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mardi 24 février 2015

Dégradation des conditions de travail et climat social sous haute tension...de Canal + à FTV rien ne va plus

Pas une tête ne doit dépasser...les syndicalistes qui ont encore aujourd'hui le courage de s'élever contre certaines  pratiques inadmissibles, de dénoncer la dégradation des conditions de travail ou   tenter de prévenir avant que de nombreux "burn-out" ne se transforment en drame, doivent être réduits au silence...

 

Ceux qui ne rentrent pas dans le rang sont "au mieux" sanctionnés voire bridés dans leur évolution de carrière lorsqu'ils ne sont pas tout simplement virés.

 

Avec ça, beaucoup feignent de s'étonner du peu de syndiqués dans notre pays (environ 7%)...CETTE BONNE BLAGUE !

 
Découvrez à ce sujet l'article  de « Politis » : "De Canal + à France Télévisions, un climat social tendu mobilise les personnels contre les baisses d’effectifs et la dégradation des conditions de travail"
 
« Politis » 
 
Une fois n’est pas coutume. Les téléspectateurs amateurs des émissions diffusées en clair sur Canal +, telles « la Nouvelle Édition », « le Grand Journal » ou le « Petit Journal » de Yann Barthès, seront déboussolés le 5 mars. Dans l’histoire de la chaîne cryptée, qui a fêté ses 30 ans en novembre dernier, c’est la deuxième fois qu’on observe un mouvement de grève.
Le précédent avait eu lieu en 2003, sous l’ère de Jean-Marie Messier, quand celui-ci avait viré Pierre Lescure. C’est dire si les personnels de Canal sont peu enclins à ce type de mouvement ; c’est dire si le malaise est grand. À la quasi-unanimité, à l’exception de l’Unsa, les syndicats (CFDT, CGC, CGT) entendent dénoncer la dégradation des conditions de travail et les réductions d’effectifs.
De fait, les émissions de Canal +, mais aussi celles de D8 et de D17, les centres d’appels du service clients et les services techniques devraient être perturbés ce jour-là.
 
Le groupe Canal + France, qui emploie environ 3 500 salariés, « a vu ses effectifs baisser d’une dizaine de personnes par mois. Et dans le centre de relations clients, qui emploie 750 personnes, 80 postes ont été supprimés ou non pourvus au cours des derniers dix-huit mois », soulignent les syndicats. En interne, on s’inquiète aussi de la diminution de l’activité en France par rapport à l’international, devenu le moteur de la croissance de Canal.
 
Depuis plusieurs années, ajoutent les syndicats, « la direction rogne sur les coûts.
 
C’est une véritable machine à broyer qui s’est progressivement installée avec une multiplication des licenciements et des ruptures conventionnelles, ce qui accroît la charge de travail pour ceux qui restent dans un contexte économique extrêmement incertain ». Une réalité qui touche l’ensemble du groupe, tous les secteurs de l’entreprise (distribution, technique, édition, Studio Canal, i-Télé), où la même rengaine, celle des économies, rythme le quotidien.
 
« Sans perspective autre que celle du lendemain, les salariés subissent sans toujours la comprendre une politique sociale contraignante, où l’absence de dialogue rime avec oukase et décisions abruptes. » Sur son blog, la CGC rappelle que ce début d’année 2015 a vu ces phénomènes s’accélérer :
« Partout, les patrons de business agissant sur ordre sont chargés de repérer les salariés dont le poste pourrait être supprimé, les missions restructurées, d’accompagner des collaborateurs vers la sortie. »
 
Les conséquences de cette politique sociale sont maintenant palpables « à tous les étages, poursuit la CGC. Mines déconfites, multiplication des absences, burn-out en progression inquiétante, malaise généralisé. Le drame n’est pas loin ».
 
Si le groupe doit se restructurer, s’adapter, concèdent les syndicats, « il doit réaliser sa mue dans le respect total de ses collaborateurs, hors d’une contrainte permanente insupportable ». La grève conduira-t-elle à cette « refondation sociale qu’une très large majorité appelle de ses vœux ? », s’interrogent les syndicats. Jusque-là, les salariés se sont heurtés à « l’incapacité d’une direction à écouter et à entendre ».

