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jeudi 22 décembre 2011

La CGC Média va demander des comptes à la direction de France Télévisions sur la gestion de la Régie Finale de France 2 au départ de son "responsable"

La CGC Média va demander des comptes à la direction de France Télévisions sur la gestion de la Régie Finale de France 2 au départ de son «responsable».

Dans quelques jours, au 31 décembre 2011, le responsable de la Régie finale de « La Deux » quittera l’entreprise avec force indemnités de départ à la clé…

Ce « directeur » servant la direction sans égal, délégué syndical de façade pendant des années et qui, à son départ exhorte même ses « subalternes » à surtout ne pas reprendre leur carte dans le syndicat qu’il quitte [c’est sans doute ce qu’on appelle la force des convictions] devra inévitablement s’expliquer sur certaines pratiques et autres dispendieuses dépenses faites dans son service.

Le SNPCA-CGC va transmettre à la direction de France Télé, une série de questions concernant des milliers d’euros de factures payées par l’entreprise et concernant des « fournitures » bien particulières…avant de les transmettre, le cas échéant, à la Justice.

Sur ces 5 dernières années :

- Quel a été le montant et la nature de l’ensemble des fournitures commandées par ce « responsable », factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de caisses de champagne ont été commandées par ce « responsable », quel a été leur destination et quel a été le montant des factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de boîtes de chocolats ont été commandées par ce « responsable », quel a été leur destination et quel a été le montant des factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de cartouches Nespresso ont été commandées par ce « responsable » destinées à la machine à café réglée elle-aussi par l’entreprise et qui se trouve dans son bureau, quelle a été leur destination et quel a été le montant total des factures payées par France 2 donc par les contribuables? Et en prime, que va-t-il advenir de la dizaine de cartons Nespresso commandé juste avant son départ ?
What else ????


Quel a été le montant des indemnités kilométriques déclarées par lui-même, le concernant mais concernant aussi l’ensemble de ses « subalternes » qui lui ont été remboursées par la société comme à l’ensemble du service ?


Ces indemnités kilométriques correspondent-elles bien à la réalité des déplacements effectués pour raisons professionnelles par les techniciens de la régie ?
Il suffira sûrement d'interroger les techniciens de la régie pour le savoir !...

Si tel n’était pas le cas et dans l’hypothèse de déclarations erronées
(faites par l’intéressé donc), comment ce « responsable » a-t-il alors pris en charge le remboursement auprès des salariés
de trop payés par l’entreprise ?

Post scriptum: Une enveloppe pour le départ de ce « directeur responsable et syndicaliste », circule actuellement…Ceux qui souhaitent donner peuvent encore le faire !

Le Bonhomme Pflimlin…une humiliation supplémentaire pour la télé publique.

Le Bonhomme Pflimlin…une humiliation supplémentaire pour la télé publique.En pleine tourmente, Rémy Pflimlin se fait tirer le portrait…Il pensait sûrement que l’exercice lui serait profitable mais il a forcément dû se rendre à l’évidence en lisant l’article dans « Libération » de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts intitulé « Bonhomme de président » qui avec le talent, l’humour, la justesse et la plume qu’on leur connaît, ont particulièrement étrillé l’intéressé.

Rémy Pflimlin ne s’attendait sûrement pas à ce genre de portrait !!!! Il pensait probablement comme il le dit aux deux journalistes: «ça vaut la peine qu’on parle de moi par rapport à la caricature qu’on a pu se faire, mon image trop désincarnée». (citation)

Autrement dit, « la Presse ne donne de moi qu’une caricature…je suis le seul à me connaître et ça vaut la peine que je vous explique qui je suis !!!! ». Et dire qu’il y a quelques semaines, « 20 Minutes » osait écrire un article intitulé « Pour qui se prend Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions ? ».

Qu’il s’agisse de l’article de « Libé » comme de l’ensemble des média qui diffusent unanimes, depuis des mois, des papiers allant tous dans le même sens, l’image dégradée de Rémy Pflimlin dont Marianne posait en novembre dernier la question dans un dossier de 5 pages : "Faut-il déprogrammer Rémy Pflimlin?" en parlant d'"Accidents industriels à France Télévisions"....rejaillit continuellement sur France Télévisions.

Au bout du compte, ce n’est pas Rémy Pflimlin qui se retrouve humilié article après article de Presse, c’est France Télévisions qui à chaque nouvelle ligne se retrouve systématiquement humilié.

