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vendredi 13 juin 2008

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin

Le SNPCA-CGC et le SPC-CGC appellent l’ensemble des salarié(e)s à cesser le travail le 18 juin 2008 à partir de 2 h 00 pour une durée de 24 heures afin de demander :

Le retrait du projet de Patrick de Carolis (élaboré avec l’aide du cabinet d’affaires Gide Loyrette et Nouel, repris par le groupe de travail gouvernance de la commission du nom de son président J-F Copé qui travaille justement pour ledit cabinet), visant à transférer les salariés vers France Télévisions, au travers des « 8 chantiers » et de sa « charte » ayant pour conséquence de les sortir de leur Convention Collective et faisant peser sur eux tout le poids des économies à réaliser, les lésant encore plus.

A cet effet, le SNPCA-CGC qui a mandaté son avocat pour s’opposer à ce projet hors la loi, a fait parvenir ses statuts et son pouvoir pour 2 procédures déposées devant le Tribunal de Grande Instance de Paris :



- une requête afin d’assigner d’heure à heure,
- une requête afin d’assigner à jour fixe, pour mettre un coup d’arrêt à cette marche forcée illicite.


Les revendications des SNPCA-CGC et le SPC-CGC sont:

- Le maintien de nos conventions collectives et accords d’entreprise.
- La réappropriation des droits télé par les chaînes.
- Un financement pérenne de l’audiovisuel public,

mercredi 11 juin 2008

Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .

Grève exemplaire aujourd'hui à Monte Carlo Doualiya .

Suite au préavis déposé par 3 organisations syndicales CGC, FO et CFTC appelant à cesser le travail ce mercredi 11 juin 2008, suite à une publication commune intitulée "Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya" dénonçant entre autre les dérives éditoriales de la "station" et le traitement particulièrement injuste de cette société publique filiale à 100% de RFI dont les personnels bénéficient, eux, d'une augmentation salariale générale, la Radio n'a pas diffusé ses programmes.

C'est une grève exemplaire qui a mobilisé massivement les personnels qui ne serait-ce que jusqu'en début d'après-midi étaient tous en grève. Il est à noter qu'en raison de sa diffusion spécifique principalement matinale en fonction des zones de populations concernées, le fait qu'aucune diffusion n'ait eu lieu montre à quel point les personnels qui n'en peuvent plus, ont montré leur détermination.

Quant aux programmes de l'après-midi, du début et de la fin de soirée, ils seront soit inexistants, soit très perturbés.

Cette grève extrêmement suivie est le résultat de la politique sectaire et méprisante d'une direction qui en préférant la raillerie et le bras de fer au dialogue, en porte l'entière responsabilité.

Alors que les syndicats signataires des préavis ont dans le cadre du service public, obligation de déposer leurs revendications dans un délai d'au moins 5 jours avant le mouvement [ce qui est le cas puisque 3 semaines au moins se sont écoulées entre] et que, ce faisant l'employeur a obligation de négocier avec les O.S concernées, la direction a préféré finasser et violer les règles et usages.

Dans le cadre du préavis et pour traiter des revendications, le dégé de Monte Carlo Doualiya a "invité l'ensemble des syndicats" à se réunir pour aborder globalement la situation. Il pensait peut-être pouvoir noyer le poisson avec l'aide de certains dont la couleur fétiche arborée s'avère être le jaune. Quel mépris des organisations appelant la grève. Dans un texte commun, là encore, elles ont fait savoir au directeur général qu'elles ne participeraient pas à cette "mascarade" de réunion destinée uniquement et à l'évidence à tourner leur action en ridicule.

Avec quelques 80/90% de gréviste, la direction a pu apprécier!!!

Ensuite la direction a tenté d'écrire à plusieurs techniciens de la Radio pour leur proposer de "discuter" avec eux des possibilités ...Pas négocier, non, discuter seulement.

Les réponses ne se sont pas fait attendre, certains des destinataires du mail, ont non seulement indiqué leur surprise mais plus avant, ont expliqué que seules les organisations syndciales, en l'occurrence celles qui avaient déposé le préavis, étaient habilitées à discuter.

