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mardi 20 février 2018

Alors bug ou pas bug à France Télés ?



Alors bug ou pas bug à France Télés ?

« Non, France Télévisions ne reconnaît pas un quelconque "bug". Elle assume pleinement ce reportage et renouvelle son soutien à ses auteurs et à l'équipe du 20h »
relayait la semaine dernière sur Twitter Olivier Siou rédacteur-adjoint du service politique qui reprenait le mail de Pascal Doucet-Bon (*), directeur délégué de l'information de France Télévisions.


(*) "La direction renouvelle son soutien à Caroline Sinz et à l'équipe du 20h,  à propos du reportage sur Sevran diffusé le 7 décembre 2016.
Elle ne fait ne fait en aucun cas « amende honorable », comme certains ont pu l’écrire et le relayer, déformant et instrumentalisant les propos d’Hervé Brusini devant la commission "image des quartiers" au Ministère de la Cohésion des Territoires (le 29 janvier dernier) ".
Le travail effectué par la rédaction a été pleinement assumé à l'époque, et l'est toujours.
Nous rappelons que le CSA n'a relevé aucun manquement de la chaîne dans cette affaire".

Pourtant à lire les « Inrocks » dans un article signé Louise Hermant, intitulé « Café "interdit aux femmes" à Sevran : un responsable de France Télé reconnaît un "bug" », l’histoire est tout autre !

Extrait :  

« Plus d’un an après la diffusion du reportage polémique dans le 20 heures de France 2, un responsable de France Télévisions s’exprime pour la première fois à ce sujet et reconnaît un "bug".
 
Un reportage diffusé le 7 décembre 2016 dans le journal télévisé de France 2 avait suscité de vives polémiques. Intitulé "Lieux publics : Quand les femmes sont indésirables", le sujet portait sur un bar dans la ville de Sevran, en Seine-Saint-Denis. Deux militantes de la "brigade des mères", filment en caméra cachée leur entrée dans un bar-PMU, le Jockey Club, pour témoigner de la réaction des hommes.

Des réactions qui ne se font pas attendre : "Le mieux c’est d’attendre dehors, ici il n’y a que des hommes", "il n’y a que des mecs dans ce café" ou encore "dans ce café, il n’y a pas de mixité", leur dit-on. Caroline Sinz, la journaliste qui signe le reportage, commente : "aller dans un bar, ici, c’est braver un interdit". La voix off questionne alors les raisons de cette discrimination : "Pourquoi les hommes rejettent-ils les femmes? Un problème de tradition, de culture, mais aussi de religion".

Dès le lendemain de la diffusion, les contestations se font entendre. Notamment de la part des habitants de Sevran et des habitués de ce bar PMU, qui affirment que leur café n'est pas interdit aux femmes. Dans une lettre ouverte publiée le 13 décembre 2016 sur RMC, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, exprime son mécontentement face à ce reportage et fait remarquer un manque de respect…

Selon le Bondy Blog, le propriétaire du bar en question a porté plainte contre France Télévisions pour diffamation et provocation à la haine raciale en juin 2017… Plus d’un an après la diffusion d’un reportage, Hervé Brusini, directeur en charge du numérique et de la diversité à France Télévisions, a reconnu une erreur et évoqué un "bug" lors d’une audition devant la commission "image des quartiers" au Ministère de la Cohésion des Territoires le 29 janvier dernier.
Accompagné de TF1, de BFM-TV et de Radio France, les médias y étaient invités à expliquer comment leurs rédactions représentaient les quartiers populaires. 

«Il y a eu un bug, oui, et un problème qui s’est manifestement posé avec ce reportage, a par la suite confirmé Hervé Brusini au Bondy Blog. Comment analyser ce bug ? Ça, je ne sais pas ? Je ne suis pas mandaté pour en parler.» 

Circulez y a rien à voir, explique Pascal Doucet-Bon…Ce pauvre Hervé s’est laissé instrumentalisé et ses propos déformés…Pas de bug donc l’affaire et close. Puis Ernotte n’a-t-elle pas adressé un énième communiqué d’autosatisfaction en janvier avec une présentation parfaitement fallacieuse pour affirmer, en dépit des chiffres, que « franceinfo canal 27, la plus jeune des TNT est déjà la 3ème chaine d’info sur les moins de 50 ans avec 0,3% sur les 4ans et + ».... Tremblez BFM, CNews et LCI !


lundi 19 février 2018

L’ex Orange continue d’enfumer tous azimuts.



L’ex Orange continue d’enfumer tous azimuts. 

Alors que la pression est de plus en plus forte en interne sur nombre de permanents à France Télévisions histoire d’en faire craquer quelques-uns et les conduire au départ – chacun se souvient des quelques 22.000 démissions sur environ 110.000 salariés de France Télécom – l’entreprise sur un énième projet sur l’emploi des collaborateurs CDD mis à la signature des syndicats représentatifs.

Pour la galerie, il s’agirait de « renforcer les droits des CDD ayant travaillé régulièrement avec France télés »…en réalité, il est question d’en réduire drastiquement le nombre y compris ceux dit « réguliers »  avec une petite phrase qui ne trompe guère sur ses intentions « la direction souhaite mettre en place des règles de bonne gestion visant à mieux encadrer le recours aux collaborateurs non-permanents… ».