Et comme le dit « Libé » : « au fait, pourquoi avoir accepté ce portrait, exercice où l’on est censé se déboutonner ? «Parce que vous me l’avez demandéet l’on en revient à sa pitoyable formule «ça vaut la peine qu’on parle de moi... » [l’intéressé qui est à l’évidence dans un autre monde façon Bisounours, est aujourd’hui le seul à le penser !]

Voici pêle-mêle quelques morceaux choisis du portrait de l’égocentrique Pflimlin qui vaut la peine (comme il le dit) :

- « Rémy Pflimlin, le grand et gris président de France Télévisions »,

- « le grand tout mou humaniste »,

- « géant, pas méchant, le consensuel président de France Télévisions »

- « sa rentrée, celle qu’il peut revendiquer comme sienne est un four. Un four d’audience d’abord…un four éditorial aussi. »

- « Pflimlin tient de ces gigantesques dinosaures herbivores, impressionnant mais pas méchant pour un sou, comme ces gens trop grands, trop haut au-dessus de la mêlée. »

- « le caractère alsacien, à la croisée des cultures allemande et française, au fond du fond.. »

- « son bilan à France Télévisions, un gigantesque foutoir qui part dans tous les sens où on ne sait même plus à qui s’adresser pour avoir des feuilles ou des agrafes».

- « avec Pflimlin : à peine a-t-on caressé l’idée de s’accrocher à une aspérité qu’il vous glisse entre les doigts… et on souhaite bien du courage au psy qui s’attaquerait à Pflimlin l’anguille. »

- « Avec Pflimlin, "la courbure d’échine devient un critère fondamental"…», etc….

L’humiliation n’est pas seulement pour le bonhomme Pflimlin mais, redisons-le, pour la télé publique et ses salariés qui n’avaient vraiment pas besoin de cela.

Voici l’article de Libération

« Bonhomme de président

Portrait de Rémy Pflimlin. Bon géant, pas méchant, le consensuel président de France Télévisions tente de survivre à sa nomination par Sarkozy.

Par RAPHAËL GARRIGOS, ISABELLE ROBERTS

Croyez-le ou non, mais la vie avec Rémy Pflimlin, le grand et gris président de France Télévisions, oscille entre formidable et extraordinaire. La «semaine de l’amour» qu’il organise alors étudiant à HEC ? «Extraordinaire.» On veut bien le croire, d’autant qu’Alice Sapritch est venue y faire une lecture. Mulhouse où, à 39 ans, il préside le journal l’Alsace ? «Je suis jeune, je suis patron d’un quotidien, je suis chez moi, c’est formidable.» Mmm, d’accord. France 3 qu’il dirigea il y a six ans ? «Une aventure extraordinaire.» Bon… Et la nomination directe par le président de la République et le soupçon permanent qui va avec : formidable ou extraordinaire ? «Personne ne pense que l’information de France Télévisions est biaisée et, ça, c’est formidable.»

Ce qui n’est en revanche ni extraordinaire ni formidable, c’est la rentrée de Pflimlin. La première depuis son installation en août 2010 à la tête de la télé publique, celle qu’il peut revendiquer comme sienne est un four. Un four d’audience : le retour de Delarue ou la culturelle de France 2 présentée par Elizabeth Tchoungui en symbole du changement façon Pflimlin - femme, noire, jeune à la place de Franz-Olivier Giesbert - se situe dans la marge d’erreur de Médiamétrie. Un four éditorial aussi. Sur la Deux encore, un Frédéric Lopez dégoulinant nous vante ses secrets du bonheur. Sur la Trois, un Cyril Viguier imposé par l’Elysée fait bavarder de vieilles pommes dans l’indifférence générale et, sur la Trois toujours, Pierre Sled, qui a lui aussi suivi la filière Sarkozy, dirige les programmes. Mais voilà que le mou Pflimlin se raidit d’un coup et vient de nous faire un joli strike : dehors Viguier (clause d’audience inscrite dans le contrat non atteinte), dehors Delarue (même motif, avant qu’il n’annonce son cancer), dehors Sled et son impressionnante collection d’échecs. Mais croyez-vous que l’optimisme forcené de Pflimlin en soit diminué ? Nenni. «C’est la vie des entreprises.»

