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jeudi 23 avril 2015

"Vous Président de la République" pourquoi ne pas avoir désigné vous-même Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions ?

"Vous Président de la République" pourquoi ne pas avoir désigné vous-même Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions ?

"Vous Président de la République" vous aviez dénoncé le climat de suspicion qui avait entouré la désignation de Pflimlin par votre prédécesseur…

"Vous Président de la République" vous aviez annoncé la transparence autour de la désignation pour la présidence de France Télévisions alors que le mot qui est partout dans la presse et dans la moindre déclaration est « opacité » ! Les Rédactions de France 2 et  France 3, entre autres.

Hier encore dans un papier que publiait BFM Business après avoir parlé à Didier Quillot candidat évincé de la liste des « prétendants » qui a rendu public son projet le weekend dernier,  le paragraphe intitulé  « Procédure opaque » en disait long :

"Même s'il ne fait pas de recours en contentieux, Didier Quillot ne mâche pas ses mots sur la méthode utilisée par le CSA: "en tant que citoyen, je regrette le choix de cette procédure opaque, où l'on ne connaît ni le nom des auditionnés, ni leur parcours, ni leur projet, ni même leur nombre. Cette procédure n'a pas permis le débat démocratique que méritait l'audiovisuel public, et en particulier France Télévisions. Ce choix de l'opacité a permis toutes les rumeurs et tous les coups bas, ce que je regrette. Pour faire preuve de transparence, j'ai mis l'intégralité de mon projet en ligne pour contribuer au débat démocratique. " 

"Vous Président de la République" qui en avez au débat démocratique avec notamment des auditions publiques dans le respect du secret du vote de chacun des membres de l’instance à qui la législateur a redonné les prérogatives de désignation, c’est visiblement raté.
En effet, non seulement les auditions n’ont pas été publiques pas plus que les projets de chacun des candidats mais « Surprise, surprise » - en était-ce vraiment une ? - écrivait très tôt ce matin Jamal Henni sur le site de BFM Business, mais encore plus dingue, la répartition des suffrages sur les 7 restant était indiquée :
"Delphine Ernotte, directrice générale adjointe d'Orange est arrivée en tête lors du premier vote organisé mercredi 22 avril en fin d'après-midi par le collège du CSA avec précisément, quatre voix sur huit, dont apparemment celle du président Olivier Schrameck. Il ne lui a donc manqué qu'une voix pour obtenir la majorité nécessaire de cinq voix.
Lors du vote de mercredi, Pascal Josèphe a obtenu trois voix, et le PDG sortant Rémy Pflimlin une voix. Aucune voix ne s'est portée sur les autres postulants Nathalie Collin (la Poste), Cyrille du Peloux (Veolia), Robin Leproux (ex-M6) et Christophe Beaux (Monnaie de Paris)." 
« Résultat surprenant » poursuit Jamal Henni qui écrit aussi « Reste que la désignation de Delphine Ernotte serait très surprenante » en citant le syndicat CGC qui avait « critiqué  son rôle dans la crise des suicides chez Orange -même si elle n'a jamais été mise en examen dans cette affaire. » 

Et d’enfoncer le clou « Surtout, la directrice exécutive d'Orange France a effectué toute sa carrière au sein de l'opérateur téléphonique, et n'a donc aucune expérience dans l'audiovisuel. » 
Cerise sur une pièce montée finale à moins que ce ne soit l’inverse, un final monté de toute pièce, le journaliste fin connaisseur du secteur des médias, indique  "Le CSA veut refaire un coup":
"Bref, cette nomination serait encore plus surprenante que la désignation controversée de Mathieu Gallet à la tête de Radio France il y a un an. D'autant que les difficultés rencontrées par Mathieu Gallet plaidaient plutôt pour la nomination d'un profil consensuel et expérimenté... "Le CSA veut refaire un coup", fulmine un rival.
Des recours juridiques sont donc fort possibles, ce qui pourrait bloquer la procédure...
Selon la presse, Delphine Ernotte (qui n'a jamais confirmé officiellement sa candidature) aurait été aidée dans sa campagne par Xavier Couture et David Kessler [ex conseiller audiovisuel de  François Hollande à l’Élysée, ndlr] (deux bons connaisseurs de l'audiovisuel travaillant aujourd'hui chez Orange), et par les communicants Anne Hommel et Denis Pingaud. Ce dernier avait précédemment conseillé Mathieu Gallet dans sa campagne victorieuse pour Radio France.... " 
"Vous Président de la République" pourquoi ne pas avoir nommé Denis Pingaud à la tête du CSA ? Cela aurait été plus net !!!!
 "Vous Président de la République" quand allez-vous faire stopper un tel spectacle pas loin de déshonorer notre Démocratie ?
"Vous Président de la République" pourquoi ne pas avoir désigné vous-même Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions ?

mercredi 22 avril 2015

EXCLUSIF: Didier Quillot candidat évincé dans la course à la présidence de France Télé, envisage de déposer un recours au Conseil d'État visant le favortisme d'un membre du CSA !

