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samedi 23 mai 2026

Si Boris Vallaud espère rallier les Français à la défense d’Ernotte avec son livre "nos vies ne sont pas des marchandises", il se met le doigt dans l’œil !

Si Boris Vallaud espère rallier les Français à la défense d’Ernotte avec son livre "nos vies ne sont pas des marchandises", il se met le doigt dans l’œil !

A l’occasion, la fin avril, de la sortie de son livre sur la démarchandisation, le toujours président du groupe socialiste qui, à l’Assemblée nationale a annoncé vouloir  s’en affranchir avec 40 autres députés, assure un peu partout la promo de son bouquin.

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La France croule sous 3.500 milliards de dette, souffre d’une désindustrialise structurelle depuis quarante ans avec un Pays qui perd ses usines et sa compétitivité à la vitesse grand V et se laisse détrousser par une caste de bien-pensants qui se partage le gâteau dans ce révoltant monde de l’entre-soi (la gauche caviar bien en tête) mais Boris Vallaud idolâtre toujours la même statue !

Il fait partie de ceux qui totalement hors-sol veulent toujours plus d’État et encore moins de marché. Tout doit devenir un « droit » : santé, logement, énergie, retraites, culture, etc…Payés par qui ? Par l’industrie fantôme et les générations futures ?

Pathétiques. Ils préfèrent exploser la dette et achever ce qu’il reste d’industrie plutôt que d’admettre que leur modèle est un suicide économique habillé en morale de gauche si le mot a encore un sens ! Quant à ce qui reste de la télé publique que l'ex-Orange aura saccagée et conduit à la quasi faillite, ils ne savant que répéter en boucle "audiovisuel fort".  Lunaire !

Ce petit club chantant la démarchandisation comme remède miracle est finalement d’une bêtise abyssale.

Lors d’une récente soirée semi privée organisée par l’association des lecteurs d'un mensuel économique afin d’y promouvoir son livre sur la démarchandisation "nos vies ne sont pas des marchandises" au Seuil, Boris Vallaud a sidéré une bonne partie de la salle en déclarant publiquement son soutien à Ernotte. (*)

Non sans s’être féliciter en amont du succès de son ouvrage qui, selon lui, démarre fort (quelques centaines d’exemplaires vendus seulement jusqu'ici !)lui qui dans une interview très récente à Pellerin tablait sur "des ventes à moins de 2 000 exemplaires" ( bel acte de foi dans « le pouvoir des mots ») et qui toujours président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est empressé de voler au secours de Delphine Ernotte.

Il assume sans rougir : peu importent les audiences catastrophiques (avec par exemple, un écart entre le 20h de France 2 et celui de TF1 entre 1,5 et 2 millions d’écart), les matinales régionales invisibles, les conflits d’intérêts, la connivence avec les boîtes de production amies, l'échec d'une plateforme Salto qui aura coûté aux Français près de 90M€, les rapports catastrophiques de la Cour des comptes et de l’IGF, le mal-être au travail des salariés et le nombre hallucinant de burn out,  etc…

L’urgence pour lui, c’est le « combat d’Ernotte contre l’extrême droite qui est le nôtre » a-t-il lancé en réunion  !

Il n'y avait pas besoin d'attendre la fin de la commission d'enquête sut l'audiovisuel public pour comprendre leur manège.

Ainsi parle le socialiste : on peut bien sacrifier la vérité, la rigueur, la décence managériale, du moment qu’on se range « aux côtés de Delphine Ernotte » contre le RN.

Ah, Boris Vallaud ! Le chantre de la « démarchandisation », l’homme qui nous explique doctement que nos vies ne sont pas des marchandises, qui consacre des pages entières à la nécessité d’un audiovisuel public fort, indépendant des logiques marchandes et des copinages !

Beau programme. Dommage que la réalité vienne si brutalement lui mettre le doigt dans l’œil.

Le service public de l'audiovisuel ? Un totem à défendre coûte que coûte, même quand il devient un fromage pour initiés, même quand il produit du contenu médiocre et quand sa direction pratique la communication de crise des plus éculées, uniquement pour se maintenir.

Le comble ? Pendant que Vallaud pontifie sur la démarchandisation de la culture et du vivant, Ernotte continue d’enfoncer la télé publique dans la crise, tout en multipliant les logiques privées.

La gauche socialiste pendant ce temps ? Elle s’assoit sur les dysfonctionnements, sur les drames humains, sur l’échec culturel. Pire : elle laisse le « wokisme » s’installer, sans que cela ne provoque la moindre remise en question.

C’est le grand classique de cette gauche moraliste : les principes sont universels… sauf quand ils gênent les camarades de réseau. Alors, on dénonce la marchandisation du monde mais on protège farouchement ceux qui transforment le service public en cour des miracles clientéliste.

On écrit un manifeste pour « sauver nos vies » de la logique marchande mais on défend bec et ongles une direction qui traite ses salariés comme des variables d’ajustement.

Résultat ? Le RN est aux portes du pouvoir et les Français constatent chaque soir, sur leur écran, que le « service public » qu’on leur vend si cher est très souvent moins regardé que la concurrence privée. Merci pour la démonstration grandeur nature.

Boris Vallaud voulait structurer la pensée de gauche autour de la démarchandisation. Il n’aura réussi qu’à en illustrer, avec une clarté cruelle, l’hypocrisie fondamentale : ses belles idées s’arrêtent là où commencent les intérêts de son camp.

Nos vies ne sont pas des marchandises, dit le livre. Sauf, visiblement, quand il s’agit de la carrière de Delphine Ernotte et de la tranquillité du microcosme socialiste.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


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