Si Boris Vallaud espère
rallier les Français à la défense d’Ernotte avec son livre "nos vies ne
sont pas des marchandises", il se met le doigt dans
l’œil !
A l’occasion, la fin avril, de la sortie de son livre sur la démarchandisation, le toujours président du groupe socialiste qui, à l’Assemblée nationale a annoncé vouloir s’en affranchir avec 40 autres députés, assure un peu partout la promo de son bouquin.
(*)
La France croule sous 3.500
milliards de dette, souffre d’une désindustrialise structurelle depuis quarante
ans avec un Pays qui perd ses usines et sa compétitivité à la vitesse grand V et
se laisse détrousser par une caste de bien-pensants qui se partage le gâteau
dans ce révoltant monde de l’entre-soi (la gauche caviar bien en tête) mais Boris Vallaud idolâtre toujours la même statue !
Il fait partie de ceux qui totalement
hors-sol veulent toujours plus d’État et encore moins de marché. Tout doit
devenir un « droit » : santé, logement, énergie, retraites, culture, etc…Payés
par qui ? Par l’industrie fantôme et les générations futures ?
Pathétiques. Ils
préfèrent exploser la dette et achever ce qu’il reste d’industrie plutôt que
d’admettre que leur modèle est un suicide économique habillé en morale de
gauche si le mot a encore un sens ! Quant à ce qui reste de la télé publique que l'ex-Orange aura saccagée et conduit à la quasi faillite, ils ne savant que répéter en boucle "audiovisuel fort".
Ce petit club chantant la démarchandisation
comme remède miracle est finalement d’une bêtise abyssale.
Non sans s’être féliciter en
amont du succès de son ouvrage qui, selon lui, démarre fort (quelques centaines
d’exemplaires vendus seulement jusqu'ici !), lui
qui dans une interview très récente à Pellerin tablait sur "des ventes à moins de 2
000 exemplaires" ( bel acte de foi dans « le pouvoir des mots ») et qui toujours président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est empressé
de voler au secours de Delphine Ernotte.
Il assume sans rougir :
peu importent les audiences catastrophiques (avec par exemple, un écart entre le 20h de France 2 et celui de TF1 entre 1,5 et 2 millions d’écart), les matinales régionales invisibles, les conflits d’intérêts, la
connivence avec les boîtes de production amies, l'échec d'une plateforme Salto qui aura coûté aux Français près de 90M€, les rapports catastrophiques de
la Cour des comptes et de l’IGF, le mal-être au travail des salariés et le nombre hallucinant de burn out, etc…
L’urgence pour lui,
c’est le « combat d’Ernotte contre l’extrême
droite qui est le nôtre » a-t-il lancé en réunion !
Il n'y avait pas besoin d'attendre la fin de la commission d'enquête sut l'audiovisuel public pour comprendre leur manège.
Ainsi
parle le socialiste : on peut bien sacrifier la vérité, la rigueur, la décence
managériale, du moment qu’on se range « aux côtés de Delphine Ernotte » contre
le RN.
Ah, Boris Vallaud ! Le chantre de la « démarchandisation », l’homme qui nous explique doctement que nos vies ne sont pas des marchandises, qui consacre des pages entières à la nécessité d’un audiovisuel public fort, indépendant des logiques marchandes et des copinages !
Beau
programme. Dommage que la réalité vienne si brutalement lui mettre le doigt
dans l’œil.
Le service public de l'audiovisuel ? Un totem à
défendre coûte que coûte, même quand il devient un fromage pour initiés, même
quand il produit du contenu médiocre et quand sa direction pratique la
communication de crise des plus éculées, uniquement pour se maintenir.
Le comble ? Pendant que
Vallaud pontifie sur la démarchandisation de la culture et du vivant, Ernotte
continue d’enfoncer la télé publique dans la crise, tout en multipliant les
logiques privées.
La gauche socialiste pendant ce temps ? Elle s’assoit sur les dysfonctionnements, sur les drames humains, sur l’échec culturel. Pire : elle laisse le « wokisme » s’installer, sans que cela ne provoque la moindre remise en question.
C’est le
grand classique de cette gauche moraliste : les principes sont universels… sauf quand
ils gênent les camarades de réseau. Alors, on dénonce la marchandisation du
monde mais on protège farouchement ceux qui transforment le service public en
cour des miracles clientéliste.
On écrit
un manifeste pour « sauver nos vies » de la
logique marchande mais on défend bec et ongles une direction qui traite ses
salariés comme des variables d’ajustement.
Résultat
? Le RN est aux portes du pouvoir et les Français constatent chaque soir, sur
leur écran, que le « service public » qu’on leur vend si cher est très souvent moins
regardé que la concurrence privée. Merci pour la démonstration grandeur nature.
Boris
Vallaud voulait structurer la pensée de gauche autour de la démarchandisation.
Il n’aura réussi qu’à en illustrer, avec une clarté cruelle, l’hypocrisie
fondamentale : ses belles idées s’arrêtent là où commencent les intérêts de son
camp.
Nos vies ne sont pas des
marchandises, dit le livre. Sauf, visiblement, quand il s’agit de la carrière
de Delphine Ernotte et de la tranquillité du microcosme
socialiste.


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