Ce matin, le blog CGC Média publiait un article intitulé "Didier Quillot rend public son projet de candidat pour France Télévisions....et l'annonce dans le JDD" (*)

Le blog CGC Média qui reprenait l'interview de Quillot au JDD ce week-end se demandait "Pourquoi?"...avant d'ajouter "Le feuilleton ne fait peut-être que commencer !" 

Selon nos informations Didier Quillot s'apprêterait à déposer un recours devant le  Conseil d'État  visant un membre du CSA.
 
A suivre donc!

A 15h39, "BFM Business" écrit  "Contacté, l'intéressé "dément formellement cette rumeur qui me prêtre l'intention de déposer un recours devant le Conseil d'Etat. J'ai pris acte de la décision du CSA". 

Mais ...car il y a un mais !

Mais l'ancien patron d'Orange France et de Lagardère Active en a gros sur le coeur: "en tant que candidat, je souhaite simplement connaître les raisons objectives pour lesquelles le CSA a décidé de ne pas m'auditionner".

"Procédure opaque"
 
Même s'il ne fait pas de recours en contentieux, Didier Quillot ne mâche pas ses mots sur la méthode utilisée par le CSA: "en tant que citoyen, je regrette le choix de cette procédure opaque, où l'on ne connaît ni le nom des auditionnés, ni leur parcours, ni leur projet, ni même leur nombre. Cette procédure n'a pas permis le débat démocratique que méritait l'audiovisuel public, et en particulier France Télévisions. Ce choix de l'opacité a permis toutes les rumeurs et tous les coups bas, ce que je regrette. Pour faire preuve de transparence, j'ai mis l'intégralité de mon projet en ligne pour contribuer au débat démocratique. Il y a déjà 2.440 personnes qui l'ont consulté, ce qui témoigne certainement de la qualité de ce travail, et surtout l'intérêt d'un débat public sur le sujet".
 
Dont acte....

Sur le même sujet lire "France Télévisions : Trois évictions qui posent question" mis en ligne dans l'Obs le 22/04/15.
 
Extrait: "La polémique autour de l’opacité de cette procédure ne cesse d’enfler. Elle est alimentée par l’éviction, dès le premier tour - sans même les avoir entendus - de trois candidats de poids : Marie-Christine Saragosse présidente de France Médias Monde, Emmanuel Hoog, PDG de l’AFP et Didier Quillot, ancien dirigeant du groupe Lagardère et d’Orange. Le petit monde de l'audiovisuel se perd en conjecture faute d’explication réellement convaincante...."
 
 

Didier Quillot rend public son projet de candidat pour France Télévisions...Pourquoi? Serait-il tombé dans d'autres mains ?

Didier Quillot rend public son projet de candidat pour France Télévisions....et l'annonce dans le JDD (*)

Pourquoi ?....Pour effectivement montrer que son projet tenait la route évidemment mais peut-être pas que....Didier Quillot pourrait ainsi prouver ligne après ligne qu'il en est l'auteur au cas où...

La rumeur insistante de ces derniers jours insinue qu'il aurait pu atterrir entre les mains d'un(e) ex concurrent(e) !!!!!!

Le feuilleton ne fait peut-être que commencer !

"J'ai décidé de rendre publique l'intégralité de mon projet pour France Télévisions (en cliquant ici: issuu.com/didier_quillot) car je n'aurai pas l'opportunité de le défendre devant le CSA. France Télévisions a besoin de se réinventer, c'est la conviction que j'ai acquise après plusieurs mois de travail et de rencontres avec des créateurs, réalisateurs, producteurs.
La télévision publique appartient à tous les Français. Elle joue un rôle de représentation de la société et, comme l'école publique, un rôle de réconciliation nationale. Il faut revenir au rêve des fondateurs : faire exister le projet de la République, créer du bien commun en créant du lien commun. La télévision publique, c'est l'offre, ce n'est pas la demande. La télévision privée s'arrête aux frontières de la rentabilité quand la télévision publique s'arrête aux frontières de l'éthique.
 
C'est en relisant Jacques Chancel ("Il ne faut pas donner au public ce qu'il aime mais ce qu'il pourrait aimer") que j'ai construit mon ambition éditoriale pour France Télévisions, une offre de chaînes cohérentes et complémentaires : France 2 doit faire preuve de plus d'audace, France 3 une chaîne régionale de proximité tournée vers l'information, France 4 sur un format sans ambiguïté, France 5 peut grandir encore en rendant la culture accessible à tous et France Ô doit redevenir la chaîne de l'outre-mer.
 
Notre diversité culturelle est un stimulateur de créativité, elle doit être un objectif commun porté par toutes les chaînes. Le plan "Info 2015" doit être prolongé en créant une grande agence d'information audiovisuelle, fournisseur de toutes les chaînes du groupe, qui rassemblera les 2.500 journalistes sur le modèle de BBC News.
 
La fiction doit redevenir une priorité stratégique. Le numérique ne doit pas être un îlot à côté de France Télévisions et être redéployé au cœur des rédactions.
 
C'est en étudiant le rapport Vacquin que j'ai défini l'ambition sociale de mon projet : restaurer la fierté d'appartenance et être en empathie avec les salariés. France Télévisions a besoin d'audace sociale. C'est avec les salariés que les solutions seront trouvées. Enfin, j'ai élaboré un plan d'action pour atteindre un objectif volontariste de 100 millions d'euros par an de ressources supplémentaires, après réalisation des réformes. En conclusion, il faut redynamiser France Télévisions, avec des téléspectateurs fiers de leur télévision, des salariés retrouvant la fierté d'appartenance et l'État actionnaire la confiance en France Télévisions.
 
