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jeudi 21 février 2019

Déclaration liminaire au CSE de France Ô Malakoff porté par les élus CGC - UNSA.

Déclaration liminaire au CSE de France Ô Malakoff porté par les élus CGC - UNSA:


"Ils n’en reviennent pas les salariés de l’établissement de Malakoff comme ceux des 1ère : pas une semaine ne se passe ou presque sans un mail annonçant une valse des directeurs en tout genre. Et pendant ce temps-là : pas une annonce concrète concernant l’avenir de la chaine des outre-mer, de ses salariés et du site de Malakoff…


« France Ô Concordia » !

Le rapport avec le tragique naufrage du Costa Concordia et ses 32 victimes que le capitaine abandonnait, pourrait ici paraître incongru mais c’est pourtant la phrase mainte fois entendue ces jours-ci que se répètent dans les couloirs les salariés de Malakoff « Ici, c’est comme le Costa Concordia : le bateau prend l’eau et les pilotes sont les premiers à quitter le navire, laissant les salariés-passagers sombrer et couler »… 

Et puisqu’il faut bien appeler un chat un chat, le personnel désabusé d’ajouter en chœur « On est rien pour ces gens-là. Pire : de la merde ! Eux, ils ne pensent qu’à leur gueule…» !

Pas l’ombre d’un projet sérieux pour remplacer France Ô. Pas la moindre perspective qui permettrait aux personnels concernés d’espérer, de se projeter, à défaut, de se situer, de visualiser un tant soit peu un horizon et un avenir. Rien, que dalle, nada, que tchi, macache, walou…
Conséquences : plusieurs salariés ont pris les devants et migrent ailleurs, outre-mer, au siège, en région ou pire en dehors de l’entreprise.

« Il faut préserver l’expertise « outre-mer » au sein des personnels de l’établissement de Malakoff », déclarait Franck Riester le Ministre de la Culture le 17 janvier dernier devant la Commission Outre-mer du Sénat. « Tu parles ! » .

A force de ne rien voir venir, de plus en plus de salariés craquent et prennent la tangente, emportant avec eux leur expertise outre-mer et leurs savoir-faire professionnels. Un début d’hémorragie qui, si rien ne change, n’est pas prêt de s’arrêter.

Des départs qui ont des conséquences directes sur ceux qui restent…

Baisse des effectifs, pertes des ETP, augmentation des charges de travail pour pallier les partants, moral qui flanche, incitations au départ d’autres personnels, écœurements, dégouts et/ou jalousies de voir partir des collègues, des copains, voire des amis…
Comment en vouloir à ces salariés qui s’en vont parce qu’ils ne voient plus d’avenir ni de projet structurant au sein du site de France Ô  de Malakoff ?… Surtout : que fait la direction du Pôle outre-mer ? Que fait la direction de Malakoff ? Que fait la direction de France Ô ? Il est où le projet ? « Il est où », comme dirait la chanson ?...

« Ne vous inquiétez pas, on y travaille ! » affirment en cœur le président du CSE de Malakoff et le DRH… « Il faut du temps. Faites-nous confiance », a-t-on pu  lire à maintes reprises dans le procès-verbal du dernier CSE de janvier. Tu parles !

Un P.V. déconcertant tout autant qu’affligeant par le nombre de non-réponses aux multiples questions posées par les élus. Un véritable déni de démocratie sociale au sein de l’entreprise France Télévisions !

(expliquer la lecture et contraste avec mission panama, justement !)

« Tous ceux qui répandent des mauvaises nouvelles ou des nouvelles anxiogènes sont des irresponsables et des méchants », osent s’insurger ces mêmes dirigeants. (Pour ne pas dire autre chose !) Les mêmes qui se cachent en permanence derrière les nouvelles lois Macron qui régissent désormais les Instances représentatives des personnels pour ne pas répondre !  Surtout ne pas répondre aux si nombreuses et si légitimes questions des salariés… Avec, comble de la situation, un verbiage et des éléments de langages qui puent les cabinets-conseils à plein nez – des cabinets-conseils qui continuent de pulluler au sein de France Télévisions - payés à prix d’or avec de l’argent public pour coacher les dirigeants à ne pas répondre, enfumer ou embrouiller les salariés et leurs élus.

Des sommes folles qui dès lors ne servent pas à produire de l’information, des émissions et des programmes. De l’argent qui ne sert pas à assurer tout simplement nos missions de service public.

A part ça, la seule chose que constatent les salariés : c’est la valse des directeurs et autres responsables en tout genre (et surtout en aucun genre du tout !) qui n’oublient pas de toucher de bons salaires en fin de mois…

Les salariés de France Télévisions et particulièrement ceux de France Ô et du site de Malakoff n’en peuvent plus de ce mépris, de toutes ces non-réponses, d’être infantilisés en permanence. LA SEULE CHOSE QU’ILS CONSTATENT : c’est la fuite en avant ou le « recasage » des hauts cadres de cette entreprise.

