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jeudi 17 juillet 2025

"ICI" vient grossir la longue liste des échecs ernottiens...

"ICI" vient grossir la longue liste des échecs ernottiens...

Ce matin sur Inter, "Le débat de midi" sous la houlette de Paola Puerari lançait le débat sur "Faut-il  regrouper France Télévisions, Radio France et l’INA dans une holding qualifiée de BBC à la Française  (sachant suer son budget a été réduit 30 % entre 2010 et 2020, tandis que 1800 postes ont été supprimés en avril 2024)  pour comme le martèle Dati "rendre l’audiovisuel public plus fort" ? 

Sur le plateau Nathalie Sonnac l'ex-membre du Quatuor pour pipeaux et trompettes qui avec Schrameck et deux autres "collègues" parachutaient Ernotte à France Télés, à l'été 2015, sans que cette dernière ne réponde quasiment jamais à la moindre question du Collège et sans aucune connaissance du secteur.  

"Je vous l'ai déjà dit, il y a manifestement eu un accord entre ces membres (le bande des 4) en février 2015 sur le choix d'une personne, c'est-à-dire Mme Ernotte. A la limite, c'est leur droit, ils ont le droit d'être d'accord sur un candidat, après ça dépend de la façon dont les choses se passent et de la méthode pour arriver à ses fins." déclarait d'ailleurs à la Justice, en audition, l'un des 4 autres qui avaient voté pour Pascal Josèphe à l'époque.

La prof  en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Panthéon-Assas, était là pour défendre l'ex-Orange avec tout un tas d'affirmations totalement gratuites et des "Grâce à Delphine Ernotte" en permanence, vantant par exemple le chinois Tik Tok : "Ce qu’il faut prendre en considération depuis 2015, c’est que le paysage audiovisuel a fortement évolué et que nous sommes dans un système aujourd’hui où 23 % des 18-25 ans dans le monde, s'informent sur TikTok".

Ben voyons ! Et c'est cela qui selon l'enseignante pro-ernottienne, justifierait un regroupement ? Du grand n'importe quoi. La suite n'est pas piquée des vers.

"Deuxième élément qui semble important. Le climat défiance dans lequel nous sommes, on parle de poste de vérité [Oui vous avez bien entendu, ils doivent se régaler ses élèves ! ndlr] on parle de désinformation. Ce dont on a besoin et c’est la raison pour laquelle, je pense qu’il faut regrouper pour avoir un audiovisuel public extrêmement fort aujourd’hui comme une sentinelle, une voix pour une information garantie; la qualité et la production de l’information doivent être garanties… »

C'est surréaliste ! Parce qu'avant  la qualité et la production de l’information n'étaient pas garanties ? En voilà des arguments...à deux balles de préférence. 

N'ayant pas peur du ridicule et de l'auto contradiction, elle déclare « Il faut se regrouper dans cet univers de concentration que nous observons. Ce sont les rapprochements qu’il peut y avoir, je pense à TF1 qui se rapproche avec Netflix, on a également l’AFP qui vient de signer avec Mistral ou Le Monde qui vient de signer avec OpenAI. [Comprend qui peut ! ndlr]. Le monde a totalement changé depuis 2015 et cet effet d’industrialisation du secteur, de laisser la main à des opérateurs qu’ils sont  [Là encore vous allez bien entendu, on aime qu'un universitaire parle si bien ! ndlr ] essentiellement des Américains ou des Chinois, il nous faut pour ma part, un audiovisuel public qui soit rassemblé, uni, pour mieux produire de l’information."

Nathalie Sonnac en parlant d'accords et plateformes américaines (Netflix, Amazon)  évitera bien entendu de parler du fiasco de la plateforme de streaming Salto la lubie ernotienne, liquidée au bout de 2,5 ans d'existence qui  aura coûté près de 90 millions  aux contribuables Français, partis en fumée ou encore du récent accord de France Télévisions avec le géant américain Amazon qui diffuse les programmes du groupe public ! C’est l’un des intervenants qui en parlera. Les bras vous en tombent.

