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jeudi 17 novembre 2011

Lisez "De flops en succès: où va France Télévisions? " publié dans "Les Inrocks"

De flops en succès: où va France Télévisions?

20/11/2011 | 16H50

Garder son public ou rajeunir l’audience, diffuser des valeurs sûres ou miser sur de nouveaux programmes… Partagée entre ses racines et ses ailes, la télé publique va de flops en succès.

Vraiment pas de chance pour France Télévisions lors de son intervention du 27 octobre, Nicolas Sarkozy, interrogé par Jean-Pierre Pernaut pour TF1 et Yves Calvi pour les chaînes publiques, a cité en direct les Borgia, une série télé produite par le groupe concurrent Canal+. "A cause de la crise mondiale, le Président n'a plus le temps ni l'envie de s'intéresser à France Télévisions", nous souffle un proche du chef de l'Etat. Pourtant, au début de son quinquennat, on présentait sa réforme de l'audiovisuel public comme l'une de ses priorités. On disait même de lui qu'il était devenu "le nouveau directeur des programmes" de France Télévisions...

Faites entrer les accusés

Si le président de la République semble se désintéresser – en apparence – de France Télévisions, les ennuis s’accumulent pourtant sur les épaules de Rémy Pflimlin qu’il a nommé à la tête des chaînes publiques en juillet 2010. L’année 2011 a bien mal commencé pour ce dernier, avec France 3 passée dès janvier sous la barre symbolique des 10 % d’audience. Plus d’un an après sa nomination, le président de France Télévisions pénètre dans une zone de turbulences, coincé entre la fin de l’état de grâce et les prémices de la campagne présidentielle. Il garde pourtant son calme : “Tout ne se fait pas en quelques mois”, nous confie-t-il.

Depuis septembre, du Point à Morandini sur son blog , la presse se déchaîne. Même les très consensuelles pages médias du Figaro s’y mettent. Une situation difficile à décrypter pour le grand public mais qui s’explique par le mécontentement de producteurs toujours prompts à s’épancher en off auprès des journalistes.

Ceux qui gueulent sont ceux qui ont le plus de contrats avec France Télévisions, c’est un scandale. Ils ne font pas autant de bordel à TF1 et M6. Mais comme c’est la télé publique, ils ont des relais à Matignon, à l’Elysée et au ministère de la Culture !”, s’énerve un haut cadre.

Une irritation que semble partager Rémy Pflimlin, homme de consensus, qui a décidé de répliquer dans Le Monde du 11 octobre en publiant une tribune intitulée “Assez des critiques contre France Télévisions !” Mais le sort s’acharne contre lui : dans ce billet, il fait une grossière erreur en se félicitant du succès de l’émission de Franz-Olivier Giesbert (2012, les grandes questions sur France 5) qui n’était pas encore à l’antenne… Autre couac fin octobre : pour sauver le soldat Pflimlin, la direction de la communication et le cabinet NPA Conseil ont l’idée de faire signer une seconde tribune à des producteurs “amis” (notamment Dominique Ambiel ou Laurence Bachman), mais à l’heure où nous écrivons, tous hésitaient encore à la signer !

J’irai dormir devant l’écran

Un vent de panique souffle sur France Télévisions à la suite des flops de l’été et des bides de la rentrée de France 2 : “Les effets d’une campagne médiatique injuste qui parlait principalement de deux programmes”, s’emporte Perrine Fontaine, directrice des programmes. Cet été, 5 touristes et L’Etoffe des champions, animée par Raymond Domenech, deux émissions d’ALP, la boîte de production de Koh-Lanta pour TF1, ont défrayé la chronique.

Elles ont été commandées dans la précipitation et leurs castings bâclés suivis de leurs mauvaises adaptations ont fini par les achever : “Comme si on avait demandé aux candidats d’Intervilles, ambiance course en sac, de faire Koh-Lanta”, persifle Marc-Olivier Fogiel. Début octobre, nouvel accident industriel : Un monde six jeunes présenté par Bruce Toussaint, ancien de Canal+, et produit par Renaud Le Van Kim, réalisateur chouchou de Nicolas Sarkozy, n’a réalisé que 4,3 % d’audience, plaçant France 2 loin derrière TF1, M6, France 3 et même Gulli ! Le samedi soir, les quatre numéros de Sing off, télé-crochet façon concours de chant a cappella, se sont révélés très décevants, entre 8,9 % et 12 %. Verdict du sociologue François Jost :

Le jury est gentil, les candidats chantent bien. On ne retrouve plus les remarques choc, on ne peut plus se moquer des candidats nuls. Ils ont repris un concept mais en enlevant tout ce qui plaît au public dans la téléréalité…”

C’est aussi l’échec de formats plus classiques comme l’émission culturelle du mercredi, Avant-premières d’Elizabeth Tchoungui, tombée le 28 septembre à 1,9 % d’audience en deuxième partie de soirée. Même Jean-Luc Delarue est à la peine avec sa Réunion de famille bien poussive qui “rassemble” entre 7,3 % et 11 % de téléspectateurs. Coût pour France 2 : 190 000 euros par émission. Il y a cinq ans, l’animateur-producteur facturait Ça se discute 220 000 euros l’unité pour une audience moyenne de 29,5 %.