Ah ! d’accord…la gestion des CDD n’était donc pas assez bonne et pas assez encadrée dans les précédents accords du même type, notamment celui mis en place sous le tandem Pflimlin/Papet !? Ben voyons…tout cela c’est de la poudre aux yeux. 

Rappelons les dizaines de millions provisionnés par le groupe pour les contentieux prud’homaux et d’Appel qui ont explosé ces dernières années. 

Il y a en tous cas, un CDD qui ne bénéficiera pas des conditions de l’accord (si toutefois il était signé) lorsqu’il sera très prochainement rompu : celui qui fait, à l’heure actuelle, l’objet d’une enquête judiciaire sur les conditions de son obtention !  

samedi 17 février 2018

En route pour une présidence commune à France Télés, FMM et Radio France !



En route pour une présidence commune à France Télés, FMM et Radio France ! 

Comme l’écrivait le blog CGC Média dès le 27 janvier dernier dans un article intitulé « Le scénario le plus probable sur le sort de Mathieu Gallet que s’apprête à sceller le CSA.... Scénario fiction, ou pas ! », France Télés, Radio France  auxquels s’ajoute FMM (France Médias Monde) à présent, devraient donc avoir une présidence commune.

Extrait

« Vu le contexte [la révocation de Mathieu Gallet] le Président de la République décide d’une ordonnance remplaçant le CSA par une nouvelle instance de régulation comme le 17 janvier 1989, la loi avait remplacé la CNCL par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) organisation administrative indépendante du pouvoir exécutif.



Puis dans une disposition connexe de l’ordonnance, en attendant que soit discutée et adoptée la réforme de l’audiovisuel, que soit instaurée une présidence commune à la radio-télévision publique  (Radio France/France Télévisions…[FMM en plus et peut-être l’INA ]) où il n'est pas exclu que les sociétés gardent du reste leur autonomie et que cette nouvelle instance ne nommera  donc pas...cette prérogative revenant au Conseil d’Administration de cette nouvelle entité sur proposition, cette fois-ci du Gouvernement et validation d’une structure parlementaire ad hoc! »

Il semble bien que ce scénario décrit par le blog CGC Média ne soit donc plus un scénario fiction mais la voie que s’apprête à suivre le Gouvernement Macron et ce en pleine instruction judiciaire suite à la plainte du SNPCA-CGC originellement, sur les conditions qui ont  conduit au parachutage de l’ex Orange à France Télés.

S’il s’agit d’une option -les arbitrages finaux de la grande réflexion sur l’audiovisuel public lancée par Emmanuel Macron devraient l’être dans les prochaines semaines - cette évoquée au sein de l’exécutif comme nous le disions dès la fin de 2017, tient aujourd’hui la corde.

vendredi 16 février 2018

La preuve est faite pour l’instruction judiciaire en cours que « Schrameck » change une troisième fois les règles.



La preuve est faite pour l’instruction judiciaire en cours que « Schrameck » change une troisième fois les règles. 

Chacun imagine aisément la tête de Pascal Josèphe à la lecture du communiqué du CSA qui découvre que c’est encore une nouvelle procédure qu’Olivier Schrameck décrit – alors qu’il n’y a bien pourtant qu’une seule et unique loi – pour le remplacement de Mathieu Gallet à Radio France.

La juge d’instruction en charge du dossier qui a bien évidemment entre les mains le descriptif mis en ligne sur le site du CSA de cette troisième et encore nouvelle procédure (à géométrie variable donc) appréciera ! 
 
L’Élysée mais aussi Matignon comme les Tutelles de l’audiovisuel public devraient également apprécier que celui nommé par décret du 23 janvier 2013  par François Hollande pour 6 ans (qui n’en a plus pour longtemps) mette en œuvre un nouveau mode de désignation qui tendrait compte des erreurs d’hier !    

A certains qui racontent que cette « procédure adaptée » est une façon de répondre aux critiques de ceux qui ont jugé trop opaques les procédures de nomination – celle en l’occurrence  de Delphine Ernotte à France Télévisions qui fait effectivement l’objet d’une instruction judiciaire suite d’une plainte déposée par le SNPCA-CGC (*) le blog CGC Média serait tenté de dire qu’il ne faudrait pas prendre comme tel, ce énième revirement.

Il aurait certainement, Pascal Josèphe, aimé bénéficier en avril 2015 d’une audition partiellement publique - « La retransmission, en vidéo, d’une partie des auditions : celle au cours de laquelle les candidats font une présentation, d’environ une heure, à l’oral, devant les membres du collège » - qui aurait sans nul doute fait toute la différence ! 

La Justice est saisie et ce nouveau numéro de contorsionniste sur l’air de « C’est fini, j’ai compris la leçon » est bien la preuve si besoin était que Schrameck qui est légalement le responsable légale de l’instance et en répond juridiquement peut changer les règles à la tête du client !

Le Pouvoir qui tempête et veut en finir avec de telles « adaptations», pourrait bien décider comme cela se murmure en coulisses, de réformer sans délai l’instance de régulation pour en faire en quelque sorte l’acte fondateur à sa réforme de l’audiovisuel public qu’il veut rapide !

(*)