L’explosion de France Télés avant la fin de l’année !
Chers contribuables, chers téléspectateurs, chers collaborateurs, chers idiots utiles qui financez encore ce joyeux navire : France Télévisions va devoir « faire 47 millions d’économies pour 2027 ». Compte tenu de l’inflation, ce sera plutôt 90 millions dès l’an prochain.
Le verdict est « brutal », nous dit Satellifacts. On va donc « mobiliser tous les leviers » : non-remplacement d’un départ sur deux, baisse des coûts de structure, et surtout… réduction des investissements dans la production audiovisuelle pour revenir pile au niveau de l’obligation légale (380 M€ au lieu de plus de 400). Pour le cinéma, on se contentera aussi du strict minimum : 64 M€.
Traduisons en français clair : on va sabrer dans les effectifs, tirer sur les coûts et rogner sur la création… pendant que l’on nous explique, la mine grave, que c’est la faute à l’inflation et aux contraintes budgétaires.
Rappelons ce que le blog CGC Médias a écrit et réécrit, à maintes reprises : ces fameux 90 millions d’euros ne sont pas tombés du ciel. C’est exactement la somme qui a été jetée par les fenêtres pour inventer, lancer, entretenir et liquider au bout de 2,5 ans Salto. Le temps d’un café un peu trop long. Puis fermeture, bilan calamiteux et donc l’argent public (le vôtre, le nôtre) parti en fumée. On a donc brûlé 90 millions pour créer un concurrent de Netflix qui n’a convaincu personne, et maintenant on vient expliquer aux salariés et aux créateurs qu’il faut « faire des économies ». Non-remplacement d’un départ sur deux. Baisse des coûts de structure. Retour au strict minimum sur la production sauf pour Mediawan, Banijay et Together Media (Brut)!
Le message est limpide : quand il s’agit de lancer une plateforme improbable dès le départ, l’argent coule à flots. Quand il s’agit de préserver les emplois et de financer correctement la création, soudain on découvre la vertu budgétaire. France Télévisions n’a pas un problème d’inflation. France Télévisions a un problème de mémoire… et de responsabilité.
En plus des 90 millions de Salto, loin d’être oubliés, en voilà autant à venir. Les premiers sont juste partis dans le néant, pendant qu’avec les second l’on prépare déjà la prochaine saignée…en imaginant que le groupe public n’explose pas avant la fin de l’année !
Voilà. Le « plan drastique » est en marche. Les leçons, elles, attendront encore un peu.