Thé dansant ou café gourmand ?

Le péché fondateur de la nouvelle équipe est d’avoir proclamé dès le début sa volonté de rajeunir l’audience de France 2, qui a une moyenne d’âge de 55 ans. Mais en télévision, le concept de téléspectateur moyen ne veut rien dire, juge Eric Stemmelen, ancien directeur des programmes de France 2. Proclamer un rajeunissement, c’est perdre en gros la moitié du public. Comme si le maire de Paris décrétait qu’il allait changer la population de Paris !

Stemmelen, comme d’autres, regrette le temps du “virage éditorial” de Patrick de Carolis et de Patrice Duhamel, les deux chantres du culturel version opéra, théâtre façon ORTF et fictions historiques. France 2 préfère se rassurer en proclamant qu’elle conserve en moyenne 15 % d’audience depuis le début de l’année. Sauf que la chaîne oscille depuis août entre 13,5 et 14,1 %, soit un vrai décrochage par rapport aux autres chaînes historiques.

Nous souffrons d’effets mécaniques dus à la concurrence, se défend Emmanuelle Guilbart, directrice générale déléguée aux programmes de France Télévisions. Sur une semaine, nous affrontons pas moins de six soirées de séries américaines. Depuis l’an dernier, TF1 programme souvent en soirée trois épisodes à la suite, un vrai tunnel pour nous. Le carrefour traditionnel de deuxième partie de soirée a disparu.

Des chiffres et des lattes

Sur France 3, l’émission de Cyril Viguier, Vendredi sur un plateau, qui sent bon la naphtaline, plafonne à 6 % d’audience. Commentaire acide de Thierry Ardisson sur Europe 1 : “C’est un mec, il nous rabâche depuis dix ans qu’il veut faire de la télé, et il fait chier tout le monde, à commencer par le président de la République. Et le jour où il y arrive, il fait une émission qui franchement n’est pas super étonnante.” C’est sûr, son émission est devenue the place to be : Gérard Lenorman, Buzz Aldrin, Mireille Darc, Giscard d’Estaing, sans oublier Bernard Thévenet, vainqueur du tour de France en... 1975. Le 10 septembre, Laurent Ruquier, un brin moqueur, balance sur Twitter : “Delarue : 9 %, Elizabeth Tchoungui : 3 %, Cyril Viguier : 4 %, et On n’est pas couché : 20,9 %”.

Trop de choses ont été lancées en même temps et dans la précipitation, concède Emmanuelle Guilbart. Nous n’avons pas réussi à travailler en amont sur les programmes.

Même écho à France 2, où Perrine Fontaine souhaite “qu’on rêve de programmes au sein des chaînes, avec des antennes au service d’une ligne éditoriale”. Certains programmes n’ont pas été assez testés. C’est le cas d’Un monde six jeunes, visionné deux jours à peine avant sa mise à l’antenne !

Désunion de famille

Les échecs de la rentrée s’expliquent donc en partie par la désorganisation générale du groupe, ballotté entre différents managements depuis deux ans. “On ne sait jamais qui décide quoi”, s’exaspère un producteur. Emmanuelle Guilbart à la présidence ? Les directeurs des programmes au sein des chaînes ? En février dernier, Rémy Pflimlin a tranché : les décisions finales appartiennent aux chaînes. Mais quelques mois n’auront pas suffi pour reprendre des politiques de programmes chaîne par chaîne, et les horlogers de la télévision – les programmateurs des grilles – se sont souvent imposés dans la précipitation.

A France 2, la mort en septembre d’Alain Vautier, alors directeur de l’antenne de la chaîne, a ajouté à la confusion générale. “On constate aujourd’hui l’échec du président de la République concernant son choix de modifier le mode de nomination. Selon la loi de 2009, l’organisation de France Télévisions devait être transversale, et en 2010, il nomme Rémy Pflimlin qui décide de revoir le mode d’organisation en redonnant le pouvoir aux chaînes. En dix-huit mois, le président de la République se contredit”, analyse le producteur Nicolas Traube, proche de l’ancienne direction.