En trente-cinq ans d'expérience, j'ai conduit des transformations d'entreprises et j'ai appris qu'aucune ne se fait sans courage et sans ambition. Je ne prétends pas obligatoirement à la présidence de France Télévisions, mais je prétends que j'avais vocation à être auditionné. Je respecte la procédure du CSA, mais je ne comprends pas les raisons de cette éviction. En rendant le mien public, je souhaite mettre fin à l'opacité des projets, transformer le concours de beauté en concours de projets et contribuer au débat sur l'audiovisuel public. 

 

Delphine Ernotte, le "Social" connait pas...elle reconnait être éloignée des réalités humaines.

Dans un article de "LaTribune.fr" qui avait été consacrée à Delphine Ernotte, les quelques lignes sur son cynisme vis-à-vis de des 22.000 démissions et 27 suicides qu'a connu Orange (France Télécom) fait froid dans le dos.
 
Extrait : "Car si elle a appliqué la politique budgétaire ultrarigoureuse imposée par son ancien patron, le « cost killer » Louis-Pierre Wenes, Delphine Ernotte reconnaît que cette implication (*) l'avait aussi peut-être éloignée des réalités humaines, presque « intimes », de l'entreprise et de ses salariés. Son ascension dans l'organigramme traduit une volonté de rajeunissement que de nombreux cadres appelaient de leurs voeux. « Didier Lombard avait liquidé les quadras, Didier Quillot, Michel Combes, Julien Billot, etc. Une vraie purge ! Conséquence : un vieillissement terrible du comité exécutif », rappelle l'un d'eux. "

(*) Cette fameuse "implication" comme l'a rappelé à plusieurs reprises le blog CGC Média, c'est la situation dramatique qu'a connu l'entreprise avec 22.000 démissions et 27 suicides lorsqu'elle y était directrice exécutive justifiée par "la politique budgétaire ultrarigoureuse"  que "son ancien patron, le « cost killer » Louis-Pierre Wenes" lui aurait "imposée"..... 


Celle qui a été préférée à Didier Quillot (l'ex collègue de Ernotte donc) puisqu'ancien directeur d'Orange France   et de Lagardère Active dont la candidature à la présidence de France Télévisions a été écartée sans audition, tout comme celles de Marie-Christine Saragosse et d'Emmanuel Hoog, reconnaît que "cette implication [savoir la politique du deuil et les méthodes mises en place pour dégouter le management qui ont abouti à 22.000 démissions et 27 redisons-le, ndlr] l'a éloignée des réalités humaines"...Quel cynisme...
Les 10.000 salariés de France Télé ont du mouron à se faire!

 

Olivier Schrameck va-t-il faire pencher la balance à droite ou à la gauche de la gauche?

Après avoir auditionné à huis-clos ce matin deux femmes et deux hommes cet après midi, le CSA qui devrait en terminer ce mercredi avec les  trois dernière auditions toujours dans les mêmes conditions, devrait annoncer dans la foulée son choix.
 
Olivier Schrameck va-t-il faire pencher la balance à droite ou à la gauche de la gauche? Telle est la question.

Cela ne devrait évidemment pas en être une mais, ces derniers jours, force est de constater que c'est un peu l'image que cela donne avec tout l'entregent que certains ont actionné et les consultants qu'ils ont mis sur le coup!

Que les rédactions de France 2 et France 3 dénoncent une procédure «opaque et anti-démocratique», n'a pas l'air de beaucoup le déranger!   

L'ex directeur de cabinet de Jospin lorsqu'il était premier ministre de cohabitation sous Chirac mais également nommé par Sarkozy en 2007,  membre du comité Balladur (Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions) va-t-il justement déclencher une crise pour les deux ans qui le sépare de 2017 et les quatre qui en 2019 verront théoriquement la fin de son mandat ?!
 
Quant à savoir si cela plait ou pas au chef de l'État qui a nommé Olivier Schrameck à la présidence du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le 24 janvier 2013.....la réponse est visiblement.

"Le Président de la République n'aura pas son mot à dire sur le choix que fera le CSA pour la présidence de France Télévisions tout comme pour Radio France" lançait une des personnalités du  CSA après la crise qui a soufflé sur Radio France suite à la nomination par l'instance, l'année dernière, de Mathieu Gallet conseillé par Denis Pingaud qui conseille également Delphine Ernotte qui vise le fauteuil de Pflimlin.

A bon entendeur salut...
 
Et d'ajouter "Challenges peut bien écrire ce qu'il veut et Hollande peut bien railler la candidature d'Ernotte en s'exprimant sur les chances qu'elle a d'arriver  à France Télé "Demandez aux syndicats d'Orange ce qu'ils pensent d'elle!"...ce n'est pas lui qui vote".
 



