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mercredi 7 décembre 2016

Sans commentaire..."Ernotte n'a pas attendu une minute pour critiquer la stratégie de France Télé" à l'instant même où elle y était parachutée!


Sans commentaire..."Ernotte n'a pas attendu une minute pour critiquer la stratégie de France Télé" à l'instant même où elle y était parachutée, fin aout 2015, dans les conditions que chacun connait quasiment aujourd'hui et de surcroît sans connaissance du secteur !  
Celle qui a bredouillé ce matin devant les parlementaires qui l'entendait sur la "réalisation du COM 2015" - le COM 2016/2020 ayant été, à juste titre, retoqué par le Sénat - et qui a déclaré avec la plus invraisemblable indécence, ne pas avoir "anticipé le décès de Rémy Pflimlin" (ce sont ses mots: "Son décès n'avait pas été anticipé"...), ne doit pas se souvenir de ses premières attaques.
A croire qu'il existerait une malédiction sur celles et ceux qui atterrissent à France Télé qui ne se souviennent plus quelques temps après...regardez Carolis ou encore Millot son "dircom/développement/stratégie" qui en 10 jours de procès n'ont pas retrouvé la mémoire concernant, entre autres, le premier contrat d'octobre 2008 signé entre France Télé et Bygmalion !
Il y a des sujets comme celui du 24 août 2015 posté par BFM TV et assorti qui plus est d'une vidéo, que certain(e)s voudrai(en)t oublier.
En tout cas dont l'ex Orange qui s'était invitée, le 3 décembre dernier sur le plateau du JT de 20h de France 2 à grand renfort de com principalement sur les réseaux sociaux - son homme de l'ombre le "sulfureux" Emery Doligé  «  Avec ma réputation sulfureuse dans les réseaux sociaux, ils se sont tous posés des questions sur le choix stratégique de ma nomination…. » (dixit l'intéressé) -  qui a n'a pas hésité à tweeter (*) - préfère ne pas se souvenir.


Les mots sont on ne peut plus clairs et peu aimable - c'est un euphémisme - à l'encontre de celui qui quittait le groupe et de l'intervention de l'ex Orange devant ses cadres critiquant ouvertement le  bilan et la stratégie du sortant.

Voici stricto sensu la retranscription de l'article de BFM :  


"Delphine Ernotte n'a pas attendu une minute pour critiquer la stratégie numérique de France Télévisions [Rémy Pflimlin donc jusqu'au 23 aout 2015, ndlr].

Jusque-là l'antenne et le Web ont été construits à côté. Il faut désormais les englober, a-t-elle dit hier devant les cadres de l'entreprise. Elle plaide donc pour une refonte de l'offre sur Internet qui s'inspirera sans complexe des chaînes privées et même du géant Netflix. Pour elle, la priorité c'est la monétisassions des programmes de France Télévisions sur Internet. 

Il faut dire que le bilan de son prédécesseur en la matière n'est pas flatteur. Pendant son mandat, le budget accordé au numérique a explosé passant de 20 à plus de 80 millions d'euros. Les effectifs ont doublé; les audiences ont certes progressé mais les recettes, elles, n'ont pas suivi avec au final une perte sèche, l'an dernier [2014, ndlr] de près de 50 millions d'euros"

 
 



Ernotte bredouillant devant les parlementaires, leur lance "le décès de Rémy Pflimlin n'avait pas été anticipé". CONSTERNANT

CONSTERNANT - il n'y a guère d'autre mot - l'intervention de l'ex Orange bredouillant devant les parlementaires de la Commission des affaires culturelles qui l'entendait conjointement avec la Commission des Finances sur l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens de  France Télé  en 2015.

Son liminaire en dit long sur la suite de l'intervention. 

Après avoir remercié tout le monde pour ce rendez-vous annuel, l'ex Orange lance "Je tiens avant tout à saluer la mémoire de Rémy Pflimlin... et (bredouillant) dire que toute la maison est choquée de ce décès qui n'avait pas été anticipé"

"Son décès n'avait pas été anticipé"...comment est-il possible d'entendre de telles inepties? Avant de mourir, il était encore en vie; personne n'avait anticipé qu'il meure!!!!  CONSTERNANT....il n'y a effectivement pas d'autre constat! 

Chacun imagine aisément le reste et surtout l'insoutenable langue de bois à laquelle les députés quasi incrédules ont été soumis.