Rémy Pflimlin reconnaît que la situation “nécessite des réglages”. D’ici le premier trimestre 2012, près de cinq cents déménagements sont prévus… Fin octobre 2010, à la Maison des polytechniciens à Paris, le comité exécutif du groupe était réuni en séminaire pour un dernier casting général. Un an après, le bilan n’est pas brillant. La directrice de la communication Adeline Challon-Kemoun, issue de la société d’Anne Méaux, Image 7, est partie au bout de trois mois. Le directeur de France 2, Claude-Yves Robin, ancien directeur de France 4 et France 5, a été débarqué début octobre. Aujourd’hui, ils sont nombreux à railler son manque d’expérience. Un de ses anciens collègues le qualifie de “garçon sympathique” mais estime qu’il “n’avait pas la carrure pour devenir manager d’une grosse chaîne”.

Le même explique que Pierre Sled [sur le départ, ndlr], mari de Sophie Davant, et nous rabâche-t-on proche de l’Elysée, “y est pour 80 % dans les problèmes de France 3”. Robin et Sled sont qualifiés “d’erreurs de casting”. Pour remplacer le premier et chapeauter le second, Rémy Pflimlin a nommé Bertrand Mosca à la tête de France 2, et Thierry Langlois a été propulsé à France 3 comme directeur de l’antenne et des programmes. Tous deux sont vus comme des “sauveurs”. Mosca, l’homme de C’est mon choix, Plus belle la vie, On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3, prévoit de revenir aux fondamentaux de France 2 :

Il faut rassurer nos téléspectateurs de 50 ans et plus (…) Devons-nous aller sur des territoires que d’autres se sont appropriés ? Le téléspectateur préfère toujours l’original à la copie”, expliquait-il au Journal du dimanche le 9 octobre.

Vivement l’année prochaine

France 2 a quand même connu quelques succès. Début novembre, l’émission Rendez-vous en terre inconnue avec le beau Frédéric Michalak, présentée par Frédéric Lopez, a attiré près de 7,7 millions de téléspectateurs, soit une part d’audience de 27 %. Le documentaire Apocalypse Hitler a aussi fait un carton : “Le documentaire peut avoir un caractère événementiel et les téléspectateurs nous rejoignent. Ces émissions à 20 h 35 sont une folie qui marche !”, se réjouit Fabrice Puchault, directeur de l’unité documentaires de France 2. Sept autres docus en début de soirée sont prévus au cours de l’année, notamment un film exceptionnel sur la guerre d’Algérie coréalisé par l’historien Benjamin Stora.

La chaîne se prépare activement à proposer début 2013 un grand feuilleton en journée, histoire de réitérer l’exploit de Plus belle la vie et de fidéliser les téléspectateurs. Emmanuelle Guilbart souhaite multiplier les séries sur les antennes du groupe et cite en exemple la comédie familiale Fais pas ci, fais pas ça. D’où l’inquiétude des producteurs traditionnels de voir se réduire les commandes de fictions unitaires… Mais pour le groupe France Télévisions, il est vital de s’orienter vers les séries. Les chiffres sont criants de vérité : durant la saison 2007-2008, sur cent personnes qui regardaient une fiction sur France 2, cinquante-trois d’entre elles avaient plus de 60 ans et vingt avaient entre 50 et 59 ans. Ce public sera heureux de retrouver Patrick de Carolis sur France 3 pour un grand prime time culturel à partir de janvier. Autre projet : une émission de société inspirée de La Marche du siècle.

En attendant, Thierry Langlois prendra ses premières décisions fin novembre et rappelle qu’il existe “des clauses de sortie sur certains magazines” mais souligne que “les deuxièmes parties de soirée sont nouvelles et ont donc besoin de temps”. L’émission de Laurent Boyer, Midi en France, devrait continuer mais Thierry Langlois compte renégocier son montant (actuellement 100 000 euros l’unité). Sinon, France Télévisions compte multiplier les programmes régionaux. ViaStella, la chaîne corse créée à partir de France 3 Corse, est citée en exemple, comme les JT régionaux qui font régulièrement de bonnes audiences…

Faut pas trop rêver

C’est l’autre bonne nouvelle pour France Télévisions : ses tranches d’information comme ses programmes sportifs font bien mieux que résister dans un contexte difficile. Le 19/20 de France 3 a gagné 300 000 téléspectateurs depuis la rentrée, et les 13 heures et 20 heures de France 2 sont en moyenne à 20 % d’audience.