Que  le site « bellacio.org » ait pu écrire le 19 mars dernier dans un article intitulé « Delphine Ernotte a-t-elle pour mission de couler France Télévisions ? »: « La campagne de presse en faveur de Delphine Ernotte saute d’autant plus aux yeux que l’actuelle directrice exécutive d’Orange France était encore totalement inconnue la semaine dernière (mi-mars donc, ndlr). Le tout Paris des médias, stupéfait, de s’interroger dans les dîners en ville : mais qui est cette inconnue ? Pourquoi elle ? Pourquoi choisir à un poste si important et si complexe, dans un moment de crise aussi grave, quelqu’un qui ne connait RIEN à l’audiovisuel et aux médias en général ?», ne changera rien non plus.

Bon, que le social n'ait pas été son fort à France Télécom pendant qu'elle y était directrice exécutive (22.000 démissions et 27 suicides)...qu'elle n'ait absolument pas le profil d'un capitaine d'industrie, qu'elle  n'ait aucune expérience télé et ne soit pas compétente en matière de programmes....et alors !!!!!!
 
Puis c'est une femme et il n'y a pas assez de femmes à la tête de grandes entreprises  (dans l'audiovisuel public, à part Mathieu Gallet et Pflimlin sur le départ quel autre homme?)  !!!!!  

Quand on pense que le CSA n'a pas retenu Marie Christine Saragosse pour la retenir elle et sa "short colistière" de "La Poste" au profil presque identique, ça vous laisse pantois!
 
Que dire après cela ? Que France Télévisions est une entreprise en quasi faillite et que la moindre erreur de casting la tuera  !!!!!



mardi 21 avril 2015

Robin Leproux va remplacer Pflimlin à la tête de France Télévisions !


Robin Leproux va remplacer Pflimlin à la tête de France Télévisions ! 

Ce n’est pas la peine d’attendre mercredi soit ou jeudi pour la nouvelle, « Le Point » vous la donnait en exclusivité hier « Robin Leproux, le développeur » est celui que le CSA va nommer. 

« Si France Télévisions a besoin de renouer avec des bénéfices commerciaux [ce qui est le cas France Télévisions en quasi faillite, ndlr]  alors, Robin Leproux, 55 ans, est l'homme qu'il faut. 

Il n’y a pas grand-chose à rajouter…si « Le Point » insiste autant c’est qu’il a forcément « du grain à moudre «  et des tuyaux !  Que dire de plus ? 

« Le Point » de tenter d’étayer son propos; en parlant de « vérité »….alors là !!!!!! 


« La vérité est simple : Leproux était taillé pour succéder à Nicolas de Tavernost à la tête de M6 mais  ce dernier n'entend pas lâcher la barre du navire (2018 au plus tôt)... Leproux a pris son destin en main en quittant le groupe privé à la fin de l'été 2014. L'histoire de la clause de non-concurrence brandie par Tavernost pour l'empêcher de postuler chez France Télévisions a finalement fait l'objet d'un accord entre avocats. C'est donc libre que Leproux se présente devant le CSA. 

Petite originalité dans son parcours : la présidence du PSG [avec l’aide de Nicolas Sarkozy, comme le précise le livre de Bruno Jeudy et Karim Nedjari « Sarkozy, côté vestiaires » sorti chez Plon en juillet 2009 qui relate la scène « Sarkozy, reçoit Sébastien Bazin, alors propriétaire du PSG, à la Lanterne, où il se repose après son petit malaise. Il souhaite discuter avec lui du futur organigramme. Ensemble, ils valideront la nomination de Robin Leproux comme n°1. », ndlr] 

La Lettre de l'Expansion croit savoir pour sa part que celle qui ne connait rien à la télévisions est, au contraire, celle qui va replacer Pflimlin!

Exit Pflimlin et vive Robin Leproux alors...ou l'Orange en dessert !!!!!!



Pflimlin devrait retirer sa candidature à la présidence de France Télévisions !



Pflimlin devrait retirer sa candidature à la présidence de France Télévisions ! 


Son audition prévue devant les membres du CSA, ce le mercredi 22 avril dans l’après midi  (dernier des sept à être entendu) risque même de ne pas avoir lieu.

En effet, depuis le 20 heures de France 2 ce lundi 20 avril, où Pflimlin a envoyé en Syrie David Pujadas et Eric Monnier le bras droit de Thuillier pour l’interview de président syrien Bachar el-Assad,  la colère gronde aux plus hauts niveaux de l’État.

L’Élysée, Matignon, le Quai d’Orsay où il semble ainsi que Laurent Fabius ait demandé un « droit d’intervention » dans le JT de France 2  sans l’obtenir mais plus largement le monde politique, majorité et opposition confondues, tout ce monde là n’en revient toujours pas !!!! 
 


« C’est une honte pour notre Pays…Après ça Pflimlin n’a plus rien à faire à la tête de la télé publique » tempête ce parlementaire.

« Aller servir ainsi la soupe pour s’entendre dire que la France soutient  les terroristes dans un Pays en guerre assis sur plus de 200.000 morts, c’est indigne d’une entreprise de service public payée avec l’argent des contribuables qui plus est à une heure de grande écoute où toute la famille est devant la télé » !!!!! 