Diviser pour mieux règner, voila vraisemblablement l'idée "lumineuse" de la direction! Là aussi elle a pu constater que ça ne marchait pas.

La direction a préféré jouer la provocation plutôt que reconnaître sa responsabilité dans la situation plus que préoccupante.

Encore un exemple des manoeuvres dilatoires du directeur général qu'ont dénoncées les syndicats FO, CGC et CFTC en maintenant leur appel à la grève le 11 juin, en demandant au président du groupe RFI qui s'en est pourtant lavé les mains, de prendre ses responsabilités.

Seulement voila, le mépris du personnels, les vaines tentatives d'appel à la rescousse avec des papiers de circonstance édités par tel ou tel syndicaliste de pacotille, les postures feignant l'outrage et raillant ceux qui défendent, à juste titre, une autre vision de l'entreprise et du sort réservé aux personnels, les soi-disant "anathèmes" lancés à l'adresse de tel journaliste de la presse écrite pour un article qu'il a commis, en moquant son travail et son indépendance et en suggérant qu'il ne serait pas maître de son libre arbitre, toutes ces méthodes non seulement sans effet mais d'un autre âge, ne grandissent pas ceux qui les emploient; pire elle les discrédite encore plus s'ilétait besoin.

La dizaine de pages de l'ordonnance de non-lieu ....

Ci-après la dizaine de pages de l'ordonnance de non-lieu rendue dans la plainte contre X déposée par le SNPCA-CGC, rendue le 16 mai 2008.

mardi 10 juin 2008

Non à la casse de France Télévisions

Non à la casse de France Télévisions organisée à marche forcée par Patrick de Carolis et consort.

Depuis l'annonce officielle faite par les parlementaires de l'opposition sur déclaration explicative des intéressés à leur départ de la commission Copé, à savoir que "les dés sont pipés", personne ne croit maintenant sérieusement que ladite commission ait encore une réelle légitimité.

D'abord parce que les "préconisations" du président de la commission ne peuvent se se réduire à l’annonce faite par lui-même, style bureau d’enregistrement, de la validation de la « charte » et de ses « chantiers » que le cabinet d’avocat d’affaires Gide Loyrette et Nouel pour lequel il travaille et qui a aidé à élaborer ce projet illicite que Patrick de Carolis essaie de mettre en place à marche forcée.


Il est évident que même si ce cabinet d'avocats travaillait pour France Télé avant qu'il ne recrutât Jean-François Copé, le fait qu'il soit en charge de l'avenir de la télé publique donc d'un dossier d'Etat et que 3 de ses proches collaborateurs alors qu'il était ministre et maire de Meaux soient ou conseillers ou DG de France Télévisions, ne plaident pas pour une indispensable "indépendance" et une quelconque "transparence".


Qui peut encore imaginer que des professionnels du secteur continuent de cautionner ?! Qui peut croire qu'il s'agirait pour les partants d'une "posture" politique ?! Alors même que d'autres commissions étaient composées de parlementaires de la majorité et de l'opposition et que la seule commission à avoir explosé de la sorte est la commission Copé.


Sur ce dossier, voyez la page de tv-médias du 5 juin 2008 : "L'horizon s'obscurcit à France Télévisions "

jeudi 5 juin 2008

les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...

Pour la CGC audiovisuel, les salariés ne sont "ni des esprits tordus incrédules, ni des esprits sains hermétiques à la démagogie...

La CGC Audiovisuel a pris connaissance avec étonnement de la propagande CGT appelant à voter pour leurs candidats au 2ème tour des élections professionnelles à France 2 où le syndicat classe les salariés en 2 catégories:

"Les esprits tordus qui n'auraient pas cru
(au listing de toutes leurs actions) et les esprits sains qui auraient pris cela pour de la démagogie"
A la CGC nous travaillons pour tout le monde.

Nous vous livrons cette propagande

A quoi peut bien servir le cahier des missions et des charges pour Patrice Duhamel?