L’idée de la fin de la grand-messe du 20 heures est à la fois vraie et fausse, il n’existe pas un seul programme qui fédère autant. Il fait mieux que le foot !”, se félicite Thierry Thuillier, patron de l’information du groupe.

Mais il a l’œil rivé sur les audiences et reste inquiet : “C’est un petit miracle. Nous ne pouvons pas rester seul sur notre rocher”, explique celui qui attend de nouveaux programmes porteurs. “Les échecs d’audience récurrents des programmes inquiètent la rédaction”, confirme de son côté Loïc de la Mornais, président de la société des journalistes de France 2.

Plus beau le numérique

La surprise viendra peut-être des projets de Bruno Patino, directeur général délégué au développement numérique (et directeur de France 5), qui essaie de rattraper le retard abyssal du groupe public en la matière : “C’est comme changer d’avion en vol”, s’amuse-t-il. Dans le plus grand secret, l’ancien directeur du Monde interactif a en effet préparé durant des mois une nouvelle plate-forme d’information (son nom de code est PI pour 3,14) avec son équipe de geeks – “les meilleurs sur la place de Paris”, nous précise-t-il. La plate-forme est lancée depuis le 15 novembre sur les smartphones et le web, et une application viendra bientôt voir le jour pour les tablettes. Parmi les innovations, les utilisateurs géolocalisés auront accès automatiquement à l’actu de leur région et, surtout, la plate-forme proposera un flux d’actualité multisujet qui sera réactualisé en temps réel en fonction de l’audience et des événéments : “C’est une première mondiale, c’est du live tout le temps”, explique Bruno Patino.

Enfin, alors que la plate-forme de vidéo à la demande Pluzz décolle depuis la rentrée avec 28 millions de vidéos vues (contre 7 millions il y a un an), il prévoit, sur le modèle de Channel 4, de permettre aux plates-formes YouTube, Dailymotion et Google TV de diffuser gratuitement durant sept jours tous les programmes du groupe public. L’idée est d’affirmer la marque France Télévisions à l’heure où les usages des programmes vont exploser avec l’arrivée des téléviseurs connectés.

“Sur le marché mondial, nous devons aller sur les plates-formes numériques en étant groupés avec les producteurs”, souhaite Rémy Pflimlin.

Dommage que le groupe ne dispose que de 55 millions d’euros pour son développement numérique (pour 3 milliards de chiffre d’affaires). En Grande-Bretagne, près de 20 % du chiffre d’affaires de la BBC est lié à ses activités numériques et de diversification, via sa filiale commerciale BBC Worldwide, un de ses atouts majeurs. Les parlementaires et responsables politiques sont loin d’avoir compris les enjeux de la télévision publique du futur. Souhaitent-ils réellement qu’elle ait un avenir en France ?

Marc Endeweld

Marc Endeweld est l’auteur de France Télévisions (off the record) chez Flammarion.





Rémy Pflimlin, pas très à l’aise dans ses baskets, et Patrick de Carolis son prédécesseur et néanmoins CDD, se serrent les coudes.



Rémy Pflimlin, pas très à l’aise dans ses baskets, et Patrick de Carolis son prédécesseur et néanmoins CDD, se serrent les coudes.

Rémy Pflimlin suite à ses déclarations aux Média concernant sa quête de rajeunissement de l’audience de France Télévisions, a lancé il y a quelques mois une nouvelle campagne visuelle déclinant chaîne par chaîne les slogans du groupe.

Chacun pourra constater sur l’intégralité des « visuels » de France Télévisions que le jeunisme a gagné France Télévisions…c'est baskets, pantalons tuyaux, etc...si vous avez plus de 25 ans, ces messages ne vous sont donc pas adressés....seniors et pré senior s'abstenir ! Les « Jeuns » sont à l’honneur (cette « population » d’ailleurs qui regarde très très peu la télé).

A France Télé, c’est tout le monde en baskets, sinon rien…d’ailleurs Rémy Pflimlin le pdg a tenu a montrer l’exemple contrairement aux déclarations de Thierry Langlois, l’ex directeur des programmes de France 3, fidèle de Carolis, dont les propos sont repris par IMCA (toujours sous contrat avec France Télévisions et dont le pdg est lui aussi, des programmes de France 2, comme le monde est petit) qui « mise sur les vielles recettes pour redresser l’audience. »

Thierry Langlois qui déclare à La Tribune que « c’est dans les veilles marmites que l’on fait les meilleures soupes. » et de faire appel aux « vétérans » de la télévision « pour enrayer la chute des audiences » (France 3 est tombée à 9,2% de part d’audience en octobre).