Pour ceux qui penseraient que plus belle est la vie sur le service public, rien n’est moins sûr.

En effet, à deux mois de la nomination d’un nouveau président à la tête de France Télévisions, le climat social est tendu. Depuis la fin janvier, les syndicats organisent des grèves quotidiennes contre le projet de réorganisation, baptisé « Info 2015 », visant à unifier les rédactions de France 2 et de France 3, et bouleversant les conditions de travail (avec nouveaux contrats et changements hiérarchiques).
 
Des grèves partiellement suivies qui perturbent les antennes, « mais pas assez pour que le téléspectateur s’en aperçoive », commentent les délégués de FO et du SNJ, qui craignent une réduction des effectifs et une uniformisation de l’info (après que la direction  a déjà imposé un plan de départs volontaires de plus de 360 personnes il y a un an).
 
Autre doléance : l’arrêt de l’externalisation de certaines émissions, réalisées chez des sous-traitants, avec là encore des conditions de travail dégradées pour mieux rogner sur les coûts."

Ardisson règle son compte à Carolis au micro d'Inter sur fond d'affaires.

Lundi 23 février, invité du rendez-vous quotidien de France Inter "L'instant M" présenté par Sonia Devillers, Thierry Ardisson l'animateur qui tient la case d'access-prime de Canal+ le samedi soir avec « Salut, les terriens ! », règle son compte à Carolis sur fond d'affaires!
 
A la question de la journaliste "Vous vous passez maintenant de snipers, vous n'avez plus le Laurent Baffie qui tirait à boulet rouge sur les invités, vous les vannez vous-même!"

Ardisson répond "Je suis obligé parce que quand je suis arrivé sur Canal après que j'ai été mis dehors par Carolis...." écoutez la suite en cliquant sur le lien (à 8'50" de l'entretien)
 

 

lundi 23 février 2015

Pour tordre le cou à certaines rumeurs !? Dreyfus, Quillot, Duroux, Beaux, Michelin....etc

Le 3 février dernier, « Les Échos » écrivaient dans un article intitulé «Le régulateur (le CSA) choisit mercredi en plénière la procédure qu’il suivra pour trouver un successeur à Rémy Pflimlin. » : « Pour l’instant, personne n’a encore fait acte de candidature, même si plusieurs personnes comme Christophe Beaux, le pdg la Monnaie de Paris, Didier Quillot, ex-dirigeant de Lagardère et d’Orange, ou Alexandre Michelin, ancien dirigeant de France 5, confirment étudier la question. Mais ils ne sont pas les seuls : les noms de Cyrille du Peloux, de Louis Dreyfus (Le Monde) ou encore de Delphine Ernotte (Orange) circulent également. Sans oublier ceux qui sont en haut de la liste des favoris, comme Emmanuel Hoog (AFP), Marie-Christine Saragosse (France Médias Monde) ou encore Rodolphe Belmer (Canal+). »

Depuis les choses ont évolué. Rodolphe Belmer que certains donnaient comme le grand favori de la course à France Télévisions, a twitté ce vendredi 13 : « A ceux qui gentiment s’interrogent, je n’ai été, ne suis, ni ne serai candidat à France Télé…suis très bien à Canal+/Vivendi »

Sans une seule seconde, se livrer à la moindre comparaison entre les uns et les autres, selon la version papier de « L’Express » : «  Sollicité par des Sages du CSA, Axel Duroux, ancien dirigeant de RTL et de TF1, actuellement chez Publicis, aurait d’ores et déjà décliné la proposition de concourir à cette élection. »
 

Toujours selon le magazine : « Louis Dreyfus l’actuel président du directoire du groupe « Le Monde » pourrait déclarer sa candidature à la présidence de France Télévisions courant mars, comme l’exige la procédure mise en place par le CSA pour une nomination à intervenir entre le 22 avril et le 24 mai et une prise de fonctions le 22 août 2015 ».
Procédure moins transparente que prévue qui offre la possibilité pour un(e) patron(e) qui voudrait bien quitter sa boîte mais qui ne voudrait pas que ça se sache…qui voudrait bien diriger France Télévision mais qui ne voudrait pas courir le risque de perdre sa place s’il n’était pas retenu…de candidater le plus « anonymement qui soit » avec une possible surprise du « chef » à la fin…Une espèce de coup en quelque sorte !!!!! 

