Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation massive made in France Télés...
Le blog CGC Média a lu avec le plus grand intérêt l'article du Canard en chainé de ce mercredi "Roland-Garros, se délocalise"
L’article du Canard dénonce une délocalisation rampante de la production audiovisuelle de l’un des fleurons du sport français :
• Passage de
France Télévisions → HBS (franco-suisse) → Whisper (britannique).
• Remplacement
massif de techniciens français par des équipes UK/Pays-Bas + production à
distance depuis Londres.
• Perte sèche
pour l’emploi français et 1 400 journées perdues pour un seul sous-traitant.
• Motivation
principale : économie sur les charges sociales françaises
(classique).
Roland Garros n’est
plus produit par FTV, soit ! C’est la Fédé qui s'en charge et qui traite avec
le privé. France Télévisions récupère uniquement le signal et gère ses
plateaux.
C’est le symbole d’une
France qui vend son savoir-faire à l’étranger tout en sacrifiant ses propres
équipes.
Oui, Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation made in France Télés...
Ah, le beau tournoi de Roland-Garros ! Ce concentré de terre battue, de sueur et… de fric qui file à l’anglaise. Pendant que nos tennismen et tenniswomen se battent pour la gagne, les techniciens français, eux, se font gentiment atomiser en fond de court.
Hier encore, France Télévisions captait, produisait, vendait le signal au monde entier. Aujourd’hui ? C’est l’anglais Whisper qui tient la raquette, après avoir déjà fait le bonheur de Wimbledon. Alors pour faire baisser la note, quoi de mieux que de virer les coûteux Français avec leurs horribles cotisations sociales ? 60 % de cadreurs et d’opérateurs ralenti importés, des réalisateurs londoniens qui dirigent tout depuis leur bureau, des caméras robotisées sur les petits courts… Bienvenue dans la remote prod version low cost.
Résultat : AMP Visual TV, fleuron tricolore, pleure 1 400 journées de travail. On est passé de 1 000 techniciens français à 206. Ce n'est pas une délocalisation, c’est un exode. "Azincourt sur terre battue", comme ironise Le Canard. On imagine les cadres de la FFT se congratuler : « Bravo les gars, on a fait des économies ! » Oui, des économies… sur le dos des caisses de l’État et des intermittents qui vont aller pointer ailleurs.
France Télévisions,
grand pourvoyeur de deniers publics, regarde ce joli spectacle d’un œil blasé.
Toujours prêt à pleurnicher sur le service public quand il s’agit de réclamer
plus d’argent, mais étrangement silencieux quand il s’agit de défendre les équipes
techniques françaises qui faisaient et devraient toujours faire la fierté de la maison.
Le message est clair : le fric d’abord, la France ensuite. On privatise les bénéfices, on externalise les coûts, on délocalise la compétence. Pourtant, l'ex-Orange continue toutes instances confondues, de nous seriner que « la culture et le sport sont des exceptions françaises ».
Sauf que l’exception, aujourd’hui, c’est surtout de voir un Grand Chelem français produit à 70 % depuis Londres par des boîtes étrangères.


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