En plus de l’émeute qu’a provoqué cet ersatz d’entretien sur les réseaux sociaux – une immense majorité d’internautes se disent ulcérés de l’utilisation des fonds publics dépensés pour cet exercice de « C’est pas moi, c’est la France qui a appuyé l'infiltration de terroristes en Syrie» – le flot des réaction indignées se multiplie à la vitesse grand V.

Extraits « Le  député PS des Hauts-de-Seine, Alexis Bachelay, s'est intérrogé sur l'intérêt de «cet entretien honteux avec le sanglant dictateur Bachar el-Assad». De même, le député socialiste de l'Essonne et ancien ministre François Lamy a pour sa part jugé «cette interview déshonorante pour le service public». Quand le membre du Bureau national du Parti socialiste, Gérard Filoche, a regretté sur le réseau social un évènement «inouï». «C'est comme ça que va le monde», a-t-il encore commenté. Enfin Elisabeth Guigou, présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, a tenu à rappeler que Bachar el-Assad avait «réprimé avec férocité» des manifestants pacifiques et «bombardé son peuple avec des barils d'explosifs»……

C’est un quasi insurrection qui monte dans le Pays contre Pflimlin, Thuillier, Monnier et Pujadas qui invoque, lui,  le plus maladroitement qui soit «un exercice journalistique qui participe à l'information».


« Insurrection » écrit ce jour Le Figaro par ailleurs, partagée par la secrétaire d'État chargé de la Famille, Laurence Rossignol, qui s'est contentée de commenter d'un: «la prochaine fois je viserai le cœur...» un tweet moquant la phrase du dirigeant syrien, selon qui «la guerre en Syrie consiste à gagner le cœur des gens»
Tandis que la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, a elle relayé le message d'une internaute s'étonnant que Bachar el-Assad soit «tranquille au JT de France 2, assis sur les plus de 200.000 morts de son pays en guerre».

Comment Pflimlin dans un tel contexte pourrait-il se présenter devant les membres du CSA ce mercredi après-midi pour oser défendre de telles positions?!

Nombreux sont ceux dans son entourage direct qui en appellent au retrait immédiat de sa candidature pour tenter d’éviter l’humiliation….si c’est encore possible !

Pflimlin, Thuillier, Pujadas, invitent Bachar al-Assad à la table des français trois ans après la mort de Gilles Jacquier….Indignation générale.

Pflimlin, Thuillier, Pujadas, invitent Bachar al-Assad à la table des français trois ans après la mort de Gilles Jacquier….Indignation générale.
Voilà trois ans Gilles Jacquier papa de deux jumelles âgées aujourd’hui de quatre ans, trouvait la mort pendant le bombardement d'un convoi à Homs, en Syrie.
Son épouse Caroline Poiron, Christophe Kenck son cameraman ainsi que Patrick  Vallélian, une traductrice libanaise et un journaliste suisse étaient dans sur place la même voiture. Ce dernier raconte l’horreur dans un témoignage bouleversant que publiait alors l’Obs.
A l’hôpital... : « Christophe Kenck, son caméraman tombe dans mes bras et me dit: «Gilles est mort! Gilles est mort!» Je ne peux y croire. Nous ne sommes pas venus ici pour mourir. Mais je dois me rendre à l’évidence: il gît sur un brancard, sa femme en pleurs à côté de lui. ».
Les impacts d’obus qui ont tué Gilles Jacquier ont également blessé son caméraman Christophe Kenck.
 
Deux instructions judiciaires sont toujours en cours, une pour homicide concernant Gilles Jacquier et une pour tentative d’homicide concernant Christophe Kenck.  
Devant la rédaction de France 2, Pflimlin avait déclaré "qu'un drame frappait au cœur les journalistes du service public". 

 
Thierry Thuillier, lui, directeur de l'information de France Télévisions évoquant sa disparition, lançait "c’est une épreuve collective qui nous bouleverse". 
 
Cela n’a donc pas empêché Pflimlin, Thuillier d’envoyer une équipe sur place [comme lerévélait le 18 avril dernier le blog CGC Média] trois ans après, Pujadas, Monnier adjoint de Thuillier interviewer Bachar al-Assad et l’inviter ce lundi 20 avril à « la table des contribuables français » en plein 20H.  
 
Le Président de la République, le Premier ministre (*), le Gouvernement, le CSA, la classe politique, mais plus largement le peuple français apprécieront….

(*) Rappelons ce que disait Manuel Valls de l'initiative de trois parlementaires français partis le rencontrer : "Ils ne sont pas allés rencontrer n'importe qui. Ils sont allés rencontrer Bachar el-Assad, responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts….Il s'agit là d'un geste qui ne les honore pas….les parlementaires représentent la souveraineté nationale, ce qu'est ce pays. Que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un "boucher", "je crois que c'est une faute moraleC'est une faute, à eux d'en tirer les conséquences".
 
L’ensemble des personnels de France Télévisions, quant à lui,  ne veut pas y être associé.  

 

ERNOTTE = PFLIMLIN...l'une est auditionnée ce mardi matin, l'autre le mercredi après midi. Epargnons au CSA la comparaison.

ERNOTTE = PFLIMLIN
 
le blog CGC Média a comparés les méthodes appliquées aux deux entreprises, ce sont les mêmes...
 
