N'est pas la BBC qui veut comme aurait pu le chanter Georges Brassens avec Les copains d'abord (*)
En 2017, Emmanuel Macron promettait la « tolérance zéro » face à la délinquance, aux incivilités et aux agressions. Il s’engageait sur des amendes immédiates pour harcèlement de rue, insultes, crachats ou dégradations, et sur une réponse ferme pour restaurer l’ordre républicain. La sécurité était présentée comme « la première des libertés ».
Chez nos voisins, le 1er avril 2026 (et ce n’est pas un poisson) Le Parisien revenait sur cette figure de la BBC qui, au sein d’une de ses filiales à savoir Radio 2 l'une des stations musicales les plus populaires en Grande-Bretagne, était mis à pied ce 27 mars pour des faits d’agression sexuelles. La BBC était aussi accusée d'avoir eu connaissance de l'enquête en cours depuis 2017…
Ça a tout de même un petit air de déjà-vu depuis la saisine de la procureure de la République par le rapporteur de la commission la commission d’enquête sur l’audiovisuelle publique pour des faits d’agressions sexuelles survenus dans le le cadre d’une émission diffusée en direct sur France 3 et de l’éviction de la collaboratrice dont c’était le devoir de les révéler.
Tout comme pour la BBC,
le groupe de télévisions public était au courant du dossier puisque c’est
l’actuel président de l’ARCOM toujours en poste qui, à l’époque en tant que dirigeant de France Télévisions comme Secrétaire général chargé des ressources, directeur général délégué et mandataire social, signait en juillet 2013,
un des deux protocoles, ne faisant pas soit dit en passant, référence à ces
faits mais aux conditions de l’éviction (pénalement répréhensible) de
l’intéressée virée alors qu’elle était enceinte de plus de 5 mois
!
Elle est passée où "la ligne présidentielle de fermeté absolue" promise par le chef de l'État qui dans quelques mois va devoir quitter son palais ? Pas à France Télévisions en tout cas, où de l'autre côte de la manche les têts seraient déjà tombées aux plus hauts niveaux du secteur, à commencer par les dirigeants comme l'actuel président de l'agence de régulation nommé par Emmanuel Macron qui avait agi ès qualité en dépit de ses dénégations indiquant qu’il ignorait l’objet ou la portée dudit protocole qu’il a signé de sa main (¤) mais également toutes celles et ceux, au niveau du groupe de télés public quel que soit son niveau de responsabilités [d'irresponsabilités serait plus adéquat !] qui ont choisi le silence au lieu de faire un signalement à la justice comme la loi les y obligeait pourtant
(¤) Il suffit de lire l'extrait de sa condamnation pour comprendre exactement son niveau hiérarchique :
"Je travaille pour l’émission « Ce soir (ou jamais !) ». Il n’est nullement dans mon intention de dénigrer l’émission ou son animateur. Ce dernier est très accueillant, et respectueux vis-à-vis des spectateurs, n’hésitant pas à répondre, chaque soir, à leurs sollicitations, et ce depuis le début.
L’ambiance est plutôt légère mais très souvent dégénère au détriment du public : « il est frais ton public ? il est frais ton poisson ?! Elles sont bonnes ce soir ? Elles étaient mieux hier ! ». Cela en leur présence ! Très régulièrement, ce même cadreur est ivre.
Pendant le direct, ceux-ci manquent de respect envers les gens. Ils sont pris pour du décor...Ce même assistant réalisateur a également du mal à maîtriser ses « ardeurs » envers les demoiselles du public. D’ailleurs certaines n’ont pas hésité à en faire part à la responsable public et à la production en fin d’émission..."
Comment aller raconter ensuite que personne n'était au courant, n'a rien vu et rien entendu ?
La France n'est décidemment pas le Royaume-Uni...sauf si les les sanctions à l'instar des britanniques, tombent en conséquences !



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