Sauf que France Télé est en faillite et que le successeur de Pflimlin qui le découvrira surement très rapidement, ne peut servir un autre but que celui de sauver l’entreprise du naufrage.

La candidature de  Louis Dreyfus serait pour le moins étonnante au regard des propos et surtout ses raisons. Interrogé par Julien Arnaud dans le magazine des médias "Médiasphère" (LCI), quasiment à la même période l’année dernière concernant la société sœur de France Télé, il déclarait  "Je ne suis pas candidat à la présidence de Radio France. "J’ai la chance d’être à la tête d’un groupe de presse qui, à mon avis, est le plus intéressant de France. Et ce n’est pas au moment où l’on parle de construire des synergies et une nouvelle ambition éditoriale avec "le Nouvel Observateur" que je suis sur le départ".

Cette déclaration faisait suite à un article paru le 20 décembre 2013 dans "Les Echos" (décidément !!!) qui affirmait que Louis Dreyfus était intéressé par le poste. "Pour l’heure, il serait le seul candidat sérieux pour succéder à Jean-Luc Hees"
Il n’était pas candidat alors indiquant "avoir la chance d’être à la tête d’un groupe de presse, le plus intéressant de France"; rien n’ayant foncièrement changé, il n’y aurait aucune logique à ce qu’il soit moins «chanceux » aujourd’hui !
Une dernière rumeur ferait état d’Alexandre Michelin !!!!
Ce dernier proche d’Arnaud N’Gatcha (anciennement chargé de la Diversité sur France Télé qui l’a licencié il y a 2 ou 3 ans et recruté récemment à France Média Monde par Marie-Christine Saragosse) – Il est vrai qu’il est un peu sur le même registre; Alexandre Michelin  s’est débrouillé pour avoir la présidence de "La commission images de la diversité" et s’y être fait renouveler - serait dans les « starting-blocks».

Il serait donc peu important qu’il n’ait aucune connaissance dans la gestion d’une entreprise et/ou n’ai jamais été le « capitaine d’industrie » recherché.
Qu’a cinquante ans passés, il ne dirige actuellement qu’un sous-service de MSN consacré uniquement au « Sport » dans une lointaine filiale de Microsoft ?!
Allons donc !!!!

Il a certes dirigé l’antenne de Paris Première mais il en est rapidement parti. S’il a convaincu Canal Plus de le recruter, en 1997, il a quitté ce groupe six ans après. Quand en février 2004, il rejoignait France 5 donc France Télé pour diriger les programmes, en partait  à peine deux ans plus tard 2 ans pour rejoindre MSN.
Allons donc !!!! Redisons-le, ce ne serait pas très sérieux! Le CSA ne peut pas....

Le blog CGC Média lance donc une bouteille à la mer en espérant qu’elle atteigne son but «  Au secours. Entreprise en danger cherche Cadre expérimenté (quel que soit son âge, son sexe, la couleur de sa peau et la coupe de ses costumes), compétent et motivé prêt à prendre tous les risques pour donner un avenir à des milliers de salariés mais aussi et surtout une télévision publique de qualité aux Français. »

Frédéric Olivennes profite "rigoureusement" de lumineux ou de "Lumina" conseils....c'est selon !

Frédéric Olivennes profite "rigoureusement" de lumineux ou de "Lumina" conseils....c'est selon ! 

Que la lumière soit et la lumière fut… Grâce au dossier de 8 pages intitulé « Le Naufrage de France Télévisions » publié dans « Marianne » de la semaine dernière avec comme titre de couverture « Comment ils pillent la France », enfin un coup de projecteur sur Frédéric Olivennes et les contrats qu’il a passés avec Lumina : « Lumières » en latin….