Car rien ne semble l’atteindre, Pflimlin. Il tient de ces gigantesques dinosaures herbivores, impressionnant mais pas méchant pour un sou, comme ces gens trop grands, trop haut au-dessus de la mêlée. Il reçoit au conservatoire de Paris, dont il préside le conseil d’administration, dans une salle d’études, estrade, piano à queue et rideaux verts qui ont connu de meilleurs jours. A la présidence de la télé publique, il succède à une belle lignée de fortes têtes ou de têtes de cochon, c’est selon : Bourges, Elkabbach, Tessier, Carolis. «Mes prédécesseurs ont fait de leur personnalité l’identité de France Télévisions», analyse-t-il. Attention, en langage Pflimlin, c’est un Scud. Lui, à France Télévisions, personne ne le déteste, personne ne l’adore non plus. «La culture rhénane, dit-il, le caractère alsacien, à la croisée des cultures allemande et française, au fond du fond, on n’est à l’aise ni dans l’une ni dans l’autre.» Attention, en langage Pflimlin, c’est une confession. Que voulez-vous, il est comme ça Rémy Pflimlin. Il écoute. Il respecte. Il pardonne. Quand il est en colère - «ça m’arrive» -, il peut sortir «deux, trois trucs un peu secs». Il aime la distance, la solidarité, le consensus, il travaille dans la collégialité, «le contraire d’un patron autoritaire», selon un collaborateur. Un boulot de galérien à France Télévisions, qu’un salarié décrit comme «un gigantesque foutoir qui part dans tous les sens et où on ne sait même plus à qui s’adresser pour avoir des feuilles ou des agrafes».

Bourdonnement de notes assourdies : dans la classe désertée où traînent les partitions du concerto pour deux pianos en mineur de Francis Poulenc, allegro ma non troppo, Pflimlin raconte. Son enfance «heureuse» à Mulhouse. Les parents négociants en matériaux de construction. Ses deux frères, un oncle qu’il voit peu, Pierre, président du Conseil de la IVe République. Le basket dans un club de la cité ouvrière qui l’«ouvre», lui, le petit-bourgeois. Son Mai 68 : «J’ai fait ma communion solennelle», ça ne s’invente pas. Son entrée à HEC : «J’avais envie de faire quelque chose d’inscrit dans la société, patron de quelque chose…» Le voilà sur le campus HEC à Jouy-en-Josas, président des élèves, la première d’une longue série. Bientôt, il sera marié avec Agnès, éditrice de livres d’entreprises. «C’est un couple qui marche bien», observe-t-il. Ils ont trois fils. Important, la famille ? Lui, interloqué : «C’est le sens.» C’est un centriste chrétien, dites pas que ça vous étonne.

Là attention, car arrive le morceau un peu funky moumoute de la bio de Pflimlin : en 1976, il fait son stage HEC dans un kibboutz socialiste à Gaza et assiste aux premières boutures entre pamplemousse et orange pour donner naissance au pomelo. «C’était fantastique.» Voilà : fin de l’anecdote fun. C’est comme ça avec Pflimlin : à peine a-t-on caressé l’idée de s’accrocher à une aspérité qu’il vous glisse entre les doigts. Pas sûr qu’il n’y prenne pas un certain plaisir. Ainsi lance-t-il, l’air de rien, être «fana de Freud». Bim : «Et vous, vous vous êtes fait psychanalyser ?» rétorquent les finauds journalistes. Qui s’attirent un «non» définitif doublé d’un sourire teinté d’effroi. OK. On n’a rien dit. Et on souhaite bien du courage au psy qui s’attaquerait à Pflimlin l’anguille.

Et au fait, pourquoi avoir accepté ce portrait, exercice où l’on est censé se déboutonner ? «Parce que vous me l’avez demandé.» Et aussi, se rattrape-t-il, «parce que ça vaut la peine qu’on parle de moi par rapport à la caricature qu’on a pu se faire, mon image trop désincarnée». Alors, d’accord, de la chair, de la viande, du sang : ça va bien, le portrait de Pflimlin en grand tout mou humaniste. Après tout, Fogiel, C’est mon Choix et Plus belle la vie sur France 3, c’est lui. Il a présidé Presstalis, sac de nœuds indémerdable de la distribution de la presse où il a fréquenté tous les patrons de canards. Il a de l’ambition. Il a ses réseaux, il est un de ces fauves des médias. Sarkozy lui avait promis Arte, le voilà bombardé à France Télévisions. Pourquoi lui plutôt que le bouillonnant poulain officiel du Président, Alexandre Bompard ? Parce qu’on est alors en plein scandale Woerth, parce que Bompard, ça ferait vraiment trop et parce que le rond et consensuel Pflimlin fera bien l’affaire. Viguier, Sled, tout ce que ses prédécesseurs Carolis et Duhamel avaient refusé (ils s’en sont assez vantés), lui, à peine arrivé, l’accepte. Avec Pflimlin, «la courbure d’échine devient un critère fondamental», balaye, impitoyable, un cadre. Ce soupçon, évident, l’agace, lui, «l’honnête homme» que décrit un ami, lui qui «déteste le piston» selon une copine d’enfance. «C’est injuste», dit-il du même ton égal. Et maintenant que Viguier et Sled sont éjectés, voilà qu’on soupçonne Rémy Pflimlin d’avoir voulu donner un signal vers certain futur président de la République de gauche. C’est ce qui arrive à force d’être rond : avec le vent, on tourne.