 Où est passée la vertu dirigeante ? Où est passée la responsabilité de celles et ceux à qui ont été confié des outils si extraordinaires que sont France Ô et plus largement le Pôle outre-mer avec les 1ere ?

Où sont passés la fierté et l’honneur des hommes et des femmes qui se doivent d’assumer les hautes responsabilités managériales et d’encadrement avec salaire et primes à la clé ? Où est passé l’intérêt collectif inhérent à tout responsabilité managériale, y compris celle de démissionner pour faire valoir son désaccord avec le 8ème étage ou encore la Tutelle quand plus aucun dialogue n’est possible et/ou qu’aucune solution ou proposition n’est retenue ?...

Encore une fois pour preuve que rien n’avance: ce CSE Malakoff de février 2019, en plein ouragan France Ô, programmé sur une seule après-midi… 4 heures de pas grand-chose et pour quoi au final: ne rien annoncer et ne rien débattre au final ? C’est cela le respect du travail et de l’engagement des salariés ?

7 mois se sont écoulés depuis l’annonce de la fin de France Ô et à ce jour toujours rien à court, moyen et encore moins long terme !... Si ce n’est que, contrairement à ce qui avait été annoncé, promis craché juré aux stations ultramarines par Delphine Ernotte elle-même : la fin de France Ô ne profitera pas aux 1ere. Elles vont, elles aussi, devoir subir de fortes avaries…

C’est bien tout le Pôle outre-mer de France Télévisions qui est précipité  contre le récif de la réforme Ernottienne pour s’y fracasser.

« Les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient… » dit à juste titre l’adage. 

35 ans après la fin de France 3 DOM-TOM et la création du Réseau France Outre-mer pour mettre en valeur les singularités et les richesses de l’archipel France, Delphine Ernotte saborde le navire Outre-mer de France Télévisions avec la complicité passive ou inactive des dirigeants du Pôle outre-mer…

Pendant ce temps-là, les salariés de Malakoff assistent pétrifiés à l’agonie de leur chaine et de leur établissement ainsi que le délitement à venir des 1eres avec ce sentiment très fort de vivre une première catastrophe qu’ils appellent aujourd’hui le « France Ô Concordia » avant d’assister demain à la suivante : la « 1ere Concordia »…

A moins… A MOINS ?!?...

mercredi 20 février 2019

Francis Letellier remonté contre la suppression du Soir 3 ne croit visiblement pas aux orientations stratégiques de l’ex Orange.


Francis Letellier remonté contre la suppression du Soir 3 ne croit visiblement  pas aux orientations stratégiques de l’ex Orange.  

Dans une interview qu’il donne au Figaro.fr, Francis LETELLIER le présentateur du journal n’y va pas avec la dos de la cuiller : «Soir 3 sera encore sur France 3 dans 10 ans» !


« Le journaliste qui a appris «comme tout le monde» le projet de transfert du JT télévisé du soir sur la chaîne franceinfo »  écrit Le Figaro citant Francis LETELLIER «  il nous confie ses doutes et ses espoirs sur l’avenir du journal créé en 1978… »

A la question du journal « Que savez-vous de l’avenir du Soir 3 qui basculerait à 22h30 sur franceinfo avant d’être rediffusé sur France 3 et le savez-vous depuis longtemps? », il répond « Depuis hier, comme tout le monde… Il y a plusieurs questions qui se posent. Est-ce que c’est réalisable? Est-ce que c’est souhaitable? Est-ce que c’est économiquement viable? »

Francis LETELLIER enchérit fustigeant au passage, france info : du canal 27 de la TNT où la direction a prévu de faire migrer l’édition de La Trois  « En moyenne, depuis septembre, Soir 3 fait plus de 550.000 téléspectateurs par soir. Si on nous demande de faire le même journal sur franceinfo c’est pour 60.000 téléspectateurs. Donc, ça renchérit sacrément le coût du journal. Si le projet est de faire des économies, rapporté au coût du téléspectateur, le projet est déjà perdant. L’argument ne tient pas. »

Tout est dit ou presque…et de citer le monsieur info d’Ernotte Yannick Letranchant qui aurait confié à l’équipe que  « France Télévisions ne veut pas perdre la crédibilité et l’image du Soir 3. »

Francis LETELLIER de conclure « C’est là qu’il y a un paradoxe, puisqu’il est question de garder cette crédibilité de l’information du Soir 3 mais en la mettant sur Franceinfo...

Il a raison, c’est vrai que les annonces de la toujours direction de France Télés ne sont pas crédibles !

mardi 19 février 2019

“Premier sur l’information, bien public commun” chante toujours l’ex Orange dans une communication mensongère aux élus de France Télés.

“Premier sur l’information, bien public commun” chante toujours l’ex Orange dans une communication mensongère aux élus de France Télés.