C’est dans cet « esprit » que Thierry Langlois annonce à la Presse, le retour de son mentor Patrick Carolis sur France 3 comme le début la phase de reconquête du public… sans oublier l’ex présentateur du JT de France 2 et de TF1, Patrick Poivre d’Arvor (déjà sur France 5).

C’est assez étrange de miser sur Carolis et de l’annoncer le lendemain même d’une perquisition au Siège de France Télévisions, qui fait croire, ce 17/11/11, à l’un de ses ardents défendeurs (il convient ici de citer) que : « Cette perquisition n'a rien à voir avec l'autre plainte, déposée en juillet par le syndicat CGC pour favoritisme et prise illégale d'intérêt concernant des contrats de consultants passés à l'époque de Patrick de Carolis. À la suite de cette plainte, le parquet a ouvert une enquête confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE)… »

Bizarre, vous avez dit bizarre ! Pour le moins…et voila qu’après cela Carolis se retrouve de facto 3 fois sous contrat :

- un comme producteur avec la boîte prod dont il est pdg Anaprod pour « Des racines et des ailes »,

- Un autre en CDD de FTV signé Pflimlin comme producteur artistique de l’émission produite par le pdg Producteur de ladite émission dont il a en charge la production.

- Encore un autre comme présentateur de l’émission culturelle « haut de gamme » que son « copain » Thierry Langlois lui a réservée.

Sur ces derniers développements Le Parquet appréciera!

mercredi 16 novembre 2011

Perquisition à France Télévisions…Rémy Pflimlin communique façon « mission impossible »

Perquisition à France Télévisions Rémy Pflimlin communique façon « mission impossible »

Nous étions sur le point de publier sur notre blog l’article suivant lorsque - oh ! surprise – la direction a sorti son communiqué (une grande première), confirmant qu’une perquisition avait eu lieu hier à France Télévisions.

A la façon des protagonistes de « Mission impossible » et notamment de leur chef Monsieur Phelps qui reçoit systématiquement ce genre de message: « Bonjour, Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez... » qui se termine toujours ainsi : « Si vous ou l'un de vos agents était capturé, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Bonne chance, Jim. », la direction de France Télévisions écrit : « Une perquisition relative à des appels d'offre immobiliers datant de 2007 a eu lieu hier à France Télévisions.

« En l'état, ni l'entreprise ni aucun de ses membres ne sont poursuivis » affirme France Télévisions qui ajoute qu’elle « suivra ce dossier avec la plus grande attention et prendra toute mesure de nature à préserver ses droits s’il apparaissait que ses intérêts ont pu être lésés. »

Il semble bien qu’en plus de cette perquisition par les services de police dans l’enceinte même de France Télévisions qui ont entre autres saisi des disques durs sur PC, une autre perquisition du même type ait été menée très tôt, au domicile d’un des responsables du groupe.

Ce que ne dit pas non plus France Télévisions, c’est combien de temps a duré la perquisition…toute la journée et l’intéressé a été maintenu en dehors de son bureau pendant toute la journée.

La direction avec ce genre de communiqué hallucinant tente, non seulement de sse dédouaner avec son « toute mesure sera prise au cas où FTV aurait été lésée… » mais également de décliner toute responsabilité dans un dossier semble-t-il, lié à des appels d'offre immobiliers.

Mais au fait qui signe les appels d’offres (lorsqu’elle en lance !!!!) ne serait-ce pas France Télévisions ?

Etonnant, en ce moment, toutes ces procédures judiciaires qui se bousculent concernant des appels d’offres (ou très souvent l’absence d’appels d’offres !). A en croire Rémy Pflimlin, il n’y aurait pas matière !!!

Autrement dit, le Parquet, les services de Police qui perquisitionnent et enquêtent, la Justice…auraient bien du temps à perdre pour des sujets si peu importants !!!

mardi 15 novembre 2011

La déléguée au dialogue social (aux abonnés absents) à France Télé, Murielle Beretti-Charles complètement à l'Ouest perd le Nord

Voila Murielle Beretti-Charles, l'ineffable déléguée au dialogue social (aux abonnés absents) à France Télévisons complètement à l'Ouest qui perd le Nord!

Dans un courrier signé de sa main et adressé le 28 octobre dernier au Président de la Fédération CFE-CGC des Médias, elle écrit (ça ne s'invente pas): "Vous avez la possibilité de désigner un représentant syndical pour FO parmi les salariés réunissant les critères....".

Le courrier ne dit pas si la CFE-CGC peut également désigner pour la CFTC ou pour un autre syndicat de son choix!!!!



lundi 14 novembre 2011

Thierry Langlois ex directeur des programmes de France 3 sous Carolis, parti au CNC puis revenu, remet son ex patron à l’antenne.