Un coup de projecteur dont se serait bien passé le lieutenant com’ de Pflimlin qui ne décolère pas depuis cette publication.

Force est de constater que Frédéric Olivennes  n’a pas fait que des « économies » -loin s’en faut - notamment en "mission/conseil, accompagnement et animation de séminaire" !

Le magazine indique, entre autres : «Autres contrats dispendieux au regard des éléments commandés pour préparer « un séminaire du comité de direction élargi » qui s'est déroulé les 28 et 29 juin 2012, la direction de la communication a demandé à la consultante Emmanuelle Siary « un plan de communication externe de marketing image de France Télévisions » - soit un document final d'une vingtaine de pages et de « slides » pour rétroprojecteur que Marianne a pu consulter. Coût globale de l'opération 50.375 € payés en six fois entre juin et novembre 2012. ».

« Mariane » ne parle que de ce « dispendieux contrat pour séminaire élargi »  mais c’est plus du double pour les différents autres contrats, soit la modique somme selon nos informations, de 105.000 euros en « lumineux conseils » qu’Emmanuelle Siary la responsable de la bien nommée société « Lumina Conseil » qu’il présentait comme une « amie » aux collaborateurs de son secteur dans le cadre d'une réunion de service qu'il avait organisée en amont de ces « interventions ».

C'est fort l'amitié...et par amitié….elle va donc accumuler les chantiers.

Quelle part du chiffres d'affaires de "Lumina" société   "entreprise très récente car elle a été créée en mars 2013" presqu'un an après juin 2012 (ci-dessous) les contrats passés  avec  la Com de France Télé représentent-ils effectivement ?

Elle est là pour…plusieurs choses ?! Au fait elle est là pour quoi ? (voir en bas de post)

Selon les "éléments de langage et de communication", il semble que ce soit pour:

- Donner des orientations stratégiques ?.... Des orientations stratégiques par service que chaque manager aurait pu facilement développer avec l’accord de sa hiérarchie !

- Prévoir une nouvelle organisation ?…alors même que les représentants du personnel n’ont même jamais été informés de ces « réorganisations» et de ces études !

Après avoir pondu de beaux rapports « powerpoint » en couleur où Emmanuelle Siary  donne des préconisations sur les relations avec FTVEN [qui resteront sans suite]…notamment des formations sur la mutation des métiers avec le numérique  que la RH aurait pu initier et que les salariés réclament depuis longtemps…Dans ses documents il n’y a rien de nouveau pour les salariés.

Elle ne fait finalement que prendre alors une "photo" de l’existant avant de repartir distiller d'autres conseils vers d’autres cieux dans les lumières de la com’ !

Les salariés qui dépendent de Olivennes et qui sont comme l’écrit Marianne « à bout de nerfs » à l’instar du restant de l’entreprise, eux, restent dans l’ombre car ils n’ont pas leur mot à dire…Bien entendu, ils en ont vu passer d’autres et comptent  les jours avant l’explosion.

Alors que Frédéric Olivennes décide de plus payer les heures supplémentaires de ses salariés, impose le forfait-jours sans réelle base légale  avec comme mot d'ordre "faire des économies" et va même jusqu’à limiter les commandes de cartouches d’imprimantes… pour "Lumina Conseil", ça a dû être un vrai déchirement ! Sortir tant d'argent pour un tel résultat...!!!! 

Quant au PDV (Plan de Départs Volontaires),  Frédéric Olivennes  pour ce qui concerne  sa direction, a le taux de « postes fléchés » le plus élevé par rapport au nombre de salariés…tout cela se serait même fait sur un coin de table – ça, c’est pour l’anecdote, si tant est que ce soit « amusant » vu le contexte !!!!

Tous ces collaborateurs en interne, du studio...aux partenariats...au SRT / service téléspectateurs….alors qu'une partie de leur travail pourrait être fait par des prestataires ou transférée à FTVEN…. Quand même, c’est rageant !!!!!!!