Cerise sur le gâteau : "ICI". 

Laurent Lafon dit que «travailler ensemble, c’est quelque chose qui a été voulu par les directions depuis plusieurs années avec les cas de coopérations qui sont mises en œuvre sur le plan local comme ICI ou la chaîne Infos. Ce qu’on constate, c’est que ces coopérations ne fonctionnent pas suffisamment, parce qu’il y a un problème de gouvernance au niveau des projets. » 

A quoi "la spécialiste des médias" (dixit Paola Puerari) qui ne cesse d'encenser Ernotte tout du long et lance 'Il y a beaucoup de choses qui ont été dites et sont mélangées. C’est l’idée d’avoir un groupe qui a une vision politique, un cap…"

« Le cap » dans les questions dans l’article du Canard enchaîné (*) qui fait référence à la petite note de Céline Pigalle demandant aux salariés de le garder  - lequel ? - celui de cette radio filmée que personne ni ne comprend, ni ne regarde !

(*) 



mercredi 16 juillet 2025

Un projet de loi sur le holding des médias publics pour planquer un cavalier seul destiné au Privé !

Un projet de loi sur le holding des médias publics pour planquer un cavalier (*) seul destiné au Privé !

(*) En matière de loi, le terme "cavalier" (ou"cavalier législatif") désigne une disposition législative insérée dans un projet ou une proposition de loi, mais qui n'a pas de lien direct avec l'objet principal du texte en question. Cette pratique consiste à ajouter des mesures supplémentaires, souvent sans rapport avec le sujet principal du texte législatif, pour les faire adopter plus facilement, profitant du véhicule législatif en cours.

En France, par exemple, les cavaliers législatifs sont encadrés par la Constitution et le Conseil constitutionnel. Selon l'article 45 de la Constitution française, toute disposition introduite dans une loi doit avoir un lien, même indirect, avec l'objet du texte. Si une disposition est jugée comme un cavalier législatif, elle peut être déclarée inconstitutionnelle et annulée par le Conseil constitutionnel.

Cette pratique est souvent critiquée car elle peut contourner le débat parlementaire approfondi sur les mesures concernées.

Comme suite à la demande de vote bloqué formulée par Rachida Dati donc le gouvernement de François Bayrou,  le Sénat a adopté en 2e lecture la proposition de loi Lafont, par 194 voix contre 113.

Sur les 367 amendements qui avaient été déposés, 34 ont fait l’objet d’un vote isolé (pour exclure France Médias Monde du périmètre de la holding, en majorité) ou ont été retenus par le gouvernement dans le texte soumis au vote final.   

Par rapport à la version adoptée par le Sénat en première lecture, en juin 2023, l’article 12 du chapitre 2 pose de nombreuses questions.

Dans ce chapitre 2, consacré à la « souveraineté audiovisuelle », dont le gouvernement avait proposé la suppression devant l’Assemblée nationale, au bénéfice d’un projet de loi – en préparation – destiné à donner suite aux Etats Généraux de l’Information, le Sénat a souhaité modifier la réforme de la « clause des cinq ans », concernant les délais dans lesquels une chaîne de la TNT nouvellement autorisée ne peut être cédée sans perdre cette autorisation. 

Le Sénat a confirmé le passage d’un délai de cinq à deux ans, et supprimé la disposition adoptée en première lecture permettant de réduire encore ce délai ; énoncé que cette réduction (de cinq à deux ans) ne s’appliquait que pour les nouvelles autorisations, et pas de façon rétroactive (donc pour les 6 autorisations qui seront délivrées en 2027 sur le bloc des « TNT HD » de 2012, mais pas pour TF1 et M6, renouvelées en 2023, ni pour les 11 autorisations délivrées en 2024) ; indiqué qu’en cas de groupes multichaînes, c’est le délai applicable à la chaîne principale qui vaut pour l’ensemble des antennes.