Thierry Langlois ex directeur des programmes de France 3 sous Carolis, parti au CNC puis revenu, remet son ex patron à l’antenne.

A l’été 2011, la Presse indiquait que Pierre Sled restant directeur des programmes de France 3, son poste serait supervisé à compter de septembre, par Thierry Langlois nommé pour se faire : directeur de l'antenne et des programmes (cf le communiqué de la chaîne).

Laurent Corteel, ex-directeur des antennes de France 3, se retrouvait, lui, « basculé » au poste de directeur du projet régional pour "favoriser le développement de l'identité des antennes régionales et définir le mode de syndication pour la mise en réseau de ces antennes."

Thierry Langlois un des fidèles lieutenants de Patrick de Carolis, parti de France Télévisions à l’arrivée de Rémy Pflimlin pour le CNC – une période nécessaire de purgatoire pour revenir –faisant son retour quelques mois plus tard, a donc décidé de remettre son ex patron à l’antenne.

Patrick de Carolis fera donc son retour à la télévision en 2012 sur France 3 où il présentera une nouvelle émission diffusée en prime time. Une grande émission culturelle dit la chaîne….du « haut de gamme » ajoute-t-elle !!!!

Après la révélation du CDD fait à Patrick de Carolis par Rémy Pflimlin en tant que Producteur artistique de l’émission produite par lui-même donc puisque pédégé Producteur de ladite émission, il va donc signer un troisième contrat celui de « présentateur/journaliste ».

Tout ceci ne manquera pas d’intéresser au plus haut point Nicolas Baietto le procureur de la République qui au nom du Parquet a ordonné l’enquête préliminaire dont les investigations ont été confiées la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre de la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506).

Quand on pense que beaucoup de salariés maintenus dans la précarité ont du mal à ne serait-ce qu’être payé dans le mois qui suit leur contrat (on est souvent à 2, 3, 4 mois voire plus), là au moins avec 3 contrats, Patrick de Carolis augmente ses chances d’être payé à temps !

L'organisation kafkaïenne de Pflimlin qui ne veut pas reconnaître son véritable echec sur fond d'enquête judiciaire ordonnée par le Parquet

Le Monde publie ce mardi 15 novembre 2011, un article signé Guy Dutheil qui des plus parlants qui ne mâche pas ses mots, intitulé: "Audiences en chute, moral en berne, organisation
parfois kafk
aïenne, le groupe public traverse une phase difficile".

Nous allons vous laisser découvrir cet article qui n'a pas vraiment besoin d'explication de texte et qui montre clairement que l'audiovisuel public a pris le même chemin que Presstalis (ex NMPP) que Rémy Pflimlin avait conduit au bord de la faillite.



Pflimlin zappe le handicap pour les viennoiseries de Patino.

Pflimlin zappe le handicap pour les viennoiseries de Patino.

Comme nous le révélions, la semaine dernière, ce lundi 14 la Presse a été conviée à un nouveau pince-fesses à France Télévisions autour de viennoiseries, de jus de fruits et de thermos thé/café pour la présentation de la P.I. du lieutenant numérique de Pflimlin Bruno Patino.

Du 14 au 18 novembre, se tient la semaine du Handicap que Pflimlin avait prévu d’inaugurer…dans le programmes distribués dans tout France Télévisions (document en bas de post) on pouvait lire « Inauguration par Rémy Pflimlin de la campagne de sensibilisation du handicap dans l’entreprise ».

Pflimlin a donc préféré Bruno Patino, sa recrue informatique qui fait encore parler de lui cette semaine avec le docu sur l’affaire Clearstream, qui présentait sa « PI » (plateforme d'informations de France Télévisions numérique), « déclinaison » spécial élections «présidentielles 2012» à la campagne de sensibilisation du handicap dans l’entreprise.

Pour la petite histoire, c’est Papet son autre fidèle lieutenant côté DRH qui a dû s’y coller…Papet qui est venu dire que France Télévisions qui n’était environ pour l’heure qu’à 3,5%, allait travailler à atteindre les 6% légaux !

Papet d’ajouter que cela était une condition pour que France Télévisions obtiennent le « label diversité » qu’il n’a pas obtenu – loin s’en faut – expliquant que le Handicap était bien contenu dans la diversité.

Avec Pflimlin, pour le Handicap, on peut dire que ça va de mal en PI.


Thierry Langlois ex directeur des programmes de France 3 sous Carolis, parti au CNC puis revenu, remet son ex patron à l’antenne.

Thierry Langlois ex directeur des programmes de France 3 sous Carolis, parti au CNC puis revenu, remet son ex patron à l’antenne.

