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vendredi 18 juillet 2025

Après le suicide de Gérard Guillaume, jugement accablant condamnant France Télés et visant la responsabilité de toute une chaîne de direction. 

Le 9 février dernier, le blog CGC Média relayant les infos du site Bondamanjak qui écrivait dans son article  « GÉRARD GUILLAUME A GAGNÉ !!! », avant de détailler « Après le jugement rendu par un juge départiteur donc un magistrat professionnel (*) s’agissant de la saisine faite par les deux enfants de Gerard Guillaume Marvin et Denzel (*) –  leur père s’étant suicidé – il est clair que Gengoul et deux de ses thuriféraires doivent être débarqués sur le champ pour faute lourde et sans indemnités, à la lecture des attendus »  ajoutant « En sus France Télévisions a été financièrement sévèrement condamné. » 

(*)

Le blog CGC Média qui a lu le jugement qu'il vient juste de récupérer (*le jugement complet) se demande effectivement avec ce qu'il contient, pourquoi celles et ceux qui font partie de cette voie hiérarchique ayant conduit à la mort d'un homme, sont toujours en poste !?

"En l'espèce, il est clairement établi par la chronologie même des événements ci relatés que la société France Télévisions a manqué à son obligation de prévention des risques professionnels en procédant à une convocation brutale de Monsieur Gérard GUILLAUME en dehors de tout fait imputable à ce dernier caractérisé à titre de preuve, en lui promettant un poste, en se rétractant sans motif valable établi, en lui faisant notifier par téléphone son revirement et son intention de le licencier, en lui faisant savoir qu'il ne pourrait percevoir que la somme de 120 000 euros environ, en ne donnant pas suite à sa demande afin de soutien psychologiqueécrit le juge du siège dans sa décision rendue en toute fin d'année dernière. (*)

Rappelons que le juge départiteur est désigné par le Premier président de la Cour d'Appel et intervient en cas de pluralité de voix lors de la décision du Conseil des Prud'hommes.

Dire que dans les 30 pages qu'Ernotte a adressées à Ajdari et l'Agence qui ne pouvaient ignorer cette tragédie comme tout un tas d'autres procédures judiciaires d'ailleurs, cette dernière déclarait s'attaquer à "La dégradation des indicateurs de santé mentale des nouvelles générations, révélée lors de la crise pandémique, qui s’annonce comme enjeu de santé public majeur dans les prochaines années." avant d'en faire "Une promesse de compréhension des grands sujets de préoccupation communs, à savoir entre autres : les inégalités, la cyberviolence, l’environnement, la santé mentale, le bien-être physique ou le rapport au travail."

Le Conseil présidé donc par le juge départiteur statuant seul après avis du Conseiller présent, publiquement et par jugement contradictoire, en premier ressort, écrit dans ses motifs : "En l'espèce, il est clairement établi par la chronologie même des événements ci relatés que la société France Télévisions a manqué à son obligation de prévention des risques professionnels en procédant à une convocation brutale de Monsieur Gérard GUILLAUME en dehors de tout fait imputable à ce dernier caractérisé à titre de preuve, en lui promettant un poste, en se rétractant sans motif valable établi, en lui faisant notifier par téléphone son revirement et son intention de le licencier, en lui faisant savoir qu'il ne pourrait percevoir que la somme de 120 000 euros environ, en ne donnant pas suite à sa demande afin de soutien psychologique"

La juridiction dispose également :

ANNULE le protocole d'accord transactionnel en date du 12 avril 2021;

DIT que la rupture du contrat de travail au 30 juin 2021 caractérise un licenciement notifié nul; 

DIT que la clause visée à l'article 8-2 du contrat de travail est une clause illicite et partant, nulle

DIT que la démise des fonctions de Monsieur Gérard GUILLAUME notifiée le 8 janvier 2021 par Madame GENGOUL caractérise une mise à pied

ANNULE la mise à pied ainsi notifiée

CONDAMNE la société France Télévisions à verser à Monsieur Denzel Menelik GUILLAUME et Monsieur Marvin Wyllys GUILLAUME les sommes suivantes

- 245 514, 72 euros, au titre de l'indemnité conventionnelle de licenciement

- 38 083, 41 euros, au titre de l'indemnité de préavisoutre intérêts au taux légal à compter du 11 janvier 2022, et capitalisation des intérêts échus pour une année

- 76 166,82 euros, en réparation du préjudice subi par leur pèce en lien avec son manquement l'obligation de sécurité

- 76 166,82 euros, à titre de dommages et intérêts pour sanction injustifiée et, partant, nulle

- 35 000 euros, à titre de dommages et intérêts pour perte de chance de revalorisation de pension de retraite

- 253 889, 40 euros, à titre d'indemnité pour licenciement nul

- 76 166,82 euros, à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail, outre intérêts au taux légal à compter de la présente décision, et capitalisation des intérêts échus pour une année


DIT que Monsieur Denzel Menelik GUILLAUME et Monsieur Marvin Wyllys GUILLAUME doivent certes restituer à la société France Télévisions les sommes suivantes

- 143 325,75 euros, au titre de l'indemnité de rupture dans le cadre du départ à la retraite,

-200 823,32 euros, au titre de l'indemnité transactionnel perçue; mais


ORDONNE la compensation entre les sommes dues par Monsieur Denzel Menelik GUILLAUME et Monsieur Marvin Wyllys GUILLAUME et les sommes à devoir par la société France Télévisions et DIT que les sommes dues par Monsieur Denzel Menelik GUILLAUME et Monsieur Marvin Wyllys GUILLAUME seront déduites des sommes versées par la société France Télévisions


DIT que la société France Télévisions devra remettre à Monsieur Denzel Menelik GUILLAUME et Monsieur Marvin Wyllys GUILLAUME un solde de tout compte rectifié et conforme à la présente décision, dans le délai d'un mois suivant la présente décision

CONDAMNE la société France Télévisions à payer à Monsieur Gérard GUILLAUME la somme de 2 500 euros, au titre de l'article 700 du code de procédure civile

REJETTE le surplus des demandes

CONDAMNE la société France Télévisions aux entiers dépens de l'instance

(*) Si France Télévisions a fait appel de cette décision, le JUGEMENT ORDONNE bien l'exécution provisoire de la présente décision

 
























jeudi 17 juillet 2025

"ICI" vient grossir la longue liste des échecs ernottiens...