Le blog CGC dans son article “Ernotte prête à flouer les élus de France Télés avec un document d’une dizaine de pages sur la disparition du Soir 3 ou encore la création d’une chaîne jeunesse...sur fond d'arrêt de France 4 et France Ô” révélait les nouvelles étapes de la casse organisée de France Télévisions et l’absence totale de stratégie malgré les boniments. 

Alors que l’ex Orange et sa piètre garde rapprochée – tous grassement payés, ne l’oublions pas  – va lire cet après-midi en séance du  CSE un texte où la disparition de France 4 et de France Ô, sont opposes “Le premier au lancement en 2019 d’une nouvelle offre pour les enfants à la demande, gratuite et sécurisée qui doit être le premier lien entre les plus jeunes et le service public et conquérir la première place face aux géants américains sur ce marché. Le second, au lancement début 2020 d’une offre pour les Outremers qui soit un média puissant pour porter la continuité territoriale au sein de la République”, la suppression du “Soir 3” ce rendez-vous des téléspectateurs de France 3 qui va basculer sur le canal 27 de la TNT devrait plus faire parler que la suppression arbitraire de ces deux chaines linéaires de France Télés soi-disant au nom de l’info.

L’info dont Ernotte qui n’a qu’une expression à la bouche “les nouveaux usages” se gargarise à l’envi “Premier sur l’information, bien public commun” en tapant au passage sur les chaines d’info en continu “Alors que l’information est en passe de devenir un spectacle et qu’elle est offerte à flots continus et sans recul, le service public est le porteur de l’exigence et se doit d’offrir une information de référence, vérifiée et approfondie, qui prend du recul et met en perspective”.

Comme le ridicule ne tu plus, Ernotte va continuer à débiter des salades “Chaque jour nous rassemblons un Français sur deux devant nos écrans en lui proposant une information et des programmes ambitieux de qualité. Nous sommes aujourd’hui le premier groupe audiovisuel français ”. Ben voyons…et d’ajouter “Nous avons su profiter des évolutions technologiques et faire face à l’exacerbation croissante de la concurrence des médias audiovisuels. Nous avons su faire évoluer notre offre en ayant toujours à cœur de conserver nos valeurs de service public. ” 

Puis de resservir se pseudo consultation comme une démonstration “La consultation citoyenne sur la télévision publique place largement en tête l’information comme priorité des Français. L’attente des citoyens pour une information indépendante, de confiance et qui décode et décrypte est forte dans une période où l’espace public se fait de plus en plus agité et trouble. La montée des régimes autoritaires en Europe et dans le monde, accompagné d’attaques constantes et de toute part à l’endroit des médias, nous incitent à tout faire pour préserver une information indépendante à l’égard de tous les pouvoirs, une information pluraliste” ou encore de se poser en défenseur des libertés menacées “Nous défendons la liberté d’informer dans un moment où elle est remise en cause”. 

Enfin pour faire gober que tout ceci serait téléguidé par Emmanuel Macron et son gouvernement, elle va saupoudrer un peu de fake news dans le texte (*) contre lesquelles « france info : » serait le seul rempart « Le lancement de France Info, comme offre globale de l’information de service public, a été reconnue et valorisée par le public [nouvelle et énième affirmation gratuite et totalement fausse ! ndlr] comme une spécificité tournée vers le décryptage, le recul et l’analyse sur tous les supports. Résultat d’une collaboration et d’une co- construction impliquant l’ensemble des acteurs de l’audiovisuel public, ce lancement s’est traduit par un succès croissant et continu [rebelote, affirmation gratuite et totalement fausse ! ndlr]  notamment sur le numérique. Il nous faut aujourd’hui faire preuve d’une nouvelle ambition en la matière autour de quatre chantiers. Le premier c’est la confiance, elle doit être la marque de fabrique de France Info : en se positionnant comme le média de référence, l’offre doit devenir une garantie de certification et de vérification de l’information [“doit devenir” donc elle ne l’est pas, comme c’est écrit ! ndlr] à l’instar de notre nouveau magazine contre les fake news. Le second, c’est la puissance pour poursuivre cette croissance l’offre doit s’enrichir de davantage de contenus vidéos et mieux s’articuler avec les autres offres du groupe. Le troisième, c’est la fidélité, avec le citoyen en favorisant l’échange et la conversation et en exposant tous les points de vue du débat public sans porter atteinte à notre impartialité. Enfin, l’innovation doit être présente quotidiennement en s’adaptant aux nouveaux usages…»

Pas un gogo pour croire à de telles fadaises dites au nom de l’État pensant probablement qu’il regardera ailleurs ayant d’autres chats à fouetter avec les gilets jaunes !

(*) Au cas où certains ne craindraient pas d'être pris de malaises à la lecture dudit texte de 10 pages, vous pouvez d'ores et déjà le retrouver l'intégralité de ce galimatias sur le blog d'ADAP qui le qualifie de "verbeux, insignifiant et irréaliste !"