Sauvez France Télévisions, sauvez l’honneur monsieur le président.
Il n’avait rien retenu des préconisations du rapport Borloo. Rien. Comme d’habitude, on range le document dans un tiroir, on fait un communiqué de presse et on passe à autre chose. Mais cette fois, ce n’est plus possible.
Pendant six mois (amputés de presque deux), une commission d’enquête parlementaire a disséqué l’audiovisuel public, France Télévisions en particulier. Ce qui en est sorti n’est pas une simple note de gestion : ce sont des révélations qui restent en travers de la gorge des Français. Gaspillages, copinages, propagande à peine déguisée, salaires indécents, gestion catastrophique, mépris du contribuable.
Tout y est passé. Les Français ont vu. Les Français ont entendu. Les Français n’oublieront pas. et toutes les vidéos comme leur compte-rendu seront là pour leur rappeler.
Aujourd’hui, la maison brûle. Audimat en berne, confiance publique effondrée, dette abyssale, et une ligne éditoriale qui colle de plus en plus à une pensée unique. Pour sauver ce qui peut encore l’être, il n’y a plus qu’une solution, une seule, aussi évidente qu’au Louvre quand la statue menace de tomber : accepter la démission de celle qui l’a elle-même déboulonnée. Celle dont l’échec est désormais indissociable du sien.
La garder, c’est assumer personnellement le naufrage. C’est dire aux Français : « Je m’en moque, je protège un petit club très fermé. » C’est choisir le clan contre l’intérêt général.
Les Français ne pardonneront pas. Pas cette fois. Pas après le « en même temps », pas après les promesses de réforme, pas après le grand barnum du « nouveau monde et la big bang annoncé » après avoir qualifié en 2017, la gouvernance de France Télés de "Honte de la République" pour finir en vieux monde recyclé.
En 2027, les comptes seront rendus. Et si le clan persiste à vouloir sauver les meubles en couvrant l’incompétence, il risque fort de tout perdre. Absolument tout.
L’heure n’est plus aux petits arrangements ni aux entourloupes.
La décence commande un geste clair : une Louvrière. Pour France Télévisions. Pour les Français qui la financent et accessoirement pour ne pas être accusé d’avoir sacrifié la télévision publique à une caste.
Le peuple regarde et sa mémoire est longue.

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