A l’été 2011, la Presse indiquait que Pierre Sled restant directeur des programmes de France 3, son poste serait supervisé à compter de septembre, par Thierry Langlois nommé pour se faire : directeur de l'antenne et des programmes (cf le communiqué de la chaîne).

Laurent Corteel, ex-directeur des antennes de France 3, se retrouvait, lui, « basculé » au poste de directeur du projet régional pour "favoriser le développement de l'identité des antennes régionales et définir le mode de syndication pour la mise en réseau de ces antennes."

Thierry Langlois un des fidèles lieutenants de Patrick de Carolis, parti de France Télévisions à l’arrivée de Rémy Pflimlin pour le CNC – une période nécessaire de purgatoire pour revenir –faisant son retour quelques mois plus tard, a donc décidé de remettre son ex patron à l’antenne.

Patrick de Carolis fera donc son retour à la télévision en 2012 sur France 3 où il présentera une nouvelle émission diffusée en prime time. Une grande émission culturelle dit la chaîne….du « haut de gamme » ajoute-t-elle !!!!

Après la révélation du CDD fait à Patrick de Carolis par Rémy Pflimlin en tant que Producteur artistique de l’émission produite par lui-même donc puisque pédégé Producteur de ladite émission, il va donc signer un troisième contrat celui de « présentateur/journaliste ».

Tout ceci ne manquera pas d’intéresser au plus haut point Nicolas Baietto le procureur de la République qui au nom du Parquet a ordonné l’enquête préliminaire dont les investigations ont été confiées la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre de la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506).

Quand on pense que beaucoup de salariés maintenus dans la précarité ont du mal à ne serait-ce qu’être payé dans le mois qui suit leur contrat (on est souvent à 2, 3, 4 mois voire plus), là au moins avec 3 contrats, Patrick de Carolis augmente ses chances d’être payé à temps !

jeudi 10 novembre 2011

Dominique Ambiel ami de Patrick Poivre d’Arvor, attestant pour lui au TGI dans un récent contentieux judiciaire va le produire sur France Télévisions.

Dominique Ambiel ami de Patrick Poivre d’Arvor, attestant pour lui au TGI dans un récent contentieux judiciaire, va le produire sur France Télévisions.

Ce matin, à France Télévisions, invraisemblable déclaration de Pascal Golomer intervenant pour la direction générale des rédactions, dans le cadre d’une question posée par les délégués du personnel lors de la réunion mensuelle, qui affirme que « la Rédaction n’est pas impliquée donc pas partie prenante dans l’émission "La Traversée du Miroir" que France Télévisions a décidé de confier à Patrick Poivre d’Arvor. »

Il ajoute « en ce qui concernant le choix de Dominique Ambiel comme producteur, c’est la direction des programmes qui a décidé et choisi ».

Dominique Ambiel qui devait produire dès septembre, la fameuse émission « féminine » que Flavie Flament qui était pourtant annoncée comme sa présentatrice, a déclaré ne jamais avoir songé à présenter…émission sans concept aujourd’hui, sans format et sans présentatrice donc que la direction prétend avoir décalée à janvier 2012 afin qu’elle s’imbrique mieux dans la ligne éditoriale (ouaf, ouaf, ouaf !).

Donc puisque c’est la direction des programmes qui a choisi, une fois encore, Dominique Ambiel (l’ami de Patrick Poivre d’Arvor qui va même jusqu’à attester pour lui au Tribunal de Grande Instance contre l’ex compagne du présentateur) qui a la direction est responsable de ce choix et surtout comment les autres productions ont-elles été mises en concurrence ?

C’est donc, une fois encore, une émission totalement externalisée que France Télévisions confie à Dominique Ambiel qui avait beaucoup « œuvré » sous la mandature Tessier…il sera particulièrement intéressant tout comme le magazine féminin dont il a aussi la charge parmi les autres productions, d’en connaître les conditions d’attribution.

mercredi 9 novembre 2011

Lundi 14 la Presse est conviée à un nouveau pince-fesses à France Télévisions pour la P.I de du lieutenant numérique de Pflimlin : Bruno Patino.

Lundi 14 la Presse est conviée à un nouveau pince-fesses à France Télévisions pour la P.I de du lieutenant numérique de Pflimlin : Bruno Patino.

Comme nous le révélions dès le 23 juin dernier, Bruno Patino la recrue informatique de Rémy Pflimlin, a dans le cadre de sa « PI » (la plateforme d'informations) prévu pour France Télévisions une « déclinaison » spécial élections «présidentielles 2012» avec en prime une trentaine de recrutements tous azimuts depuis son arrivée…Il n’y avait bien évidemment pas assez de journalistes en interne !