Comme si cela ne suffisait pas pour les salariés du service téléspectateurs qui ont déjà vu passer l'affaire Bygmalion (¤) et découvert, encore dans « Marianne », le 11 juillet 2014, les déclarations de Monique Bry, retraitée d’EDF-GDF et élue  de Saint Quentin qui expliquait :  «À l’époque, j’avais des soucis financiers, c’est pour cette raison que Bastien m’a recrutée »…tout en précisant à Xavier Bertrand, le maire « Avoir travaillé pour eux dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs » !!!!
(¤) Rappel :
Coût de la facturation par Bygmalion  (du contrat dit SRT) sous Carolis mis en examen par le juge Van Ruymbeke (*) et Pflimlin sous statut de témoin assisté (¤) qui expliquait "ne pas avoir pu interrompre brutalement certains contrats qui étaient essentiels à la vie de l'entreprise".

2008 (*) : 17.940€ TTC
2009 (*)   : 86.112€ TTC
2010 (6 mois sous Carolis*) : 46.644€ TTC
total sous Carolis: 150.696€ TTC 

2010 (6 mois sous Pflimlin ¤) : 46.644€ TTC
2011 (¤) : 86.112€ TTC
2012 (¤) : 86.112€ TTC
2013 (¤): 43.056€ TTC
total sous Pflimlin: 261.924€ TTC

Au global, ce sont 412.620€ de l'argent des contribuables partis dans ce contrat uniquement de "réponses aux téléspectateurs"  (alors même que le service existe en interne) !!!!! 

Que répondre également aux salariés du « Studio » qui n'ont jamais eu de retour sur ce rapport et n'ont obtenu finalement que quelques jours de formation et peu ou pas de matériel photo et vidéo supplémentaire ? 

Le blog CGC Média propose de laisser le mot de la fin à Frédéric Olivennes qui interrogé justement par le journaliste sur tous ces contrats concernant son secteur, répond se réfugiant derrière celui que Sarkozy a nommé à France Télé à l’été 2010 « Rémy Pflimlin n’a pas, en la matière, à rougir en terme de
rigueur ». 

Ah « rigueur » quand tu nous tiens !

Exemple de rendus "Lumina-conseil"   



 etc....

vendredi 20 février 2015

Pflimlin dont le statut de témoin assisté pourrait très bientôt évoluer (*) ne devrait même pas faire de "tuilage" avec son successeur!

Dans quelques jours,dès le 9 mars et jusqu'au 26 du même mois, les candidats pour remplacer Pflimlin devront se faire connaître.

Pflimlin qui avait un moment laissé entendre qu'il pourrait être intéressé à repiquer, devrait ne pas se représenter...il pourrait, du reste, ne même pas faire de "tuilage" (autrement dit passation de pouvoirs et de dossiers...) avec le suivant !!!!!

Le fait que depuis le 3 juillet dernier, Pflimlin ait été placé par le juge Van Ruymbeke sous statut de témoin assisté (*) avec son ex directeur financier Martin Ajdari (éphémère directeur de cabinet de la non moins éphémère Filippetti) comme Damien Cuier son prédécesseur quand Carolis, Millot et Camille Pascal l'ex Secrétaire général de France Télé étaient mis en examen, a bien évidemment freiné ses ardeurs.
 
(*) Le blog CGC Média prépare d'ailleurs pour les jours à venir une nouvelle enquête sur "pourquoi et comment"  ce statut pourrait bien évoluer.
 
En attendant, tout ce petit monde a de la lecture avec le dossier de 8 pages signé Marc Endeweld paru dans le Marianne de la semaine dernière et intitulé "Le Naufrage de France Télévisions"
 




 

jeudi 19 février 2015

Pflimlin via Olivennes son lieutenant com – le frère de celui qui n’est pas candidat pour le remplacer - s’en prend violemment à l’État actionnaire.



Pflimlin via Olivennes son lieutenant com – le frère de celui qui n’est pas candidat pour le remplacer - s’en prend violemment à l’État actionnaire.