vendredi 16 décembre 2011

France Télévisions essuie une nouvelle motion qui dénonce l'hypocrisie du groupe en matière de Diversité

Jeudi 15 décembre avait lieu le CE Siège France Télévisions. Les élus à l'unanimité ont voté une nouvelle motion contre la direction dénonçant " les comportements illisibles de cette dernière concernent le traitement de la diversité"

La diversité à France Télévisions, c'est comme la "cohésion sociale" dont Patrice Papet rebat les oreilles de tout un chacun...c'est du PIPEAU.

Et dire que le Chef de l’État qui a nommé Pflimlin depuis le changement de la loi, avait dit vouloir retrouver les grandes heures de la Télévision publique....(tous domaines confondus, programmes comme organisation), il est servi! Jusqu'à quand va-t-il laisser les fossoyeurs de l'audiovisuel continuer leur entreprise de démolition ?

Voici le texte de cette motion unanime [petite anecdote au passage, il aura fallu près d'une demie heure pour que Frédéric Mautret sache combien il y avait de votants et qui votait!!!!

Motion des élus du CE Siège du 15 décembre 2011

Les élus et représentants des organisations syndicales du CE Siège ne sont pas prêts à rentrer dans la logique de l'obtention d'un label Diversité par l'entreprise France télévisions, tant qu'elle n'aura pas pris les premières mesures correctives destinées à faire cesser les pratiques parfaitement identifiées d’un certain nombre de leurs responsables hiérarchiques, qui ont installé au quotidien des comportements discriminatoires de toute nature dans les secteurs qu'ils dirigent et qui ont, une fois de plus été dénoncés dans ce CE durant plus de 2 heures avec des exemples concrets, d'autant que la direction connait parfaitement ces réalités.

Si aucun changement dans les comportements dénoncés durant ce CE ne sont lisibles dans les semaines qui viennent, les élus et représentants des OS feront savoir à l'extérieur pourquoi ils refusent de travailler avec cette Direction à la recherche d'un label Afnor Diversité, qu'ils ne rejettent nullement sur le principe sachant que la mise en place d'indicateurs contraignants permettra peut-être de faire évoluer certaines mentalités.

A ce jour la Direction doit cesser de vouloir y prétendre, tant qu'elle persistera à pérenniser les pratiques inadmissibles qu'elle cautionne au quotidien.Les élus et Organisations syndicales ne seront pas complices d'une mise en scène ayant pour objet un coup de communication pour l'entreprise, alors que de très nombreux salariés sont dans un état de souffrance au travail d'autant plus insupportable, que cette réalité est niée par les dirigeants de l'Audiovisuel public.

Motion votée à l'unanimité des votants et les Organisations Syndicales s'y associent.

jeudi 15 décembre 2011

Rémy Pflimlin, piètre technicien de surfaces !

Rémy Pflimlin, piètre technicien de surfaces !

Décidément si Pflimlin est aussi « bon » en matière d’immobilier qu’il l’est en matière de programmes, il y a de quoi être inquiet.

Au niveau « mètre carrés », le moins que l’on puisse dire, c’est que l’intéressé ne convainc personne…depuis son arrivée, ils n’ont cessé d’augmenter dans les grandes largeurs et à la même vitesse que les recrutements de directeurs et autres conseillers qu’il a embauchés.

Où va finir la télé publique dont beaucoup prédisent l’implosion pour le premier semestre 2012, elle qui est déjà aux tréfonds du gouffre ?!

Il y a quelques jours, Télé Loisirs posait la question « « France Télévisions jette-t-elle l'argent par les fenêtres ? » dans le cadre d’un budget de près de 3 milliards d’euros.

L'hebdo télé évoquait dans son propos, les programme où l'argent est jeté par les fenêtres", notamment les fictions tournées, payées, et jamais diffusées! Ce mercredi, « Le Canard enchaîné » s’intéressait, lui, au volet immobilier des dépenses du groupe.

