dernières menées par cette commission, voulue par les députés LFI. M. Saintoul doit en tirer les conclusions dans un rapport d'ici le 8 mai....


samedi 30 mars 2024

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux Européennes fait fuir les téléspectateurs de France 2

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux Européennes fait fuir les téléspectateurs de France 2

Ce jeudi 28 mars 2024, Caroline Roux recevait François-Xavier Bellamy après le journal télévisé de 20 heures de France 2 présenté ce soir-là par Anne-Sophie Lapix qui pour sa part, enregistrait une audience de 20,7% de part de marché sur les 4 ans et plus.

Quelques minutes plus tard, l’émission politique de la chaîne faisait chuter les audiences avec un départ de 40% de l’auditoire pour la prise d’antenne de Caroline Roux qui allait interroger la tête de liste LR aux Européennes.

Au final, L’évènement n’aura attiré que 2,73 millions de téléspectateurs, soit 13,4% de part de marché sur les 4 ans et plus seulement. Il s’agit de la plus mauvaise performance de l’émission au mois de mars.

Pas étonnant que bon nombre de politiques choisissent TF1 pour leurs interventions. 

Dire que la com' de France TV vantait "Un dispositif exceptionnel d’entretiens" pour ces européennes  !




vendredi 29 mars 2024

France Télés condamnée pour "harcèlement moral", "harcèlement sexuel" et "manquement à l'obligation de sécurité" dans l'affaire qui l'oppose à un ancien présentateur sous CDD successifs (73 au total)…Pas le seul cas !

France Télés condamnée pour "harcèlement moral", "harcèlement sexuel" et "manquement à l'obligation de sécurité" dans l'affaire qui l'oppose à un ancien présentateur sous CDD successifs (73 au total)…Pas le seul cas !

L’information révélée par Télérama. (*) qui s’est répandue dans le presse comme sur les réseaux sociaux a fait l’effet d’une bombe a sein du groupe de télévision public.

(*) 



Selon le jugement rendu le 25 janvier dernier, France Télévisions a été condamnée à régler des dommages et intérêts pour "harcèlement moral", "harcèlement sexuel" et "manquement à l'obligation de sécurité" à Gaël Giordana dont comble du comble, l’entreprise en totale violation avec tous les principes légaux, avait renouvelé de mars 2021 à juillet 2023 un premier CDD, pas moins de 73 fois.

Le conseil des prud'hommes de Paris a non seulement estimé donc que le journaliste occupait un emploi permanant au sein du groupe mais la juridiction a également qualifié de "nul" le licenciement prononcé à son encontre. Le Conseil n’a pas  accédé à sa demande de réintégrer l'entreprise et n'a pas non plus reconnu l'existence d'une discrimination en raison de l'orientation sexuelle.

Au final, France Télévisions a été condamnée à lui verser plus de 80 000 euros

"Le conseil de prud'hommes a reconnu la réalité de ce qu'a subi Gaël Giordana. C'est inédit à plusieurs titres : la reconnaissance du harcèlement sexuel n'est pas fréquente, qui plus est quand c'est un homme qui est victime d'une femme", a tenu à préciser Mᵉ Florent Hennequin avocat de l'ex-présentateur sur Franceinfo TV qui a indiqué faire appel, jugeant " la réparation est insuffisante".

"C'est trop facile pour l'employeur de s'en sortir avec une condamnation pécuniaire. Ce que souhaite mon client, c'est sa réintégration et la poursuite de sa carrière au sein de France Télévisions dans des conditions normales. Ce n'est pas à lui de subir les conséquences du harcèlement qu'il a dénoncé" a-t-il enchéri.

France Télévisions comme de coutume dès qu’il s’agit de ce genre de contentieux , a invité le conseil des prud'hommes qui ne l’a pas suivi, à débouter "purement et simplement" le plaignant de "l'ensemble de ses demandes", l'accusant de tout faire pour "obtenir la nullité du licenciement".

Maitre Borten a même oser plaider au nom de France Télés que si "L'entreprise a considéré certes que les échanges de SMS entre Gaël Giordana et Camille Grenu, n'étaient pas normaux dans un contexte professionnel, ils ne démontraient en rien une situation de harcèlement moral, sexuel", allant même jusqu’à trouver de la "manipulation" de la part du plaignant !

Hallucinant !