Quand aux effets, ils sont induits de la même manière: suicides (27 chez Orange sur environ 100.000 salariés et 6 sur France Télé sur environ 10.000 salariés...faites le calcul en multipliant par 10 !) burn-out, graves dépressions, arrêts maladie en pagaille....une vraie vision d'entreprise quoi !!!!!!



Delphine Ernotte d'Orange dont la «La lettre de l’Expansion » du 9 mars dernier révélait qu'elle était "conseillée  pour sa candidature à la présidence de France Télévisions par Denis Pingaud, communicant, qui a publié en 2013 un essai sur la communication de François Hollande, L’Homme sans com'. qui a également conseillé Mathieu Gallet" (ci-après) a utilisé à France Télécom les mêmes méthodes que Pflimlin à France Télévisions....ou vice-versa  c'est Pflimlin qui a utilisé à France Télévisions les mêmes méthodes que Ernotte à France Télécom....

Des méthodes d'un autre âge donc, basées sur l'humiliation, la perte de confiance en soi, la pression permanente, le fait de pousser le salarié à bout jusqu'à la remise en cause personnelle pouvant  aller jusqu'au suicide.

Lire à ce sujet l’article des « InRockuptibles » publié en septembre 2010 intitulé « Humiliation, dépression, démission: l’offre triple play de France Télécom »  qui écrivait  « Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l’entreprise pour faire partir 22.000 personnes du groupe sans avoir à les licencier »....au total le « plan Next » aura poussé 22.000 employés de la boîte (sur environ 100.000) à la démission sur fond de vagues de suicides - 27 au total - alors même que de nombreux cadres dirigeants quittaient le navire pour protester contre ces méthodes managériales ultra-violentes !

En ce qui concerne France Télévisions le "Plus" de l'Obs n'est pas plus tendre:

"Pour éviter toute ambiguïté, et ne parler nominativement que d’un candidat : Rémy Pflimlin, l’actuel président de France Télévisions veut rempiler pour cinq ans.
 
Ni les six suicides depuis le début de sa présidence, ni les six tentatives de suicide dans le même temps, ni les rapports accablants du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la commission interministérielle Schwartz sur le bilan de son mandat, ni le fait qu’il a été désigné par le président Nicolas Sarkozy en 2010, n’ont réussi à le dissuader de tenter d’obtenir une prolongation de ses fonctions. Il y a là quelque chose d’indécent. D’autant que la lecture de quelques chiffres suffit à situer l’ampleur du désastre.
 
Les dépenses de personnel de France Télévisions ont progressé de 23 % en valeur pendant son mandat.
 
Depuis 2007, le coût de France 2 a augmenté de 19 % et celui de France 3 est à la hausse de 47 %. Seule France 5 a su faire preuve de rigueur avec une baisse des coûts de 4%.
 
Dernière valse de chiffres et nous en resterons là : le coût du point d’audience de France Télévisions a augmenté de 38 % entre 2007 et 2013. Celui de France 3 a, à lui seul, augmenté de 63 %.
 
Dans le même temps, le coût du point d'audience de M6 a baissé de 6 %, et celui de TF1 a baissé de 2 %. Toutes ces données sont issues du rapport Schwartz.
 
Si avec un tel bilan, le Conseil supérieur de l’audiovisuel décide d’accorder sa confiance à Rémy Pflimlin, il fait purement et simplement la démonstration de sa propre incompétence. "

Surtout que le CSA ne vienne pas nous sortir l'adage que l'on prête à Socrate "entre deux maux, il faut choisir le moindre" ....de ces maux là personne ne veut plus.


France télévisions: une élection politique! Collin à ma gauche contre Leproux à ma droite...

Dire qu'il y a quelques semaines ils étaient légion ceux qui appelait à en finir avec les nominations politiques à France Télévisions comme l'avait été, à l'été 2010, celle de Pflimlin par Nicolas Sarkozy ....qui s'en mordait d'ailleurs les doigts peu après. (Le Nouvel Obs, ci-dessous)

Olivier Schrameck l'avait souhaité tout comme François Hollande...et nombre de commentateurs à l'unisson : "A la tête de  la télé publique quelqu’un qui ait de l’expérience, une connaissance parfaite de l’audiovisuel et de la télévision en général avec une carrière incontestée et incontestable de  capitaine d’industrie "

Imaginez donc un peu l'écœurement pour les 10.000 femmes et hommes qui travaillent à France Télé, de voir que leur entreprise en situation de faillite risque de s’enfoncer dans la crise comme celle que vient de connaître Radio France pour des considérations finalement plus politiques que fonctionnelles qui n’ont rien à voir avec l’indispensable sauvetage de l’entreprise !

Lorsqu'ils apprennent que Marie-Christine Saragosse, présidente de France Média Monde, Didier Quillot  l’ancien dirigeant de Lagardère Active et Emmanuel Hoog le pédégé de l’AFP n'ont même pas été mis dans la "short-list"  pour la présidence de France Télévisions alors que deux inconnues Delphine Ernotte (Orange) et Nathalie Collin (La Poste) qui ne connaissant rien à la télé, ni l'une ni l'autre, leur ont été préféré...il y a effectivement se poser des tonnes de questions.