Suite aux révélations du Canard, la CGC Médias qui s’est penchée sur ces divers aspects est en mesure de donner quelques informations complémentaires et de poser de nouvelles questions au regard du baratin que la direction de France Télévisons ne cesse de distiller, notamment le maintenant célèbre Julien Saillard responsable des « projets » immobiliers parisiens qui a fait l’objet de perquisitions, il y a quelques jours, tant à son domicile qu’à son bureau.

Que dit Julien Saillard ainsi que les membres de la direction, devant des élus concernant la reconduction du bail de la rue Varet qu’il défend ?

« La politique immobilière de France Télévisons en la matière est à la réduction des surfaces » et d’ajouter «On laisse "Le Barjac" et "Euro Paris" (on cherche encore ce que c’est que ça !) ».

Faux et archifaux…La politique de Rémy Pflimlin n’est pas à la réduction des surfaces mais bel et bien sa progression exponentielle... "Le Barjac" est toujours là mais en plus France Télévisions loue :

- 5.000 m2 environ chez Microsoft (en bord de Seine)

- mais aussi dans l’immeuble appelé « Le Ponant –parc » derrière le parc André Citroën.

et il y a plein d’autres lieux comme les locaux loués dans le 15ème, rue Auguste Vitu, pour Carolis et ses productions.

Quant aux questions, là encore posées par les élus CHSCT ou CE, sur la reconduction du bail de l’immeuble Varet que défendait Julien Saillard, destiné à accueillir le C.D.E. Centre de Diffusions et d’Échanges dans un bâtiment dont FTV n’est pas propriétaire, les réponses sont hallucinantes.

Julien Saillard indique, entre autres, que « c’est par obligations, en fonction de son activité audiovisuelle et vis-à-vis des contraintes d’accueil notamment de personnalités politiques » que ce bâtiment a été choisi. Tu parles !!!

A ce sujet mais également sur les places de parking dans l’immeuble (une douzaine au maximum), il affirme « on creusera en sous-sol »…Cette bonne blague ! Dans un bâtiment INONDABLE (au demeurant) dont on n’est pas propriétaire avec ce que cela implique de complexité et de coût des travaux en millions d’euros…quelle fumisterie.

Pourtant le même Julien Saillard va même jusqu’à démentir, en public, sa hiérarchie qui prétend que le choix de renouveler le bail Varet serait justifié par le « classement en zone dite de défense ». Il affirme que NON ; oubliant, du reste, au passage de révéler la présence d’amiante dans les locaux !

La direction prévoyait d’engloutir environ 10 millions d’euros pour son C.D.E…Pour l’heure, il semble que les travaux soient arrêtés.

En pleine période de crise, comme le disait Pflimlin au journaliste du Monde « quelques milliers d’euros sur un budget de 3 milliards, ce n’est pas un sujet »…A la différence près que qu’il s’agit de dizaines de millions en les additionnant avec ceux dépensées en cabinets conseils et autres consultants et que tous ces millions ne sont ni plus, ni moins que l’argent des contribuables.

mercredi 14 décembre 2011

Énième scandale à France Télévisions sur fond d’amiante et de marchés immobiliers opaques!

Énième scandale à France Télévisions sur fond d’amiante et de marchés immobiliers opaques!

Une fois encore, c’est « Le Canard enchaîné » (celui du mercredi 14/11/11) qui met les pieds dans le plat. Sur quasiment une demie page, dans l’encart intitulé « France Télévisions dans la ronde » qui s’inscrit dans un plus vaste article intitulé lui « Bouygues et la Défense au fond de la tranchée ».

Il y est question du bâtiment rue Varet (en face de l’école maternelle) sur quatre étages que France Télévisions loue dont le bail arrivait à échéance en milieu d’année 2011 qui s’est trouvé reconduit semble-t-il grâce au responsable des projets immobiliers parisiens que cite « Le Canard » : Julien Saillard.

Ce que ne dit pas « Le Canard » c’est qu’à la reconduction du bail, France Télévisons aurait dû fournir en plus de tous les diagnostics légaux obligatoires, le diagnostic AMIANTE…Pourtant, malgré les différentes interpellations et questions posées par diverses instances représentatives du personnel, CHSCT en tête, la direction, Julien Saillard et consort, ont toujours nié la présence d’amiante dans les locaux.

Or il s’avère que le bâtiment présente bien un risque d’AMIANTE non négligeable, notamment pour tout ce qui serait entourages fenêtres (elles sont extrêmement nombreuses ici).