« Début 2023, Gaël Giordana s'est plaint auprès de son rédacteur en chef. On lui a alors demandé d'avoir une conversation avec Camille Grenu. "Tu auras le soutien de la rédaction de France Info, sache par ailleurs qu'elle a déjà été avertie par le passé", lui aurait-on dit également » écrit, entre autres, Pure people faisant référence à un message lu à l’audience

« L'avocat du plaignant a ensuite évoqué le cas de trois autres salariés qui se seraient plaints par le passé du comportement de cette femme de 45 ans. Finalement, le journaliste a bel et bien proposé un rendez-vous afin de s'expliquer »  indique encore Pure people, soulignant « Camille Grenu serait "tombée des nues" en apprenant que certains de ses propos ou certaines de ses attitudes ont pu heurter son ex-collègue. Elle se serait ensuite excusée. Pourtant quelques jours plus tard, elle aurait sollicité une avocate. Cette dernière aurait précisé à France Télévisions qu'elle faisait l'objet d' "accusations calomnieuses" pour la "déstabiliser professionnellement".

"On échangeait des SMS, elle a commencé à me donner des sobriquets, m'appeler son chouchou. Du fait de mon homosexualité, je ne voyais pas d'ambiguïté et je répondais avec gentillesse. C'était ma collègue d'antenne, il fallait garder une bonne humeur entre nous pour la transmettre à l'écran. Par ailleurs, c'était aussi la femme du rédacteur en chef de Télématin. Et puis c'est allé crescendo... Je me suis senti caricaturé, humilié", rapporte aujourd’hui Gaël Giordana.

« Lors de l'audience du 29 novembre dernier, « l'avocat du journaliste de 38 ans a également a aussi fait savoir que son client aurait subi des comportements "inappropriés". Pour ce faire "il a révélé des conversations intimes faites à la régie" avec "des remarques graveleuses et des sous-entendus sur sa sexualité jusqu'à l'antenne… un comportement qui va gêner M. Giordana, multiplier les contacts physiques, se mettre en soutien-gorge dans le vestiaire devant lui, entrer dans les toilettes des hommes, et surtout lui envoyer en permanence des messages ambigus. Elle s'est permis de mettre en place une proximité déplacée et une intimité non sollicitée. Gaël Giordana a été renvoyé en permanence à sa sexualité, puis a subi des mesures de rétorsion quand il s'est tourné vers sa hiérarchie" détaille encore l'article en question.

A la lecture de Télérama puis de l’ensemble des différents titres de presse à avoir repris la nouvelle, plus particulièrement ce passage : « Sache par ailleurs qu'elle a déjà été avertie par le passé, l'avocat du plaignant ayant évoqué à l’audience  le cas de trois autres salariés qui se seraient plaints par le passé de ce même comportement » , le blog CGC Média a reçu un témoignage  d’un autre journaliste affirmant avoir lui aussi dû mettre les holàs…

"France Télévisions l'a soi-disant mis à l'abri, en réalité, ils l'ont mis au placard en attendant la fin de son contrat, pour ensuite s'en séparer au motif qu'il n'y aurait plus de besoins. Ce n'est pas comme cela que l'on peut encourager la libération de la parole. On attendrait d'une télé publique qu'elle montre l'exemple et soit capable de reconnaître ses manquements. Avoir parlé lui a coûté d'être sanctionné, il a perdu son emploi, tandis que sa collègue n'a pas été inquiétée. Ce n'est pas à la personne harcelée de partir, même si on l'indemnise ensuite. L'entreprise France Télévisions doit aller vers un changement de pratique, et de paradigme", a martelé  son avocat.

Gaël Giordana - pigiste pour plusieurs médias - ne regrette pas d'avoir parlé. Il espère que son témoignage servira à d'autres. Il aurait tout de même apprécié d'avoir des excuses de France Télévisions. Ce n’est pas le style de la maison…

En tout état de cause, le dossier est désormais aux mains de la cour d'appel de Paris, les deux parties ayant fait appel mais pas pour les mêmes motifs évidemment. 

jeudi 28 mars 2024

La colère des Outremers a décuplé depuis le suicide de Gérard Guillaume ....

La colère des Outremers a décuplé depuis le suicide de Gérard Guillaume ....

Les salariés de l'établissement de France Télévisons Guyane La 1ère sont toujours en colère et à juste titre. 

Dans le tract commun UNSA-SNJ du 26 mars dernier (*), la tension ne cesse de monter et la venue des deux émissaires France Télés dont Fabien Amet le DRH de Malakoff pour leur expliquer que l'internet était la solution a tous leurs problèmes (¤ ce qu'explique la lettre de l'ADAP), a quasiment mis le feu aux poudres.