A quoi joue le CSA et particulièrement son président ? La crise - loin d'être terminée - qui a suivi la nomination de Gallet  poussé par Denis Pingaud celui-là même qui pousse Ernotte à présent, n'était-elle pas suffisante ?
L'article signé Renaud Revel ce 20 avril 2015 en dit log sur les manœuvres qui entourent cette désignation. Le blog CGC Média vous propose de la découvrir:
 
C’est un François Hollande abasourdi et en colère qui rentre de son voyage officiel en Suisse la semaine dernière.

S’entretenant avec l’un des hiérarques du Parti socialiste au Sénat, le chef de l’État dit ne pas comprendre l’élimination de la PDG de France Média Monde, Marie-Christine Saragosse, de la course pour la présidence de France Télévisions : une dirigeante audiovisuelle de gauche écartée par le CSA, – tout comme deux autres pointures, le PDG de l’AFP, Emmanuel Hoog et l’ancien dirigeant de Lagardère Active, Didier Quillot-, que son cabinet, une bonne partie du PS, ainsi que celui de Fleur Pellerin, encourageaient et soutenaient. Après que François Hollande lui-même lui ait donné son feu vert.

«Je vais m’occuper de ce dossier», peste le locataire de l’Élysée, qui s’étonne d’abord de la « pauvreté » de la « short-List » du CSA, où sept candidats (es) sont désormais seuls en lice, après qu’une trentaine d’autres soient passés à la trappe.
Hollande évoque, ensuite, l’idée de réintégrer Marie-Christine Saragosse dans cette liste de papabile en allant convaincre le président du CSA, Olivier Schrameck, de s’y résoudre: un tour de passe-passe illusoire et vite abandonné par le locataire de l’Elysée, pour de simples raisons juridiques, de calendrier et de procédure.

 A 48 heures des auditions qui doivent décider de la prochaine gouvernance de France Télévisions, le climat se tend donc sur le plan politique. Car si publiquement François Hollande a toujours dit vouloir se tenir à l’écart de cette nomination, l’horizon de l’élection présidentielle, conjuguée aux mauvais sondages et au retour de Nicolas Sarkozy au premier plan, l’invitent à mettre les mains dans le cambouis.

Son passage hier sur l’antenne de Canal+, où il a fait une bonne prestation, (mais une audience relativement confidentielle avec son 1, 7 millions de téléspectateurs), en dit long.

Terrible spectacle d’un exécutif jamais guéri, qui s’imagine que la télévision fait une élection et que France Télévisions en est l’un des leviers! Même l’éditorialiste et bras séculier de l’UMP en 1995, Gérard Carreyrou, au faîte de sa puissance à TF1, n’avait pas fait gagner un demi-point à Edouard Balladur lors de la campagne présidentielle.
 
Marie-Christine Saragosse sortie du jeu, c’est une autre femme, anciennement dirigeante de Libération et de Nouvel Observateur, Nathalie Collin, qui porte désormais tous les espoirs du PS et de l’entourage de François Hollande à l’Élysée.

A gauche comme à droite, l’heure est aux manœuvres d’appareils et au combat: c’est moins les critères de compétences et d’expérience qui rentrent en ligne de compte, à gauche comme à droite, que les calculs politique et d’apothicaires.

D’Aurèlie Filippetti au cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo, jusqu’aux cercles et réseaux les plus actifs à gauche, on se mobilise dans le derniers mètres. Tandis que sur l’autre rive, l’UMP et son chef montent en ligne et menacent.

Pris entre deux feux, le CSA, - qui garde un œil sur Radio-France où Mathieu Gallet, malgré l’arrêt de la grève, est en équilibre instable -, tente de tenir bon sur cette ligne de crête. Soumis à fortes pressions de toute part, les membres du CSA évoquent un climat explosif. Une fois les auditions achevées la décision  du collège devrait tomber dans l’immédiate foulée afin d’épargner  à ses huit sages d’ultimes tentatives d’instrumentalisation et de déstabilisation."...comme si ce n'était déjà pas  suffisant !!!!!

lundi 20 avril 2015

La société France Télé représentée par Pflimlin condamnée par la Cour d'Appel d'Orléans...justice est faite aux femmes.

La société France Télé représentée par Pflimlin condamnée par la Cour d'Appel d'Orléans pour avoir, à tout le moins, "toléré une situation qu’elle a même favorisé...à savoir les comportements inacceptables d'un responsable dans le cadre de ses fonctions en particulier vis-à-vis des femmes...."

Voilà un jugement qui devrait plaire à Sylvie Pierre Brossolette qui, chargée au CSA du traitement des femmes dans les média, expliquait sur les ondes que France Télé avait fait de nets progrès en la matière.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir le communiqué de la CFDT rendu public ce matin.

Le voici.


"France Télévisions giflée par la cour d’appel d’Orléans



Cela s’appelle un aller-retour ! Extrait de l’arrêt de la Cour d’Appel de la Chambre Sociale d’Orléans du 9 avril 2015 :


« Les organisations syndicales membres de la commission paritaire ont constaté que la direction et particulièrement la hiérarchie locale d’Orléans avaient laissé les rapports entre hommes et femmes dériver et que dans ce contexte de permissivité, un rédacteur [en Chef adjoint, ndlr] s’est senti autorisé à avoir des comportements inacceptables dans le cadre de ses fonctions en particulier vis-à-vis des femmes.