A quelques jour de l’ouverture – non pas de la chasse mais du dépôt des candidatures pour remplacer Pflimlin – Frédéric Olivennes le lieutenant com de Pflimlin – le frère de celui qui vient de déclarer à la presse qu’il n’était pas candidat au poste de pédégé de France Télé  – balance grave l’État actionnaire dans une interview qu’il donne dans l’enquête de « Marianne » intitulée « Le Naufrage de France Télévisions » (page 3 en bas de post)

Imaginez un peu les réactions de l’Élysée aux Tutelles !!!!!

Autrement dit, celui que Sarkozy a nommé à l’été 2010 à la tête de France Télé visé par une nouvelle plainte pour « détournement de fonds publics » mais également dont le statut de témoin assisté sous lequel l'a placé Renaud Van Ruymbeke dans le volet audiovisuel de l'affaire Bygamalion peut évoluer du jour au lendemain, laisse son lieutenant com s’exprimer en son nom [« France Télévisions… »]  pour cartonner et « dénoncer les injonctions contradictoires de cet État actionnaire qui ne se prononcerait jamais :“France Télévisions attend que l'État se prononce, enfin, sur une nouvelle feuille de route claire 

Extrait:

Interrogé par Marianne, Frédéric Olivennes, le directeur de communication du groupe public tient à replacer les responsabilités des un et des autres. [selon lui] “Le rapport Vacquin a le mérite de dénoncer les injonctions contradictoires dans notre actionnaire” dit-il.

“France Télévisions attend que l'État se prononce, enfin, sur une nouvelle feuille de route claire. Car la situation de France Télévisions est le  résultat d'une responsabilité collective et globale.”

Et Olivennes, de louer “le courage” de la direction pour avoir commandé un rapport sur la situation sociale de l'entreprise à un expert indépendant et de souligner que les objectifs budgétaires ont été tenus ces dernières années et le seront en 2015...ce que conteste toutefois plusieurs cadres en interne”

Pitoyable fin de règne de celui que Sarkozy  adoubé voila près de 5 ans qui laisse  France Télévisions comme il avait laissé alors Presstalis, en situation de quasi faillite.

Les dernières campagnes de pub dans 2 titres de Presse sur “un simple merci suffit” ou encore les pseudos éditions d’autocongratulations – la 3ème cette année style « villages Potemkine » censée « monter » que France Télé serait la meilleure en qualité – avec des études payées comme le jus orange, le café et les viennoiseries par FTV dont les critères sont des plus opaques , ça suffit !

Cette équipe est sur le départ et chacun le sait à présent. Les salariés de France Télé n’attendent  plus aujourd’hui qu’une chose du CSA: qu’il désigne un vrai chef d’entreprise reconnu qui connaît évidemment la télé et qui après l’audit qui s’impose sur la situation réelle de l’entreprise, prendra dans les tous premiers mois de son mandat, les mesures qui s’imposent pour sauver France Télé du naufrage mais surtout pour que vive sur de nouvelles bases ce formidable outils au service des téléspectateurs/contribuables.
 




 

Pour Pflimlin, il est trop tard...."La situation catastrophique dans laquelle se trouve la télé publique, c'est bien la conséquence de ses 5 ans de mandat que lui a confié Sarkozy."

Pour Pflimlin, il est trop tard...."La situation catastrophique dans laquelle se trouve la télé publique, c'est bien la conséquence de ses 5 ans de mandat que lui a confié Sarkozy."

La direction de France Télé qui depuis près de 5 ans n'a cessé de tirer l'entreprise vers le fond, vient de "s'engager à ne mettre en œuvre aucune des nouvelles organisations de travail prévues tant que des réunions d’information et de travail préalables n’auront pas été organisées avec les collaborateurs concernés."

Elle a donc signé, hier soir, avec le SNCPA-CGC qui avait déposé un préavis pour la journée du 19 février, un protocole actant l'arrêt des diverses "mesures"qu'elle avait imaginé faire appliquer à marche forcée avant le 9 mars 2015. (*)

Rappelons si besoin était que le 9 mars 2015 est la date d'ouverture aux candidatures au remplacement de Pflimlin ( fin le 26 mars). 