"Comme vous le savez sûrement, l'affaire récente impliquant Gérard Guillaume a suscité une vague d'indignation et de préoccupations légitimes au sein de notre communauté. Les récentes révélations, notamment l'audio troublant diffusé sur le site bondamanjak.com, ont ébranlé nos valeurs et notre confiance dans les instances de gestion.écrivent les deux syndicats qui ajoutent "Dans ce contexte, il est essentiel que nous exprimions notre solidarité envers ceux qui ont été affectés et notre désapprobation face à de tels comportements"

L'intersyndicale poursuit "En tant que membres de cette station et en tant que communauté, il est de notre devoir de nous tenir debout et de faire entendre notre voix. C’est la raison pour laquelle, durant la présence de Fabien AMET, nous vous invitons à venir au travail demain mercredi 27 mars vêtu du t-shirt « VENDREDI C’EST ETHNIQUE » ou d’un t-shirt NOIR." montrant que " Cette action symbolique vise à montrer notre unité et notre refus de tolérer de tels agissements au sein de notre environnement professionnel..."

(¤) 


(¤) extraits:

"Cette semaine, deux directeurs de Malakoff sont allés, diffuser la bonne parole en Guyane : il faut développer l’Internet a clamé celui qui ne connaît pas les îles...
Allez expliquer à des gens qui ne savent pas lire ou difficilement qu’il faut qu’il pianotent pour aller sur Internet afin de regarder énamourés Les Premières, une vraie blague, indécente… 
Et la directrice de Guyane La 1ère qui applaudit des deux mains, sans même avoir une parole pour son prédécesseur Gérard Guillaume...."


La maitrise éditoriale à France Télévisions aux abonnés absents !

La maitrise éditoriale à France Télévisions aux abonnés absents !

En février dernier, "la dame du Majestic" (*) avait cru devoir caler  CSE Central extraordinaire pour présenter sous forme d' information-consultation, son soi-disant projet stratégique qui tient en 3 mots "confiance, résonnance et exemplarité" pompeusement baptisé "« feuille de route »   pour les cinq années"...alors qu'en 2025 elle ne sera plus là, voire avant selon développements judicaires à venir!

LA CONFIANCE que les Français qui selon une soi-disant enquête d’opinion, se méfieraient des médias mais seraient en quête de sens, d'où tout son baratin sur « l’info vraie » [pathétique, ndlr]

LA RÉSONNANCE AVANT L’AUDIENCE et sa sempiternelle propagande qui raconte que France.TV aurait connu la plus forte progression ces dernières années mais encore trop éclatée, qu'elle ouvrir à la « conversation » et aux textes, pour devenir un média vivant !!! [si quelqu'un a une idée de ce que cela veut dire, qu'il laisse un commentaire sur le blog, ndlr]

L’EXEMPLARITÉ pour "un média citoyen" où la transparence de l’info est essentielle -  autrement dit  « dire comment on fait, se donner les moyens de rectifier les choses quand on est attaqué » -  et aussi  créer des « liens plus émotionnels avec les publics » : rencontrer « en vrai » les téléspectateurs, et mieux écouter les représentants de la société civile ou les associations par exemple.[là aussi ,si quelqu'un a une idée de ce que cela veut dire, qu'il laisse un commentaire sur le blog, ndlr]

Ce mercredi Le Canard enchaîné montre assez bien comme l'a fait il y a quelques jours le blog CGC Médias, ce que valent les propos de l'infirmière TV (ci-dessous)...



Une chose est sure en tous cas, Léa Salamé en couple depuis 2015 avec  Raphaël Glucksmann la tête de liste PS aux Européennes, est toujours à l'antenne 2 mois et quelques avant l’élection. 

(*) 



mercredi 27 mars 2024

Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris en 2026 : l’ex-Orange d’accord avec elle !!

Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris en 2026 : l’ex-Orange d’accord avec elle !!  

Le 7 mars, au Sénat, Rachida Dati fixait elle-même, une échéance au 1er janvier 2025 pour que «tout soit opérationnel» dans le cadre du rapprochement des médias publics…Si au départ la ministre parlait d'une structure holding, elle a tout en restant imprécise, osé le terme «fusion»  jusqu’ici tabou mais repris le même jour par Ernotte.

Cette dernière l’a évoquée avec quelques syndicalistes amis qui depuis l’été 2015 brossent régulièrement dans le sens du poil.

Une «fusion»  qui lui permettrait de prendre la tête de ce que certains osent qualifier de « BBC à la française » alors même que la nouvelle entité qui n’en aura ni la couleur, bi la saveur quel que soit son nom, ne sera en réalité que le retour à l’ORTF. Rachida Dati semble par d’ailleurs faire de la gouvernance unique une étape indispensable pour garantir le financement de l’audiovisuel public depuis la suppression de la CAP (ex-redevance) nonobstant les difficultés budgétaires et les dix milliards voire vingt qu’il faudra trouver cette année !

Il est peu probable dans de telles conditions que cette nouvelle entité fusionnée qui coûtera un fric de dingue, voit le jour avant la fin de l’année et totalement impossible que « la dame du Majestic » (*)  en prenne la tête qu’elle flatte ou pas Rachida Dati.