Ce bâtiment, il faut le redire dont France Télévisions n’est pas propriétaire, avait déjà fait l’objet d’une brève dont « Le Canard » se souvient sûrement en juillet 2011 (pour avoir écrit un article) suite à la mise à sac des locaux syndicaux (photos à l'appui en bas de post). La CFDT et le SNPCA-CGC ont d’ailleurs porté plainte, à tout le moins pour « Pour Vol, effraction et destruction de bien d’autrui » ; en effet, la direction de France Télévisions venait de raser sans le moindre avis, ni la moindre acceptation les locaux dévolus aux syndicats et à l’exercice de leur mandat.

Les locaux syndicaux qui s’y trouvaient et qui avaient été mis à disposition des organisations syndicales au 3ème étage dans un bâtiment annexe de France Télévisions, rue Varet, avaient été littéralement rasés. Le mot « rasé » est faible…les bureaux syndicaux avaient disparu, les cloisons avaient été abattues et le mobilier volatilisé. (jusqu’à la moquette arrachée)

Questions :

- L’entreprise qui a effectué cette mise à sac, avait-t-elle été mise préalablement au courant des problèmes d’amiante et des risques que prenaient ses salariés?

- Ce chantier à risque avait-il fait l’objet d’une déclaration préalable et impérative auprès du pôle amiante de la Préfecture de Police ?

- L’école maternelle dans la rue quasiment en face, avait-elle été prévenue de l’éventuelle dangerosité des gravas entreposés sur le trottoir (photos) ?

Tout ceci est extrêmement grâve. Murielle Charles-Beretti apparemment à l’origine de ce chantier qui écrivait aux syndicats en qualifiant cela d’« incidents »: « Tout d'abord permettez nous de bien vouloir nous excuser pour ce regrettable incident essentiellement dû à un manque de coordination de nos services du fait de la période estivale. Comme vous le savez nous venons de renouveler le bail de l'immeuble de la rue Varet. Du fait de la pérennisation de notre présence sur place nous avons décidé de rénover ces locaux qui en ont bien besoin. [raser et détruire étant les termes exacts] » devra expliquer avec Julien Saillard pourquoi rien n’a été dit aux IRP

Au fait, pour tout ce qui est « désamiantage » quels appels d’offres dans le respect des règles soumises aux marchés publics (liberté d’accès à la commande publique, égalité de traitement des candidats et transparence des procédures) , ont été passés ? Quelles sociétés ont été retenues et comment ont-elles été choisies ?

« Le Canard » parle d’ailleurs d’« une boîte de la région de Versailles qui s’est amusée à présenter sa candidature à cet appel d’offre [lequel ?] sous deux noms différents, histoire de donner l’illusion de la concurrence et pouvoir remporter le marché » !

Qui sélectionne et choisit ces boîtes ?

« Le Canard » indique toujours que la double perquisition qui a eu lieu à France Télévisions mi novembre (avec un autre au domicile de l’intéressé) et qui a fait que le groupe a dû se fendre d’un communiqué – une première en la matière – afin de préciser que « En l'état, ni l'entreprise ni aucun de ses membres ne sont poursuivis », visait donc cet ancien salarié de Bouygues.

France Télévisions qui affirmait donc que tout ceci ne visait « ni l'entreprise ni aucun de ses membres » a sûrement dû s’étrangler à la lecture de l’hebdomadaire.

Qu’écrit aussi « Le Canard » : « Les juges Serge Tournaire et Guillaume Daïeff s’intéressent à certains marchés de construction de France Télévisions (dans le cadre d’une enquête qu’ils mènent parallèlement, ndlr). Une sorte d’affaire dans l’affaire réalisée au profit d’un bétonneur de seconde zone…. »

- Comment alors que le bail arrivait à son terme, France Télévisions a-t-elle décidé de renouveler ce dernier ?

- D’y mettre son C.D.E. Centre de Diffusions et d’Échanges dans un bâtiment dont elle n’est pas propriétaire et y engloutir tant de deniers du contribuable pour un coût de 10 millions d’euros dénoncé par l’ensemble des élus ?

- Comment les soi-disant appels d’offres ont-ils été passés ?

- Quant est-il de la santé de tous les salariés qui ont travaillé dans ce bâtiment (rappelons que la direction y organisait ses réunions dites de négociations) et des garanties prises pour les protéger ?

- Pourquoi avoir tu la vérité?

Ce dossier pourrait bien être pour Élysée, la goutte d’eau qui fait déborder le vase !