Ce n'est certes pas une première tentative de la part de France 2 et plus largement de France télévisions, mais Patrice Duhamel et François Guilbeau verraient d'un très bon oeil le transfert des émissions religieuses de France 2 vers France 5.

Selon le "Canard enchaîné", François Guilbeau DG de France 2 et transfuge de RFO se serait "déchaîné dans un récent dîner débat contre ses programmes pourtant inscrits au cahier des charges suspectés de plomber l'audience des émissions qui suivent en milieu de journée et en début d'après-midi."

Et dire qu'il y a encore peu de temps, Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, affirmaient de concert après avoir ressorti des oubliettes ce soi-disant "baromètre qualitatif" (une des plus énormes fumisteries depuis que la PAF existe) "qu'il n'était plus question d'audience - le groupe public devait s'en libérer -mais de qualité"

Partice Duhamel et François Guilbeau insinueraient-ils que les programmes religieux ne sont pas des programmes de qualité.

PS: Dans le cadre du contrôle fiscal qu'essuie France Télévisions, nous allons reparler des "modes de financement" de ses émissions que la chaîne impose et ce de façon tout a fait inégalitaire aux "productions" concernées.

Nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya

Les syndicats CGC et FO dénoncent une nouvelle affaire de Censure à Monte Carlo Doualiya



La rubrique de l'un des meilleurs journalistes de Monte Carlo Douliya a été une nouvelle fois censurée le 30 mai dernier. Il s'agit d'un portrait du Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, que le journaliste termine en rappelant que ce dernier a écrit au président syrien pour protester contre l'incarcération d'opposants en Syrie. Cette dernière phrase a été coupée d'autorité, contre la volonté du journaliste par un membre de l'encadrement qui lui a reproché de « vouloir créer des problèmes ». Le journaliste a protesté en vain auprès de la présidence !

C'est la deuxième fois que ce journaliste chevronné, reconnu et respecté dans tout le monde arabe, y compris en Syrie, se voit ainsi censuré. La phrase incriminée cette fois ci, n'a pourtant rien de bien grave. Pourquoi ce zèle répressif?
Ne faut-il pas chercher l'explication dans l'opération de « délocalisation de l'antenne » en Syrie prévue entre le 17 et le 21 juin? Le directeur général et sa garde rapprochée semblent bien déterminés à empêcher que la moindre fausse note ne vienne troubler ce déplacement.

Le gouvernement syrien n'en demandait pas tant sans doute. Si l'on ne peut pas dire une phrase aussi banale à partir de Paris, que pourra-ton dire à partir de Damas? Il est évident que les conditions minimales de liberté d'expression ne sont pas réunies pour cette opération non pas tant à cause de la censure syrienne mais, à cause de l'autocensure que notre propre direction croit devoir nous imposer. Cette opération que l’on pourrait qualifier d’opération de marketing, est incompatible avec la charte de déontologie du groupe. Du reste, la multiplication de ces opérations dont certaines ont connu des ratages lamentables, n'a donné aucun résultat réel puisqu'aucune nouvelle FM n'a été ouverte dans aucun pays arabe ; pas plus en Syrie qu'ailleurs.
Au lieu de se draper dans une indignation feinte et simulée lorsque nous dénonçons la dérive éditoriale, au lieu de lancer les membres de son encadrement, et particulièrement le secrétaire général de l'antenne, multiplier les mesures d'intimidation contre le personnel pour casser la grève, au lieu de jouer sciemment sur le communautarisme pour susciter la division et consolider sa position intérieure, le directeur général aurait mieux fait de réfléchir à ses échecs et d'arrêter l'automutilation infligée à notre radio depuis trois ans en poussant les meilleurs d'entre nous vers la sortie.

Le directeur général et le secrétaire général de l'antenne assument entièrement la responsabilité de la situation déplorable dans laquelle se trouve notre radio. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Les syndicats FO et CGC maintiennent leur appel à la grève le 11 juin, dénoncent les manœuvres dilatoires du directeur général et demandent au président du groupe RFI de prendre ses responsabilités.