Nous sommes mi-novembre, la P.I date de juin 2011, les recrutements se sont étalés, eux, sur une dizaine de mois et l’on convoque la Presse pour son lancement dès 8h45!

Autour de viennoiseries, de jus de fruits et de thermos thé/café, Pflimlin a prévu d’entrée de jeu de prendre la parole mais de la laisser très vite au directeur général délégué de FTV en charge du développement numérique et de la stratégie : Bruno Patino.

Olivier Lendresse, bras armé de Bruno Patino, transfuge du « monde.fr » où il s’occupait notamment du développement de « lepost.fr » (dépendant donc du "monde.fr") recruté depuis mars 2011 comme « directeur de projet » et chargé semble-t-il « la construction du site web FTV », devrait assurer la suite.

En gros, ils vont expliquer à la Presse, ce que l’on lance…la spécificité de P.I. par rapports aux sites d’informations existants, à destination de qui, pourquoi, le comment de la chose et surtout son fonctionnement avec démo à l’appui.

C’est donc Olivier Lendresse qui devrait faire tester aux journalistes convoqués la PI en tentant de les faire réagir interactivement sur leur smart phone… tout un programme !

mardi 8 novembre 2011

La fédération FO représentée par Françoise CHAZAUD condamnée lourdement pour harcèlement moral et licenciement abusif contre sa secrétaire.

La fédération FO représentée par Françoise CHAZAUD condamnée lourdement pour harcèlement moral et licenciement abusif contre sa secrétaire.
 
Voila comment les Prud’hommes de Paris ont condamné la fédération FO représentée par Françoise CHAZAUD à payer plus de 30.000 euros à la secrétaire qui avait fait valoir ses droits (voir l’intégralité du jugement public en fin de post) :

PAR CES MOTIFS

Le Conseil, statuant publiquement, par jugement contradictoire, en premier ressort,
Condamne la Fédération des Arts et des Spectacles de 1'Audiovisuel de la Presse -Force Ouvrière -FASAP FO -à payer, à Mademoiselle Sandra NOLENT, les sommes suivantes :
-3.502,00 € (trois mille cinq cent deux euros), à titre d'indemnité compensatrice de préavis ;
-350,20 € (trois cent cinquante euros vingt cents), à titre de congés payés afférents.
Avec intérêts au taux légal à compter de la date de réception par la partie défenderesse de la convocation devant le bureau de conciliation,
-21.012,00 € (vingt et un mille douze euros), à titre de dommages et intérêts pour nullité du licenciement;
-3.500,00 € (trois mille cinq cents euros), à titre de dommages et intérêts pour harcèlement moral;
- 1.000,00 € (mille euros), à titre de dommages et intérêts pour retard dans la remise des documents ;
Avec intérêts au taux légal à compter du jour du prononcé du jugement,
- 1.000,00 € (mille euros), au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;

Le moins que l’on puisse c’est qu’il ne fait pas bon être secrétaire sous les ordres de Françoise CHAZAUD comme le jugent les Prud'hommes.

Chacun appréciera les passages du jugement page 5 (surlignés en jaune dans le texte) et reprises dans le jugement où il est question de propos diffamatoires à l’encontre de la secrétaire visiblement traitée de « pute dont les jours sont comptés au sein de la fédération…» (il s’agit bien là d’un extrait du jugement) ou encore à l’encontre d’une autre personne, lui, qualifié de « maquereau qui fait faire le trottoir à Sandra pour boucler vos fins de mois, Sandra n’étant qu’une pute et une salope ».

Ce jugement, répétons-le qui est public et dont accessible à chaque citoyen, donne une vision peu reluisante (et c’est un moindre mot) de pratiques pénalement répréhensibles que certain(e)s n’hésitent pas à utiliser à l’encontre de personnes qu’elles insultent, rabaissent et harcèlent jusqu’à les faire craquer moralement afin de les faire tomber malades !


A ce sujet, voila ce que dit aussi le jugement page 2 : « Suite à de nombreux agissements de harcèlement moral, Mademoiselle Sandra NOLENT tombe en pleurs le 30 mai 2008, la poussant à consulter, ce qui entraîne arrêts de travail successifs. A cette occasion, Mademoiselle Sandra NOLENT doit se plaindre du traitement social de sa maladie, les fiches de paie étant établies sur des soldes négatifs et les documents n’étant pas correctement remplis pour permettre la prise en charge de la sécurité sociale, ceci pendant plus de deux mois » (page 2 du jugement développé également page 3 où il est écrit : « La réalité du harcèlement moral entraîne la nullité du licenciement »