"Je veux vous convaincre que la télévision publique est essentielle à la démocratie"....ou encore "Le lancement de la chaîne d'info en continu est une véritable réussite tant en terme d'audience qu'en terme d'indice de satisfaction de nos "followers" et la preuve que 1+1 cela fait 3" [qui ne fait pas partie du COM 2010-2105, soit dit en passant !]

Le pompon, c'est lorsqu'elle s'en est prise à la Presse se servant comme de simples boucliers des 10.000 salariés de l'entreprise (à qui elle parle tous les jours et qui la soutiendraient...Ben voyons !!!): "Les salariés lisent tous les jours dans les journaux des critiques pas toujours agréables sur leur travail et comment ils sont perçus."

Quelqu'un pourrait-il dire à Ernotte que ce ne sont pas les salariés qui sont attaqués par la Presse, ni leur travail, ni leur perception par l'extérieur mais elle seule et la catastrophe industrielle vers laquelle elle entraîne l'entreprise dont la Cour des comptes soulignait la situation d'impasse financière.
 

mardi 6 décembre 2016

L’ex Orange pourrait bien, une fois encore, attaquer la « falaise » devant la Commission comme elle l’a fait face aux sénateurs qui l’ont retoquée.



L’ex Orange pourrait bien, une fois encore, attaquer la « falaise » devant la Commission comme elle l’a fait face aux sénateurs qui l’ont retoquée.    

L’ex Orange qui sera auditionnée par les Commissions des affaires culturelles et de l’éducation, puis celle des finances de l'Assemblée nationale, ce mercredi 7 décembre 2016 dès 9h30, pourrait donc bien une fois encore refaire aux parlementaires, le «coup de la falaise » !

Auditionnée en octobre dernier par le Sénat, elle avait elle-même indiqué que l'État allait «se retrouver face à une falaise». Et de réclamer encore et encore, une nouvelle hausse des ressources publiques face à une baisse du chiffre d'affaires publicitaire.

Le sénateur des Alpes-Maritimes Jean-Pierre Leleux (LR), rapporteur des crédits de l'audiovisuel pour la commission de la culture, loin d’être convaincu par les « idées du COM » que l’ex Orange espérait bien « fourguer », a même souligné le fait que le gouvernement (toujours avec Valls alors Premier ministre ) «faisait montre d'un défaut de sincérité». 

C’est dans ces conditions que la commission des Affaires culturelles du Sénat avait  rendu un avis défavorable à l'adoption du contrat d'objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions, jugeant « irréaliste » la feuille de route qui fixe les missions et le budget de l'entreprise audiovisuelle publique avec l'État actionnaire.

Les parlementaires estimant  d'une part que la trajectoire financière prévue le service public apparaissait hautement incertaine, d'autre part, que les orientations stratégiques définies par celle que « Schrameck and  co » parachutaient l’an dernier à France Télé sans connaissance du secteur, fassent peser un risque industriel fort sur l'entreprise. 

Sur le front des recettes publicitaires de France Télévisions, les sénateurs s’étaient montrés très dubitatifs sur l’hypothèse ernotienne qui tablait sur le fait les géants de l'Internet n'augmenteront pas leur chiffre d'affaires au détriment des médias audiovisuels»…Pas plus n’avaient-ils avalé la mise en place d'une plateforme de SVOD, sans autre partenaire français dont l’ex Orange se gargarise à l’envi alors même que le modèle économique  dont le cout reste un mystère, ne paraît pas viable en l'état !   

Ce qu’elle n’a pu obtenir des sénateurs, elle espère sans doute l’obtenir des députés !

Une chose paraît certaine, il est peu probable que pour les quatre mois à venir, le législateur valide la copie d’Ernotte, son Numérobis Xavier se revendiquerait-il de François Fillon que ça ne changerait rien ! Le message qu’avaient envoyé les sénateurs en cas d'alternance politique, était déjà assez clair: la prochaine majorité présidentielle ne s'engagera pas sur ce contrat d'objectifs et de moyens là…quand bien même elle le ferait, le contrat dans quelques mois deviendrait caduc.

Delphine Ernotte en est réduite à compter les jours qui la séparent du 2ème tour de l’élection présidentielle et de la plainte en Correctionnelle sous forme d'une citation  directe la visant ainsi que son dircab et deux autres protagonistes pour des faits dont elle devra répondre comme les trois autres "cités" à comparaître devant une juridiction Pénale [dès le 1er mars 2017 ].