Sibyle Veil  quant à elle, continue à se dire hostile à cette idée, plaidant pour le renforcement des coopérations ou synergies entre les groupes publics comme ICI.

Chacun a pu constater comment la radio filmée quand bien même elle serait affublée d’un tel nom, désarçonne les quelques téléspectateurs encore présent devant leur poste et ne fonctionne pas malgré la com’ ernottienne ! 

 (*) 


mardi 26 mars 2024

Les dizaines de millions des Français qu’Ernotte a choisi de verser à Patrick Drahi via le bail Quadrans (¤ ex-immeuble SFR), ne suffiront pas à le désendetter !!

Les dizaines de millions des Français qu’Ernotte a choisi de verser sur 12 ans à Patrick Drahi, via le bail Quadrans (¤ ex-immeuble SFR), ne suffiront pas à le désendetter !!

(¤ immeuble Quadrans ex-SFR)  

En fin de semaine dernière, Les Échos sous les plumes de Florian Dèbes, Anne Drif, Gwénaëlle Barzic et Nicolas Madelaine, publiaient un article des plus parlants « Patrick Drahi tente le coup de force avec ses créanciers ».

Le titre de presse qui indiquait entre autres « Le milliardaire demande aux porteurs d’obligations d’Altice d’accepter de renoncer à une partie de leurs créances » (*) ajoutait « Sinon, il menace de ne pas utiliser le produit de ses cessions comme BFM TV pour désendetter l’entreprise. »

Autrement dit, endetté jusqu’au cou, Drahi demande à ses investisseurs de prendre leur part de la réduction de la dette que son groupe a pourtant contracté. Les intéressés apprécieront !!!

C’est un peu comme si tout un chacun allait voir son banquier, lui demandant dans un premier temps d’annuler les intérêts des crédits contractés pour l’achat de petits appartements destinés à améliorer sa retraite, qu’il ne pourra de toute façon pas payer… Vous allez voir, si la banque ne va pas faire saisir vos biens ! 

En tous cas, motus sur les loyers qu'il va continuer de percevoir avec le bail global estimé à 10M€/an sur 12 ans qu’a signé Ernotte avec la sphère Drahi (pour l'immeuble en question, visiblement propriété de Patrick Drahi via un entrelacs de sociétés au Luxembourg dont la principale "SCI Quadrans Holding") que les Français vont devoir payer pour toutes ces années à venir, ne devrait donc moins soulager Drahi que les poches des contribuables ! 

Contrat de bail du type du bail signé pour les locaux de BFM en 2016 dont l'Informé donne ainsi  le détail: "Il s’avère très contraignant pour le locataire selon nos informations. D’abord, il s’étale sur 12 ans fermes, jusqu’en mai 2028 donc, une durée bien plus longue que les baux commerciaux traditionnels (3/6/9 ans). Ensuite, il prévoit un préavis de 3 ans avant tout congé. Enfin, il impose qu’un renouvellement doive se faire pour 9 années minimum...Il s’élèverait donc aujourd’hui à 16,4 millions d’euros par an, selon nos estimations. "

(*)


Extraits :

"Patrick Drahi choisit la manière forte avec les créanciers de son groupe Altice France. Un changement de ton si radical qu’il suscite une colère rare chez ces professionnels et fait plonger les cours des obligations de la maison-mère de SFR.

Une bombe que certains estiment même avoir valeur de test pour tout le marché obligataire européen, pas habitué à ces méthodes, certes légales mais abruptes.

Jusqu’ici rassurant sur le désendettement du groupe dont il faisait cet été sa « seule priorité » via principalement la vente d’actifs, Patrick Drahi fait maintenant ouvertement comprendre à ses investisseurs qu’ils devront prendre d’abord leur part à la réduction de la dette.

En substance, il leur demande d’accepter qu’il rachète leur dette à prix cassé ou échange leurs obligations contre d’autres plus avantageuses pour lui. Ce n’est que s’ils sont prêts à faire cette concession qu’il utilisera le produit des cessions récentes, comme celle de BFM TV et RMC pour 1,55milliard, afin de réduire la dette d’Altice France, évaluée à 24 milliards d’euros.

Le « cash » levé qui pourrait être utilisé pour réduire la dette « actuelle » serait en fait réinjecté dans un second temps pour réduire une dette qui se serait déjà en partie dégonflée.

Si Patrick Drahi peut exercer un tel chantage que pour ces produits de cessions ont été présentés comme « unrestricted ». « Cela signifie que l’argent est logé quelque part dans les holdings, sans qu’on sache où mais à un endroit où cet argent ne doit pas forcément servir à rembourser la dette », explique Mark Chapman, analyste crédit chez CreditSights…. "