"ICI" vient grossir la longue liste des échecs ernottiens...

Ce matin sur Inter, "Le débat de midi" sous la houlette de Paola Puerari lançait le débat sur "Faut-il  regrouper France Télévisions, Radio France et l’INA dans une holding qualifiée de BBC à la Française  (sachant suer son budget a été réduit 30 % entre 2010 et 2020, tandis que 1800 postes ont été supprimés en avril 2024)  pour comme le martèle Dati "rendre l’audiovisuel public plus fort" ? 

Sur le plateau Nathalie Sonnac l'ex-membre du Quatuor pour pipeaux et trompettes qui avec Schrameck et deux autres "collègues" parachutaient Ernotte à France Télés, à l'été 2015, sans que cette dernière ne réponde quasiment jamais à la moindre question du Collège et sans aucune connaissance du secteur.  

"Je vous l'ai déjà dit, il y a manifestement eu un accord entre ces membres (le bande des 4) en février 2015 sur le choix d'une personne, c'est-à-dire Mme Ernotte. A la limite, c'est leur droit, ils ont le droit d'être d'accord sur un candidat, après ça dépend de la façon dont les choses se passent et de la méthode pour arriver à ses fins." déclarait d'ailleurs à la Justice, en audition, l'un des 4 autres qui avaient voté pour Pascal Josèphe à l'époque.

La prof  en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Panthéon-Assas, était là pour défendre l'ex-Orange avec tout un tas d'affirmations totalement gratuites et des "Grâce à Delphine Ernotte" en permanence, vantant par exemple le chinois Tik Tok : "Ce qu’il faut prendre en considération depuis 2015, c’est que le paysage audiovisuel a fortement évolué et que nous sommes dans un système aujourd’hui où 23 % des 18-25 ans dans le monde, s'informent sur TikTok".

Ben voyons ! Et c'est cela qui selon l'enseignante pro-ernottienne, justifierait un regroupement ? Du grand n'importe quoi. La suite n'est pas piquée des vers.

"Deuxième élément qui semble important. Le climat défiance dans lequel nous sommes, on parle de poste de vérité [Oui vous avez bien entendu, ils doivent se régaler ses élèves ! ndlr] on parle de désinformation. Ce dont on a besoin et c’est la raison pour laquelle, je pense qu’il faut regrouper pour avoir un audiovisuel public extrêmement fort aujourd’hui comme une sentinelle, une voix pour une information garantie; la qualité et la production de l’information doivent être garanties… »

C'est surréaliste ! Parce qu'avant  la qualité et la production de l’information n'étaient pas garanties ? En voilà des arguments...à deux balles de préférence. 

N'ayant pas peur du ridicule et de l'auto contradiction, elle déclare « Il faut se regrouper dans cet univers de concentration que nous observons. Ce sont les rapprochements qu’il peut y avoir, je pense à TF1 qui se rapproche avec Netflix, on a également l’AFP qui vient de signer avec Mistral ou Le Monde qui vient de signer avec OpenAI. [Comprend qui peut ! ndlr]. Le monde a totalement changé depuis 2015 et cet effet d’industrialisation du secteur, de laisser la main à des opérateurs qu’ils sont  [Là encore vous allez bien entendu, on aime qu'un universitaire parle si bien ! ndlr ] essentiellement des Américains ou des Chinois, il nous faut pour ma part, un audiovisuel public qui soit rassemblé, uni, pour mieux produire de l’information."

Nathalie Sonnac en parlant d'accords et plateformes américaines (Netflix, Amazon)  évitera bien entendu de parler du fiasco de la plateforme de streaming Salto la lubie ernotienne, liquidée au bout de 2,5 ans d'existence qui  aura coûté près de 90 millions  aux contribuables Français, partis en fumée ou encore du récent accord de France Télévisions avec le géant américain Amazon qui diffuse les programmes du groupe public ! C’est l’un des intervenants qui en parlera. Les bras vous en tombent.

Cerise sur le gâteau : "ICI". 

Laurent Lafon dit que «travailler ensemble, c’est quelque chose qui a été voulu par les directions depuis plusieurs années avec les cas de coopérations qui sont mises en œuvre sur le plan local comme ICI ou la chaîne Infos. Ce qu’on constate, c’est que ces coopérations ne fonctionnent pas suffisamment, parce qu’il y a un problème de gouvernance au niveau des projets. » 

A quoi "la spécialiste des médias" (dixit Paola Puerari) qui ne cesse d'encenser Ernotte tout du long et lance 'Il y a beaucoup de choses qui ont été dites et sont mélangées. C’est l’idée d’avoir un groupe qui a une vision politique, un cap…"

« Le cap » dans les questions dans l’article du Canard enchaîné (*) qui fait référence à la petite note de Céline Pigalle demandant aux salariés de le garder  - lequel ? - celui de cette radio filmée que personne ni ne comprend, ni ne regarde !

(*)