Pour Ernotte après la prime de performance, la prime à la banqueroute avec les intérêts du contribuable ?!
Ah, l’ex-Orange qui a transformé France Télévisions en un paquebot en perdition où la seule performance réellement mesurable reste la capacité à creuser le déficit tout en donnant des leçons de morale au pays et récemment en chef de guerre qui parle aux états-majors européens !
Pendant dix ans, elle a eu les mains libres, des budgets confortables malgré ses dires et les copains bien placés. Dix ans de promesses de réforme, de « modernisation », de « recentrage sur les missions de service public ». Résultat ? Des coûts qui explosent, une audience qui s’effondre chez les jeunes, des accusations de partialité à répétition, et un mille-feuille administratifque même un rapport parlementaire arrive à faire passer pour un scandale de gestion publique.
Et maintenant ? Catherine Pégard la convoque comme une collégienne qui n’a pas rendu son devoir. Le comble de l’humiliation : on demande à celle qui a piloté le naufrage de sortir soudainement les gilets de sauvetage qu’elle avait soigneusement rangés au fond de la cale.
On imagine la scène. Ernotte, après avoir touché sa prime de performance (parce qu’évidemment, dans le service public, on est toujours performant quand il s’agit de dépenser l’argent du contribuable), se voit aujourd’hui proposer la prime à la banqueroute : « Allez, soyez gentille, faites maintenant ce que vous avez passé dix ans à éviter. »
C’est beau, la France d’en haut. On nomme une cadre d'Orange pour « piloter » l’audiovisuel public en s'asseyant sur les dispositions légales de 2013 voulues par Hollande, on la laisse accumuler les strates de dépenses inutiles, on tolère les dérives et quand la machine tousse trop fort, on fait mine de s’étonner. Puis on lui demande, avec le sourire de la ministre fraîchement nommé, de réparer ce qu’elle a patiemment contribué à déglinguer.
C'est une insulte à l'intelligence collective et Ernotte n’est pas une exception, elle est le symptôme. Celui d’une caste qui considère que l’échec coûteux est une compétence et que le contribuable est une vache à traire infiniment. Pour un petit clan, il n'est donc pas question de perdre le jouet, les postes, les indemnités et surtout l’impunité.
Alors bravo pour la convocation. Mais à ce stade, ce n’est plus une réforme qu’il faut. C’est un constat de faillite en bonne et due forme avec une seule et unique solution "le big bang que celui qui va laisser la place en 2027 avait annoncé....et bien évidemment en changeant la donne donc en que ce qui vaut pour Le Louvre vaille enfin pour France Télévisions avant que le service public ne sombre définitivement.

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