Celui que Nicolas Sarkozy a nommé à l'été 2010 à France Télévisions alors qu'il laissait une entreprise en situation de quasi faillite Presstalis (ex NMPP) ne pourra donc pas se victimiser une fois encore, en expliquant "voyez, nous avons réformer mais il y a trop de conservatisme et d'immobilismes"!!!!! Non....
 
Pour paraphraser d'ailleurs l'ex chef de l’État  qui le plaçait là, s'agissant des propos qu'il tenait ce matin sur Europe 1 concernant un certain 49-3 et qui n'ont bien entendu  rien à voir avec cela, le blog CGC Média propose à Pflimlin de méditer la formule "La situation catastrophique dans laquelle se trouve la télé publique, c'est la conséquence des mensonges répétés...."

Il est donc clair qu'à cette date du 9 mars, rien ne se fera donc et ce tant que les réunions avec les personnels des secteurs concernés, n'auront pas eu lieu comme le dit le texte mais plus pragmatiquement sans qu'elles aient porté leur fruits....tout ça - au minimum - jusqu'en juin 2015.

Et courant avril 2015 les salariés de France Télé à bout de nerfs devraient connaître le nom du nouveau patron de France Télé....nul doute que l'actionnaire exige de Pflimlin sortant de ne plus engager quoi que ce soit qui puisse impacter  son remplaçant.

Il serait effectivement totalement impensable que Pflimlin visé par une nouvelle plainte pour détournement de fonds publics mais également dont le statut de témoin assisté sous lequel l'a placé Renaud Van Ruymbeke dans le volet audiovisuel de l'affaire Bygmalion peut évoluer du jour au lendemain, se représente.


Pflimlin et ses lieutenants ont cru pouvoir désamorcer la crise avec cette première signature; il n'en est rien.

Il est trop tard.


(*) PROTOCOLE D’ACCORD CONCERNANT

LES PERSONNELS DES EMPRISES PARISIENNES DE FRANCE TÉLÉVISIONS





La direction a rencontré le SNPCA-CGC le 17 février 2015 dans le cadre du préavis déposé le 13 février 2015 pour une durée de 24 heures le 19 février 2015.



A l’issue de cette rencontre, la direction s’engage à ne mettre en œuvre aucune des nouvelles organisations de travail prévues tant que des réunions d’information et de travail préalables n’auront pas été organisées avec les collaborateurs concernés.



S’agissant de la « Fabrication Siège », ces réunions seront organisées de la manière suivante :



  • Une première réunion avec deux collaborateurs (un de chaque ex-pôle) issus de chaque service ainsi que des représentants de la direction des opérations et de la DRH en charge de la fabrication et des technologies. Elle aura pour objectif une présentation complète et détaillée des mesures d’évolution des dispositifs de fabrication des émissions à la fabrication siège sur la base du document présenté en CHSCT et en CE ;



  • Des réunions de service dont l’objectif sera de détailler et de discuter les déclinaisons de ces dispositions secteur par secteur.



Dans le cadre de ces différentes réunions, un point d’information sera fait aux collaborateurs sur l’état d’avancement des négociations relatives à l’avenant n°4 à l’accord collectif d’entreprise du 28 mai 2013 concernant le temps de travail des activités de fabrication.



Par ailleurs, une réunion spécifique sera organisée avec des professionnels des secteurs « OPS régie », « OPS reportage » et « mixage », des représentants de la direction de l’information, de la direction des opérations, de la DRH du siège et de la DRH en charge de la fabrication et des technologies. L’objectif de cette réunion sera, entre autres, d’aborder avec eux la place qu’elle entend donner à ces métiers ainsi que leur évolution pour les années à venir. Seront également traitées les spécificités de chaque métier comme par exemple la planification des salles de mixage.



Comme elle s’y était engagée, la direction proposera une réunion sur la problématique de la réinternalisation des émissions et des activités fin février / début mars.



Enfin, la direction présentera aux salariés, avant la fin du mois de juin, les hypothèses de plan de charge relatif aux activités des studios et régies du Siège ainsi qu’aux moyens de l’actualité pour la rentrée de septembre 2015.



La signature du présent protocole vaut levée immédiate du préavis de grève.



                                                                                               Paris, le 18 février 2015