Macron et Ernotte ou quand ces privilégiés qui piétinent la démocratie poussent les Français vers le vide.
Pour elle, ce n’est qu’un « rapport à charge » ; pour lui, l’audiovisuel public doit rester un outil docile, d'où le 3ème parachutage qu'il voyait passer sans remous. Raté.
Quel culot. Une commission d’enquête parlementaire – pilier de la démocratie – ausculte enfin le fonctionnement opaque, les redondances, les coûts incontrôlés et les biais d’un secteur qui coûte des milliards au contribuable et la principale mise en cause sous les regards de son protecteur élyséen - le seul à la tournebouler (*) - répond par le dénigrement systématique.
(*)
Les chiffres ? Contestables. Les constats de gabegie ? Politiques. La nécessité de réformes ? Un complot des « populistes » contre le « service public »...
C’est la stratégie classique de ces intouchables du système : quand la réalité dérange, on crie au procès en sorcellerie.
Cette poignée de députés socialo-écolo-macronistes qui aboient à la lune comme le fait "la dame du Majestic" et chantent "audiovisuel public fort" à la moindre occasion, niant publiquement le travail des députés et des magistrats financiers, n'a visiblement pas compris que leur posture élitiste ne passe plus auprès des Français qui en 2027 vont le leur faire payer. Ernotte ne s’en prend pas seulement à Charles Alloncle. Elle sape, avec l’aval macronien, la légitimité même du contrôle démocratique sur une institution financée par l’argent public.
Jupiter avec un petit club de valets zélés qui l’a maintenue au pouvoir depuis près de dix ans (nommée en 2015, reconduite sous son ère), en fait son prolongement naturel : une télévision publique alignée, prompte à cadrer le débat, à invisibiliser les sujets qui fâchent et à diaboliser l’opposition. On les a laissé hurler pendant près de six mois d’enquête sans qu’aucune autorité ne rappelle fermement que la vérité des comptes n’est pas négociable et que le débat démocratique ne se réduit pas à leur entre-soi.
Pendant ce temps, les Français paient pour un service public qui accumule, selon les rapports officiels, dysfonctionnements et déconnexion des réalités populaires. Personne ne pourrait leur barrer la route ? Ni l’Arcom d'Ajdari dont on devrait entendre parler très vite qui la reconduit sans sourciller; ni un gouvernement qui préfère la continuité au courage.
Cette impunité est le symptôme d’un mal plus profond : un pouvoir qui instrumentalise les médias publics pour verrouiller le récit national. Critiquer le rapport, proposer des contre-arguments ? A la limite mais le rejeter en bloc comme une œuvre de propagande, en visant explicitement les travaux parlementaires et les expertises indépendantes, c’est affaiblir la démocratie elle-même. Jupiter et l'ex-Orange ne défendent pas le service public : ils défendent leur système, leurs réseaux, leur vision surplombante. Tant pis s’il faut pour cela piétiner les outils de transparence.
L’histoire regorge d’exemples tragiques où le contrôle des médias publics par le pouvoir a préparé le terrain à l’affaiblissement démocratique. Napoléon 1er réduisit drastiquement la presse et nomma des censeurs pour imposer son récit « national ». Plus près de nous, des dirigeants comme Viktor Orbán en Hongrie ont capturé les médias publics pour créer une « autocratie informationnelle », limitant l’opposition et polarisant le débat jusqu’à l’asphyxie. En France, certes le duo médiatico-juptérien n’en est pas (encore) là, mais la méthode – mépris des contre-pouvoirs, reconduction des fidèles, diabolisation des critiques – suit le même playbook : affaiblir les institutions de contrôle pour mieux régner.
Résultat ? Des concitoyens exaspérés, poussés dans les bras du « pire »...En refusant toute réforme sérieuse et tout contrôle extérieur, ce tandem incarne une France qui ne se réforme plus, parce que ses dirigeants ne supportent pas qu’on leur dise la vérité mais surtout parce qu'ils ignorent la colère du Pays qui, dans quelques mois, si rien n'est fait, pourrait frapper comme la foudre.
Il est temps que la politique reprenne le dessus sur l’entre-soi médiatique et élyséen. Avant que l’audiovisuel public ne devienne le symbole éclatant d’une démocratie vidée de sa substance, où le contribuable paie toujours l’addition sans jamais avoir voix au chapitre.
Les Français, eux, n’ont pas de tweet magique pour se faire entendre : ils votent....et de plus en plus, votent contre et dégagent, au lieu d'adhérer à un vrai projet commun qui devrait réunir le Pays




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