Ainsi, s’il est établi que Monsieur V....... a pu avoir des propos déplacés, il résulte des commentaires des membres de la commission paritaire que cette situation a été tolérée par la direction qui n’a pas réagi et qui a laissé s’installer un climat propice à ces débordements.



Dès lors, l’employeur qui a toléré une situation qu’il a même favorisé par son inertie est mal fondé à en faire le reproche à son salarié.



A cet égard, le fait que la société n’a pas communiqué le résultat de l’enquête et le dossier disciplinaire remis au membre de la commission s’explique manifestement par le fait que les éléments recueillis mettaient en cause la hiérarchie locale puisque les appréciations émises par les représentants des organisations syndicales se fondent sur les éléments de l’enquête. »



C’est le second épisode d’un mauvais feuilleton à Orléans. Un rédacteur en Chef adjoint, porté sur la chose, en arrive à menacer et harceler deux jeunes femmes de la station en 2012
Lors de la commission de discipline qui s’en suit, il s’avère que la hiérarchie locale n’a pas fait preuve d’une grande « perspicacité » pour mettre fin à ces agissements. A l’issue de cette commission de discipline, décision est prise de le licencier. Mais quelle n’est pas notre surprise et le choc pour ces deux salariées, d’apprendre que cet ex-cadre s’est pourvu en prud’hommes et qu’en première instance il a gagné 70.000 € de dommages et intérêts.



Pourquoi ? Parce que France Télévisions a tout simplement refusé de se défendre ! En ne produisant pas à l’audience le dossier disciplinaire du cadre licencié ainsi que le procès verbal de la commission de discipline. Évitant ainsi que l’attitude laxiste de la hiérarchie locale, ne soit pointée dans une procédure légale… si vous voyez ce que je veux dire.



Cela revient à nier le statut de victime aux deux femmes, à contester la réalité de tout ce qui s’est passé et de tout ce qui s’est dit comme par exemple ce message téléphonique envoyé à une des deux salariées – extrait- « je vais te détruire de manière très professionnelle ».



La DRH de France 3 qui connait bien l’affaire, puisque son actuel directeur est l’ancien DRH d’Ile de France Centre, pensait s’en tirer à bon compte et surtout discrètement. Quand l’avocat de l’une des deux salariés a eu vent de l’affaire il s’est alors interrogé et a demandé aux représentants syndicaux de vérifier si FTV entendait faire appel. Face à l’inertie de la direction il a fallu menacer d’attaquer pour obtenir un appel de FTV qui n’a finalement été déposé qu’en phase ultime puisque la décision du conseil de prud’hommes date du 28 mars 2014 et que l’appel de FTV n’est déposé que le 28 avril 2014.



Afin de marquer FTV à la culotte, la salariée ainsi que la CFDT se sont constitués intervenants volontaires. La Cour d’Appel a finalement rendu un arrêt qui confirme le licenciement et déboute l’ex cadre tout en formulant cependant une appréciation extrêmement sévère de l’attitude de la hiérarchie locale de FTV.



Depuis, l’une des salariés s’est vue restreindre le champ de son activité professionnelle, et l’autre a dû se résoudre à abandonner tout espoir de reconversion.



Il faut préciser que depuis 2012, et alors même que les faits pointés par la Cour d’appel sont les mêmes, la hiérarchie locale et régionale n’a pas changé. Les mêmes qui ont tenté de licencier un jeune salarié en février dernier, sauvé par la solidarité de ses collègues accompagnée d’une intersyndicale Orléanaise.



Récemment une motion de défiance signée par 45 salariés d’Orléans à été envoyée à la direction. Il se trouve que le jour où le rapport Vacquin sur les RPS était présenté à Orléans, au même moment, François Guilbeau – ci-devant Directeur Général de France 3 – envoyait par mail une demande d’explication à chaque salarié signataire de la motion… Dans ce mail, il a le toupet de demander aux salariés pour quels motifs ils osent se plaindre de leur hiérarchie.



Le rapport Vacquin prône la « collaboration » entre syndicats et directions pour améliorer le climat mais la réalité c’est que : François Guilbeau couvre ses cadres irresponsables depuis le début, France Télévisions refuse de se défendre au tribunal, sauf si les victimes l’obligent, mais se vante de son label diversité Hommes-Femmes. Depuis 3 ans, la hiérarchie locale continue de sévir. Heureusement, les juges font parler le droit. C’est donc la fin de ce second épisode judiciaire. Pas la fin du feuilleton…



La nouvelle Présidence de France Télévisions jugera s’il est pertinent et moral ou non, dans une entreprise de télé publique de laisser se développer ce genre d’état de faits : fermer les yeux sur des pratiques déviantes et dangereuses, ne pas défendre loyalement les intérêts de l’entreprise en justice, tenter d’habiller ces manquements graves par des rapports fumeux et des interventions de cabinets conseil dans une période financièrement tendue. Alors que le bon sens, la rigueur et la prudence doivent largement suffire, mais ne gouvernent pas jusqu’ici…



Paris, le 20 avril 2015"