Tout cela arrivant au moment où Pascal Houzelot, l’ancien propriétaire de la chaîne Numéro 23, a été mis en examen (en janvier 2025) pour « trafic d’influence actif, escroquerie et abus de confiance » dans le cadre d’une enquête sur l’attribution d’une fréquence TNT en 2012 et les conditions de cession de cette chaîne.

Par exemple, les 2 chaînes de la TNT : RMC ET BFMTV rachetées récemment par le groupe de Rodolphe Saadé seraient donc concernées et rendraient leur revente plus qu’hasardeuse en cas de rachat d’un bloc de l’audiovisuel plus important !

En effet, le milliardaire a racheté les deux chaînes, le 15 mars 2024. Ainsi, cette disposition sera déterminante, dans la relance des scénarios de consolidation impliquant M6 : sa nouvelle autorisation a été délivrée le 27/04/2023 et le délai de cinq ans qui lui est applicable expirera donc le 27 avril 2028. (Article 12)















Le chapitre 2 du projet de loi Ernotte/Dati en configuration de vote bloqué, en prévoit encore de nombreuses autres. 

Confirmée dans des termes identiques à ceux de la première lecture, l’instauration d’un statut légal pour la mesure d’audience s’imposant à l’ensemble des acteurs de la chaîne publicitaire (supports, régies, agences, annonceurs), prévoyant notamment la concertation avec le marché, la transparence sur la méthodologie appliquée et l’audit par des experts indépendants (Article 12 bis)…

Ou encore la possibilité dune troisième coupure publicitaire, et ajouté la possibilité pour les chaînes de diffuser des bandes annonces et des spots de parrainage pendant les écrans de coupure (Article 13 bis)

Confirmées aussi les modifications de la Loi de septembre 1986 et du Code du sport, visant à ce que les « règles relatives à la retransmission des évènements d’importance majeure » soient respectées, y compris en cas d’acquisition des droits par une plateforme qui n’est pas soumise au décret. (Article 10).

Confirmées les dispositions favorisant l’usage du standard d’interactivité hbbTV (Article 14) et la transition vers la TNT UHD (Article 14 bis), et légèrement allongé le calendrier applicable s’agissant du DAB+ (Article 15).

Supprimé l’article 11 sur les SIG, déjà satisfait par les délibérations de l’Arcom de septembre 2024, l’article 11 bis A prévoyant que les radios doivent consacrer un minimum d’investissement à l’information, l’article 13, revenant sur la nécessité, pour les « décrets production » d’intégrer une clause sur la titularité des mandats de commercialisationdans la définition de la production indépendante.

S’agissant du chapitre 1 portant sur l’audiovisuel public, et outre le retrait de France Médias Monde, le Sénat a précisé que « Le PDG de France Média est nommé pour 5 ans par l’Arcom « au terme d’une procédure transparente, ouverte, effective et non discriminatoire » non pas sur proposition du Conseil d’administration (Article 3). 

Dans l’attente de la nomination du premier PDG, la fonction sera occupée au 1er janvier par le doyen des administrateurs désignés par l’Arcom(Article 8). 

Le PDG de France Média est également PDG de France Télévisions, Radio France et l’INA mais aussi de l’ensemble des filiales qui pourraient être créées (Articles 1er et 3) L’État (cinq représentants) et l’Arcom (5 personnalités qu’elle désigne), le Parlement (1 député et 1 sénateur) et le personnel (2 représentants) composant le Conseil d’administration de la holding (Article 3). 

Alors que le gouvernement en avait proposé la suppression à l’Assemblée nationale, le plafonnement des recettes de publicité de France Télévisions et Radio France a été conservé (la convention stratégique pluriannuelle « fixe un niveau maximal de recettes publicitaires et de parrainage, y compris numériques, aux sociétés France Télévisions et Radio France ») (Article 5). La convention stratégique pluriannuelle « détermine les montants minimaux d’investissements de la société France Télévisions dans le cinéma et la production audiovisuelle, en pourcentage de ses recettes et en valeur absolue » (Article 5).