Enfin, nous appelons nos futurs dirigeants, tout particulièrement le président de la holding de l'audiovisuel public extérieur mais aussi les Tutelles, à intervenir d'urgence afin de sauver cette radio qui a un rôle si important à jouer. Il serait regrettable de la sacrifier à cause des erreurs de quelques uns.

Paris, le 05 mai 2008

mercredi 4 juin 2008

La direction de France Télévisions continue ses provocations

Selon nos informations et malgré la première procédure d'une longue série, dont l'audience en référé devant le TGI a eu lieu le 27 mai et à l'initiative du CCE de France 3, la direction qui n'a que faire des salariés - redisons-le - a fait visiter leurs soi-disant futurs "bureaux" aux collaborateurs des études.

Le SNPCA-CGC qui entend faire juger par le TGI du caractère illicite de consultation visant à sortir les salariés des chaînes dans le cadre des 8 chantiers liés à sa charte hors la loi, dénonce en plus, le fait que s'agissant de locaux et des conditions de travail qui y sont liées, le CHSCT n'ait été informé et encore moins consulté.

Que les experts désignés le cas échéant, n'aient absolument rendu aucune conclusion dans les 45 jours légaux dont ils disposent pour se prononcer, n'émeut pas cette direction qui finalement ne respecte rien ni personne.

- En dépit des diverses protestations à ce projet illégal,
- en dépit de la résolution votée au dernier CE décidant de faire intervenir dans ce processus un expert mandaté par le CHSCT,
- en dépit d’un courrier de 14 élus du CE sur 16 pour exiger sous huitaine pour le moins la suspension du processus,
- en dépit du fait même que le CHSCT avant même le point de départ de ce projet que l’on peut dater du 2ème semestre 2007 n’a jamais été préalablement consulté et ce en totale entrave,
la Direction de l’entreprise continue de violer jour après jour les textes et le droit.

La direction trouve sans doute inutile de saisir le CHSCT, en parfaite entrave, mais qui plus est, tout aussi inutile de respecter les prérogatives de l’instance comme celles généralement des I.R.P.

Les parlementaires de gauche officialisent leur départ de la Commission Copé. A-t-elle encore une légitimité?

Les six parlementaires socialistes et communistes de la commission Copé ont officialisé, ce mercredi, leur départ de celle-ci, déplorant que "les arbitrages aient déjà été rendus".

"Les dés sont pipés. (...) La commission pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus", a déclaré le député PS Michel Françaix lors d'un point de presse à Paris.

"On ne peut pas servir de caution à quelque chose qui sert le privé et qui affaiblit l'audiovisuel public", a assuré le sénateur (PS) David Assouline.

"Au-delà de la fin de la publicité, il y a la seconde coupure pour les chaînes privées (...). Ces éléments nous amènent à nous dire que la commission Copé a été mise en place moins pour financer l'audiovisuel public de demain que pour voler au secours des chaînes privées, et plus particulièrement TF1", selon Patrick Bloche.

"Le président de la République détricote le service public, tandis que le service privé tricote le sien avec la laine que lui fournit Sarkozy", a déclaré pour sa part à l'AFP l'ancien ministre communiste Jack Ralite, à sa sortie de la
commission.

Les chaînes privées pourraient bénéficier d'une deuxième coupure pendant les films et les fictions longues, selon un projet qui devrait être en discussion au Parlement à l'automne. Selon l'un des scénarios évoqués par la commission Copé, les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées pourraient faire l'objet d'une taxe, qui participerait au financement de l'audiovisuel public.

Quelle légitimité peut bien encore avoir cette commission ? Qui pourrait encore cautionner cela ? L'article du Canard enchaîné de ce mercredi en dit long sur "l'ambiance" qui y règne.




La CGC qui avait appelé à la grève le 18 juin 2008, se félicite de la mobilisation

La CGC qui avait appelé à la grève le 18 juin 2008, se félicite de la mobilisationet vous fait partager quelques instants de la manifestation.